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intra branche : échanges de produits similaires entre les pays qui ont le même niveau de développement.
Ces échanges répondent à un besoin de différenciations (diversité, variété) les différences peuvent se
retrouver dans la qualité, les technologie différente, la marque ou encore l’utilisation différente.
L’Union européenne réalise principalement un commerce intra branche. Mais elle réalise aussi avec
les pays émergents du commerce inter branche de produits manufacturé et avec pays du Sud du commerce
inter branche de produits primaires.
Le tendance actuelle est le développement du commerce intra branche pour les pays développés.
Synthèse :
Le monde a connu au moins 2 vagues de mondialisation marquées par une intensification des échanges
commerciaux (mesurés par la balance commerciale et le taux d’intérêt), des migrations et des flux d’activité,
qui ont permis une croissance forte du PIB. La première débute vers 1850 et se termine avec la 1ère guerre
mondiale, elle se caractérise par une division internationale du travail: les pays européens importent des
produits primaires de leurs colonies et exportent des produits industriels. La seconde a débuté après la
2ème Guerre mondiale et se produit toujours aujourd’hui: les FMN se développent et adoptent des
stratégies globales, les marchés financiers s’interconnectent et les migrations s’intensifient.
Le commerce mondial actuel se caractérise par la domination commerciale des pays développés
regroupés dans la Triade (Europe, Amérique du Nord, Japon); l’insertion accélérée de l’Asie, principalement
la Chine et l’Inde; la marginalisation de l’Amérique latine, de l’Afrique, et de l’Europe de l’Est. Si le commerce
inter régional a fortement progressé, le commerce interne à chaque zone reste souvent dominant (70% de
commerce mondiale de l’UE).
Le commerce mondial de marchandises concerne des produits primaires (produits agricoles,
combustibles…) mais surtout les produits manufacturés qui sont la catégorie la plus dynamique: la part
des produits primaires (surtout agricole) a diminué au profit des produits manufacturés et des services. Les
échanges intra branches développent au détriment des échanges inter branches (produits différents). On
voit donc une nouvelle division du travail où les pays du Nord échangent entre eux des produits
comparables; les produits manufacturés différents avec les pays émergents, et les produits primaires contre
les produits manufacturés pour les pays du Sud car l’ancienne DIT n’a pas disparue.
B- Quels sont les déterminant de l’échange et de la spécialisation ?
Document 6: La théorie des avantages comparatifs de David Ricardo
Les théories classiques :
gains à l’échange : surplus que l’on retire de l’échange marchand des biens que l’on a produit. Surplus par
rapport à une situation d’autarcie.
économie d’échelle: baisse des couts fixes unitaire quand on augmente la production.
=> Si je fais les choses sans jamais me spécialiser et bien je serai dans certains cas efficaces et dans
d’autres pas. Par comparaison avec la situation d’autarcie que l’on se compare à l’internationale.
=> La spécialisation permet de faire des économies d’échelles. Les économies d’échelles permettent de
faire un gain à l’échange.
Théorie de l’échange d’Adam Smith:
(Recherche sur la nature et des causes de la richesse des nations, 1776 )
Selon Adam Smith, les agent économiques ont intérêt à se spécialiser (aussi bien un agent qu’un
pays) car en se spécialisant ils seront plus rapides et ferons mieux. Ils seront plus productifs, et on va
obtenir des gains d’efficacité. Il faut donc se spécialiser là ou l’on est le plus efficace. Là où l’on a un
avantage absolu, là où on est les plus compétitifs. Grace à cela on va faire des gains de productivité, et des
économies d’échelles. De cette manière on produit d’avantage et on pourra échanger le surplus avec les
autres et obtenir tous les produits qui manquent.
Si tout le monde se spécialise,
- les facteurs de production sont utilisés à leur maximum et la productivité augmente
- satisfaction de tous les besoins: abondance de biens et services pour les consommateurs
- prix plus faibles
Adam Smith dit que si on a intérêt d’échanger à l’intérieur d’un même pays on a intérêt à échanger librement
à l’échelle internationale (libre échange).
Il s’inscrit en rupture avec le mercantilisme de l’époque.
Mercantilisme: philosophie protectionniste ou l’on pensait que le commerce internationale était un jeu à
somme nulle. Il fallait essayer d’exporter mais limiter les importations.
Adam Smith dit qu’il faut laisser circuler les marchandises et donc appliquer le libre échange.