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éminents de la France libre et de la Résistance comme Robert Schuman ou Maurice
Schumann)
PCF (Parti communiste français : fondé en 1920 ; très impliqués dans la Résistance
avec des gens comme Raymond Aubrac. A la libération, il devient le premier parti de
France avec notamment Maurice Thorez)
DES HOMMES D'ÉTAT
BLUM Léon (1872-1950) : socialiste, il présida le premier gouvernement de Front
populaire (juin 1936-juin 1937). Emprisonné après l'armistice de juin 1940, il fut
déporté à Buchenwald en 1943-1945. II représente pour de Gaulle, au-delà de l'estime
qu'il a pour lui, l'homme politique incapable de résister aux jeux des partis. Blum refuse
ainsi de succéder à de Gaulle en 1945 : « Évidemment, Blum considérait sous la seule
optique socialiste le grand problème national dont je l'avais entretenu » (page 310).
CASSIN René : juriste de renom, il établit le statut des Forces françaises libres (FFL).
René Cassin est un combattant de la 2e Guerre Mondiale qui rejoindra le général dès la
signature de l’armistice en 1940. Cassin sera l’un des rédacteurs de la Déclaration
universelle des droits de l’homme en 1948, puis président de la Cour européenne des
droits de l’homme entre 1965 et 1968. il recevra le Prix Nobel de la Paix en 1968.
CHURCHILL Winston (1874-1965) : homme politique anglais, il fit une très longue
carrière. Ministre dès 1908, il partage avec de Gaulle le goût pour la littérature et
l'intransigeance pour défendre la grandeur de son pays. Premier ministre du 10 mai 1940
au 25 juillet 1945, il se révéla un étonnant chef de guerre, déclarant aux Communes en
1940 : « Je n'ai rien d'autre à offrir que du sang, des peines, des larmes et des sueurs. » II
est, aux yeux de De Gaulle, le grand homme qui accueillit la France libre, et son alter
ego : un homme des tempêtes, inadapté aux manœuvres politiques du temps de paix («
Sa nature, identifiée à une magnifique entreprise, sa figure, burinée par le feu et le
froid des grands événements, devenaient inadéquates au temps de la médiocrité »,
page 244).
GIRAUD Henri : sorti aussi de l’école militaire de Saint-Cyr effectue une grande
partie de sa carrière au Maroc. Populaire, il devient vite pour les alliés qui souhaitent
débarquer en Afrique et écarter le général de Gaulle une alternative. Il bénéficie du
soutien du général Eisenhower, le commandant en chef des troupes alliées en Europe,
ainsi que du président des USA, Roosevelt. Le général Giraud représente pour les
alliés le compromis idéal entre la Résistance et le Régime de Vichy. Soutenu par les
Etats-Unis, Giraud rencontre de Gaulle à la conférence de Casablanca (14-24 janvier
1943), puis dirige avec lui le Comité français de libération nationale (CFLN), embryon
d’un futur gouvernement. La cohabitation entre les deux hommes est difficile, voire
hostile. De Gaulle a toujours refusé de faire le moindre compromis avec le Régime de
Vichy, ce qui n’était pas le cas pour Giraud. Malgré le soutien des américains, Giraud
est progressivement écarté par de Gaulle du CFLN.
HITLER Adolf (1889-1945) : chancelier du Reich en janvier 1933, il devint le Führer
de l'Allemagne en 1934 (« chef, guide »). II instaura un « Ordre nouveau » qui toucha
chaque individu, par les organisations de jeunesse, l'enseignement, la culture, le parti et
l'antisémitisme; il résolut le problème du chômage par une politique de grands travaux et
de réarmement. II joua de son magnétisme sur les foules ; ses agressions
(remilitarisation de la Rhénanie, annexion de l'Autriche et des Sudètes) furent
encouragées par la passivité des démocraties ; il ordonna l'invasion de la Pologne le 1 Il