La valeur ajoutée

advertisement
LA VALEUR AJOUTEE
Thème 4 – 2
La création de richesse par
l’entreprise
La valeur ajoutée
- La notion de valeur ajoutée et son calcul
- Les consommations intermédiaires
PRE-REQUIS :
- Le facteur humain
- Le facteur travail
- Le CA
OBJECTIFS :
- Appréhender les notions de valeur ajoutée et de consommations intermédiaires
- Etre capable de calculer une valeur ajoutée
- Comprendre l’intérêt de son calcul
MISSION 1 – DECOUVERTE DU THEME
Avant la séance, prendre connaissance à la maison de deux vidéos mises sur le drive :
- Rappel sur les consommations intermédiaires
(http://www.dailymotion.com/video/x17805n_2-1-rappel-sur-les-consommations-intermediaires_school)
- Calcul de la valeur ajoutée
(http://www.dailymotion.com/video/x17805s_2-2-calcul-de-la-valeur-ajoutee_school)
MISSION 2 – ANALYSE DU DOSSIER DOCUMENTAIRE
Document 1
http://www.economie.gouv.fr/facileco/valeur-ajoutee
Notions abordées :
- définition et calcul VA
- consommations intermédiaires
- impact sur l’économie / lien avec le PIB
Document 2
http://www.journaldunet.com/business/pratique/dictionnaire-comptable-et-fiscal/14474/chiffre-d-affaires-cadefinition-traduction.html
Notions abordées (rappel) :
- définition chiffre d’affaires
Document3
CAS PRATIQUE
L’entreprise jeux en bois a fabriqué 10 000 jouets qu’elle a vendus 40 € pièce.
Pour produire ces jouets, elle a réalisé les opérations suivantes :
- Consommation d’électricité et de fioul pour le fonctionnement des machines,
l’éclairage et le chauffage des ateliers = 18 000 €
- Achat de bois = 35 000 €
- Paiement des impôts = 19 000 €
- Achat de roues = 37 000 €
- Achat de peinture = 25 000 €
- Renouvellement des machines = 50 000 €
Notions abordées :
- calcul VA avec un exemple d’entreprise
- CA, consommations intermédiaires, VA
Document 4
http://www.insee.fr/fr/publications-et-services/insee-bref/pdf/insee-en-bref-PIB-croissance.pdf
Notions abordées :
- VA
- lien avec le PIB / croissance
- rémunération VA
Document 5
Volkswagen a engrangé un chiffre d'affaires record en 2014
REPLAY / ÉDITO - Le groupe allemand Volkswagen a écoulé plus de 10 millions de voitures
en 2014 et en a tiré près de 11 milliards d'euros de profits.
par François Lenglet publié le 04/03/2015 à 08:17
A la veille de l'ouverture au public du Salon automobile de Genève, le constructeur Volkswagen publie des
résultats éblouissants. Sur la seule année 2014, le groupe a fabriqué un peu plus de 10 millions de voitures. Il est
désormais à un cheveu du numéro 1 mondial, le Japonais Toyota, qui ne le devance que de quelques dizaines de
milliers de véhicules.
En 2015, l'Allemand sera peut-être le plus grand constructeur automobile de la planète, grâce à ses différentes
marques bien sûr. Outre la marque généraliste Volkswagen elle-même, il possède également Audi, en pleine forme,
Skoda pour le bas de gamme, et, côté luxe, le fameux Porsche ou encore Bugatti, qui a son usine en France.
Volkswagen a engendré 11 milliards d'euros de profits (c'est plus que Total chez nous), sur un chiffre d'affaires de
200 milliards d'euros. 2014 aura été l'une des années les plus profitables de l'histoire de ce groupe, fondé sous le
régime de Hitler (en 1936), par un monsieur Porsche, et dont le petit-fils est toujours à la tête de l'entreprise.
Volkswagen est à la fois une entreprise familiale, puisque la famille du fondateur est toujours présente, une
entreprise partiellement publique, puisque la région de Basse-Saxe est l'actionnaire le plus important, et une
entreprise cotée sur les marchés financiers.
Que va faire le groupe de tout cet argent gagné ? D'abord investir, c'est-à-dire développer de nouveaux modèles et
des technologies. L'entreprise investit ainsi 100 milliards d'euros sur quinze ans. C'est plus que les majors du pétrole,
c'est considérable.
Ensuite, le groupe va rémunérer les actionnaires. Le dividende (les intérêts que rapporte une action à son détenteur)
va augmenter de 20%. Il y en aura aussi une partie pour les salariés, qui vont être augmentés, beaucoup plus
modestement que les actionnaires même si le chiffre peut faire rêver les salariés de Renault en France ou de PSA :
+3,4% cette année.
Les secrets de la réussite
Comment expliquer ce succès ? D'abord, de bonnes voitures. La légende veut que les dirigeants de l'entreprise
passent 20% de leur temps à essayer les voitures qu'ils produisent, et celles des concurrents pour comparer. Pas
trop fatigant comme boulot.
Le secret, c'est l'investissement, avec une vision de long terme. C'est aussi un modèle social très particulier où les
syndicats, tout en étant durs sur les salaires lorsque la croissance est là, n'hésitent pas à co-gérer l'entreprise avec la
direction. Le comité d'entreprise, où domine le très puissant syndicat IG Metall, vient ainsi de proposer à la direction
des mesures d'économies pour améliorer la compétitivité de l'entreprise. C'est pas banal.
Ils profitent enfin de l'euro, qui a interdit les dévaluations chez les voisins européens, ce qui a permis d'y vendre
massivement dans les années 2000.
Les constructeurs allemands sont aussi en forme. C'est le cas de BMW, qui a fait un saut considérable en termes de
production dans les dernières années ; un peu moins de Mercedes, qui ne parvient pas à rajeunir sa clientèle à cause
de modèles un peu ringards.
Ce qui est frappant, c'est que les investissements automobiles en Europe se concentrent désormais en Allemagne. Il
y a quinze ans, l'Allemagne fabriquait une voiture sur trois dans la zone euro. Aujourd'hui, c'est presque une sur
deux.
http://www.rtl.fr/actu/economie/volkswagen-a-engrange-un-chiffre-d-affaires-record-en-2014-7776869378
-> Compléter la fiche d’analyse
Fiche d’analyse du Document 5
Titre du document
Type de support
Auteur
Date
Source
Quoi
Ce qui se passe
Ce que l’on raconte
Qui est concerné ?
Quand
Où
-
Les idées fortes
Vous devez définir les concepts suivants :
- Calcul du CA de Volkswagen
- un actionnaire
- la rémunération des actionnaires et des salariés
- les consommations intermédiaires utilisées dans l’industrie automobile
Document 6
Comment le scandale Volkswagen porte un
coup à l'industrie allemande
Par Marie Théobald - Publié le 23/09/2015 à 06:00
LE SCAN ÉCO - L'affaire du logiciel capable d'échapper aux contrôles
antipollution, dans 11 millions de véhicules Volkswagen, touche en plein
coeur une Allemagne au sein de laquelle l'industrie automobile pèse
lourd. (…)
Déstabilisé par des révélations aux Etats-Unis, Volkswagen a reconnu
avoir installé un logiciel capable d'échapper aux contrôles antipollution dans 11 millions de véhicules dans le monde. L'affaire
touche en plein cœur une Allemagne fière de son industrie automobile, pilier de son économie. «C'est un énorme coup porté à
l'industrie allemande», déplorait ainsi le député bavarois conservateur Max Straubinger.
En effet l'Allemagne demeure une grande puissance industrielle avec des secteurs phares : l'automobile, la construction
mécanique, l'électrotechnique et l'industrie chimique. L'industrie représente 30% du PIB en 2014, selon la Banque mondiale.
L'industrie automobile pèse lourd. D'après Eurostat, sa valeur ajoutée (création de richesse de ce secteur) s'élève à 97,6 milliards
d'euros en 2012, soit près de 4% de la valeur ajoutée totale de l'ensemble des activités en Allemagne. L'Allemagne est le
quatrième producteur mondial d'automobiles avec près de 6 millions de véhicules particuliers et utilitaires en 2014, peut-on lire sur
un document de l'Organisation internationale des constructeurs automobiles. Dépassée par la Chine, les Etats-Unis et le Japon,
elle devance la France. En 2012, sur 42 millions de personnes actives en Allemagne, Eurostat chiffre à 825.000 celles qui
travaillent dans le secteur de l'industrie automobile. Cela représente 2% de la population active. Plus largement, «un emploi sur
sept dépend directement ou indirectement de l'industrie automobile», avance l'éditorialiste Ulrich Schäfer, dans le quotidien de
centre-gauche Süddeutsche Zeitung. Bref, les conséquences du scandale Volkswagen pourraient être désastreuses pour
l'économie allemande.
Crainte des conséquences sur les concurrents
Volkswagen a toujours joué sur la fiabilité du «made in Germany». Pour vendre son emblématique Coccinelle aux Etats-Unis,
jugée trop petite et trop ronde par des Américains habitués aux lignes droites et à l'allure massive des Cadillac, Ford et consorts,
l'allemand avait, déjà, dans les années 60 conçu une réplique publicitaire très pragmatique: «Elle est moche, mais elle vous
emmène à destination».
Pour l'expert automobile Ferdinand Dudenhöffer, le scandale qui vient d'éclater salit l'image de l'Allemagne. Selon lui le «made in
Germany» a toujours été sérieux, sincère, et n'a jusqu'ici pas triché, ni fraudé. Le géant aux douze marques «est la plus grande
entreprise allemande et une entreprise exemplaire. Personne n'aurait imaginé que Volkswagen puisse mentir», explique-t-il. Il
craint que les doutes ne se propagent aux concurrents Daimler et BMW, et aux équipementiers Bosch et Continental.
De manière générale, c'est fort d'une promesse de fiabilité et de qualité que l'Allemagne peut exporter à tour de bras, pour plus de
100 milliards d'euros par mois, ses voitures, mais aussi ses produits chimiques et machines outils, indique l'AFP.
La parole de la chancelière
Le ministre de l'Économie, Sigmar Gabriel, a assuré que le «made in Germany» restait un «signe de qualité» et n'était pas en
danger. Toutefois, la chancelière allemande, Angela Merkel, a réclamé, ce mardi, à Volkswagen, «une totale transparence» et des
explications rapides.
Angela Merkel se rend à la fin de la semaine à New York, pour convaincre les dirigeants des Nations Unies d'adopter des
engagements contre le réchauffement climatique, avant la tenue de la conférence environnementale COP21 à Paris en décembre.
«Si la plus grosse entreprise allemande triche, que vaut la parole de la chancelière», s'interroge Ferdinand Dudenhöffer.
La polémique «ne touche actuellement qu'une entreprise, et envisager qu'elle concerne un secteur, une industrie entière ou
l'économie allemande dans son ensemble n'est que pure spéculation», tempère la fédération de l'industrie allemande BDI.
Néanmoins, l'ensemble des valeurs automobiles a chuté à la Bourse de Francfort, entraînées par la nouvelle dégringolade de
l'action Volkswagen. Elle a perdu 35% en deux jours.
http://www.lefigaro.fr/economie/le-scan-eco/decryptage/2015/09/23/29002-20150923ARTFIG00022-comment-lescandale-volkswagen-porte-un-coup-a-l-industrie-allemande.php
-> Compléter la fiche d’analyse
Fiche d’analyse du Document 6
Titre du document
Type de support
Auteur
Date
Source
Quoi
Ce qui se passe
Ce que l’on raconte
Qui est concerné ?
Quand
Où
-
Les idées fortes
Vous devez définir les concepts suivants :
- « L'industrie représente 30% du PIB »
- « sa valeur ajoutée (du secteur automobile) s'élève à 97,6 milliards d'euros en 2012 »
- « Cela représente 2% de la population active »
MISSION 3 – CONSTRUCTION DE LA SYNTHESE
SYNTHESE
I – LA NOTION DE VALEUR AJOUTEE
La valeur ajoutée représente ............................................................................................................................................
Elle permet de rémunérer principalement les facteurs de production :
Facteur
Facteur
…………..……….
…………..……….
=………………….
.…………………
…………………..
=………………….
.…………………
…………………..
La somme des valeurs ajoutées par tous les agents économiques sur les produits forment .........................................
..........................................................................................................................................................................................
Le …………………………… est un indicateur de puissance économique.
II – LE CALCUL DE LA VALEUR AJOUTEE
Calcul de la valeur ajoutée :
VA = ……………………………………………….… - ……………………………………………………………
Les consommations intermédiaires sont .........................................................................................................................
Le chiffre d’affaires correspond .......................................................................................................................................
MISSION 4 – REDACTION DE L’ETUDE
Objet d’étude n°1 (en lien avec l’axe de réflexion « Les enjeux du partage de la valeur ajoutée » du thème 4-2)
-> En quoi la répartition de la valeur ajoutée est un enjeu à la fois économique et social ?
Dans un développement structuré comportant une introduction et une conclusion, vous présenterez dans une
première partie la notion de valeur ajoutée et sa répartition puis dans une seconde partie les enjeux économiques et
sociaux de cette répartition.
Objet d’étude n°2
-> En quoi le calcul de la valeur ajoutée est-il important dans la mesure de la croissance économique ?
Dans un développement structuré comportant une introduction et une conclusion, vous présenterez dans une
première partie la notion de valeur ajoutée et son calcul puis dans une seconde partie son intérêt dans la mesure de
la croissance économique.
Téléchargement