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GENERALITES SUR LA FISCALITE INDIRECTE
Les impôts abordés dans ce présent module ont la particularité de frapper la quasi-
totalité des affaires présentant un caractère économique (industriel, commercial, non
commercial, artisanal, extractive ou civil) ; ce sont des taxes sur le chiffre d’affaires.
Les taxes sur le chiffre d’affaires constituent une catégorie d’impôts dits indirects en
raison du fait que, contrairement aux impôts directs, plutôt assis sur le revenu, elles
sont assises sur la consommation et interviennent au moment où le revenu est
utilisé.
Les impôts indirects frappent ? en effet, les revenus au moment où ils font l’objet
d’un emploi ; ils tendent ainsi à appréhender au profit de l’Etat une partie de la
quote-part des revenus affectés par les différentes unités de consommation à
l’acquisition de biens et services nécessaires à la satisfaction de leurs besoins.
Ils s’appliquent donc essentiellement aux échanges. A cet égard, deux techniques
sont généralement mises en œuvre pour appréhender les revenus :
- Soit on fait grever certains biens d’un impôt forfaitaire exigible par unité (kg
ou litre) ou en pourcentage sur la valeur de ces biens au moment où ils sont
mis à la consommation. Dans cette perspective, il s’agit d’impôts spécifiques
grevant, notamment, certains biens de consommation privilégiés : taxe
spécifique sur les boissons, taxe sur les corps gras alimentaires, taxe sur les
tabacs, sur le café, le thé, la cola, les cosmétiques, sur les véhicules de
tourisme dont la puissance est égale ou supérieure à 13 chevaux et les
produits pétroliers.
Le principe est simple : à un stade choisi du circuit économique, une taxe unique est
perçue en une seule fois et selon un tarif spécifique.
- Soit on fait prélever, quelque soit la longueur du circuit commercial, un
pourcentage de la valeur des produits et des services au moment où ils font
l’objet de chaque transaction. Il s’agit, dans ce cas, de taxes ad valorem
susceptibles dans une économie de marché de soumettre à l’impôt sur la
dépense, l’ensemble des transactions portant sur les biens et services et, dont
l’exemple le plus illustratif est constitué par la TVA.
Toutefois, quels que soient la technique d’assiette ou le mode de perception utilisés,
deux éléments caractérisent la spécificité des taxes indirectes :
La différenciation de deux catégories de contribuables : celui qui paie la
taxe (le vendeur) n’est pas celui qui la supporte définitivement (le
consommateur final). C’est ainsi que l’on distingue le redevable ou
assujetti du contribuable réel, en l’occurrence le consommateur ;