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MAHAMOUD HADJI MOHAMED
DESS Mention IF
Année Universitaire 2003 - 2004
THEME DU MEMOIRE : LE PROGRAMME D’AJUSTEMENT STRUCTUREL
APPLIQUE A DJIBOUTI
Maître de mémoire : Mr D. NAMUR
Institut d’Administration des entreprises de Brest
Université de science économique de Bretagne occidentale
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REMERCIEMENTS
Je tiens d’abord à remercier monsieur le Ministre de l’Economie, des Finances et de la
Planification Chargé de la Privatisation Monsieur Yacin Elmi Bouh, le chef de service de la
comptabilité de la banque centrale de Djibouti Monsieur Hassan Moussa, ainsi que le
directeur de ressources humaines de Djibouti télécom Monsieur Mahamoud Moussa, pour les
différents entretiens qu’ils m’ont accordé concernant mon mémoire.
Je remercie également Monsieur Namur de m’avoir guider tout au long de mon mémoire, sans
oublier la patience et la disponibilité qu’il a eu à mon égard pour répondre à toutes mes
questions.
Enfin mes remerciement s’adresse particulièrement à Monsieur Cadiou responsable de l’IAE
option « ingénièrie financière », à tous mes professeurs, à l’équipe de la banque centrale, du
ministère des finances pour leur accueil, pour leur gentillesse et de l’IAE notamment mon
tuteur Monsieur Namur pour ses conseils méthodologiques ainsi que pour sa collaboration
tout au long de ce mémoire.
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INTRODUCTION
Le fonds monétaire international suscite un intérêt constant dans le monde de
l’économie, de la finance et du développement. Les universitaires étudient son rôle dans
système monétaire international. La presse suit les décisions qu’il prend et les avis qu’il
formule concernant les grands pays. Les responsables les pays en développement examinent
l’aide financière qu’il peut leur apporter et les politiques qu’il préconise. Enfin, des
organisations non gouvernementales critiquent son action et demandent des nouvelles règles
de fonctionnement. Certains économistes comparent le FMI comme « pyromane » que
« pompier ».
Par ailleurs, Le FMI poursuit les objectifs suivants : promouvoir la stabilité économique et
prévenir les crises ; contribuer à la résolution des crises, lorsqu’elles se produisent ;
promouvoir la croissance et réduire la pauvreté. Pour atteindre ces objectifs, il exerce trois
activités principales : surveillance, assistance technique et prêts. Le FMI s’attache à
promouvoir la croissance et la stabilité économique à l’échelle mondiale en encourageant les
pays à adopter des politiques économiques saines. La surveillance est l’évaluation faite en
profondeur la situation économique de chaque pays par le FMI. Le FMI offre aux pays
membres assistance technique et une formation gratuite et celle-ci porte sur la politique
budgétaire et la politique de change, le contrôle et la réglementation du système bancaire et
financier, et les statistiques.
L’une des toutes premières interventions de la banque mondiale en Afrique a eu lieu en 1953,
une mission arrivait au Nigeria sur invitation du gouvernement colonial. Depuis le Nigeria est
en relation constante avec la Banque mondiale et le FMI. Au cours de la décennie 80, pas
moins de trente pays d’Afrique ont été soumis à des programmes d’ajustement. L’intervention
du FMI débute le 15 avril 1996, à Djibouti, suite à un conflit civil qui a opposé le
gouvernement Djiboutien aux maquisards et qui a dévasté le peu d’infrastructures qui tenaient
debout. Djibouti se situe au nord-est de l’Afrique. Ses voisins sont l’Ethiopie, la Somalie et
l’Erythrée.
Ce mémoire présente la relation entre le fonds monétaire international et Djibouti. En
quoi le programme d’ajustement structurel ou les solutions standards que préconisent le FMI
peuvent –elles améliorer ou dégrader, ou avoir des répercutions positives ou négatives sur la
situation économique des pays qui sont en crise tel que « Djibouti » ?
Nous allons dans un premier temps décrire la situation économique de Djibouti. Dans un
deuxième temps, l’analyse technique du programme d’ajustement structurel mis en place à
Djibouti.
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PREMIERE PARTIE - L’ECONOMIE DJIBOUTIENNE
Chapitre I - Djibouti : quelques données pour mieux comprendre le pays
1-Informations générales
Superficie : 23 200 km2
Capitale : Djibouti
Langue officielle : Français, Arabe et autres langues Somali, Afar
Religion Islam (94%) et Christianisme (6%)
2-Situation géographique
La république de Djibouti est située dans la corne de l’Afrique au niveau du détroit de Bad-el-
Mandeb qui réunit la Mer Rouge et le golfe de l’Aden. Elle est comprise entre le 13ème et le
11ème degré de latitude Nord et entre le 41ème et le 44ème de longitude. Le territoire de Djibouti
est composé à 90% par le désert, sans cours d’eau permanent (170mm de pluie par an). Le
relief volcanique est tourmenté, entre un point culminant à 2010m et un point bas à 174m au
dessous du niveau de la mer. Les rivalités sont fortes entre les ethnies : les Afars et les Issas.
3-Climat
Le pays est en grande partie semi-désertique avec un peu de terre arable. La température varie
de 25°C en période fraîche à plus de 38°C en période chaude.
4-Population
La population totale s’élève à 710 000 habitants dont une forte proportion (65%) et se trouve
à Djibouti-ville. Les nombreux étrangers:Français, Ethiopiens, Somaliens, Yéménites,
Grecque, Hindoue vivent à Djibouti en paix avec la population locale. Le taux de croissance
naturelle de la population est de 2,8%. Le pays connaît un taux de chômage d’environ 60.8%
des difficultés dans les domaine sociaux de l’éducation et de la santé et une population très
jeune dans laquelle 57% a moins de 20 ans. Selon un rapport de la banque mondiale établit en
1996 moins de 40% des enfants sont scolarisés, l’espérance de vie est d’environ 50 ans, alors
que le taux de mortalité infantile et maternelle sont respectivement élevés. Ces indicateurs
sont plus mauvais que ceux des pays d’Afrique.
5-Economie
L’économie de Djibouti est une économie intégrée particulièrement dépendante de l’extérieur
tant pour ses activités économiques et commerciales que pour le financement de ses dépenses
publiques. La majorité de la richesse existante à Djibouti provient des dépenses de base et des
apports des bailleurs de fonds. La présence de cette base souligne la position stratégique
exceptionnelle de Djibouti au sortir du détroit de Bab el Mandeb vers lequel convergent le
trafic maritime notamment entre l’Europe et les pays de l’Océan Indien et du Golfe Persique.
Djibouti avait et a actuellement une économie entièrement dépendante de la présence des
forces françaises stationnées à Djibouti (dont le poids économique est estimé à 1milliard de
FF) et le point d’entrée du commerce éthiopien ; une quasi-absence de secteur agricole et
d’industrie ; un coût élevé de la main d’œuvre malgré sa faible qualification et son manque de
productivité…
L’économie de Djibouti est caractérisée par une structure particulière et très
déséquilibrée. L’économie dépend essentiellement des services portuaires et diverses
prestations associés ainsi que la présence militaire et de l’assistance financière française. De
ce fait, la décision du retrait progressif de la présence militaire française, l’expansion du port
d’Aden et autres ports régionaux, ou la concurrence est très serrée en matière de
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transbordement, sans compter l’impact, toujours perçu, de la guerre civile de 1994. Par
ailleurs
-Le secteur tertiaire couvre environ 75% du PIB. Aux premiers rangs de ces activités
figurent :
ü Le secteur public qui participe pour environ 30% de la formation du PIB.
ü Le commerce d’importation qui occupe une place prépondérante.
ü Le secteur du transport (port, chemin de fer, aéroport) qui constitue le véritable atout
de l’économie du pays. Les infrastructures dans ce domaine sont très développées.
ü Le secteur privé structuré comme les banques, les assurances et les
télécommunications est très développé et engendre des flux commerciaux très
importants pour le pays.
ü Le secteur financier est très efficace et mérite un intérêt particulier. En effet, Djibouti
est dotée :
D’une monnaie ayant une parité fixe au dollar US (1$US = 177,721 FDJ) et
librement convertible. D’une liberté totale de mouvement monétaire et financier, d’une
absence de contrôle de change, d’un régime fiscal libéral et d’un code d’investissement
incitatif.
D’une zone franche et d’une ouverture sur l’extérieur facilitée par son
appartenance au COMESA, à l’ACP et enfin à la Ligue Arabe.
Les télécommunications
En mars 1998, le gouvernement djiboutien s’est engagé dans le mouvement mondial de
restructuration et de libéralisation du secteur des télécoms pour faire de Djibouti un passage
obligé pour le développement du trafic international des télécommunications. Et ce, en tirant
profit des opportunités d’ouverture sur le monde à moindre coût grâce aux câbles sous-marins
intercontinentaux, qu’engendre la bonne position géographique du pays.
En octobre 1999, la fusion des activités des télécommunications nationales de l’ex Office des
Postes et Télécommunications (OPT) et celles internationales de la Société des
Télécommunications Internationales de Djibouti (STID) a donné naissance à la société
anonyme Djibouti Télécom, opérateur unique des activités de télécommunications à Djibouti.
Son capital social est chiffré à 4 milliards FDJ et est entièrement détenu par l’Etat, mais sera
dans un futur proche ouvert à d’autres partenaires privés de taille mondiale.
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Chiffre d'affaires en millions
FDJ
2000 2001 2002
Evolution du chiffre d'affaires de Djibouti Télécom, 2000-2002
CA téléphonie fixe Ca GSM CA internet CA minitel CA téléx CA câble Autres Autres produits
Source : Djibouti Télécom
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