A LA MEMOIRE DES 1 500 000 VICTIMES ARMENIENNES
24 Avril 2008 : 93ème anniversaire du génocide arménien de 1915
perpétré par le gouvernement Jeune-Turc
93 ans de déni : ça suffit !
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VEILLE MEDIA
Jeudi 26 vrier 2009
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GENOCIDE ARMENIEN/USA
Obama : «C’est le moment d’agir avec audace et
sagesse»
Info Collectif VAN - www.collectifvan.org - Est-ce également le plan
de relance des relations américano-turques ? Le président
américain vient de défendre son ambitieux plan de relance mardi
soir devant le Congrès. Mais si 2009 représente sans nul doute «
le moment d’agir avec audace et sagesse» pour booster
l’économie américaine, c’est le cas également sur le plan de la
justice universelle : les descendants des rescapés du génocide
arménien, dispersés dans tous les pays, ont les yeux tournés vers
Washington. Harut Sassounian revient dans son éditorial sur
l’appel téléphonique du 16 février 2009 entre Barack Obama, le
Président turc Abdullah Gül et le Premier ministre Erdogan.
L’ensemble de la presse turque a relayé abondamment des
informations selon lesquelles Obama aurait promis aux dirigeants
turcs de ne pas reconnaître le génocide arménien lors des
commémorations du mois d’avril 2009. Le journal Hurriyet a même
rapporté que “la question des incidents de 1915 était en haut de la
liste de l’agenda de discussion entre Obama et Erdogan.” La
Maison Blanche, dans son annonce officielle relayant le coup de
téléphone présidentiel, n’a pour sa part, fait aucune référence à
l’Arménie ou au génocide arménien. Le journaliste arméno-
américain Harut Sassounian estime quant à lui, qu’Obama va
adopter une méthode « douce » pour expliquer à la Turquie que
des résolutions et des déclarations reconnaissant le génocide
arménien ont déjà été adoptées aux Etats-Unis sans que cela ne
nuise aux relations entre les U.S.A et la Turquie. Le Collectif vous
propose la traduction de l’éditorial du 26 février 2009.
Les Arméniens pourraient tirer bénéfice des liens
d’amitié entre le Président Obama et la Turquie
De Harut Sassounian
Édité par The California Courier
Éditorial de Sassounian du 26 février 2009
Les deux dirigeants principaux de Turquie ont été transportés de joie par
l’appel du Président Obama la semaine dernière. Le Président Gül et le
Premier ministre Erdogan ont utilisé des termes élogieux pour décrire leur
conversation avec le Président des États-Unis.
À une période où la Turquie est confrontée à une séries de revers
politiques -- en provoquant l’hostilité des juifs d’Israël et des USA pour
avoir pris le parti du Hamas dans le conflit de Gaza ; en échouant dans
son rôle de médiateur entre la Syrie et Israël ; et en incitant Chypre à
utiliser son droit de veto contre la candidature de la Turquie à l’Union
européenne, en raison de son occupation continue de la partie Nord de
Chypre -- Gül et Erdogan essaient désespérément d’exploiter toute
opportunité pour redorer l’image du pays et s’attirer le soutien de leurs
électeurs, avant les élections locales cruciales qui auront lieu le mois
prochain.
Le journal Sabah a fait sa Une avec un article sur l’appel téléphonique du
Président Obama le 16 février, l’intitulant “Doubles éloges pour Ankara.
L’article prétend que le Président des États-Unis a dit à Gül : “Nous
apprécions le rôle de leadership de la Turquie dans la région. Vous faites
des efforts importants en Afghanistan et dans le Caucase.” Obama aurait
ensuite dit à Erdogan : “Je tiens à dire que votre leadership personnel est
vital dans le processus de paix au Proche Orient.
De plus, Sabah a indiqué que pendant la conversation qui a duré “25 à 30
minutes”, les deux présidents ont évoqué l’Afghanistan, le Pakistan, le
Caucase, le Moyen Orient et l’Union européenne. Le Président Obama “a
souligné l’importance de la coopération stratégique de la Turquie” et a
déclaré : “l’Amérique prendra toujours en compte avec compréhension les
inquiétudes de la Turquie.” En réponse, Obama aurait exprimé l’espoir de
voir l’administration “collaborer avec la Turquie sur de nombreuses
questions, y compris l’établissement de la paix au Moyen Orient, la fin des
actes de l’organisation terroriste du PKK, ainsi que les relations avec
l’Arménie.
Selon l’agence de presse Anadolu, Erdogan “a souligné la sensibilité de la
Turquie vis-à-vis de l’Arménie et du Moyen Orient, en exprimant
l’importance d’une position juste et impartiale des États-Unis pour
s’assurer que les relations entre les deux pays ne soient pas
endommagées.
Le journal Hurriyet a fourni des détails supplémentaires sur les appels
téléphoniques, en rapportant que “la question des incidents de 1915 était
en haut de la liste de l’agenda de discussion entre Obama et Erdogan.” Gül
aurait dit à Obama qu’une résolution sur le génocide arménien “ne devrait
pas être présentée au Congrès.” Erdogan a été cité disant : “L’approche
équitable et impartiale de l’Amérique est importante pour prévenir tout
dommage dans les relations bilatérales.” Selon Hurriyet, “le président
américain a salué le dialogue récemment instauré entre la Turquie et
l’Arménie, en indiquant que dans les circonstances actuelles, il ne prendra
pas de mesures qui pourrait nuire à ces efforts.
Il existe deux graves problèmes dans les comptes-rendus turcs :
1. Étant donné l’intérêt des dirigeants turcs à faire des déclarations
exagérées, associées à la tendance des médias turcs à publier des
rumeurs publiques, personne ne sait si ces rapports sur les sujets discutés
par téléphone sont exacts. De telles suspicions semblent être validées par
le fait que la Maison Blanche, dans son annonce officielle, n’a fait aucune
référence à l’Arménie ou au génocide arménien.
2. Les dirigeants turcs ont probablement mal évalué l’intention du
Président Obama derrière ces appels téléphoniques ainsi que les
implications de ses mots. Tout au long de sa longue campagne
présidentielle, le Président Obama a plusieurs fois parlé du développement
d’une nouvelle approche en politique intérieure et extérieure. Plutôt que
de menacer ou d’utiliser un langage dur, Obama préfère utiliser des mots
polis et respectueux pour se gagner les bonnes grâces des chefs d’État
étrangers. La nouvelle approche du Président américain est de trouver un
terrain d’entente avec les Démocrates et les Républicains dans le pays,
ainsi qu’avec amis et ennemis outre-mer !
Après avoir lu les rapports turcs favorables à la Turquie, la plupart des
Arméniens ont été mécontents, car ils ont mal évalué le but des appels
téléphoniques du Président Obama. À mon avis, des relations cordiales,
voire amicales, avec les dirigeants de la Turquie ne portent nullement
atteinte à la sympathie du Président Obama envers les Arméniens ou à
son engagement à reconnaître le génocide arménien.
Au contraire, entretenir une relation personnelle chaleureuse avec les
dirigeants turcs facilitera l’utilisation d’une force douce de persuasion au
Président Obama, si cela est nécessaire. Il pourra leur expliquer que des
résolutions commémoratives ont été adoptées par le Congrès en 1975 et
en 1984 et qu’une déclaration présidentielle a été émise par le Président
Reagan sans que cela ne nuise aux relations entre les U.S.A et la Turquie.
Par conséquent, reconnaître un génocide qui a eu lieu il y a presque un
siècle ne porte pas atteinte aux relations actuelles entre les deux pays. De
fait, s’opposer à une telle action n’est ni nécessaire ni raisonnable !
©Traduction C.Gardon pour le Collectif VAN - 26 février 2009 - 14:55 -
www.collectifvan.org
http://collectifvan.org/article.php?r=0&id=27762
Lire le texte original dans la rubrique "Articles en anglais"
ARMENIE/GEORGIE/DJAVAKHK
Arménie/Géorgie : « Si loin, si près : le Djavakhk »
Info Collectif VAN - www.collectifvan.org - La conférence-débat
organisée par l'Antenne d'Erevan du Collectif VAN en collaboration
avec le centre culturel Espaces et intitulée « Si loin, si près : le
Djavakhk » a eu lieu le 7 février 2009 à Erevan, au centre culturel
Espaces. Le Djavakhk (ou Samtske-Javakhétie) est une province
de la Géorgie voisine de l’Arménie, majoritairement peuplée
d’Arméniens. Les Arméniens ont constitué depuis des siècles, la
plus importante minorité ethnique de Géorgie avec une population
de quelque 450 000 individus, géographiquement assez fortement
concentrée à Tbilissi, où vivaient (ou vivent encore ?) 200 000
d'entre eux, ainsi que dans cette région de Samtske-Javakhétie
(Akhalkalaki et Ninotsminda) près de la frontière arménienne.
Dans cette région, arménienne depuis l’antiquité, se trouvent les
descendants des réfugiés arméniens d'Anatolie occidentale venus
pendant les guerres russo-turques (XIXe siècle) et des rescapés
du génocide arménien de 1915. La Géorgie mène, depuis son
indépendance, une politique s’apparentant à de la « purification
ethnique » pour amener à la diminution, voire à la disparition de
la composante arménienne qui maintient une présence séculaire
sur son sol. Elle favorise l’installation dans la région arménienne
du Djavakhk, de Turcs Meskhets chassés par Staline (les Meskhets
constituent un groupe ethnique, de religion musulmane sunnite et
qui parle un dialecte turc anatolien). Ainsi ce véritable musée
ethnographique à ciel ouvert qu’est le Djavakhk, qui isolé de tout
et de tous, perpétue les traditions millénaires de la nation
arménienne, est menacé de disparition. La Géorgie mène
également des actions visant à s’approprier les biens religieux
arméniens (églises, cimetières, etc) présents sur son territoire.
Sur le site officiel du Tourisme géorgien, aucune mention n’est
faite du caractère arménien de la région du Djavakhk, et de sa
richesse culturelle.* Selon la FIDH, en Géorgie, « l’échec d’un
système de protection des minorités mènerait à l’isolement du
groupe minoritaire et, par conséquent, à son exclusion sociale, ou
inversement, mènerait à l’assimilation et à sa disparition. »
La conférence « Si loin, si près : le Djavakhk » a débuté par la projection
du film-essai d’Aram Chahbazian « Le Djavakhk : patrie éternelle », tiré
de la série « Pays arménien ». Après la projection du film, l’analyste du
Centre analytique « Mitq » (« Pensée ») Vahé Sargissian a pris la parole. Il
s’est surtout penché sur des questions générales qui concernent tout le
monde. Parmi ces questions se trouvent le problème administratif et
territorial ainsi que la question d’intégration du Djavakhk, ce qui inclut
l’ignorance de la langue géorgienne par les « Djavakhktsi » (habitants
arméniens du Djavakhk). Selon M. Sargissian, nombreux sont ceux (parmi
les habitants arméniens de la région) qui ne connaissent rien au Djavakhk
et ne savent même pas qu’il se trouve en dehors des frontières de la
République d’Arménie. Vahé Sargissian a également exprimé son
mécontentement concernant la présence, dans tous les films sur
Djavakhk, de la nostalgie des terres ainsi que l’absence d’une force
positive permettant d'aller de l'avant.
Le Djavakhk inclut Akhalkhalak, Akhaltskha et Tsalka, qui forment la
partie du nord de la région historique du Gougark. Le Djavakhk est
mentionné pour la première fois dans l’épitaphe de Van où le roi Arguichti
(Nota CVAN : roi d'Ourartou de -786 à -764, les Ourartéens sont les
ancêtres des Arméniens) parle du pays Zabakha-Djavakha-Djavakhk.
L’histoire témoigne de l’appartenance du Djavakhk à Gouchak, qui était de
la même époque que Hayk Nahapet (Nota CVAN: Haik est le patriarche
légendaire et le fondateur de la première nation arménienne)... Au temps
de la reine Tamar (Nota CVAN: Tamar ou Thamar est une reine de Géorgie
de la dynastie des Bagratides, ayant régné de 1184 à 1213), le nord de
l’Arménie était sous le pouvoir des princes arméniens du royaume
géorgien. Le 2 septembre 1829 selon le Traité d’Andrinople, le Djavakhk
est passé sous l’autorité de l’Empire russe. Depuis le 16 juillet 1921, le
Djavakhk se trouve sur le territoire de l’Etat géorgien. Après la chute de
l’Union soviétique, le président géorgien, Zviad Gamsakhourdia, a fait
adopter trois lois selon lesquelles la Géorgie refusait l’héritage soviétique.
Elle aurait dû par conséquent, également refuser le Djavakhk, mais
curieusement il n’en a pas été question... Le Djavakhk inclut un territoire
de 6400km² environ.
La deuxième question a traité de l’ignorance de la langue géorgienne
parmi la population arménienne du Djavakhk. Les raisons sont multiples :
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