
infections de l'appareil respiratoire dont les symptômes font suspecter une sinusite
aiguë (avec nez bouché et mal de tête), une angine (mal de gorge intense), une bronchite
(toux grasse). Une forte fièvre brutale accompagnée de frissons peut signaler une
grippe, une pneumonie ou une septicémie. En cas d'intoxication alimentaire, due souvent
aux salmonelles et dont la fréquence ne cesse de croître dans les pays occidentaux, la
fièvre est souvent élevée, accompagnée d'une diarrhée, de vomissements et de douleurs
abdominales. Outre ces infections, la fièvre peut accompagner aussi des affections
inflammatoires graves et certains cancers.
La température corporelle varie au cours de la journée. Chez l'adulte sain, elle est la
plus basse au petit matin, vers 6 heures, et atteint son maximum (soit environ 1°C de
plus) en fin d'après-midi. Prise par voie rectale, la température corporelle normale se
situe en moyenne entre 36,5 et 37,5° C ; elle peut varier de plusieurs dixièmes de degré
d'un individu à l'autre. A noter, les femmes ont une température plus élevée de quelques
dixièmes dans la deuxième moitié du cycle menstruel. Comme le début d'apparition de la
fièvre et l'aspect de la courbe thermique sont des éléments de diagnostic, il est utile de
connaître sa température habituelle et ses variations au cours de la journée pour savoir
s'il y a ou non fièvre.
Cependant, et toujours en moyenne, la température chez l'adulte est dite subfébrile au-
dessous de 38° C, moyenne de 38 à 38,5° C, forte de 39 à 40,5° C, très forte au-delà.
Chez le nourrisson et l'enfant on considère qu'il y a fièvre dès 37,5° C. Il faut alors
surveiller de près la température de l'enfant.
Chez l'adulte, si l'on excepte les personnes âgées, les épisodes fébriles modérés et de
courte durée sont en général bien tolérés. Autrement dit, si son état de santé est
d'ordinaire satisfaisant, il est inutile, voire déconseillé, de vouloir absolument faire
baisser la fièvre avant de savoir ce que l'on a. Si la fièvre dure, une consultation
médicale s'impose. Au traitement proprement dit de l'infection en cause, s'ajoutent
alors tout naturellement l'aspirine (et les dérivés salicylés en général), le paracétamol
ou un anti-inflammatoire non stéroïdien comme l'ibuprofène (ex : nurofen), à des doses
variables selon l'intensité de la fièvre. Ces médicaments, dits antipyrétiques, font
comme leur nom l'indique baisser la fièvre et présentent l'avantage de soulager les
courbatures, maux de tête et autres manifestations inconfortables qui l'accompagnent.
Chez les personnes âgées, attention à une possible déshydratation : pour compenser
l'élévation de sa température, le corps sécrète davantage de sueur (dont l'évaporation «
consomme » de la chaleur), pour rétablir l'équilibre hydrique de l'organisme, il faut donc
absorber beaucoup de liquide.
En revanche, la fièvre doit toujours être traitée chez l'enfant à partir de 38-38,5° C.
La vigilance s'impose notamment au tout jeune âge ou l'enfant risque de faire des
convulsions fébriles (une brève perte de connaissance), surtout s'il existe des
antécédents ou, par exemple, une présomption de méningite, dont certains signes
évocateurs en particulier la nuque raide peuvent être absents chez les enfants de moins