
Proposition 1.4.4. 8B2 P(F)f(f1(B)) B, égalité ssi fest surjective.
8A2 P(E)Af1(f(A)), égalité ssi fest injective.
8B; B02 P(F),f1B[B0=f1(B)[f1B0:
8B; B02 P(F),f1B\B0=f1(B)\f1B0:
8B2 P(F),f1(Bc) = (f1(B))c:
Preuve. On va montrer les deux premiers points. Les autres voir la feuille d’exercices.
Par dé…nition f1(B) = fx2E;f(x)2Bg. Par suite f(f1(B)) = ff(x);x2E:f(x)2Bg.
Ceci implique 8y2f(f1(B)) )y2B: D’où l’inclusion. Si fest surjective tout élémént de B
est de la forme f(x), l’inclusion devient une égalité.
Inversement, si on a f(f1(B)) = B,8B2 P(F), on choisit B=Fdonc on aura f(E) = F,
i ;e. l’application fest surjective.
Si fest injective, deux parties disjointes de Eont des images disjointes dans F. On pose
A=A1\A2,A1=A0
1[A,A2=A0
2[A,A0
1et A0
2sont respectivement les complémentaires de A
dans A1et A2: A0
1et A0
2sont disjoints. On a f(A1) = fA0
1[f(A),f(A2) = fA0
2[f(A), donc
f(A1)\f(A2) = fA0
1\fA0
2[f(A) = ; [ f(A) = f(A):Réciproquement, soient a; b 2E
distincts, alors f(fag)\f(fbg) = f(fag)\ fbg) = ; ) f(a)6=f(b), i.e. fest injective.
1.5. Dénombrabilité.
Dé…nition 1.5.1. Un ensemble Eest équipotent à un ensemble F, s’il existe une bijection de
Evers F.
Dé…nition 1.5.2. Un ensemble Eest dit dénombrable s’il est équipotent à l’ensemble Ndes
entiers naturels.
Exemple. Net Nsont équipotents. Une bijection explicite f:N!Nest donnée par
f(n) = n+ 1:
Proposition 1.5.1. Tout sous ensemble de Nest …ni ou dénombrable.
Corollaire 1.5.1. Tout sous ensemble d’un ensemble dénombrable est …ni ou dénombrable, on
dira d’un tel ensemble qu’il est au plus dénombrable.
Exemple. 2N=f0;2;4;6; :::; 2n; :::gest dénombrable puisque c’est un ensemble in…ni de N:
Une bijection explicite u:N!2Nest donnée par u(n) = 2n:
Corollaire 1.5.2. Soit fune application injective d’un ensemble Adans un ensemble dénom-
brable D. Alors Aest au plus dénombrable.
Exemples. 1) N2est dénombrable. En e¤et, soit l’application f:N2!Ndé…nie par f(m; n) =
2m3n. Cette application est injective car f(m; n) = fm0; n0)2m3n== 2m0
3n0
)2mm0
=
3n0 n)mm0= 0,nn0= 0:Donc N2est au plus dénombrable. Comme N2est in…ni alors N2
est dénombrable.
2) Zest dénombrable. En e¤et, soit l’application f:Z!Ndé…nie par
f(n) = 2n1si n > 0
2nsi n0
Cette application est injective. Donc Zest au plus dénombrable, or Zest in…ni donc Zest
dénombrable.
Corollaire 1.5.3. Soit fune application surjective de Nsur un ensemble A. Alors Aest au
plus dénombrable.
Exemple. Soit A=1
n+1 ;n2Net soit f:N!Adé…nie par f(n) = 1
n+1 . Cette application
est surjective.
Proposition 1.5.2 (réunions d’ensembles dénombrables). La réunion d’une famille dé-
nombrable d’ensembles dénombrables est un ensemble dénombrable.
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