Quelles représentations
les Français ont-ils du cancer ?
Première enquête nationale sur les comportements, attitudes, opinions et connaissances des
Français en la matière, le Baromètre cancer s’inscrit dans la lignée des études barométriques
de l’Inpes. Il participe à l’un des objectifs du Plan cancer : mieux comprendre cette maladie,
première cause de mortalité prématurée avec 280 000 nouveaux cas diagnostiqués et 150 000
décès chaque année.
Fruit d’un projet initié conjointement par la
Mission interministériellede lutte contre le
cancer (Milc) et l’Inpes, cette investigation a été
menée en partenariat avec lObservatoire régio-
nal de la santé de la région Provence-Alpes-
Côted’Azur.Pour la première fois, plus de 4 000
Français âgés de 16 ans et plus ont été interrogés
sur le cancer, sa prise en charge, les facteurs favo-
rables à son apparition ou encore la pratique de
dépistage… avec une priorité donnée au champ
des perceptions et des croyances qui gravitent
autour du cancer.
Le cancer cristallise les craintes
En dépit des progrès préventifs et curatifs, le cancer continue à être perçu comme la maladie grave par
excellence. Les interviewés sont 92,3 % à le mentionner parmi les trois pathologies jugées les plus
sévères, devant le sida (65,2 %) et les maladies cardio-vasculaires (30,1 %). Quel que soit le facteur de
risque envisagé – de “fumer des cigarettes” ou “s’exposer au soleil sans protéger sa peau” à “ne pas
arriver à exprimer ses émotions” et “vivre à côté d’une antenne relais”–, au moins quatre personnes
sur dix estiment chacun de ces facteurs de risque “certainement” ou “probablement” cancérigène. Cela
montre à quel point le public a le sentiment de vivre dans un environnement saturé de substances,
installations et conduites désormais désignées comme nocives pour la santé.
De fortes attentes malgré une douleur mieux gérée
Pour près de 90 % des personnes interrogées, de nombreux cancers sont guérissables et la douleur
mieux prise en charge. Néanmoins, cette perception des progrès de la médecine s’accompagne d’une
demande forte de prise en compte de la dimension humaine dans le traitement de la maladie. Elles
sont ainsi près de 60 % à estimer que les médecins s’intéressent davantage à la maladie qu’au
malade et la même proportion considère que les malades du cancer sont confrontés à des décisions
unilatérales du médecin concernant les traitements à suivre. Par ailleurs, 45,8 % des Français affir-
ment que l’on est mieux soigné quand on a davantage d’argent. Ce sentiment d’inégalité sociale
dans letraitement de la maladie est particulièrement ressenti chez les personnes à bas niveau de
revenus.
Le déni du risque
Les Français sont 97,9 % à estimer que le tabagisme favorise l’apparition d’un cancer et 96,2 % à
considérer que l’exposition au soleil sans protection est facteur de risque. Mais, sur la consomma-
tion d’alcool et ses dangers, le déni du propre risque est incontestablement présent. Ainsi, 85,3 %
jugent que les principaux risques générés par une consommation abusive d’alcool sont les
accidents de la route et la violence. Ils sont 56,1 % à penser que boire de l’alcool peut provoquer
le cancer “seulement si on boit beaucoup et longtemps”. À l’évidence, le consommateur à risque
tend à adopter une stratégie de défense qui peut aller jusqu’à contrecarrer les messages de
prévention.
Pour en savoir plus
Le Baromètre cancer 2005
Évolutions -Regards sur le cancer : représentations et attitudes du public
ÉVÉNEMENT
2007…
sans tabac !
À moins d’un mois de
l’entrée en vigueur de
l’interdiction de fumer
dans les lieux publics,
l’Inpes renforce
ledispositif d’information
du grand public et
d’accompagnement des
fumeurs qui souhaitent
s’arrêter : jusqu’au
6janvier 2007,
une campagne sur l’aide
àl’arrêt est rediffusée
sur les principales radios
nationales. Elle renvoie vers
la plate-forme de téléphonie
santé Tabac InfoService1
où chaque appelant peut
bénéficier des conseils
personnalisés d’un
tabacologue pour arrêter
de fumer. Tabac Info Service
s’est également doté d’un site
internet qui répond à toute
question sur le sevrage
tabagique.
Parallèlement, l’Inpes met à la
disposition des professionnels
de santé des documents et des
outils pour aborder la question
du tabac avec les patients.
Parmi eux : un ”Repères pour
votrepratique résumant les
connaissances et les modes de
prise en charge, ainsi que la
présentation de l’outil d’interven-
tion en éducation pour la santé
intitulé ”Ouvrons le dialogue”.
Ce dispositif a donc pour
double objectif d’informer les
candidats à l’arrêt du tabac tout en
épaulant les professionnels qui les
accompagnent dans cette démarche.
Le début d’une nouvelleannée est
souvent lemoment des résolutions.
À chacun et chacune d’entre vous,
je souhaite une bonne et heureuse
année 2007… sans tabac.
1. 0825 309 310 (0,15 euros/min)
Philippe
Lamoureux
Directeur général
LA LETTRE DE LA PRÉVENTION ET DE L’ÉDUCATION POUR LA SANTÉ
numéro23 /janvier 2007
cc
cc TROIS QUESTIONS À NORBERT AMSELLEM1
>Que représente pour vous ce premier Baromètre cancer?
Cette enquête manquait. Recueillir en population générale l’opinion
sur la maladie, ses causes présumées et les comportements fac-
teurs de risque, les pratiques de dépistage, les traitements… est une
première du genre. Son originalité tient à la variété des thèmes rela-
tifs au cancer explorés simultanément à travers les questions
posées.
>Quelles sont les principales représentations de la maladie
et des soins relevées?
Je note que la majorité des personnes interrogées (70 %) se disent
bien informées sur le cancer. Je relève également que pour près de
9personnes sur 10 (86 %), une guérison de nombreux cancers est
possible aujourd’hui. C’est une donnée importante, par rapport aux
résultats de l’enquête Ipsos de 1998 pour la Ligue nationale contre le
cancer, où 47 % des sondés considéraient cette maladie comme
incurable. On assisterait à un progrès remarquable en termes de
perception. Autre série de résultats intéressants: 3 personnes sur 5
se montrent critiques sur certains aspects de la prise en charge
médicale. Selon elles, en effet, les médecins seraient plus attentifs à
la maladie qu’au malade, auquel ils ne diraient pas tout sur sa maladie
et qui subirait les traitements prescrits sans pouvoir donner son avis.
Il en ressort une exigence plus grande du public vis-à-vis des condi-
tions de prise en charge. Les malades avaient déjà exprimé de telles
attentes depuis les États généraux du cancer, en 1998. Et le Plan
cancer s’efforce d’ailleurs d’y répondre, par exemple avec le dévelop-
pement des soins de support, l’accompagnement psychosocial des
patients, le programme personnalisé de soins…
>Quel élément remarquable se dégage de l’enquête?
Ce qui paraît frappant, c’est la différence de perception d’autres
aspects de la prise en charge, entre les malades (qui ne représen-
tent toutefois que 5,6 % de l’échantillon), d’une part, et les proches
ou les personnes ayant un malade dans leur entourage d’autre part.
Ainsi la qualité des soins auxquels on a accès, les relations avec
l’équipe soignante et l’information disponible sur la maladie sont-
elles jugées globalement satisfaisantes, mais elles le sont davantage
par les personnes soignées que par les proches, avec un écart de
l’ordre de 20 %.
1. Sociologue. Département Sciences humaines etéconomie du cancer.
Institut national du cancer (INCa).
THÉMA
équilibres /numéro 23/janvier 2007 /page 2
propositions ont été formulées
par 23 jurés issus des jurys
régionaux. Parmi celles-ci:
l’interdiction du sponsoring des
fêtes étudiantes par les
producteurs d’alcool, une révision
du code du travail pour limiter –
voire interdire – l’alcool dans le
cadre professionnel, davantage
de sensibilisation au risque alcool
dans l’apprentissage de la conduite,
un renforcement des moyens
alloués à la prévention et à la
prise en charge, un étiquetage
plus clair des produits,
une formation à l’alcoologie pour
les médecins généralistes,
ou encore la garantie de l’emploi
pour la personne en situation de
dépendance à l’alcool, dans le cas
où elle s’engage dans une
démarche de soins.
PREMIÈRES MESURES
Àl’issue de cette journée, Xavier
Bertrand a annoncé une première
série de mesures qui vont dans le
sens des recommandations
formulées par les jurys régionaux.
Ainsi, en matièrede consommation,
une large concertation sera
engagée pour faire respecter
l’interdiction de sponsoriser les
soirées étudiantes et celle de vente
aux mineurs. Par ailleurs,
l’information des consommateurs
sera renforcée: le ministre a en
particulier souscrit à la proposition
des États généraux de mieux
identifier le nombre de verres
standardd’alcool contenus dans
chaque type de bouteille.
Cette disposition viendra en
complément des mesures déjà
prises comme l’apposition d’un
message recommandant de ne pas
consommer d’alcool pendant la
grossesse, lequel devrafigurer sur
toutes les bouteilles avant
octobre 2007. D’autres pistes vont
être explorées avec les ministères
et les partenaires concernés,
notamment en matièred’alcool
au travail.
En savoir plus
Le sitedes États généraux
de l’alcool
LES ÉTATS GÉNÉRAUX DE LALCOOL SE SONT ACHEVÉS,
LE 5 DÉCEMBRE 2006,PAR UNE JOURNÉE DE CLÔTURE
NATIONALE EN PRÉSENCE DE XAVIER BERTRAND,MINISTRE
DE LA SANTÉ ET DES SOLIDARITÉS. LE POINT DORGUE
DUNE CONCERTATION SANS PRÉCÉDENT,QUI SEST NOTAMMENT
TRADUITE PAR LORGANISATION DE 26 FORUMS CITOYENS
EN RÉGIONS.
Alcool: mobilisation autour des États généraux
Seconde cause de mortalité
évitable en France, l’alcool
provoque chaque année 45000
décès. Outre son rôle dans la
survenue des accidents de la
route ou du travail et des
violences conjugales, il est à
l’origine ou associé à l’apparition
de nombreuses maladies,
comme les cancers,
les affections cardiovasculaires
ou digestives, mais aussi de
divers troubles mentaux.
Dans ce contexte marqué par un
certain nombre de spécificités
françaises – dont une surmortalité
masculine liée à l’alcool
supérieure de 30 % à la moyenne
européenne –, la loi de santé
publique du 9 août 2004 a décidé
l’organisation d’États généraux
de l’alcool. L’objectif était d’ouvrir
le débat sur ce sujet complexe
et de recueillir la parole de tous,
afin de faire émerger des
propositions d’actions.
Ces États généraux ont été
organisés par le ministère
de la Santé, en collaboration
avec l’Inpes et les Drass.
26 FORUMS ET UNE JOURNÉE
DE CLÔTURE
Vingt-six forums régionaux se
sont déroulés à traversla France
du 7 octobre au 25 novembre 2006.
Au total, plus de 5000 personnes y
ont participé. Les citoyens
pouvaient également contribuer au
débat via des forums de discussion
sur le site des États généraux.
La journée de clôture, organisée
à la Grande Arche de La Défense
à Paris, le5décembre 2006,
aréuni plus de 400 personnes,
dont de nombreux grands
témoins et experts. À cette
occasion, une synthèse des
travaux a été présentée autour
de cinq grands thèmes:
consommation et modes de vie,
travail et emploi, sécurité routière
et violences, information
et prévention, repérage et prise
en charge. Une trentaine de
0 10 20 30 40 50 60 70 80 90
26,8 %
58,5 %
28,0 % 31,0 %
30,0 % 26,1 %
32,2 % 19,3 %
Opinions générales sur la consommation d’alcool et ses dangers
Le principal risque avec lalcool,
ce sont les accidents de la route et la violence
Boire un peu de vin est meilleur pour la san
que ne pas boire du tout
Boire de l’alcool peut provoquer le cancer seulement
si on boit beaucoup et pendant longtemps
Ce sont surtout les alcools forts qui sont mauvais
pour la santé
Tout à fait d’accord Plutôt d’accord
Source : Baromètre cancer 2005 - Éditions Inpes
Chaque année depuis sa créa-
tion, l’Inpes réalise et finance
une trentaine d’études,
enquêtes, évaluations et une
quarantaine de recherches.
Dans un souci de communica-
tion des résultats aux acteurs
intéressés, l’Institut a créé la
collection Évolutions.Quatre
numéros ont été publiés à ce
jour. Chacun rend compte d’une
investigation spécifique sur
quatre à six pages illustrées de
graphiques et tableaux:
contexte, méthode employée,
résultats, mise en perspective
sur un plan plus général,
conclusion.
Le premier numéro est consacré
à une étude – financée par
l’Inpes – sur la consommation à
risque d’alcool chez les salariés.
Un accueil positif lui a été
réservé lors du dernier congrès
de médecine et de santé au tra-
vail.
Le deuxième numéro d’Évolu-
tions rend compte d’une enquête
sur les “connaissances, atti-
tudes et comportements des
Français face à la canicule
durant l’été 2005” (populations à
risque, dangers liés à la chaleur,
gestes de protection…). Cette
étude s’est inscrite dans le cadre
du Plan national canicule mis en
place après l’épisode du mois
d’août 2003.
La troisième édition de la publi-
cation concerne les “connais-
sances des Français sur les
risques liés à la consommation
d’alcool pendant la grossesse”.
Elleanalyse en particulier les
perceptions de la population sur
la recommandation d’abstinence
certes bien connue, mais pas
toujours suivie.
Enfin, le quatrième numéro,
paru en décembre 2006, informe
sur les “représentations et atti-
tudes du public” face au cancer,
synthétisant ainsi une partie des
résultats publiés dans le nou-
veau Baromètre santé de l’Inpes
consacré au cancer (voir article
en page 1 de ce même numéro).
Ainsi, parmi les données
recueillies, 86 % des répondants
estiment que cette maladie,
jugée comme la plus grave, peut
toucher tout le monde et la
majorité cite le tabagisme et
l’exposition au soleil comme fac-
teurs principaux.
La collection Évolutions ambi-
tionne de devenir un support
d’un niveau équivalent aux publi-
cations comme Insee Premières,
Études et résultats de la Direction
de la recherche, des études, de
l’évaluation et des statistiques,
Questions d’économie de la santé
de l’Institut de recherche et de
documentation en économie de
la santé ou encoreTendances de
l’Observatoirefrançais des
drogues et des toxicomanies.
Ces quatrepremiers titres sont
téléchargeables sur le site de
l’Inpes au format PDF et peuvent
également être commandés
sous format papier.
FOCUS
ÉVOLUTIONS EST UNE PUBLICATION À VOCATION SCIENTIFIQUE
CRÉÉE EN 2006 PAR L’INPES À DESTINATION DES CHERCHEURS,
DÉCIDEURS DE SANTÉ PUBLIQUE OU ACTEURS DE LA
PRÉVENTION. ÉDITÉE À RAISON DE QUATRE À SIX NUMÉROS
PAR AN,ELLE PRÉSENTE LES RÉSULTATS DÉTUDES,ÉVALUATIONS
ET RECHERCHES MENÉES OU FINANCÉES PAR L’INSTITUT,
PARFOIS EN COLLABORATION AVEC DAUTRES ORGANISMES.
Évolutions :nouvelle publication scientifique
L’INPES A APPORTÉ SON CONCOURS À LA RÉALISATION DU DVD GRANDIR DESTINÉ AUX ENFANTS. CET OUTIL CONSTITUE
UNE PREMIÈRE ÉDUCATION À LA SANTÉ À TRAVERS UNE APPROCHE LUDIQUE ET INTERACTIVE.
Un DVD pour les enfants
DÉCRYPTAGE
équilibres /numéro 23/janvier 2007 /page 3
L’Inpes a été sollicité par le Centre
national de documentation
pédagogique (CNDP) en tant
qu’expert en éducation pour
la santé, pour participer
àl’élaboration du DVD Grandir.
Àtravers des programmes
éducatifs et ludiques, ce support
propose aux enfants de
développer des comportements
responsables vis-à-vis d’eux-
mêmes et d’autrui. Les conduites
favorables à la santé s’acquièrent
d’autant plus aisément qu’elles
font l’objet d’un apprentissage
précoce. Leur mise enœuvre
implique d’aider chaque enfant
àopérer des choix, à développer
sa personnalité et son esprit
critique. Ce DVD contient trois
heures de programme interactif
pour apprendre à l’enfant
àtrouver sa place au sein de la
famille, de l’écoleet de la société.
Il est architecturé autour
d’albums adaptés à l’écran,
de séquences d’information,
de témoignages d’adultes
et de jeux. Des fiches d’activités
en classe, réalisées à partir
de certains des albums, viennent
le compléter.Elles se présentent
comme une aide à l’action
d’éducation pour la santé.
Ces fiches favorisent la
discussion entre les élèves
et l’enseignant, en proposant
des activités permettant de
développer des compétences
personnelles et relationnelles,
de renforcer l’image de soi,
la responsabilité et l’autonomie.
Testées dans les écoles et
remaniées à l’issue de ces tests,
elles seront prochainement
mises en ligne sur le site de
l’Institut. En 2007, l’Inpes
proposera d’autres fiches
d’activités à partir d’albums
jeunesse. Ce DVD, coédité par
le CNDP et la Mutuelle générale
de l’éducation, est diffusé par le
CNDP.
>
Jeu de mime: “Mon activité préférée”
L’objectif est d’amener l’enfant à se définir à travers une identité propre,
des aptitudes et des goûts qui le distinguent de ses camarades. Chaque
élève mime son activité préférée. Il est ensuite invité à expliquer son choix, à
poser des questions et à en tirer une conclusion. L’exercice est ensuite prolongé
par un débat sur la différenceanimé par l’enseignant.
>
Sketchs sur le thème “Chacun ses choix”
L’enfant a la possibilité d’exposer sa décision face à une situation donnée.
La réflexion en groupe doit lui permettre de s’expliquer et d’argumenter
ses choix devant toute la classe. Dans la phase de préparation de cet exercice, les
élèves travaillent sur un argumentaire afin de contrer celui avancé par la partie
adverse.
>
Création de textes courts sur le thème “Les animaux
différents”
L’enseignant invite les élèves à écrire des textes courts sur l’acceptation
de la différence au sein d’un groupe, puis engage une réflexion sur la richesse de
la diversité.
PUBLICATIONS
STATISTIQUES
ET SCIENTIFIQUES
DE L’INPES
Outre la nouvelle collection
Évolutions,l’Inpes publie
depuis 1992, les Baromètres
san:enquêtes
téléphoniques nationales sur
les connaissances, opinions,
attitudes et comportements
des Français dans le
domaine de la santé.
Ces Baromètres santé font
l’objet de publications par
thématiques (nutrition,
cancer…) et par populations
(jeunes, adultes,
médecins/pharmaciens…).
Ils constituent un support
de référence pour les
décideurs, les chercheurs,
les journalistes et les
différents acteurs de la
santé.
Trois exemples d’activités pédagogiques proposées dans
le livret d’accompagnement du DVD
cJournées de la prévention 2007
Plus de 800 personnes sont attendues aux 3eJournées de la prévention organisées par
l'Inpes, les 29 et 30 mars 2007 à la Maison de la Mutualité (Paris). Huit sessions thé-
matiques sont montées en partenariat avec différents partenaires de l’Institut (minis-
tères de l’Education nationale et de la Jeunesse et des Sports, Mutualité, SFSP, Ciss,
Unaf, UIPES…). Au programme : périnatalité et petite enfance, parcours de prévention
autour du médecin traitant, place du patient, éducation pour la santé à l'école, articu-
lation entre politiques nationales et initiatives locales, démarche-qualité en éducation
pour la santé, éducation pour la santé dans les centres de loisirs et de jeunesse, de la
recherche à l'action. Les inscriptions en ligne seront ouvertes courant janvier 2007 et
le programme détaillé sera accessible sur le site de l'Inpes. Les intervenants ont été
retenus sur la base d'un appel à communications.
Les troisièmes Journées de la prévention 2007
cFourchettes & Baskets en ligne
Fourchettes & Baskets le coffret élaboré par l’Inpes en collaboration
avec le ministère de l’Éducation nationale et la Direction générale de
la santé, dans le cadre du Programme national Nutrition-Santé – est
disponible en ligne. Destiné aux professionnels intervenant auprès
des adolescents, il propose divers outils éducatifs sur la nutrition et
l’activité physique des 11-16 ans à partir de six thématiques (besoins
nutritionnels et repas équilibrés, activité physique ou encore dimen-
sions sociales et culturelles de l’alimentation…).
Fourchettes & Baskets
Le PNNS
cEnquête :Internet et la santé
L’unité 707 de l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm),
en collaboration avec l’Inpes, lance une enquête grand public sur la recherche d’infor-
mations en matière de santé sur Internet. Objectif : identifier et décrire les différentes
utilisations de “l’Internet santé”, mais aussi le non-recours à ce média. Les premiers
résultats seront disponibles au cours du second trimestre 2007 et présentés dans la
publication Évolutions de l’Inpes.
L’enquête
cLutte antitabac : enquête internationale
Dans le cadre du projet International tobacco control policy evaluation project,l’Inpes,
l’Institut national de la lutte contre le cancer et l’Observatoire français des drogues et des
toxicomanies lancent une enquête nationale auprès de fumeurs et non-fumeurs pour éva-
luer les effets – avant et après leur mise en place – des mesures de lutte contre le tabac
(messages sur les paquets de cigarettes, augmentation des taxes, interdiction de fumer
dans les lieux publics, campagnes de prévention…). Ce projet représente le volet scienti-
fique de la Convention-cadre pour la lutte antitabac de l’Organisation mondiale pour la
santé. Les résultats recueillis dans les différents pays participants seront comparés et
viendront en appui des politiques publiques dans cedomaine.
Le projet International tobacco control policy evaluation project
La Convention-cadrepour la lutteantitabac
EN BREF
>LE 16 JANVIER
Colloque “Interventions
précoces, soutien des familles”,
organisé par la Direction générale
de la santé à Paris.
>LE 21 JANVIER
Salon “Studyrama du médical &
du paramédical”,organisé en
collaboration avec la Drass
(Direction régionale des affaires
sanitaires et sociales), à la Cité
des Sciences et de l’Industrie de
Paris. Entrée gratuite.
Pré-inscription obligatoire sur
le site ou à l’entrée du salon.
>LE 25 JANVIER
Colloque “L’éducation
thérapeutique du patient, une
nouvelle relation ?”, organisé
àLyon par le Comité régional
d’éducation pour la santé (Craes)
et le Centre régional
d’information et de prévention
du sida (Crips), à l’initiative de
l’Union régionale des caisses
d’Assurance maladie (Urcam)
et de lAgence régionale de
l’Hospitalisation Rhône-Alpes
(ARH).
>DU 25 AU 27 JANVIER
Colloque international
“Politiques publiques et
pratiques professionnelles face
aux inégalités sociales de santé”,
organisé à Lille par les
laboratoires Préofor (Lille 3),
Clerse-Umr-Cnrs (Lille1) et
Cresp-Ehess-Inserm (Paris 13).
AGENDA / JANVIER Édition : Inpes
42, boulevard de la Libération
93203 Saint-Denis Cedex (France)
Tél. 01 49 33 22 22
www.inpes.sante.fr
Directeur de la publication
Philippe Lamoureux
Comité de rédaction
Yves Géry, Claire Méheust,
Anne-Sophie Mélard
Mise en ligne :Philippe Cornet
Ont participé à ce numéro
Philippe Guilbert, Arnaud Gautier,
Marie Frédérique Cormand,
Antoine L’Huillier, J. Guillemont,
Anne-Juliette Serry, Pierre Arwidson,
Fabienne Lemonnier, Annick Gardies,
Isabelle Vincent
Conception-rédaction, iconographie
PCA : 01 42 84 18 17
Chef de projet : Isabelle Servais-Hélie
Directeur artistique : Vincent Treppoz
Photo : ©John Leaver – FOTOLIA
Dépôt légal : janvier 2007
Nous écrire :equilibr[email protected]e.fr
>LE 30 JANVIER
Colloque “Nutrition Santé
Adolescence : inégalités
socioéconomiques ou
singularités familiales ?”,
organisé à Créteil par le Conseil
général du Val-de-Marne,
en partenariat avec l’Éducation
nationale, les professionnels
de santé publique, ceux de la
filière fruits et légumes et les
communes du département.
équilibres / numéro 23 / janvier 2007 / page 4
PUBLICATIONS INPES
NOUVEAUTÉS
Soins palliatifs
Repères pour votrepratique propose aux médecins
généralistes un numéro consacré aux soins palliatifs
et à l’accompagnement des patients en fin de vie. Le
dossier aborde notamment la prise en charge des
malades, la souffrance du patient ou encore les
démarches administratives. Des liens - sites dédiés,
textes de référence -, des contacts utiles, ainsi qu'un
rappel de la législation complètent ce numéro.
RÉÉDITIONS
Consommation d’alcool
"Le guide pratique pour faire lepoint sur votre
consommation d'alcool" répond à plusieurs questions
sur les effets nocifs de l'alcool sur la santé, les quantités
contenues dans un verre de vin, un apéritif ou une
canette de bière, les risques pour soi et les autres,
le taux d'alcoolémie... Il propose également des tests
et des conseils pour diminuer sa consommation.
Libre comme l’air
L'Inpes réédite le coffret Libre comme l’air,axé sur la
prévention du tabagisme au collège. Destiné aux
élèves des classes de 6eàla 3eet aux professionnels
de l’éducation, il propose plusieurs outils : un livret
pédagogique, des fiches d'animation pour la mise en
place de jeux de rôle, de débats, etc., une brochure -
Comment ça va ? -pour les jeunes, un CD-Rom PC-
Mac, des affiches d'information…
Virus respiratoires
Dans le cadre de la campagne de prévention des
infections respiratoires,l’Inpes réédite Limitons les
risques d'infection - Adoptons les gestes qui nous
protègent.Ce dépliant rappelleles gestes d'hygiène
simples pour lutter contre les infections respiratoires
comme la grippe, la bronchite, le rhume, ou encore la
bronchiolite, ainsi que leur mode de transmission.
Virus du sida
Une nouvelle édition du dépliant Sida - Le dépistage,
dès qu’il y a un doute est disponible. Destiné au grand
public, il informe et inciteau dépistage, en apportant
des réponses simples et précises. Ce document existe
en versions anglaise, portugaise et espagnole.
NOS COLLABORATEURS PUBLIENT
Guichard A., Lert F., Brodeur J-M., Richard L.
Rapport des usagers au Subutex®:de la reconquête de
lautonomie à la spirale de l’échec.In Sciences sociales
et Santé, Vol. 24, n°4, décembre 2006, p. 5-43.
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