Correction COMPO 1 – Premiùres S – 15 nov 2013
PARTIE 1 – Capter la lumiùre
1 . De quel type d’objet parle Descartes lorsqu’il mentionne les « verres brĂ»lants ».
Descartes parle de lentilles convergentes, qui sont capables de faire converger la lumiĂšre en leur foyer
image F’. Cette concentration ponctuelle d’énergie lumineuse permet de mettre le feu Ă  un combustible
placé dans le plan focal image de la lentille.
2 . Que reprĂ©sentent les verres « un peu plus Ă©pais au milieu qu’aux extrĂ©mitĂ©s » et « beaucoup plus
Ă©pais aux extrĂ©mitĂ©s qu’au milieu ». Qu’est-ce qui diffĂ©rencie ces deux « verres » ? Qu’ont-ils en
commun ?
verres « un peu plus Ă©pais au milieu qu’aux extrĂ©mitĂ©s » : lentille peu convergente, de grande distance
focale (l’objectif) ;
verres « beaucoup plus Ă©pais aux extrĂ©mitĂ©s qu’au milieu » : lentille trĂšs convergente, de courte
distance focale (l’oculaire)
Il s’agit dans les deux cas de lentilles convergentes
.
 Le diamĂštre apparent d’un objet est l’angle

sous lequel un observateur voit l’objet.
Un observateur terrestre situĂ© Ă  l’observatoire de Meudon observe Ă  l’Ɠil nu la Lune. Il sait que le
diamĂštre lunaire vaut DL = 1,72.103 km et que la distance Terre-Lune est DT/L = 3,67.105 km.
3 . Montrer que le diamĂštre apparent de la Lune pour cet observateur est de

= 0,269°.

Lune oeil
DT/L
DL
tan

DL
DT/L


car

petit
AN :

1,72.103.103
3,67.105.1034,69 rad 0,269 
 On considĂšre deux points A et B de la Lune, diamĂ©tralement opposĂ©s. L’observateur braque la
grande lunette de l’observatoire dans la direction du point A.
4 . Pourquoi les faisceaux lumineux issus des points A et B et qui pénÚtrent dans la lunette sont
parallĂšles ?
La distance qui sĂ©pare les points A et B du centre optique de l’objectif de la lunette est trĂšs grande par
rapport au diamĂštre de l’objectif. Les cĂŽnes de lumiĂšre, issus de A et de B, lorsqu’ils pĂ©nĂštrent dans
l’objectif, peuvent ĂȘtre assimilĂ©s Ă  des cylindres lumineux.
 Pour l’objectif L1, la Lune constitue un objet AB « Ă  l’infini ».
5 . OĂč se situe l’image A1B1 de cet objet AB Ă  travers l’objectif L1 ? Retrouver ce rĂ©sultat en calculant la
distance O1A1 à l’aide de la relation de conjugaison.
L’image A1B1 de l’objet AB, situĂ© Ă  l’infini par rapport Ă  l’objectif L1, se situe dans le plan focal image de
l’objectif.
On peut retrouver ce résultat à partir de la relation de conjugaison :
1
O1A1
1
O1A1
O1F'1
1
O1A1
1
O1A1
O1F'1
O1F'1O1A
O1A.O1F'1
O1A1O1A.O1F'1
O1F'1O1A
O1A O1F'1d'oĂč :O1F'1O1AO1A
donc :O1A1O1A.O1F'1
O1F'1O1AO1A.O1F'1
O1AO1F'1
L’image A1 de A à travers l’objectif est confondue avec le foyer image F’1 de l’objectif.
6 . ComplĂ©ter le schĂ©ma 1 de l’annexe en traçant l’image A1B1 de AB Ă  travers l’objectif L1 et en
faisant figurer

ainsi que A et B.
 L’observateur a rĂ©glĂ© sa lunette de telle maniĂšre que la distance O1O2 qui sĂ©pare les centres optiques
de l’objectif et de l’oculaire vaille 16,030 m. On nomme A2B2 l’image de A1B1 à travers la lentille L2
(oculaire).
7 . Sans effectuer de calculs et en s’aidant Ă©ventuellement d’un schĂ©ma, prĂ©voir les caractĂ©ristiques de
l’image A2B2 de A1B1 à travers l’oculaire.
Telle qu’elle est rĂ©glĂ©e, l’image A2B2 de A1B1 Ă  travers l’oculaire va ĂȘtre droite et virtuelle. En effet, la
position O2A1 de A1B1 par rapport Ă  l’oculaire est lĂ©gĂšrement infĂ©rieure Ă  la distance focale O2F’2 de
l’oculaire.
8 . En utilisant la relation de conjugaison, déterminer la position O2A2 de cette image.
F'1
F2
objectif oculaire
O1O2
16,030 m
16,000 m 0,040 m
échelle non respectée
 Pour Ă©viter d’avoir Ă  accommoder, l’observateur modifie lĂ©gĂšrement la distance O1O2 qui sĂ©pare les
deux lentilles.
9 . AprĂšs avoir rappelĂ© le principe de l’accommodation de l’Ɠil, dire comment l’observateur va modifier
cette distance et pour quelle raison ?
- Un Ɠil sain ne fait aucun effort d’accommodation pour voir net un objet infiniment Ă©loignĂ© du cristallin.
L’image de cet objet se forme directement sur la rĂ©tine situĂ©e exactement dans le plan focal image du
cristallin. Si l’objet se rapproche, son image s’éloigne vers la droite du plan focal image du cristallin.
L’image est vue floue. Pour la voir nette, l’observateur accommode afin de ramener cette image sur la
rétine. Pour cela, il contracte les muscles cillaires et comprime ainsi son cristallin afin de diminuer sa
distance focale.
- Le rĂ©glage optimal de la lunette consiste Ă  faire coĂŻncider le plan focal image de l’objectif et le plan
focal objet de l’oculaire. Ainsi, l’image A2B2 de A1B1 à travers l’oculaire va se situer à l’infini. En plaçant
son Ɠil derriùre l’oculaire, l’observateur va ainsi observer sans aucun effort d’accommodation l’image
de A2B2 à travers son cristallin directement sur sa rétine.
 On suppose que la lunette est rĂ©glĂ©e de telle maniĂšre que les deux lentilles L1 et L2 soient sĂ©parĂ©es
de 16,040 m.
10 . Que peut-on dire du plan focal image de L1 et du plan focal objet de L2 ? OĂč se situe l’image A1B1
de AB Ă  travers l’objectif L1 ? OĂč se situe l’image A2B2 de A1B1 Ă  travers l’oculaire L2 ?
- Le plan focal image de l’objectif est confondu avec le plan focal objet de l’oculaire.
- L’image A1B1 de AB à travers l’objectif se situe dans le plan focal image de l’objectif et dans le plan
focal objet de l’oculaire.
- L’image A2B2 de A1B1 à travers l’oculaire est à l’infini.
11 . ComplĂ©ter le schĂ©ma 2 de l’annexe en traçant les deux faisceaux lumineux issus des points A et
B qui traversent la lunette astronomique.
 On note

’ l’angle sous lequel l’astrophysicien voit l’image A2B2 de la Lune à travers la lunette. Par
définition, le grossissement de la lunette est égal au rapport

’ /

. ( Donnée : tan a

a si a est petit ).
12 . Montrer que ce grossissement peut aussi s’exprimer comme Ă©tant le rapport f’1 / f’2 des distances
focales de l’objectif et de l’oculaire.
tan

A1B1
O1F'1
et tan

'A1B1
O2F2
tan

.f'1tan

'. f'2
tan

'
tan

f'1
f'2


'

car

et

'sont petits
conclusion :G

'

f'1
f'2
 GrĂące au grossissement d’un tel instrument, GalilĂ©e a Ă©tĂ© capable de dĂ©crire avec prĂ©cision le relief
lunaire. Que se passe-t-il si l’on cherche Ă  observer des Ă©toiles trĂšs Ă©loignĂ©es de la Terre de telle sorte
que leurs diamĂštres apparents

soient pratiquement nuls ? L’observateur de ces Ă©toiles, mĂȘme Ă 
travers une lunette trĂšs grossissante, conservera leur apparence sous forme de points lumineux car

’
demeurera trĂšs faible.
13 . Dans ce cas-lĂ  prĂ©cis, quel est l’intĂ©rĂȘt de la lunette ?
La lunette reçoit la lumiĂšre Ă©mise par les Ă©toiles Ă  travers son objectif de diamĂštre 80 cm. A l’Ɠil nu,
l’observateur reçoit la lumiĂšre Ă©mise par les Ă©toiles Ă  travers son iris, d’un diamĂštre de quelques
millimùtres. En plaçant son Ɠil derriùre l’oculaire de sa lunette, l’observateur observe donc le ciel
comme si son iris avait le mĂȘme diamĂštre que l’objectif ! Il va donc observer beaucoup plus d’étoiles
qu’à l’Ɠil nu
 Par contre, ces Ă©toiles seront toujours ponctuelles.
PARTIE 2 – Analyser la lumiùre
1 . DĂ©terminer graphiquement la longueur d’onde
ïŹ
max de la radiation émise par le Soleil avec la plus
grande intensité ? Pour répondre à cette question, on superposera sur le profil spectral du Soleil
(document 4) son profil spectral gĂ©nĂ©ral (profil spectral d’un corps noir portĂ© Ă  la mĂȘme tempĂ©rature).
Par lecture graphique : ïŹmax = 480 nm
2 . En dĂ©duire la tempĂ©rature de surface de l’étoile en K puis en °C .
D’aprùs la loi de Wien :
TK
ïŹ
max
2,89.103
480.1096,02.103K

T273 6,02 0,273
 .1035, 75.103C
3 . Comment Ă©volue le spectre d’émission d’un corps au fur et Ă  mesure que sa tempĂ©rature augmente
? Justifier en utilisant la loi de Wien.
D’aprĂšs la loi de Wien, la tempĂ©rature est inversement proportionnelle Ă  la longueur d’onde de la
radiation Ă©mise avec le maximum d’intensitĂ© par le corps incandescent.
Plus la tempĂ©rature augmente, plus ïŹmax diminue. Le spectre s’enrichit en faibles longueurs d’onde
(bleues)
4 . Comment nomme-t-on le spectre du document 4 (spectre de Fraunhofer) ?
Il s’agit d’un spectre de raies d’émission.
5 . Quelle est l’origine du fond continu de lumiùre du spectre du document 4 ?
Le fond continu est un spectre continu d’émission d’origine thermique, Ă©mis par le noyau du
Soleil.
6 . Etablir un tableau donnant les valeurs des longueurs d’onde des raies repĂ©rĂ©es par les lettres B, C,
D, E, F et G du spectre du document 4.
G
F
E
D
C
B
430 nm
485 nm
530 nm
590nm
660 nm
685 nm
7 . Interpréter la présence des raies sombres B, C, D, E, F et G sur le spectre de Fraunhofer.
Les raies sombres correspondent Ă  des raies d’absorption. Elles sont caractĂ©ristiques d’une entitĂ©
chimique prĂ©sente dans l’atmosphĂšre du Soleil qui absorbe certains photons Ă©mis par la surface de
l’étoile. Elles permettent d’identifier les Ă©lĂ©ments chimiques prĂ©sents dans l’atmosphĂšre du Soleil. En
effet, l’énergie des atomes et ions prĂ©sents dans l’atmosphĂšre du Soleil est quantifiĂ©e. Ces Ă©lĂ©ments
vont donc ĂȘtre capables d’absorber les photons dont l’énergie permet exactement d’effectuer des
transitions entre différents niveaux énergétiques.
G
F
E
D
C
B
430 nm
485 nm
530 nm
590nm
660 nm
685 nm
hydrogĂšne
hydrogĂšne
Ion potassium
sodium
hydrogĂšne
??
 Pour analyser le spectre du Soleil, un astrophysicien utilise un spectroscope dont le prisme est en
verre S-NPH53. On considùre une radiation de longueur d’onde dans le vide
ïŹ
0 = 587,6 nm.
8 . Que vaut l’indice de rĂ©fraction du verre S-NPH53 pour cette radiation ?
D’aprùs le document 3, par lecture graphique, n = 1,85
9 . Calculer la vitesse de propagation de la radiation de longueur d’onde dans le vide
ïŹ
0 = 587,6 nm,
dans le prisme du spectroscope. (donnée : vitesse de la lumiÚre dans le vide : c0 = 3,00.108 m.s-1)
vmilieu c0
nmilieu
3,00.108
1,85 1,62.108m.s1
10 . Calculer l’énergie du photon associĂ© Ă  cette radiation puis sa frĂ©quence.
Calcul de l’énergie du photon :
Ephoton hc0
ïŹ
0
6,63.1034.3,00.108
587,6.1093, 38.1019 J
Calcul de la fréquence du photon :

photon c0
ïŹ
0
3,00.108
587,6.1095,11.1014 Hz
11 . Calculer la longueur d’onde
ïŹ
de la radiation dans le prisme en verre S-NPH53.
La frĂ©quence est indĂ©pendante du milieu de propagation, ce qui n’est pas le cas de la longueur d’onde.

photon c0
ïŹ
0
vverre
ïŹ
verre

c0
nverre
ïŹ
verre
c0
nverre.
ïŹ
verre
ïŹ
verre c0
nverre.

photon
3,00.108
1,85.5,11.1014 3,17.107m
12 . A quoi s’attendaient Kirchhoff et Bunsen lors de leur premiĂšre expĂ©rience avec le spectre solaire et
le sodium ? Quel phénomÚne observent-ils finalement ? comment nomme-t-on le spectre observé ?
Kirchhoff et Bunsen s’attendent à ce que les doubles raies brillantes du sodium rendent plus brillantes
les raies de sodium du Soleil.
Ils observent l’inverse : des raies noires sur le fond continu du spectre de la lumiùre du Soleil.
Le spectre obtenu est un spectre de raies d’absorption.
13 . Chaque loi énoncée par Kirchhoff définit un type de spectre. Préciser lequel.
1Ăšre loi : Spectre d’émission continu d’origine thermique.
2Ăšme loi : Spectre d’émission de raies.
3ùme loi : Spectre d’absorption de raies.
14 . Expliquer la phrase en justifiant : « un gaz Ă©met et absorbe des raies de mĂȘmes couleurs » .
La comparaison d’un spectre d’émission et d’absorption d’une mĂȘme entitĂ© chimique montre que les
longueurs d’ondes des raies Ă©mises sont les mĂȘmes que les longueurs d’ondes des raies absorbĂ©es
sur le spectre continu.
Ceci s’explique par la quantification de l’énergie de l’atome. L’énergie des photons absorbĂ©s ou Ă©mis
doit ĂȘtre Ă©gale Ă  une diffĂ©rence de niveau d’énergie de l’atome, donc Ă  une transition Ă©nergĂ©tique
possible. Or, l’énergie de la lumiĂšre dĂ©pend de la longueur d’onde. Donc, la longueur d’onde des
photons susceptibles d’ĂȘtre absorbĂ©s ou Ă©mis doit ĂȘtre Ă©gale Ă  des valeurs prĂ©cises.
Absorption d’un photon
Emission spontanĂ©e d’un photon
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