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• mettre au point, sur la base des normes internationales, des normes communes minimales
pour la formation des gens de mer travaillant sur des navires battant pavillon d'États
membres de l'Union européenne;
• veiller à ce que soient dûment formés les gens de mer travaillant sur des navires battant
pavillon d'États membres de l'UE et titulaires de brevets délivrés en dehors de l'UE.
Ces deux aspects sont étroitement liés dans les différentes directives qui ont succédé à la
directive de 1994 concernant le niveau minimal de formation des gens de mer, laquelle
intégrait, pour la première fois, les dispositions de la convention STCW dans le droit de l'UE,
les règles de l'UE ayant ensuite été modifiées au fur et à mesure que l'était la convention
STCW.
La directive 94/58/CE a donc été modifiée par la directive 98/35/CE transposant les
amendements de 1995 à la convention, pour être ensuite remplacée par la directive
2001/25/CE introduisant une procédure de reconnaissance des brevets des gens de mer
délivrés par les pays tiers. Trois autres amendements ont été apportés et introduits par la
directive 2002/84/CE (définissant la procédure de comitologie pour la reconnaissance des
brevets délivrés par les pays tiers), par la directive 2003/103/CE (prévoyant une nouvelle
procédure de reconnaissance des pays tiers), par la directive 2005/23/CE (introduisant des
exigences applicables aux gens de mer servant à bord de navires à passagers) et par la
directive 2005/45/CE (concernant la reconnaissance mutuelle des brevets délivrés par les
États membres). Enfin, la directive 2008/106/CE est venue remplacer la directive 2001/25/CE
et a introduit des nouveaux éléments concernant la procédure de comitologie.
Les grandes lignes de ce cadre législatif évolutif peuvent être résumées comme suit, en tenant
compte des trois objectifs susmentionnés:
• Des normes communes pour la formation des gens de mer travaillant sur des navires
battant pavillon d'États membres de l'UE ont été fixées et reproduisent celles établies dans
la convention STCW. Ces normes, une fois intégrées dans le droit de l'UE et faisant donc
partie de celui-ci, sont interprétées et mises en œuvre selon les principes du droit de l'UE
et, si nécessaire, appliquées comme toute autre disposition de ce droit. En vertu de la
directive actuellement en vigueur, si la convention STCW fait l'objet de modifications
mineures, la directive elle-même peut être mise à jour selon une procédure de
comitologie; si des changements significatifs sont introduits à l'échelle internationale, il
convient d'élaborer une nouvelle directive pour mettre à jour la directive en vigueur,
comme c'est le cas en l'espèce.
• Reconnaissance des pays tiers. Après la création de l'Agence européenne pour la sécurité
maritime (AESM), la Commission a obtenu le soutien nécessaire pour atteindre une
connaissance précise des systèmes de formation des gens de mer et de délivrance des
brevets dans les pays non membres de l'UE. L'évaluation de tels systèmes a donc été
confiée à la Commission en vertu de la directive 2003/103/CE. La Commission est
notamment chargée, avec le soutien de l'AESM, d'évaluer le respect des exigences de la
convention STCW par les pays tiers.
• La reconnaissance d'un pays tiers, qui doit être demandée par un État membre, se déroule
comme suit: l'AESM effectue tout d'abord une inspection sur place du système de
formation maritime et de délivrance des brevets, et des infrastructures afin de réunir des
éléments prouvant le respect des normes de la convention STCW; après cette visite, sur la