La science et l`éthique

publicité
CONCOURS 2006-2007
Promotion de l’Ethique Professionnelle
Je crée mon code éthique : mes 4 premiers critères
L’éthique pour mieux vivre en société
et…en entreprise
Par Hermine Andjanga Owanga
Ecole Supérieure Angevine d’Informatique et de Productique
Février 2006
L’éthique pour mieux vivre
en société et… en entreprise
Hermine Andjanga Owanga
Sommaire
Présentation générale ______________________________________________________ 3
Introduction ______________________________________________________________ 4
Qu’est-ce que l’éthique ? ____________________________________________________ 5
Le respect d’autrui _________________________________________________________ 6
La science et l’éthique ______________________________________________________ 7
Le respect de l’environnement _______________________________________________ 8
La vérité __________________________________________________________________ 9
Conclusion _______________________________________________________________ 10
Page 2 sur 10
L’éthique pour mieux vivre
en société et… en entreprise
Hermine Andjanga Owanga
Présentation générale
Les problèmes de la société dans laquelle nous vivons actuellement, me font
me poser des questions sur l’éthique et les valeurs morales. Orientée par mon
éducation, ma formation d’ingénieur, ma culture « européo-africaine » et ma religion,
j’ai choisi de développer quatre points qui me semblent incontournables quand on
parle d’éthique. Chacun d’eux est introduit par un proverbe ou une citation, ensuite
je montre leur importance dans la société en général puis dans l’entreprise, par des
exemples concrets. Selon moi, l’éthique est à la base la société, et donc de la vie en
entreprise, car elles sont étroitement liées.
Abstract
La perception de l’éthique varie en fonction de plusieurs critères, il existe
plusieurs types d’éthique. En essayant de les comprendre, on peut déduire un code
moral général et universel. Personnellement je pense que les points les plus
importants sont : le respect des autres, l’éthique dans les sciences, le respect de la
nature et enfin la vérité. Ces notions sont à la base d’une vie harmonieuse en société,
et également en entreprise.
Bibliographie
Pour appuyer mes idées, j’ai parcouru quelques sites et trouvés des documents
intéressants :
 http://agora.qc.ca/mot.nsf/Dossiers/Ethique
Site de L’encyclopédie de l’Agora : Dossier sur la définition et les enjeux de l’éthique
Auteurs : Bureau canadien des valeurs et de l'éthique, L’encyclopédie de l’Agora (05/25/2006)
 http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89thique
Site de Wikipédia : L’Ethique
Auteur : Wikipédia (04/02/2007)
 http://www.diplomatie.gouv.fr/fr/ministere_817/publications_827/cooperation-internationaledeveloppement_3030/serie-partenariats_3220/entre-ethiques-economie_3222/commerceequitable-commerce-ethique-commerces-ethique_8248.html
Site de France diplomatie- Ministère des Affaires Etrangères : Commerce équitable, commerce éthique
et commerces de l’éthique
Auteur : Philippe d’Iribarne (Directeur de recherche au CNRS)
 http://www.libres.org/francais/universite_d_ete/europe_liberte_1990/europe_a5_1990.htm
Site sur la XIIIème UNIVERSITE D'ETE de la NOUVELLE ECONOMIE : Ethique de l’Europe
27 aout 1990 à Aix-en-Provence
 http://www.philo5.com/Meditations%20publiques/011015%20Le%20respect%20de%20soi%20
et%20des%20autres.htm
Site Philo5 : Le respect de soi et des autres
Auteur : François Brooks
Page 3 sur 10
L’éthique pour mieux vivre
en société et… en entreprise
Hermine Andjanga Owanga
Introduction
Du latin « ethos » qui signifie coutume, habitude, l’éthique est l’étude de ce
qui est bien et de ce qui est mal moralement, dans les comportements humains. Cette
notion varie selon divers critères ; en fonction de la religion, de la culture, de
l’époque ou encore du domaine quand il s’agit d’éthique appliquée.
Il est donc nécessaire de fixer le cadre de cette réflexion sur l’éthique, sachant
que plusieurs critères influencent la perception même de ce qu’est l’éthique.
Etant jeune, future ingénieur en informatique, africaine, catholique et ayant
vécu ou voyagé dans plusieurs pays d’Europe et d’Afrique, il est fort possible que
ma vision de l’éthique diffère sensiblement de celle d’un homme d’âge mur,
agriculteur, asiatique, bouddhiste ayant vécu ou voyagé en Amérique par exemple.
Cela n’empêche pas que nous ne pourrions pas adhérer à certains idéaux
humains, à une « éthique universelle » qui réconcilierait l’ensemble de toutes les
formes d’éthique. Grâce à elle, la vie en société serait mieux organisée, et par
conséquent la vie en entreprise aussi.
Le Rotary en association avec la Conférence des Grandes Ecoles, donne une
opportunité aux futurs ingénieurs de s’exprimer sur ce thème avec pour sujet « Je
crée mon code éthique : mes 4 premiers critères », l’objectif de l’opération étant la
promotion de l’Ethique professionnelle. C’est un sujet intéressant car actuellement de
nombreux problèmes soulèvent la question sur la morale et l’éthique.
Après une réflexion sur ce que sont mes «valeurs », j’ai tiré quatre axes qui me
semblent incontournables en matière d’éthique ; il s’agit du respect d’autrui, la
nécessité de faire des sciences éthiques, le respect de la nature, et la vérité.
Nous allons donc dans un premier temps faire une analyse générale de
l’éthique, selon la période, la culture et dans l’entreprise. Et pour finir, nous
développerons les quatre axes d’études choisis, le respect des autres, la science, la
nature et la vérité, en les introduisant par des proverbes ou des citations.
Page 4 sur 10
L’éthique pour mieux vivre
en société et… en entreprise
Hermine Andjanga Owanga
Qu’est-ce que l’éthique ?
Depuis la Grèce antique jusqu’à nos jours, la définition de l’éthique a subi
plusieurs modifications. Dans le passé, divers philosophes ont étudié la question.
Parmi les plus marquants, on peut citer Aristote dans son fameux ouvrage « Ethique
à Nicomaque ». Dans ce livre, adressé à son fils Nicomaque, il porte une réflexion
structurée sur l’éthique, qu’il base sur la vertu. Selon lui l’homme doit être vertueux,
en réalisant certains actes, pour atteindre le bonheur.
Après avoir été influencée par la religion (Saint Thomas d’Aquin), le devoir
(Kant), l’utilitarisme (utilité pour la société dans la philosophie analytique) et bien
d’autres, l’éthique actuelle se base sur la déontologie et l’éthique appliquée qui est
relative à un domaine précis de l’activité humaine.
La conception de l’éthique varie également en fonction de l’emplacement
géographique. En effet, on constate que la culture et la religion d’une population
influent sur la morale. De manière très caricaturale, en Afrique, l’éthique repose sur
le respect des traditions, le respect des anciens et les croyances religieuses, en Asie, le
bouddhisme, le confucianisme et le taoïsme sont à la base des valeurs morales, en
Europe c’est l’humanisme, et les libertés des individus tandis qu’en Amérique du
Nord l’éthique tourne autour du capitalisme.
De plus, comme nous l’avons dit précédemment, aujourd’hui on distingue
plusieurs types d’éthique en fonction des domaines d’activités. Selon que l’on soit
dans le domaine de l’économie, du commerce, de la médecine ou des nouvelles
technologies, les principes de la morale ne sont pas les mêmes. Un code
déontologique est prévu pour chaque domaine spécifique. Par exemple, dans le
commerce équitable les principes de l’éthique sont liés aux enjeux économiques
associés, et dans le questionnement sur l’euthanasie c’est plus une question de
principes et de morale.
Après avoir eu un aperçu global des différents types d’éthique qui existent,
nous allons maintenant nous focaliser sur les quatre thèmes principaux de cet essai.
Page 5 sur 10
L’éthique pour mieux vivre
en société et… en entreprise
Hermine Andjanga Owanga
Le respect d’autrui
«Ne fais pas aux autres ce que tu ne veux pas qu’on te fasse à toi-même». Cette
citation tirée de la Bible résume assez bien l’idée du respect de l’autre. C’est mon
premier critère d’éthique, car le respect des personnes qui m’entourent est la base de
toute vie harmonieuse en société et donc dans l’environnement professionnel aussi.
Dans cette citation l’idée, que l’autre est mon égal est mise en évidence.
Respecter l’autre, c’est accepter sa condition d’Homme à part entière, qui peut
ressentir des émotions, penser, et réfléchir tout comme moi, et bien sur le tolérer.
Malheureusement, le respect, n’est pas une notion naturelle et aisée pour les
Hommes, car l’histoire l’a prouvé et le prouve encore, la tendance est au mépris de ce
que l’on ne connaît pas. En général, il faut conquérir le respect des autres par des
faits ou des actes.
Vivre en société nécessite le respect, car si personne ne respectait aucune
autorité, chacun penserait à satisfaire ses besoins personnels en se servant des autres
comme des outils pour arriver à ses fins. Dans le monde, de nombreux problèmes
sont issus du manque de respect des Hommes envers leurs semblables. Le racisme,
les génocides, les guerres de religion, l’impérialisme, l’esclavage, la misogynie et j’en
passe sont des maux qui auraient été évités, si la notion de respect avait été acceptée,
quelque soit la couleur de la peau, la nationalité, le sexe, la religion, et les différences
de l’autre en général.
Il faut aussi souligner le fait que le respect des autres commence par le respect
de soi-même. Si je dois respecter tous les hommes et que j’en suis un, cela implique
que je doive me respecter moi-même. De plus, une personne qui se respecte est plus
à même d’exiger le respect des autres.
Dans le monde de l’entreprise, le respect des autres et le respect des règles
sont une clef de la réussite. Traiter ses collaborateurs avec respect, les aide à
s’épanouir personnellement et par conséquent au sein de l’entreprise aussi. De
même, le respect des clients et de leurs besoins est primordial dans le secteur
commercial.
Page 6 sur 10
L’éthique pour mieux vivre
en société et… en entreprise
Hermine Andjanga Owanga
La science et l’éthique
Nous allons maintenant nous intéresser au deuxième axe de réflexion, qui
concerne la science et les nouvelles technologies. Selon Rabelais, « Science sans
conscience n’est que ruine de l’âme». Cette célèbre citation en dit long sur les dangers
moraux de la science. Nous n’allons pas analyser cette citation, mais plutôt parler des
problèmes actuels et des enjeux de l’éthique dans certains domaines scientifiques.
Apparut dans les années 1960, la bioéthique désigne la réflexion éthique
autour des progrès en biologie. Les questions sur le clonage humain, les OGM
(organismes génétiquement modifiés), les brevets sur les médicaments et
l’euthanasie sont des sujets d’actualité assez graves sur lesquelles des réflexions sont
menées.
De même dans le domaine des nouvelles technologies, on assiste à des
avancées extraordinaires, qui s’accompagnent de la naissance et de la croissance de
nouveaux vices. La sécurité des systèmes d’informations est une branche de
l’informatique qui a un avenir florissant, car les techniques de piratage se
multiplient. Toutes les personnes qui font de l’informatique doivent être conscientes
de la responsabilité qu’elle ont, et doivent respecter une charte informatique compte
tenu de la sensibilité de cette activité. Il est facile de violer l’intimité des gens en
piratant leur mot de passe, en installant des logiciels espions, de corrompre des
données informatiques pour voler ou tricher, et pire de détruire des systèmes
d’informations entiers qui sont de plus en plus informatisés.
Les problèmes liés au développement des sciences et des technologies sont
déstabilisants dans le sens ou aucune réflexion n’avait été menée sur ces problèmes
étant donné, qu’ils n’existaient pas avant. On ne peut donc s’appuyer sur aucune
religion, aucun héritage culturel pour établir des règles éthiques par rapport à ces
sujets.
Malgré que les enjeux financiers soient énormes (brevet sur les médicaments,
espionnage industriel de la concurrence par le piratage informatique, prix des
aliments transgéniques, etc…), il est indispensable que la question de l’éthique soit
au premier plan, sinon on va vers des dérives graves pour l’humanité ; l’image
d’esclaves clones, produits simplement dans le but de travailler, avec des qualités
choisies génétiquement, puis détruits après leur ouvrage quitterait de la fiction à la
réalité. Ce qui doit rester à l’esprit est l’utilité réelle et l’utilisation que les hommes
feront d’une nouvelle technologie ou d’une découverte scientifique.
Page 7 sur 10
L’éthique pour mieux vivre
en société et… en entreprise
Hermine Andjanga Owanga
Le respect de l’environnement
«Lorsque l’homme aura pêché le dernier poisson, tué le dernier animal, coupé
le dernier arbre et pollué la dernière goutte d’eau, alors il réalisera que l’argent n’est
pas comestible ». Ce proverbe de la nation des Iroquois du Canada m’a
particulièrement touchée, par sa force et sa véracité. Il est plus que temps que les
hommes prennent conscience de l’importance de préserver leur environnement.
L’homme a entamé la conquête de l’espace, mais pour l’instant aucune autre
planète que la terre n’est en mesure d’accueillir une population humaine, dans de
bonnes conditions. En détruisant la couche d’ozone qui nous protège, nous rendons
l’avenir incertain pour les générations futures sur notre planète.
L’un des points dramatiques est que le réchauffement climatique est dû en
majorité à quelques pays, en général des pays riches et industrialisés, qui
consomment énormément de ressources et produisent des déchets toujours plus
nuisibles à l’environnement. Et malheureusement, les premières victimes vont être
les pays les plus pauvres, non industrialisés et qui en général vivent en harmonie
avec la nature et sont très dépendants d’elle. Ces derniers n’auront même pas les
moyens financiers de mettre en place des solutions pour se protéger face aux
dérèglements climatiques.
Moi qui ai grandi sur la presqu’île de Port-Gentil au Gabon, je suis témoin de
la montée dramatique du niveau de la mer et de l’érosion du littoral. Dans cette ville,
une montée du niveau de l’océan Atlantique d’un seul mètre aura des conséquences
graves et il n’est même pas évident que l’Etat aie les moyens de faire protéger les
côtes, ceci sans compter l’impact sur les paysages.
C’est pourquoi il paraît indispensable de prôner l’éthique écologique et le
développement durable. Elle doit être présente dans nos vies au quotidien, dans les
familles et surtout dans les entreprises et les industries qui sont les premiers acteurs
du réchauffement climatique.
Page 8 sur 10
L’éthique pour mieux vivre
en société et… en entreprise
Hermine Andjanga Owanga
La vérité
Dans son ouvrage Philosophie prose, Victor Hugo nous laisse cette pensée : « La
vérité est comme le soleil. Elle fait tout voir et ne se laisse pas regarder ». La
recherche de la vérité a soulevé de nombreuses questions. Qu’est-ce que la vérité ?
Qui la détient ? Comment l’atteindre ? Existe-t-il plusieurs vérités ? Existe-t-il une
vérité absolue ? Plusieurs auteurs ont tenté d’établir leur définition de la vérité, mais
cela reste un sujet délicat. Etant donné que c’est un thème clef dans l’éthique, j’ai
choisi la vérité comme quatrième axe dans ma réflexion.
On constate que la recherche de la vérité est une quête difficile car elle ne se
laisse pas regarder tout comme le soleil. Je ne peux donc pas dire que tout le monde
doit dire la vérité pour le bien de la société. Comme chaque homme cerne mieux le
mensonge, son propre mensonge, réfléchi et produit par son cerveau, je vais parler
du refus du mensonge. En effet, en mentant moins, on se rapproche un peu de la
vérité.
Ne pas mentir, est parfois plus simple que de dire la vérité. L’humanité se
passerait de bien des problèmes si un certain nombre de mensonges n’avaient pas été
dits. Dans le processus de vérité, on peut être sûr de sa pensée, mais être dans
l’erreur par rapport aux autres. Dans ce cas, la personne en tort ne peut rien faire
pour s’améliorer, car elle est convaincue d’avoir raison. Or quand on prend la peine
d’élaborer un mensonge, on en est conscient, et on peut l’éviter.
Dans notre société moderne, les impostures, les escroqueries, les falsifications
de document, d’objets, de témoignage ont des conséquences graves. Nous avons un
exemple avec le procès d’Outreau, dans lequel plusieurs vies ont été détruites, à
cause d’un jugement basé sur des mensonges. En entreprise, il y a de nombreux cas
de malversations financières, là encore la base est le mensonge, qui souvent sert à
couvrir d’autres méfaits.
Comme la justice est un des piliers de la vie sociale, il est nécessaire que la
vérité fasse partie intégrante des valeurs morales, pour que la justice soit rendue
équitablement.
Page 9 sur 10
L’éthique pour mieux vivre
en société et… en entreprise
Hermine Andjanga Owanga
Conclusion
Devant le changement général des comportements, surtout des plus jeunes,
face à l’avancée des technologies, et à l’évolution des mentalités, il est important de
se poser la question sur les valeurs morales et l’éthique dans la société d’aujourd’hui.
Le développement de la pédophilie par Internet, l’happy slapping (mouvement qui
pousse les jeunes à faire des vidéos de scènes de violences, parfois criminelles à l’aide
de téléphones portables), la crise des banlieues parisiennes de 2006, les dérèglements
climatiques, le clonage humain et bien d’autres sont des sujets graves et terriblement
choquants. Nous devons tous nous poser la question du bien et du mal, et essayer de
comprendre pourquoi ces notions semblent disparaître avec le temps.
Il y a une prise de conscience générale, encore lente, mais qui commence à
prendre forme. Par exemple, les gouvernants s’intéressent un peu plus à l’écologie,
en sensibilisant les populations sur l’économie d’énergie et le recyclage. A Berlin, le
Sénat du Land de Berlin vient de décider l'introduction d'un cours d'éthique
obligatoire dans l'emploi du temps des collégiens. Ce cours complète les cours de
religion et est censé apporter une formation morale. Pour l’instant un quart des
élèves est concerné par cette formation, mais c’est une excellente initiative. Les jeunes
doivent être les premiers à être sensibilisés sur les questions d’éthique, car ils
constituent l’avenir de chaque pays.
Dans le milieu professionnel, tout les salariés, et les managers en particulier, se
doivent d’avoir des valeurs morales communes et en adéquation avec la culture de
l’entreprise. Cependant, sachant qu’en général, les enjeux financiers vont à l’encontre
des idées éthiques, comment trouver le juste milieu ?
Page 10 sur 10
Téléchargement