
Contexte…
Depuis le 1er janvier 2015, le Gabon a basculé dans le mode de la budgétisation par objectif de programme
induite par la Loi organique n°20/2014 du 21 mai 2015 relative aux lois de finances et à l’exécution du budget
(LOLFEB), elle-même transposée de la Directive 01/11-UEAC-CM-22 du cadre harmonisé de gestion des
finances publiques de la CEMAC.
Cette loi prévoit la mise en œuvre graduelle de certaines dispositions dont celles relative à l’identification et à
l’évaluation des risques budgétaires dans la loi de finances.
En eet, la LOLFEB en son article 13 (alinéa 10) prévoit parmi les annexes jointes au projet de loi de finances
de l’année, un rapport identifiant et évaluant les principaux risques budgétaires.
Dans le cadre de la mise en œuvre de cette disposition dans les prochaines lois de finances, le ministère de
l’Economie, des Finances et des Solidarités nationales, assisté par le Centre d’assistance technique du Fonds
monétaire international pour l’Afrique centrale (Afritac-Centre), organise un séminaire du 16 au 20 septembre
2019 au Radisson Blu.
Les objectifs…
Ce séminaire, qui vise à former les participants sur les aspects conceptuels, les dispositifs institutionnels et les
pratiques d’identification, d’évaluation et de gestion des risques budgétaires, permettra de :
• Définir les risques budgétaires et reconnaître leurs principales caractéristiques ;
• Initier un inventaire des risques budgétaires auxquels le pays peut être confronté, les évaluer et les classer en
fonction de leur importance et identifier les canaux de transmission vers le budget et la dette de l’Etat ;
• Trouver des méthodes d'analyse des risques macroéconomiques et des risques provenant de sources parti-
culières, comme les garanties de crédit de l'État, les administrations infranationales, les entreprises publiques
et les partenariats public-privé ;
• Définir le format, les sources d’informations et les analyses du rapport sur les risques budgétaires ;
• Bâtir une cartographie des risques budgétaires ;
• Déterminer les dispositifs institutionnels, administratifs et légaux nécessaires pour atténuer, suivre et gérer
ecacement les risques budgétaires.
Les risques budgétaires…
Sont qualifiés de risques budgétaires les évènements, actions ou non-actions pouvant aecter la qualité de
la comptabilité budgétaire ou la soutenabilité budgétaire.
Les risques budgétaires les plus répandus sont :
• Les risques macroéconomiques ;
• Les risques liés aux garanties du secteur public ;
• Les risques liés aux PPP ;
• Les risques liés au secteur financier ;
• Les risques liés aux entreprises publiques.
Selon son ampleur et son étendu, un risque peut aecter le budget à court terme (exercice budgétaire
annuel), à moyen ou long terme (horizon de la programmation pluriannuelle).
Les participants…
Sont concernés par cette problématique, outre les administrations financières, la Banque centrale, le Parle-
ment, le Conseil économique, social et environnemental, la Cour des comptes, la Cour constitutionnelle, les
collectivités locales et les partenaires techniques et financiers intervenant dans ce domaine.
Les thématiques…
Tout au long des travaux, les thématiques suivantes seront abordées :
• Inventaire des risques budgétaires et identification des canaux de transmission vers le budget et la
dette de l’État ;
• Evaluation et classement des risques budgétaires en fonction de leur importance (impact sur les
finances publiques et probabilité de survenance) ;
• Rapport sur les risques budgétaires : format, cadre d’analyse, sources d’information ;
• Analyse du rapport/chapitre sur les risques budgétaires de la loi de finances initiale (LFI) 2019, recom-
mandations pour la rédaction du rapport/chapitre sur les risques budgétaires pour le projet de LFI 2020 ;
• Echanges sur les dispositifs institutionnels, administratifs et légaux nécessaires pour atténuer, suivre et
gérer ecacement les risques budgétaires (acteurs, processus, instruments) ;
• Renforcement de la gestion des risques budgétaires au Gabon (feuille de route, acteurs, besoins en
assistance technique).
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Vote des lois de finances par le Parlement
Le vote des lois de finances par le Parlement est encadré par les articles 21, 22, 23, 24, 25, 26 et 27 de la loi
organique relative aux lois de finances (LOLFEB).
• Identification et rôles de chaque acteur
Le processus d’adoption des lois de finances est mis en œuvre par le Premier ministre et les membres du
gouvernement qui rédigent et adoptent les lois de finances et les présentent au Parlement, et les parlemen-
taires qui votent les lois de finances et contrôlent l’action du gouvernement.
• Déroulement du processus
Le projet de loi de finances (PLF) est rédigé et présenté, au nom du Premier ministre et en liaison avec
l’ensemble des ministres sectoriels, par le ministre chargé de l’Economie et des Finances. Il est déposé, y
compris les annexes qui l’accompagnent, par le gouvernement au Parlement au plus tard 45 jours après
l’ouverture de la seconde session ordinaire.
Adoption de la loi de finances de l’année
1. Saisine du Secrétariat général du gouvernement par le ministre en charge de l’Economie et des
Finances pour transmission des documents budgétaires au Conseil d’Etat pour visa et à la Cour
des comptes pour avis ;
2. Présentation du PLF aux membres du gouvernement en Conseil interministériel puis en Conseil
des ministres ;
3. Transmission du PLF au Conseil économique social et environnemental (CESE) pour avis ;
4. Saisine du Parlement pour examen et vote de la loi ;
5. Vote de la loi de finances par les deux chambres du Parlement en des termes identiques ;
6. Transmission par le ministre chargé des Relations avec les institutions constitutionnelles à la Cour
constitutionnelle pour le contrôle de la constitutionnalité de la loi de finances ;
7. Transmission de la loi votée au Président de la République pour promulgation ;
8. Publication de la loi au Journal Officiel.
ÉQUILIBRE BUDGETAIRE/ DEFICIT BUDGETAIRE
Qu’est-ce que l’équilibre budgétaire ?
L’équilibre budgétaire est l’un des principes des finances au même titre que :
• L’annualité budgétaire : l’exercice budgétaire porte sur une année. Au Gabon, il correspond à une
année civile du 1er janvier au 31 décembre.
• La spécialité budgétaire : les crédits ouverts sont limitatifs et spécialisés selon une nomenclature.
Depuis le 1er janvier 2015, les crédits sont déclinés en missions, programmes, actions et titres.
• L’unité budgétaire : le budget de l’Etat est consigné dans un document unique.
• L’universalité budgétaire : le budget de l’Etat décrit l’ensemble des recettes et des dépenses de l’Etat
sans contraction, ni affectation.
• La sincérité budgétaire : implique l’exhaustivité, la cohérence et l’exactitude des informations finan-
cières fournies par l’État lors de l’élaboration du budget.