
ORAN
La Voix de l’Oranie PAGE 3
N°4866 - MARDI 17 NOVEMBRE 2015
Travaux du tronçon d’autoroute
Oued Tlélat - El Kerma
«La grande
pagaille»
BOUZIANI MILOUD
Ces derniers jours, on refait le bitumage de l’au-
toroute “Est/ Ouest” sur le tronçon Oued-Tlélat/El-
Kerma qui a vieilli avant terme. Cette opération est
un véritable casse-tête pour les automobilistes qui
l’empruntent, car les responsables concernés procè-
dent par tronçon, ce qui gêne considérablement la
circulation qui devient très difficile surtout aux ho-
raires de pointe.
En effet, ce tronçon se transforme en un vérita-
ble labyrinthe, puisque personne ne sait plus où
aller, ni par où revenir. Ainsi, les bouchons s’accu-
mulent, les klaxons font rage, l’énervement et total
et le respect du code de la route est mis aux oubli-
ettes. Tout le monde veut passer en même temps et
même les voitures à priorité transportant des
malades comme les ambulances et le SAMU ou
autres ne sont pas épargnés, c’est la paralysie totale.
Le flot de voitures impressionnant cause un en-
combrement monstre, car tout le monde est pris au
piège de ces voitures indisciplinées. Les signalisa-
tions ne servent plus à rien et sont même négligées.
Les malades souffrent le martyre et sont coincés
dans cet engrenage infernal. Les chauffeurs ne se
font pas de cadeaux et ajoutent à la situation leur
grain de sel, car chacun veut passer en priorité, ce
qui complique encore plus la situation devenue in-
fernale. Tout le monde est irrité et agacé, sauf les
ouvriers qui trouvent un malin plaisir à travailler
avec une lenteur incompréhensible malgré la quan-
tité et surtout la qualité des machines qui som-
meillent, nullement impressionnés par ce
brouhaha. Cette lenteur agaçante chauffe les es-
prits. “Pourvu que ça ne dure pas trop longtemps,
dira un chauffeur de camion transportant du tuf,
notre travail est paralysé et nous devons obliga-
toirement emprunter ce passage, sinon pour les
autres automobilistes il est préférable de faire un
détour par El Braya où la circulation est plus flu-
ide.
Elles seront bientôt réceptionnées
Six nouvelles
rames pour
le tramway d’Oran
La société SETRAM devra réceptionner dans les
tous prochains jours, six nouvelles rames qui de-
vraient sans nul doute renforcer le parc roulant du
tramway d’Oran, composé actuellement de 30
rames. Selon nos sources, ces six nouvelles rames
ont été réalisées par la nouvelle usine du groupe Al-
stom d’Annaba, entrée en service au mois de mai
dernier. «Nous avons 25 rames opérationnelles,
trois sont orientées quotidiennement pour la main-
tenance et deux autres restent en réserve. Nous al-
lons bientôt recevoir six nouvelles rames de l’usine
d’Annaba», affirment les mêmes sources. Les rames
de tramway Citadis, l’un des modèles phare du
groupe Alstom, sont rassemblées dans cette usine
détenue par Cital, une coentreprise créée en 2011
par Alstom (49% des parts) et par des sociétés al-
gériennes Ferrovial (41%) et Entreprise du métro
d’Alger (10%). L’usine affiche une capacité d’assem-
blage de 5 rames de tramway par mois. Les ca-
dences devraient augmenter dans les prochaines
années. L’usine dispose d’un carnet de commandes
de 213 rames de tramway, pour un montant estimé
à 700 millions d’euros à livrer d’ici 2019. R.L.
Trois années depuis l’opération de démolition
Quel devenir pour le terrain
des ex-halles centrales ?
ZITOUNI M.
Trois ans après la
démolition des
halles centrales,
on ne connait toujours pas
le devenir de l’assiette fon-
cière récupérée.
Au départ et pour couper
court à toute convoitise, il a
été annoncé que le terrain
en question irait directe-
ment pour un projet d’utilité
publique, assez vague et peu
précis, car l’annonce faite
timidement renseignait par-
faitement sur la possibilité
que l’assiette en question de
grande valeur foncière et de
par sa situation dans la par-
tie ouest de la ville, soit dé-
tournée au prot de
particuliers au détriment de
l’utilité de la ville et de ses
habitants. Nul ne peut nier
cet état de fait et les exem-
ples à Oran sont connus de
tous, des assiettes à forte
valeur foncière rapidement
protégées par des clôtures,
témoignent de la situation.
Et ce n’est pas un hasard, si
de nombreux immeubles
classés au vieux bâti et évac-
ués par ses occupants rel-
ogés, n’ont toujours pas
connu d’opération de démo-
lition, car de l’aveu même de
certains responsables qui
nous ont coné qu’il était
préférable que ces im-
meubles en ruine restent,
pour l’instant en l’état de ter-
rains nus, ils risqueraient
d’appâter des convoitises
face auxquelles il serait di-
cile de s’opposer.
La démolition, un
événement qui a beaucoup
ému les Oranais
Les larmes de ce man-
dataire qui a passé près
d’une cinquantaine d’années
aux halles centrales, n’auront
pas su pour arrêter l’opéra-
tion de démolition, menée
en cet après-midi du mois
de juin de l’année 2012 et ce,
après que les 200 man-
dataires ont été virés vers le
marché de gros d’El Kerma.
Des larmes peut-être aussi
tardives, car beaucoup aux
halles centrales ont con-
tribué à l’anarchie qui y rég-
nait et qui a beaucoup
dévalorisé ce joyau architec-
tural, un véritable repère
dans la ville jusqu’à sa perte
dénitive à l’ère ou l’actuel
ministre de la santé était en-
core wali à Oran et l’APC
d’Oran n’avait pas assez de
poids ni de conviction pour
apporter une quelconque
opposition. La société civile,
quant à elle, était comme
toujours trop éparpillée
pour apporter son avis, alors
que les associations et les
comités de quartiers sont
tributaires des petites sub-
ventions attribuées pour
rester inactives ou rester
dans les activités festives. Le
directeur du marché qui
était intervenu auprès du
P/APC et du chef de daïra
pour demander le report de
la démolition, an de
récupérer des archives et du
mobilier de bureau, a essuyé
un niet catégorique. «Vous
devez évacuer les lieux. Le
temps qui vous a été accordé
a été long. Ce marché est un
point noir, tout le monde
s’en plaint», lui ont rétorqué
les deux responsables. Dé-
cidément, tout le monde
était pressé pour que cette
démolition se fasse au plus
vite, comme si des instruc-
tions avaient été données
pour une mission qui 3 an-
nées après laisse interrogatif.
Pour certains nostal-
giques oranais, ils ont tout
fait pour éviter d’être dans
les parages le jour de la dé-
molition et depuis, ils ont
aussi évité de repasser aux
alentours, après la démoli-
tion de l’imposante struc-
ture. Pas moins de cinq
ministres successifs étaient
venus en visite aux halles qui
attendaient une rénovation
pour sa toiture qui avait
connu un eondrement par-
tiel et malgré les promesses
de reprise en charge pour
leur réhabilitation, rien
n’avait été fait jusqu’à ce que
la décision de démolition
soit ociellement annoncée.
Le dossier des halles
centrales discuté à l’APC
Dans le cadre des dispo-
sitions prises par l’APC d’O-
ran pour, dit-on,
l’amélioration du cadre de
vie des habitants, une che
technique et en cours d’élab-
oration pour la réalisation
d’un espace de loisirs et de
sports, sur l’assiette foncière
des ex-halles centrales.
L’inscription de ce projet
fait suite aux instructions
données par le maire d’O-
ran, lors de la 4ème session
de l’Assemblée. Le maire qui
intervenait, lors des travaux,
avait insisté sur la reprise de
l’assiette des ex-halles cen-
trales, pour un projet d’util-
ité publique, pour les
populations de Choupot,
Cité Petit, Maraval et Cuvel-
lier.Le projet d’une grande
piscine et d’un ensemble de
loisirs pour accompagner le
projet est en fait une idée
dont l’étude a été préparée
par un élu, fervent défenseur
de l’environnement, qui
nous invitera à une projec-
tion et à la présentation
d’une maquette complète,
englobant toute l’étude dudit
projet. L’idée a été présentée
aux autorités locales et sem-
ble avoir eu un écho favor-
able auprès des décideurs lo-
caux. Le maire d’Oran en a
fait justement l’un des points
de son intervention, lors de
la 4ème session de l’assem-
blée communale pour le
bien des Oranais.
Ce projet répond juste-
ment en tout point aux at-
tentes des populations de ces
quartiers, en l’absence d’in-
frastructures sportives et de
loisirs dans les quartiers de
Choupot et des autres
quartiers riverains. Pour
rappel, l’assiette des ex-
halles centrales a été
récupérée par la wilaya pour
la concrétisation de projets
structurants, au titre du pro-
gramme de la modernisa-
tion de la ville. Des
propositions d’aménage-
ment du terrain avaient été
annoncées, mais aucune n’a
été à ce jour concrétisée.
Actuellement, le terrain
des ex-halles centrales sert
de décharge publique et en-
core une fois, l’appel des
citoyens et principalement
les riverains, est totalement
ignoré. Cet état de fait n’é-
tonne plus et pour cause, le
contribuable oranais n’a été
sollicité à aucun moment
des étapes par lesquelles
sont passées les halles cen-
trales, ni à sa fermeture, ni à
sa démolition et encore
moins pour son devenir, est-
ce cela la démocratie partic-
ipative des citoyens à
laquelle appelle le discours
ociel des plus hautes au-
torités du pays?