L'Homme Invisible de H.G. Wells (1897) - Traduction Française

Telechargé par Mamadou Faye
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Table des matières
CHAPITRE I UN ÉTRANGE VOYAGEUR ............................... 4
CHAPITRE II LES PREMIÈRES IMPRESSIONS DE
TEDDY HENFREY .................................................................. 13
CHAPITRE III LES MILLE ET UNE BOUTEILLES .............. 21
CHAPITRE IV UNE INTERVIEW .......................................... 31
CHAPITRE V UN VOLEUR AU PRESBYTÈRE .................... 40
CHAPITRE VI LE MOBILIER QUI DANSE ........................... 44
CHAPITRE VII L’ÉTRANGER DÉMASQUÉ ......................... 50
CHAPITRE VIII SUR LE PASSAGE DE L’HOMME
INVISIBLE .............................................................................. 63
CHAPITRE IX M. THOMAS MARVEL .................................. 64
CHAPITRE X VISITE DE M. THOMAS MARVEL À IPING .. 74
CHAPITRE XI DANS L’AUBERGE ........................................ 78
CHAPITRE XII L’HOMME INVISIBLE SE FÂCHE ..............84
CHAPITRE XIII M. MARVEL DISCUTE SA SOUMISSION . 93
CHAPITRE XIV À PORT-STOWE .......................................... 97
CHAPITRE X L’HOMME QUI COURAIT ............................ 106
CHAPITRE XVI « AUX JOYEUX JOUEURS DE CRICKET »109
CHAPITRE XVII L’HÔTE DU DOCTEUR KEMP ................. 115
CHAPITRE XVIII L’HOMME INVISIBLE DORT ................ 126
CHAPITRE XIX PREMIERS PRINCIPES ............................ 132
3
CHAPITRE XX LE LOGEMENT DE GREAT PORTLAND
STREET ................................................................................. 140
CHAPITRE XXI OXFORD STREET ..................................... 154
CHAPITRE XXII DANS UN GRAND MAGASIN ................. 162
CHAPITRE XXIII LA BOUTIQUE DE DRURY LANE ........ 170
CHAPITRE XXIV PROJET AVORTÉ ................................... 183
CHAPITRE XXV LA CHASSE À L’HOMME INVISIBLE .... 190
CHAPITRE XXVI MEURTRE DE MONSIEUR
WICKSTEED ......................................................................... 194
CHAPITRE XXVII SIÈGE DE LA MAISON DE KEMP ...... 200
CHAPITRE XXVIII LE CHASSEUR CHASSÉ ..................... 214
ÉPILOGUE ............................................................................ 223
Ce livre numérique ................................................................ 226
4
CHAPITRE I
UN ÉTRANGE VOYAGEUR
Létranger arriva en février, par une matinée brumeuse,
dans un tourbillon de vent et de neige. Il venait, à pied, par la
dune, de la station de Bramblehurst, portant de sa main cou-
verte dun gant épais, une petite valise noire. Il était bien enve-
loppé des pieds à la tête, et le bord dun chapeau de feutre mou
ne laissait apercevoir de sa figure que le bout luisant de son nez.
La neige sétait amoncelée sur ses épaules, sur sa poitrine ; elle
ajoutait aussi une crête blanche au sac dont il était chargé.
Il entra, chancelant, plus mort que vif, dans lauberge, et,
posant à terre son bagage :
« Du feu, sécria-t-il, du feu, par charité ! Une chambre et
du feu ! »
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Il frappa de la semelle, secoua dans le bar la neige qui le
couvrait, puis suivit Mme Hall dans le petit salon pour faire ses
conditions. Sans autre préambule, et jetant deux souverains sur
la table, il sinstalla dans lauberge.
Mme Hall disposa le feu et alla préparer le repas de ses
propres mains. Un hôte sarrêtant à Iping en hiver, cétait une
aubaine dont on navait jamais entendu parler. Et encore un
hôte qui ne marchandait pas ! Elle était résolue à se montrer
digne de sa bonne fortune.
Dès que le jambon fut bien à point, dès que Millie, la lym-
phatique servante, eut été un peu réveillée par quelques injures
adroitement choisies, lhôtesse apporta nappes, assiettes et
verres dans la salle et commença de mettre le couvert avec le
plus délégance possible. Quoique le feu brûlât vivement, elle
constata, non sans surprise, que le voyageur conservait toujours
son chapeau et son manteau, et, regardant par la fenêtre la
neige tomber dans la cour, se tenait de manière à dissimuler son
visage. Ses mains toujours gantées étaient croisées derrière son
dos. Il paraissait perdu dans ses réflexions.
Elle remarqua que la neige fondue qui saupoudrait encore
ses épaules, tombait goutte à goutte sur le tapis.
« Voulez-vous me permettre, monsieur, dit-elle, de prendre
vos effets, pour les mettre à sécher dans la cuisine ?
Non », répondit lautre sans se retourner.
Nétant pas re davoir bien entendu, elle allait répéter sa
question, quand il retourna la tête et, la regardant :
« Je préfère les garder », ajouta-t-il nettement.
Mme Hall observa quil portait de grosses lunettes bleues,
avec des verres sur le côté à angle droit, et que dépais favoris,
répandus sur le col de son vêtement, empêchaient de rien voir
de ses joues ni de son visage.
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