
Neurphysiologie – Pr. Macron
Cours d’Inès Masmoudi. DCEM1 2010-2011.
a. Réaction d’adaptation statique localisée
- Implique simplement une petite partie des muscles (exemple : uniquement les muscles de la
jambe).
- Le processus le plus simple d’adaptation statique localisée est le reflexe myotatique.
- Exemple: reflexe myotatique du muscle surral.
o Flexion de la cheville sous l’effet du poids.
o A l’origine d’un étirement du triceps sural.
o En réponse ce muscle s’étire par un reflexe sural participe au redressement, aide à
tenir debout.
- La réaction de soutien :
o Observable chez le nouveau né, on pose sa voute plantaire sur la table d’examen.
o Petit à petit on allège ce maintient de telle façon que le poids de l’enfant appuie sur la
jambe.
o Ca déclenche la réaction de soutien : le nouveau-né redresse sa jambe.
o En effet il y a une flexion cheville entrainant reflexe myotatique triceps surral et une
flexion hanche entrainant reflexe myotatique quadriceps fémoral.
b. Réaction d’adaptation statique généralisée
D’origine cervical
- Ce sont des réactions d’origine cervicale : articulaire, musculaires, etc.
- Il existe beaucoup de récepteurs dans cette région à l’origine d’une information proprioceptive
très importante.
- Chez le chat on a décrit les reflexes de Magnus.
o Posture naturelle du chat sur quatre pattes.
o Une flexion dorsale de la tête du chat (passive) entraine une redistribution du tonus et
modifie la posture du chat (chat assis) :
o Hypertonie des muscles extenseurs du train avant.
o Hypertonie des muscles fléchisseurs du train postérieur.
o Une flexion antérieure de la tête du chat (passive) entraine une redistribution du tonus
et de modifie la posture du chat (chat qui lape son lait) :
o Hypertonie des muscles fléchisseurs du train avant.
o Hypertonie des muscles extenseurs du train postérieur.
- Ces réactions persistent chez un animal à qui on a détruit les deux appareils vestibulaires :
o Montre que ces informations ne sont pas d’origine vestibulaire.
o Confirme que ces réactions sont d’origine proprioceptive à partir des muscles du cou.
- Chez l’homme une étude neurologique a été faite chez des sujets avec les deux appareils
vestibulaires détruits (exemple : otite mastoïdite destruction vestibule) :
o Mouvement passif de la tête : enregistrement du tonus musculaire.
o Flexion dorsale de la tête : renforcement du tonus des muscles extenseurs des membres
supérieurs et inférieurs.
o Flexion ventrale de la tête : renforcement du tonus des muscles fléchisseurs des
membres supérieurs et inférieurs.
o Tourne la tête ou penche la tête vers la droite :
o Renforcement du tonus des muscles extenseurs du côté homolatéral.
o Renforcement du tonus des muscles fléchisseurs du côté controlatéral.