Réponse en droit :
Pour pouvoir partir à la retraite, il faut avoir l’âge légal de départ à la retraite (62 ans) ou avoir atteint l’âge
d’attribution du taux plein (67 ans). Le salarié doit cesser son activité professionnelle. Le taux applicable est
de 50 % maximum (taux plein) si l’assuré a atteint l’âge légal au moins et justifie de la durée d’assurance
exigée. La durée d’assurance, c’est-à-dire le nombre de trimestres de cotisation pris en compte pour bénéficier
du taux plein varie est de 166 trimestres pour les assurés nés en 1956. Sont comprises dans la durée
d’assurance les périodes cotisées, mais aussi les périodes assimilées (maladie, maternité, invalidité, accident
du travail, périodes de chômage, de détention provisoire…) et les périodes accomplies à l’étranger dans le
cadre d’un détachement. Le montant de la pension est obtenu en prenant en compte le salaire de référence qui
correspond à la moyenne des salaires bruts dans la limite du plafond de la Sécurité sociale. Le nombre
d’années prises en compte est de 25 ans.
Réponse en l’espèce :
Célèste Carreira a commencé à travailler à l’âge de 17 ans ; en 2018, à 62 ans, il y aura donc 45 ans
qu’elle est entrée dans la vie active. Concernant la durée de cotisation, certaines périodes sont assimilées
à des périodes de cotisation : les périodes de chômage (à raison de quatre trimestres maximum par année
de chômage, ce qui est le cas en l’espèce) ; les périodes de détachement à l’étranger qui sont
intégralement prises en compte car le salarié est réputé avoir sa résidence et son lieu de travail en France.
Enfin, les périodes de congé maternité et les périodes de maladie. Céleste aura donc largement cotisé les
166 trimestres nécessaires pour obtenir une pension à taux plein (50 %), calculée sur le salaire des
25 meilleures années.
2ème partie : Analyse de document (4 points)
Corrigé de l’analyse de document
Type de document : Il s’agit d’un courrier de convocation d’un salarié à un entretien disciplinaire.
Conditions de validité de ce document :
Pour être valable, le courrier de convocation à un entretien disciplinaire doit être remis en main propre
contre décharge ou être envoyé en lettre recommandée avec accusé de réception. Ce courrier doit contenir
certaines mentions obligatoires, qui sont les suivantes :
l’objet de l’entretien,
l’éventuelle sanction envisagée,
la date, l’heure et le lieu de l’entretien,
la possibilité pour le salarié de se faire assister par une personne de son choix appartenant à
l’entreprise (ou en l’absence de représentant du personnel, par un conseiller si la sanction envisagée
est un licenciement) ;
Le salarié doit par ailleurs être prévenu de cet entretien suffisamment à l’avance, pour lui permettre de se
préparer (5 jours ouvrables si la sanction envisagée est un licenciement).
Ecarts relevés :
l’objet de l’entretien : il est précisé, mais tout semble joué d’avance…
l’éventuelle sanction envisagée : dans le courrier, il est fait mention de la sanction, comme si tout
avait déjà été décidé d’avance. L’entretien ne sert donc à rien, si l’employeur sait d’emblée quelle
sanction il va prononcer. C’est un vice de procédure.
l’heure doit être précisée dans le courrier.
la possibilité pour le salarié de se faire assister par une personne de son choix appartenant à
l’entreprise : la formulation de la lettre est incorrecte et peut laisser croire que le salarié peut se faire
assister par n’importe quelle personne de son choix, alors qu’il doit s’agir impérativement d’une