
autre cette nébuleuse à l’Arabie Saoudite ou à ce qu’on appelle le
« wahhabisme ».
Face à la désinformation qui la vise et au terrorisme qui la frappe,
l’Arabie saoudite doit donc combattre sur plusieurs fronts. D’une part, celui de
l’information et de son image de marque, d’autre part contre les extrémistes et
les terroristes.
En effet, l’Arabie saoudite est elle-même victime du terrorisme. Durant
les trois dernières années, 2003-2005, l’Arabie saoudite a subi plus de 25
opérations terroristes (attentats, meurtres , prises d’otages…) , elle a déploré
144 victimes (simples citoyens, agents de la sécurité, travailleurs étrangers ) et
plus 500 blessés. Les forces de sécurité saoudiennes ont exécutés 120
terroristes, et blessés et arrêtés 52. Les efforts des autorités saoudiennes dans la
lutte contre le terrorisme ne se limitent pas à l’intérieur du pays. Ils s’étendent
également sur la scène internationale. Par exemple, c’est à Riyad, en février
2005, que la conférence internationale pour la lutte contre le terrorisme a eu
lieu. Elle a réuni une soixantaine de pays et de nombreuses organisations
mondiales et des experts. Le 17 janvier 2006, l’ambassade d’Arabie saoudite à
Londres a organisé avec l’Institut royale pour les services unis en Grande
Bretagne une conférence sur le thème : « Terrorisme internationale –
Confrontation mondiale ». Le royaume saoudien coopère également avec tous
les Etats concernés par la lutte contre le terrorisme. .
Les Saoudiens refusent l’appellation « islamistes » donnée à des
groupuscules terroristes qui n’ont d’islamique que le nom qu’ils usurpent.
L’islam doit clairement être dissocié des activités de ces groupes dont les chefs,
qui n’ont d’ailleurs aucune qualification religieuse, interprètent l’islam de
manière erronée en vue de légitimer leurs exactions.
Pour leur part, les
Saoudiens, autorités gouvernementales et citoyens, rejettent l’emploi d’une
violence aveugle et réaffirment qu’il faut clairement distinguer l’Islam de celle-
ci. Par ailleurs, ils sont aujourd’hui plus conscients de la nécessité de faire
mieux connaître la réalité saoudienne, une réalité qui est marquée par le souci
Voir : entretien avec le Dr Mohammed Al-Asheik, Ambassadeur du Royaume d’Arabie
Saoudite en France, dans la revue France-Pays arabes, juin 2004.