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S1 · Le pictogramme
3 Iconicité et lisibilité
L’iconicité peut être dénit comme le
degré de ressemblance d’une image avec
l’objet qu’elle représente (son référent).
Lorsque le graphiste produit des signes, il
doit naviguer d’un niveau d’iconicité à un
autre pour transmettre le message avec la
forme visuelle la plus pertinente.
L’échelle d’iconicité
Abraham Moles (1920-1992) dénit en 1971
douze degrés d’iconicité.
Analogie / Abstraction
Cette échelle d’iconicité hiérarchise les
différents signes du degré d’analogie le
plus fort au plus abstrait. Elle permet de
classer les signes iconiques selon leur
degré de stylisation et de simplication.
L’échelle d’iconicité permet de mesurer
l’écart entre le réel et sa représentation.
Plus le degré d’iconicité est élevé, plus le
signe est analogique, autrement dit plus sa
représentation est proche de son référent.
L’analogie demande le l’espace, L’abstraction demande du temps
Dans cette échelle, pour présenter une image photographique il faut beaucoup d’espace
(ou de détails) mais sa reconnaissance sera très rapide, tandis que pour comprendre un
symbole abstrait il faut du temps (et pas d’espace). On notera que le pictogramme se situe
exactement au milieu, représentant l’optimum entre le temps et l’espace. C’est un signe fait
pour être vu de loin en petit (=peu d’espace) dans un contexte bref (=peu de temps). L’exemple
des panneaux routiers étant l’archétype de ces situations.
Le seuil de lisibilité
On parle de seuil de lisibilité lorsque une limite de représentation est
atteinte par le graphiste. Cette frontière est atteinte lorsqu’un signe perd
sa capacité d’identication immédiate, lorsqu’il s’éloigne formellement
de son référent. On parle alors de degré d’abstraction.
En communication visuelle, c’est ce travail de simplication formelle qui
permet de produire des logos, des pictogrammes etc.