
chez les jeunes est également en augmentation depuis le début du millénaire. Un tiers de
l’ensemble des hommes jeunes consomme du snus, et le pourcentage de jeunes femmes
consommant du snus est passé de près de zéro en 2000 à 18 % en 2014.
D’après l’Institut de santé publique norvégien, la fumée du tabac est très vraisemblablement
le facteur qui a fait le plus de tort à la santé publique ces dix dernières années. Dans le rapport
sur la santé publique de 2010, l’Institut a déclaré que nous étions peut-être en train d’assister
au «début de la fin de l’épidémie de tabac», mais a ajouté que des efforts importants étaient
encore nécessaires pour clore l’ère des maladies liées au tabac. Si nous arrivons à réduire la
consommation de tabac à un minimum dans les années à venir, l’épidémie des maladies liées
au tabac pourrait être stoppée en 2050.
La vision globale de la stratégie nationale de la lutte antitabac pour la période 2013-2016 a
pour objectif de long terme de faire de la Norvège une société sans tabac. Il s’agit également
de l’objectif de la loi sur la lutte antitabac (voir l’article 1er). Plus précisément, un des
objectifs de la stratégie consiste à réduire de moitié le pourcentage d’enfants et de jeunes
adultes fumeurs, pour arriver à moins de 6 % en 2016, et de stopper l’augmentation de la
consommation quotidienne de snus chez les jeunes.
Dans une première période, la stratégie s’est concentrée sur les restrictions à la vente et à la
consommation de tabac. Ces mesures ont été importantes, mais la réglementation des produits
du tabac dans la législation actuelle est minimale. La prochaine «étape» de la stratégie du
ministère consistera donc à rendre les produits du tabac moins attrayants pour les enfants et
les jeunes adultes. Faire en sorte que les enfants et les jeunes adultes ne commencent pas à
fumer est la première priorité des efforts de prévention du tabac du ministère. La plupart des
personnes qui commencent à consommer du tabac sont des mineurs, et les recherches
montrent que ces personnes ont tendance à sous-estimer les risques de dépendance. Le
conditionnement des produits du tabac représente une des dernières formes de publicité pour
le tabac en Norvège. L’industrie du tabac a investi d’importantes ressources dans la
présentation des emballages ciblant des groupes spécifiques, notamment les femmes et les
jeunes, et en l’espace de quelques années seulement, le snus est devenu un nouveau produit à
la mode pour la jeune génération.
Compte tenu de la hausse de la consommation de snus chez les jeunes, les mesures visant à
limiter l’utilisation du snus ont pris une position plus centrale dans les efforts de lutte
antitabac. En 2014, l’Institut de santé publique a examiné les éléments probants relatifs aux
risques pour la santé associés au snus.
Le rapport a conclu que le snus était cancérigène,
entraînait des pronostics aggravés en cas de cancer, augmentait le risque de mortalité à la suite
de crises cardiaques et d’AVC, augmentait le risque de diabète de type 2, et pouvait nuire au
fœtus pendant la grossesse. Dans son rapport, l’Institut de santé publique indique que la
prévalence de la consommation de snus en Norvège a triplé ces cinq dernières années, la
hausse la plus importante ayant lieu chez les jeunes. L’Institut ajoute que la forte hausse de la
Institut de santé publique, Helserisiko ved bruk av snus (2014: http://www.fhi.no/dokumenter/35f7c1d9e4.pdf)