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MASS, L2, S3
E. Reus
HISTOIRE DE LA PENSÉE ÉCONOMIQUE
PLAN DU COURS
Partie I. L’économie classique
Chapitre 1. Introduction à la pensée économique classique
Chapitre 2. Les acteurs économiques et leur rôle dans la production
Chapitre 3. La division du travail
Chapitre 4. La valeur L’apport de Smith
Chapitre 5. La théorie de la valeur de Ricardo
Chapitre 6. La loi des débouchés
Chpaitre 7. Le libéralisme économique des classiques
Chapitre 8 : Le salaire
Chapitre 9 : La rente
Chapitre 10 : La répartition du revenu national et son évolution à long terme
Partie II. La pensée de Marx
Chapitre 11. Le matérialisme historique
Chapitre 12. Valeur et exploitation
Chapitre 13. Les prix de production
Chapitre 14. L’évolution du capitalisme
Partie III. L’école néoclassique
Chapitre 15. Les grandes figures de la pensée néoclassiques (Disponible sous forme de
photocopie ou document à télécharger)
Chapitre 16. Les caractéristiques de l’approche néoclassique
Chapitre 17. L’économie politique pure de Walras
Partie III. La pensée de Keynes
Chapitre 18. Contexte et caractéristiques de la révolution keynésienne
Chapitre 19. Le modèle keynésien élémentaire
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BIBLIOGRAPHIE
Les livres qui seront plus particulièrement évoqués dans ce cours
1
:
ENGELS Friedrich et MARX Karl, Manifeste du parti communiste, 1848
KEYNES John Maynard, Théorie générale de l’emploi, de l’intérêt et de la monnaie, 1936
MALTHUS Thomas Robert, Essai sur le principe de population, 1803.
MARX Karl, Le capital, 1867
RICARDO David, Principes de l’économie politique et de l’impôt, 1817
SAY Jean-Baptiste, Traité d’économie politique, 1803
SMITH Adam, Recherches sur la nature et les causes de la richesse des nations, 1776
WALRAS Léon, Éléments d’économie politique pure, 1774
Autres ressources documentaires :
- Il existe de nombreux manuels d’histoire de la pensée économique (voir à la BU, les
ouvrages d’HPE ont la cote 330.15).
- Beaucoup d’informations peuvent être trouvées sur Internet (en français ou anglais) en
faisant une recherche par thème ou par auteur.
Les documents des pages suivantes sont des compléments au cours magistral ou des supports
commentés en cours. Ils ne sont pas un substitut de cours destiné aux étudiants non assidus.
Ces derniers doivent se documenter par eux-mêmes sur les différents thèmes mentionnés dans
le plan du cours.
1
La date indiquée est celle de la première édition des livres cités. Il existe une ou plusieurs
éditions modernes, en français, de chacun des ouvrages indiqués.
3
LA PENSÉE ÉCONOMIQUE CLASSIQUE
1. Période
Cette pensée a des représentants jusqu’à nos jours. Par ailleurs, des thèmes de la pensée
classique ont é intégrés à l’économie telle qu’elle est enseignée aujourd’hui. La théorie
économique de Marx doit également beaucoup à l’héritage classique. Toutefois, on considère
que l’âge d’or de la pensée classique se situe entre 1776 (publication de Recherches sur la
nature et les causes de la richesse des nations de Smith) et 1848 (publication des Principes
d’économie politique de J.S. Mill).
2. Contenu
Impossible de caractériser cette pensée en deux mots avant de l’avoir étudiée… Les
économistes classiques ont en commun de s’inspirer de l’œuvre d’Adam Smith. Ils ont entre
eux des similitudes dans la façon de se représenter le fonctionnement de l’économie,
d’aborder les questions de la valeur, de la répartition, de la croissance, de la liberté
économique… Toutefois, quand on lit leurs écrits, on découvre aussi des différences parfois
sensibles entre les thèses défendues par chacun d’eux.
3. Les principaux économistes classiques
Auteur
Titre d’un livre de cet auteur
Adam Smith (1723-1790)
Recherches sur la nature et les causes de la richesse des
nations (1776)
Thomas Malthus (1766-1834)
Essai sur le principe de population (1798 et 1803)
Principes d’économie politique (1820)
David Ricardo (1772-1823)
Principes d’économie politique et de l’impôt (1817)
James Mill (1773-1836)
Éléments d’économie politique (1821)
John Stuart Mill
Principes d’économie politique (1848)
Jean-Baptiste Say (1767-1832)
Traité d’économie politique (1803)
4
5
CITATIONS SUR LE THÈME DE LA LOI DES DÉBOUCHÉS
A) Citations de Jean-Baptiste Say (Source : Traité d’économie politique, Calmann-Lévy,
1972, chap. 15)
A1) L’homme dont l’industrie s’applique à donner de la valeur aux choses en leur créant un
usage quelconque ne peut espérer que cette valeur sera appréciée et payée que d’autres
hommes auront les moyens d’en faire l’acquisition. Ces moyens en quoi consistent-ils ? En
d’autres valeurs, d’autres produits, fruit de leur industrie, de leurs capitaux, de leurs terres :
d’où il résulte, quoiqu’au premier aperçu cela semble un paradoxe, que c’est la production qui
ouvre des débouchés aux produits. (p. 137-138).
A2) Plus les producteurs sont nombreux et les productions multipliées, et plus les débouchés
sont faciles, variés et vastes. (p. 140)
A3) Chacun est intéressé à la prospérité de tous et la prospérité d’un genre d’industrie est
favorable à la prospérité de tous les autres. (p. 142)
A4) C’est par une distinction futile qu’on classe les nations en nations agricoles,
manufacturières et commerçantes. Si une nation ussit dans l’agriculture, c’est une raison
pour que ses manufactures et son commerce prospèrent ; si ses manufactures et son commerce
sont florissants, son agriculture s’en trouvera mieux. (p. 143)
A5) l’importation de produits étrangers est favorable à la vente des produits indigènes.
A6) L’argent ne remplit qu’un office passager dans ce double échange ; et, les échanges
terminés, il se trouve toujours qu’on a échangé des produits avec des produits. [...] Lorsque le
dernier producteur a terminé un produit, son plus grand désir est de le vendre, pour que la
valeur de ce produit ne chôme pas entre ses mains. Mais il n’est pas moins empressé de se
défaire de l’argent que leur procure sa vente, pour que la valeur de l’argent ne chôme pas non
plus. Or, on ne peut jamais se défaire de son argent qu’en demandant à acheter un produit
quelconque. On voit donc que le fait seul de la formation d’un produit ouvre, dès l’instant
même, un débouché à d’autres produits. (p. 140-141)
B) L’adhésion de James Mill et David Ricardo à la loi de Say
B1) James Mill introduit la loi de Say en Grande Bretagne. (Pamphlet publié en 1808 et
intitulé Commerce defended : An Argument by which Mr Spence, Mr Cobbet and others have
attempted to prove that Commerce is not a Source of National Wealth). J. Mill écrit :
La production de marchandises crée un marché pour les marchandises produites, et c’est la
seule cause qui le fasse.
B2) Ricardo, Principes d’économie politique et de l’impôt, ed. Calmann-Lévy
B2a) Personne ne produit que dans l’intention de consommer ou de vendre la chose produite,
et on ne vend jamais que pour acheter quelque autre produit qui puisse être d’une utilité
immédiate, ou contribuer à la production future. Le producteur devient donc consommateur
de ses propres produits, ou acheteur et consommateur des produits de quelque autre personne.
(p. 230)
B2b) On n’achète des produits qu’avec des produits et le numéraire n’est que l’agent au
moyen duquel l’échange s’effectue. (p. 232)
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