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L’organisation spatiale des chromosomes dans la cellule joue un rôle dans leur régulation
Deux ans après avoir démontré une nouvelle règle d’organisation de l’ADN, l'équipe du Pr Edith
Heard (Institut Curie/CNRS/Inserm) a mis au point un modèle physique qui permet d'étudier les
conséquences de cette organisation sur la régulation des gènes.
Ces gènes se replient en pelotes (ou domaines topologiques) qui, une fois «isolés » en groupe,
peuvent intervenir de façon concertée lors d’étapes cruciales du développement de l’embryon
comme à l’âge adulte. Le physicien Luca Giorgetti, de l’équipe du Pr Heard, en collaboration avec le
Dr Guido Tiana (Milan), a créé un modèle physique qui simule, à partir des données expérimentales,
les différentes conformations spatiales possibles de ces pelotes d’ADN. « Avec ce modèle, on a pu
prédire comment les pelotes d’ADN se rencontrent dans un espace en 3D et ensuite confirmer ces
résultats dans des cellules », souligne Edith Heard. La forme adoptée par la fibre d’ADN dans une
pelote peut varier, ce qui agit sur la lecture des gènes, voire le module.
En effet, la cellule doit impérativement savoir à quel moment exprimer ou éteindre les gènes – et
cette organisation dynamique mais contrôlée pourrait participer à la coordination de cette
expression: si une erreur se produit, cela peut perturber le développement normal de l’embryon
voire entraîner des pathologies comme le cancer.
http://curie.fr/fr/actualites/l%E2%80%99adn-molecule-spatiale-cause-005210
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