Economie du travail

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Economie du Travail
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16/04/2017
Chapitre 2 : Les théories économiques du marché du
travail et du chômage
I / Les théories d’inspiration libérale
C’est Adam Smith qui va être le 1er à mettre en place des idées libérales (dans « La
richesse des nations »), puis Néo-classiques.
Le marché permet de coordonner au mieux les actions des agents économiques 
principe de la main invisible. Le marché permet de réaliser un équilibre entre l’offre et la
demande, il est autorégulateur (il se régule par lui-même). Pas besoins de l’intervention de
l’Etat, l’Etat minimal, il doit s’occuper des fonctions régaliennes (justice, défense, maintient
de l’ordre), mais il ne doit pas intervenir en économie.
Le marché du travail n’a pas de spécificité, il est comme les autres marchés de biens.
1) L’offre de travail
Dans la théorie Néo-classique, l’offre de travail émane des employés et la demande de
travail émane des entreprises.
Le salarié détermine le montant de travail qu’il veut mettre sur le marché. Cette détermination
va être fonction de plusieurs paramètres :
- Aspect positif du travail : toucher un revenu. Arbitrage
- Aspect négatif du travail : il a une pénibilité. Analyse des choix
MODELE: Satisfaction de l’agent par une fonction d’utilité :
U = U(R, L)
R = Revenu L = Loisir
R
Z = Temps total : par ex : 24h
Courbe d’indifférence
Droite de budget  revenu :
R = w W + R0 (c’est une constante)
Salaire horaire
Temps de travail
Z = W + L  W = Z – L  R = w(Z-L) + R0
 R = -wL + [R0 + wZ]
R
L
L
Si on augmente le revenu alors la droite de budget augmente également, elle est plus pentue,
on a un nouveau point de tangente.
L’offre de travail est une fonction croissante du salaire.
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2) La demande de travail
Elle émane des employeurs. Le travail constitue un facteur de production pour
l’entreprise et l’entreprise va combiner le facteur travail avec d’autres facteurs de production
pour réaliser une production finale.
Les auteurs (notamment Ricardo) ont montré une propriété particulière de ses facteurs,
la loi des rendements décroissants.
Rendements entre la quantité de facteurs utilisés et ce que l’on obtient.
Les Néoclassiques n’utilisent plus le terme rendement mais le terme de productivité.
Cette-ci se définie comme le rapport entre la quantité produite et les moyens mis en œuvre
pour l’obtenir. Cela permet de renseigner sur l’efficacité dans l’utilisation des facteurs de
production. Si je fais des gains de productivité  moins de moyens pour une quantité
produite. Permet de faire des études dans le temps et dans l’espace.
Dans l’analyse Néoclassique on utilise une certaine production, la productivité
marginale, c’est le supplément de production qui résulte de l’utilisation d’une unité
supplémentaire de facteur. Si je travail une heure de plus combien est ce que je fais produire
de plus ??? (C’est ça la productivité marginale). La productivité marginale, c’est une fonction
décroissante de la quantité de travail.
Objectif de l’employeur : faire le plus de profit possible. On écrit une fonction de
profit, on cherche à la maximiser et on tire de ce programme de maximisation une égalité
entre la productivité marginale des facteurs et le prix des facteurs. (Productivité marginale en
valeur du facteur travail ne peut pas être inférieur au salaire horaire car quand on rajoute une
heure de travail ce que je gagne est inférieur à ce que sa m’a couté ; mais elle ne peut pas être
supérieure au salaire non plus parce qu’il me rapporte plus que ce qu’il me coute donc intérêt
à augmenter production et quantité de travail ; il faut donc l’égalité entre les 2 pour avoir
l’équilibre).
Productivité
w
(salaire)
W, quantité de travail
W, quantité
La demande de travail est une fonction décroissante du salaire.
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3) L’équilibre sur le marché du travail
Pour l’analyse libérale le chômage est du à un
prix du travail trop élevé, et il faut laisser faire
le marché, il s’en va de lui-même.
Demande
Excès de l’offre =
Chômage
Dans l’analyse Néoclassique, on considère que les agents résonnent en terme réels, ils ne
résonnent pas en terme nominal mais en pouvoir d’achat.
Les salariés ne sont pas victimes d’illusion monétaire.
Ce qui permet l’ajustement entre l’offre et la demande c’est les prix, ceux-ci vont varier pour
retourner à l’équilibre.
Si O > D alors les prix baisses
Si O < D alors les prix augmentes
Sur le marché du travail, le salaire doit varier pour permettre l’ajustement entre l’offre et la
demande. L’équilibre sur le marché du travail est la règle, les déséquilibre sont temporaires,
ils sont amenés à se résorber spontanément par les forces du marché.
Le marché du travail s’ajuste en permanence par la variation des prix.
Le chômage : C’est un excès d’offre de travail par rapport à la demande. Le prix va être
amené à baisser : diminution de l’offre de W, augmentation de la demande des entreprises.
Le chômage dur car il existe des obstacles à la baisse des salaires.
Pigou  Théorie du « chômage volontaire ». Cad que les individus préfèrent une situation de
chômage à une baisse des salaires.
Rueff s’attaque à la question des prestations sociales. C’est parce qu’elles existent que les
individus vont refuser les baisses de salaires et préférer le chômage.
Les syndicats s’opposent aux baisses de salaires parce qu’ils ont des prestations sociales.
4) La politique préconisée par les Néoclassique
Il n’y a pas lieu d’avoir une politique spécifique de l’emploi, il faut juste laisser le marché
s’équilibrer, il faut enlever les obstacles qui empêchent le bon fonctionnement du marché du
travail.
Politique préconisée par libéraux va dans 2 directions :
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Flexibilité : sur les quantités (on doit pouvoir engager facilement mais aussi licencier
facilement), sur les salaires (en fonction du marché, des résultats des entreprises), et
dans le temps de travail (pouvoir utiliser la MOD quand on le souhaite).
Coût du travail : celui-ci est trop élevé (salaire + charge), il faut essayer de baisser ce
coût du travail. Il y a une certaine opposition des libéraux en disant qu’il y a trop de
cotisations qui pèsent sur les salaires.
Il faut aussi inciter les chômeurs à reprendre un emploi.
II / Les politiques keynesiennes
1) L’analyse de Keynes
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