
Chapitre 0 : Introduction
25/01/2007
On accuse la mondialisation de bien des maux : délocalisations, chômage, etc. On subirait la
mondialisation tandis que d’autres en profiteraient.
On lui impute aussi les déréglements climatiques...
Qu’est-ce que la mondialisation ?
Il s’agit d’un phénomène économique lié au libéralisme économique, c’est-à-dire à
l’ouverture des économies et des frontières nationales, la circulation intensifiée des biens
économiques et des capitaux.
Il s’agit ainsi d’un phénomène capitaliste à l’échelle planétaire.
Il s’oppose ainsi aux économies socialistes, fondée sur la critique sociale du marxisme et sur
l’analyse des sociétés industrielles. Pour les marxistes, c’est la possession de l’appareil de
production qui détermine la classe sociale dans une société industrielle. C’est l’Etat qui régule
l’économie et poursuit l’objectif d’avènement d’une société nouvelle.
Il s’oppose également aux économies féodales, fondées sur une société d’ordres où la
naissance fige la position sociale.
Il s’oppose de fait aux économies dites "traditionnelles". C’est-à-dire aux échanges fondés sur
les réseaux communautaires, une logique d’autosubsistance, et sur l’idée de maintenir la
société en l’état, sans volonté ni de profit ni de progrès.
C’est une économie qui privilégie les circuits courts, qui est peu monétarisée et qui connait de
fait des formes de troc. Il s’agit essentiellement d’économies locales.
Le capitalisme a tendace à absorber toutes ces économies. Le communisme s’est effondré et
les économies traditionnelles sont de plus en plus intégrées.
Le capitalisme désigne un régime économique et social dans lequel les capitaux
n’appartiennent en général pas à ceux qui les mettent en oeuvre par leur propre travail.
Le libéralisme est la doctrine du capitalisme. Le tenant politique s’appuie sur
l’individualisme ; la partie économique s’appuie sur la libre-entreprise et la libre concurrence
lesquelles sont les moteurs d’une bonne économie.
Le libéralisme s’accompagne d’une dimension sociale et culturelle qui est lié à l’avènement
de la société de consommation. Va-t-on vers une homogénéisation des sociétés et des
cultures ?
Plusieurs dynamiques contraires s’affrontent.
Par exemple, le créole se maintient bien aux Antilles. Il s’agit d’un acte de résistance organisé
par les institutions.
Des associations comme les groupements altermondialistes prétendent également jouer un
rôle contre l’uniformisation culturelle.
Même s’il existe un phénomène de standardisation, celui-ci est bien souvent hybridé par les
cultures locales : MacDonald ajuste ses menus en fonction des habitudes cullinaires locales.
La langue subit elle-même des adaptations et des phénomènes de métissage. C’est aussi le cas
de la musique.
La mondialisation est ainsi une notion polysémique qui révèle plusieurs dynamiques
contraires.
Il s’agit d’un concept qui s’est forgé dans les années 1950.
C’est un phénomène planétaire qui touche le commerce, les évènements sportifs, la culture,
les médias, Internet, les modes d’alimentation, etc.
Dans les années 1970, Marshall McLuhan parle de "village-monde".
Cette expression révèle tant la révolution médiatique, que la circulation de plus en plus
intense des biens, des hommes et des idées...
La mondialisation est également un concept forgé par les chercheurs qui voient en elle
l’accélération de la diffusion du capitalisme à l’échelle de la planète.