
gaz vecteur qui évacue l’humidité générée à partir de la phase solide. Ce type de
séchoirs, dits à balayage, peut fonctionner en continu ou en discontinu. Le mode
de mise en contact entre les phases est essentiel du point de vue de l’efficacité
de l’opération. A cet effet, on distinguer quatre façons de procéder qui a donné
naissance à quatre types d’appareillages.
II.2.1.1 Séchage par léchage simple.
On distingue les séchoirs à plateaux et les séchoirs tunnels.
Dans les séchoirs à plateaux, la matière à sécher est disposée sur des
claies en couches minces aussi régulières que possible. Les claies sont-elles
mêmes déposées dans un caisson de forme parallélépipédique isolé
thermiquement de l’extérieur. L’air de séchage est d’abord chauffé ensuite
envoyé parallèlement à la surface du solide de sorte qu’il lèche cette surface
libre. Ce procédé est bien adapté pour les solides granuleux notamment les
produits pharmaceutiques car il est relativement coûteux à cause du temps de
séchage élevé (les capacités d’évaporation reportées sont de l’ordre de 0,1 à 1 kg
d’eau évaporée/m².h avec de l’air aux températures entre 300 et 360 K). La
Figure 1 montre ce type de procédé. Typiquement : les surfaces des claies sont
de l’ordre de 0,3 à 1 m², épaisseur du solide entre 10 et 100 mm selon le type de
particules, vitesse de l’air de séchage entre 1 et 10 m/s avec un taux de recyclage
de 85 à 95 % afin de récupérer la chaleur.
Dans les séchoirs tunnels, une série de plateaux ou même chariots est
entrainé tout doucement à travers un long tunnel chauffé ou non de l’extérieur.
Le séchage se fait grâce à un courant d’air chaud qui traverse le séchoir. Ils sont
souvent employés pour sécher des produits tels que les paraffines, la poterie, le
savon et autres. Les tunnels peuvent avoir des longueurs très importantes,
jusqu’à une trentaine de mètres. La Figure 2 montre ce type de séchoir avec un
écoulement d’air à co-courant ou à contre-courant.