difficile car l'interprétation téléphonique de
l'urgence n’est pas toujours simple.
•Le médecin régulateur dispose de plusieurs
types de réponse. Ainsi, il peut donner un
simple conseil médical, mais il peut aussi
envoyer au chevet de la victime un médecin
généraliste ou une association d’urgence
faisant partie du tour de garde, une ambu-
lance simple (ambulance agrée sans médecin),
une équipe de secouristes ou, dans les cas les
plus graves, c'est-à-dire lorsqu'il existe une
détresse vitale patente ou suspectée, une
équipe de réanimation préhospitalière d'un
SMUR. Cette “équipe SMUR” correspond au
moyen le plus lourd à la disposition du
médecin régulateur.
•Le rôle du médecin régulateur ne se limite
pas à ce choix initial. Quand des moyens
médicaux ou paramédicaux ont été
engagés, et plus particulièrement lorsque le
médecin régulateur a décidé d'envoyer une
équipe SMUR, la régulation médicale
comprend aussi le devenir du patient. Ainsi,
le médecin de l’équipe SMUR transmet par
radio ou par téléphone un bilan sur l’état
du patient au médecin régulateur. De ce
fait, le patient pris en charge par l'unité
SMUR, après accord du médecin respon-
sable, peut être admis directement dans un
service spécialisé ou dans un service d’ac-
cueil des urgences.
1.5. Autres missions du SAMU
•En dehors de la réception des appels d'ur-
gence, le SAMU exerce au niveau de son
département de nombreuses actions médi-
cales ou d'organisation des secours.
•La mise en œuvre des plans ORSEC et des
plans d'urgence, en particulier le Plan Rouge
et le Plan Blanc départemental et zonal, fait
intervenir les SAMU départementaux ou leur
coordination interdépartementale. Dans le
cadre de l’organisation des zones de défense,
certains SAMU sont dotés, en plus de leur
matériel habituel, d'un poste sanitaire mobile
(PSM II). Cette dotation en matériel n'est
utilisée qu'en cas de sinistre grave. Elle
permet l'envoi de matériel complémentaire
sur le terrain ou même le renfort transitoire
d'hôpitaux.
•Lors de grands rassemblements ou d'événe-
ments exceptionnels, le SAMU peut être,
suivant les modalités définies par les autorités
de police concernées, associé ou responsable
de la couverture médicale.
•Le SAMU participe à l'éducation sanitaire
de la population et aux actions de prévention
et de recherche qui s'y rapportent.
•Enfin, le SAMU est associé aux formations
médicales, paramédicales, universitaires ou
postuniversitaires se rapportant à l'urgence.
Cette activité est particulièrement importante
dans les SAMU qui sont rattachés à un CHU et
qui participent ainsi à la formation d'étu-
diants hospitaliers aux urgences.
2. Le SMUR
•Les SMUR constituent le moyen opéra-
tionnel le plus lourd du SAMU sur le terrain.
Les conditions techniques de fonctionnement
des SMUR sont définies par le décret n° 97-
620 du 30 mai 1997.
•Le SMUR est un service hospitalier dont le
but est de déplacer les moyens médicaux de
l'hôpital au contact des malades ou des
blessés présentant une détresse vitale à l'ex-
térieur de l'hôpital. Le SMUR a donc pour
mission d'intervenir auprès de tous les
patients présentant une pathologie grave, de
commencer la thérapeutique et d'évaluer la
gravité sur le terrain, enfin d'assurer le trans-
port de ce patient vers l'unité hospitalière la
plus adaptée à son état, après “régulation”
par le SAMU. Dans chaque département fran-
çais il peut exister plusieurs SMUR, répartis
sur le territoire, mais qui dépendent d'un
même SAMU. La prise en charge par un
SMUR conduit à une proportion élevée d’hos-
pitalisations, notamment en service spécia-
lisé, témoignant de l’efficacité de la régula-
tion. L’article D 712-71 précise la composition
des équipes SMUR : « Cette équipe comprend
au moins deux personnes, dont le responsable
médical de l’intervention. Pour les interven-
tions qui requièrent l’utilisation de techniques
BONUS REPRISE
PROTOCOLES