
B - Espèce ovine: les mêms bactéries peuvent être citées pour la brebis, sauf Hist.
somnus qui est remplacé par Hist. ovis.
C - Espèce porcine: les mêmes bactéries peuvent être citées pour la truie (sauf le genre
Histophilus).
D - Espèce canine: les bactéries les plus citées sont Staphylococcus intermedius,
Streptococcus spp beta-hémolytique (canis et groupe L), Escherichia coli et coliformes.
Accessoirement des isolements de Proteus spp, Pseudomonas aeruginosa, Neisseria
spp, Branhamella spp, Acinetobacter spp, Haemophilus spp, Corynebacterium spp sont
rapportés.
E - Espèce féline: les mêmes bactéries peuvent être citées pour la chatte, avec, en plus,
Haemobartonnella felis (sans oublier les virus félins dont on parle tant).
F - Espèce équine: les bactéries les plus citées sont semblables à celles des autres espècs
animales (Staphylococcus spp, Streptococcus spp bêta-hémolytiques, Enterococcus,
Escherichia coli et autres coliformes, Proteus spp, Pseudomonas aeruginosa...,
auxquelles il faut ajouter bien sûr, Taylorella equigenitalis responsable de la métrite
contagieuse équine (CEM) ainsi qu'une bactérie que l'on ne décrivait que chez l'homme
jusqu'à présent: Gardnerella vaginalis et une bactérie dénommée Actinobacillus suis -
like.
b) Incidence
Après la mise-bas, il est normal de retrouver des bactéries dans la matrice. Chez
la vache, jusqu'à 90% des parturientes sont ainsi infectées. Deux mois plus tard moins
de 10% restent infectées car la matrice est capable de contrôler l'infection. Or, afin
d'optimaliser les chances de conception et de nidification, il est admis que la matrice
doit être quasi stérile. Les bêtes avec des problèmes de retour en chaleurs donnent plus
souvent une culture positive que les bêtes sans problème. Mais le problème n'est pas
aussi clair car de nombreuses bêtes réputées fertiles donneront aussi une culture
positive.
c) Pathogénie
L'infection procède, dans la grande majorité des cas, par voie vaginale, surtout
lorque le col est ouvert. En quelques jours, une endométrite se développe, suivie d'une
métrite, éventuellement. Selon le type d'infection, l'évolution va vers la guérison avec
retour à la fertilité, la guérison sans retour à une fertilité normale, l'aggravation ou la
chronicité. Cependant, l'infection peut persister encore un long moment.
d) Signes cliniques
Le signe clinique, en dehors des problèmes de fertilité est l'apparition d'un
écoulement vulvaire, séro-muqueux et purulent.
e) Lésions
La matrice présente des degrés variables d'inflammation avec des ulcérations
éventuelles. Une infiltration de poly- ou mononucléaires est observable au microscope.
f) Diagnostic
Le diagnostic clinique est basé sur les problèmes de fertilité et l'écoulement
vulvaire. Le diagnostic étiologique peut être apporté par un laboratoire mais celui-ci