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● réduction des coûts de transaction c.-à-d. la réduction des coûts liés à la négociation et au suivi des contrats:
douane, conversion des monnaies, différences de réglementation, de normes....
Donc, les entreprises vont payer moins cher voire pour certains éléments il n'y aura plus aucun coût (la monnaie).
● accroissement de la concurrence et recherche de compétitivité pour les entreprises ce qui permettra des gains de
productivité, ce qui entrainera pour les consommateurs une baisse des prix du fait d'une meilleure allocation des
ressources donc plus efficace.
● ouverture des marchés publics à la concurrence c.-à-d. remise en cause des monopoles publics, ce qui devrait
permettre une réduction des prix, par exemple en France, le prix des télécommunications et de l'électricité a baissé
début des années 2000.
● accroissement de la taille des marchés offre des opportunités aux entreprises en augmentant le nombre des
consommateurs d'où réalisation d'économie d'échelle par le biais de la concentration des entreprises (les
entreprises se développent et ont des tailles de plus en plus importantes) du fait des rendements croissants
● pour les administrations publiques, le surcroît d'activités engendré par les gains de pouvoir d'achat, par les
investissements des entreprises ou de leurs profits qui s'accroissent va avoir tendance à améliorer les recettes
fiscales
● pour la population, le surcroît d'activités va permettre de réduire le chômage donc création d'emplois qui
entrainera une augmentation de la consommation donc de la demande donc de la production.
4) La place de l'Union Européenne dans l'économie mondiale
Le processus d'intégration économique et monétaire européen a favorisé le développement économique des pays
membres et a largement contribué à l'émergence d'une puissance économique européenne. Il a aussi favorisé et
facilité l'insertion de l'UE dans le commerce mondial.
Document 5 p.68
Le commerce intra communautaire (commerce à l'intérieur de la zone européenne) a fortement augmenté entre
1958 et 2010
Par exemple: en 2010, 2/3 des X des pays de l'UE étaient destinées à des pays de l'UE et un peu de moins de 2/3 des
M de la zone provenaient des pays de l'UE. Entre 1958 et 2010 la part des X intra communautaires a augmenté de
67.5% (67-40/40)*100, pour la même période la part des M intra communautaires a augmenté de 71.1%.
Cela peut s'expliquer par l'évolution des échanges entre pays membres du fait que les barrières à l'échange
n'existent plus.
En revanche, le commerce intra communautaire a été plus lent dans les années 1970 et s'est accéléré dans les
années 1980 du fait de la mise en place du marché unique. Mais à cela s'ajoute aussi un effet mécanique
d'accroissement des échanges du à l'élargissement du marché, du fait que certains pays ont intégré la zone
européenne (voir carte)
Document 8 p.70
L'intégration européenne renforce le poids de la zone dans l'économie mondiale.
On constate des périodes successives d'accroissement du PIB européen en fonction des vagues de l'élargissement de
la zone (1973 = premier élargissement avec GB 2000 à 4000 milliards d'euros; 2004 plusieurs pays de l'Europe de
l'Est = 4000 à 8200 milliards d'euros)
L'Europe à 28 représente actuellement la zone créant le plus de richesses devant les USA, la Chine et le Japon. Mais
tout de même la Chine depuis les années 2000 rattrape peu à peu le PIB européen. Par exemple en 2000 le PIB
européen 4 fois plus élevé que celui de la Chine, en 2010 le PIB chinois représentait 63% du PIB européen.