Mon Fils, Ma Lumière : Récit d'une Expérience de Mort Imminente

Telechargé par pierrealberthayen
MON FILS,
MA LUMIÈRE
LE RÉCIT D’UNE LUMINEUSE ET BRILLANTE
EXPÉRIENCE DE MORT IMMINENTE
(Récit transmis de manière anonyme à l’IANDS (International Association for
Near-Death Studies) et publié en juillet 2013. Dans ce récit potentiellement
transformateur, une jeune Américaine meurt en cours d’accouchement en
Inde avant de renaître dans son propre corps avec une nouvelle
compréhension plus profonde du sens de la vie. Elle raconte les riches détails
de ses expériences avant, pendant et depuis ces moments passés en dehors
de son corps. Ses efforts durant ces quarante dernières années pour intégrer
tout ce qu’elle a appris et tout ce qu’elle a expérimenté pendant cette courte
mort sont particulièrement éclairants...
Mon EMI (expérience de mort imminente) s’est produite en 1973 au cours d’un
accouchement, alors que je vivais à Madras, en Inde. Peu de temps après
l’expérience, j’ai noté tout ce dont je pouvais me souvenir, mais il a fallu des
années avant que je ne partage ce récit avec quelqu’un et encore, ce ne fut
qu’avec quelques membres de ma famille. Durant de nombreux mois précédant la
naissance, j’avais souffert d’une longue maladie que l’on finit par diagnostiquer
comme étant due à un rare parasite tropical. J’avais fondu jusqu’à 45 kg et j’étais
très faible, quand j’ai commencé à avoir les contractions et après de nombreuses
heures de travail, la fatigue a commencé à s’installer.
Quand le moment d’accoucher est venu, le docteur m’a dit de pousser et donc,
je me suis mise à pousser avec chaque contraction. Ceci a duré longtemps et
j’espérais que le bébé arrive à chaque instant. Néanmoins, en dépit de mes efforts
prolongés, je ne faisais aucun progrès et j’ai commencé à perdre mes forces. J’ai
continué encore à pousser, mais après des séries interminables qui n’ont donné
aucun résultat, j’ai finalement décroché, épuisée.
Le docteur m’a intimé de continuer, mais mon corps affaibli refusait de coopérer.
J’ai commencé à paniquer. Il était clair que mes efforts prolongés n’avaient permis
aucun progrès vers la naissance. Mes muscles sont devenus flasques et j’ai senti
mon corps qui tremblait violemment. Je pouvais à peine parler. J’ai réalisé que ma
batterie était à plat et que je n’avais plus aucun contrôle sur mon corps. Puis, j’ai
été submergée par la peur et j’ai eu l’impression que je perdais la toute dernière
goutte de mon sang. J’ai pensé : ‘’Je vais mourir !’’
En voyant que je n’avais plus de force, l’infirmière s’est tournée vers le docteur et
elle a dit : ‘’Elle n’arrive plus à pousser.’’ A ce moment-là, il y a eu un changement
brutal dans la pièce. Le sentiment d’inquiétude qui régnait s’est transformé en
crise. Tout s’est passé très vite. Je n’avais aucune idée de ce qui avait mal tourné,
juste qu’il semblait y avoir urgence. La dernière emprise que j’avais sur moi
disparaissait et j’ai pu entendre de l’urgence dans la voix du docteur. Ensuite, il y
a eu une sensation aiguë d’arrachement, comme si j’avais été scindée en deux et
j’ai perdu connaissance. La lumière s’est éteinte et je suis partie.
Il y a eu un moment d’obscurité. Puis, une partie de moi s’est élevée en flottant
dans un coin de la salle. J’ai plané là, brièvement, tout en observant la scène en
dessous de moi. J’ai vu mon corps allongé sur la table d’opération, entouré par
des personnes en blouses blanches en proie à l’agitation.
Puis lentement, j’ai flotté en dehors de la salle et du bâtiment, par-dessus les
arbres et dans un ciel noir rempli d’étoiles. Dans cette constellation, j’ai été
doucement transportée au loin, comme un pétale flottant à la surface d’une
rivière et j’ai fini par reposer dans un dense espace noir, velouté, qui m’a
enveloppée dans la paix. Je n’avais pas peur. J’ai pris conscience que le temps
n’existait plus. Il n’y avait plus d’hier, plus de demain. Plus de limites. Plus de
douleur.
Alors que je flottais ainsi dans l’obscurité, la Terre est apparue, loin en dessous de
moi et elle a progressivement occupé mon champ de vision et soudain, j’ai su
sans l’ombre d’un doute que j’étais entrée dans une autre existence qui n’était ni
un rêve, ni une hallucination. Je savais qu’elle était réelle, aussi vraie, aussi
tangible et aussi certaine que l’avait été ma vie sur la Terre et j’ai pris conscience
du fait que, bien que j’avais laissé mon corps derrière moi, ce qui me constituait
était toujours bel et bien vivant et demeurait inchangé.
J’ai senti que cette autre forme dans laquelle j’existais maintenant était comme un
écrin transparent pour mon âme, pour la Conscience qui est l’essence de moi-
même. Dans cet état sans corps, j’ai été soudainement frappée par la réalisation
que j’avais été ici avant ma vie terrestre. Je me remémorais une chose que j’avais
oubliée, une chose qui avait été effacée de ma mémoire à la naissance.
C’était ici d’où je venais, à l’origine. J’étais rentrée chez moi. Une source invisible
et silencieuse à la connaissance infinie semblait m’entourer avec des réponses à
des questions comme ‘’Où allons-nous, quand nous mourons ?’’, ‘’Comment la vie
et le monde ont-ils été créés ?’’, etc. Jamais il ne fut clair pour moi pourquoi j’ai
été séparée de cette source et de sa connaissance infinie à la naissance.
TOURMENTS TERRESTRES
En dirigeant mon regard vers le bas, la Terre m’est apparue nettement, comme si
je disposais d’une vision télescopique. J’ai eu la vision noire d’une souffrance et
d’une captivité qui ressemblait à un condensé de la condition humaine depuis des
millénaires. Il m’apparaissait que cette condition conduisait l’histoire à se répéter
dans un cycle infini de guerres, de bains de sang, de tortures, de privations, de
folie, de maladies et d’aliénation. On aurait dit que toute la douleur endurée par
l’humanité au fil des siècles avait été essentiellement condensée et canalisée en
un seul cri collectif pour être libérée de cette prison.
Hors du chaos destructeur, des visages se détachèrent dans l’obscurité, avant de
retourner dans leurs enfers privés en appelant à l’aide. J’avais l’impression de
regarder directement dans l’âme des gens jusqu’à leur peur brute sous leurs
carapaces protectrices. J’ai éprouvé beaucoup de compassion pour tous ceux qui
souffraient. Je voulais qu’il se produise un miracle qui les libérerait de toutes leurs
misères, mais j’ai senti que rien ne pourrait les en délivrer tant qu’ils resteraient là,
séparés de leur source par l’ignorance et par la peur.
J’ai senti que l’unique chose qui pourrait les libérer de cette condition, c’était
démolir l’écran de séparation qui les coupait d’eux-mêmes, d’autrui et du pouvoir
créateur infini qui sous-tend ce vaste univers spacieux où je me trouvais
maintenant en train de flotter.
Cette vision sombre m’a profondément troublée, car il semblait que les humains
étaient destinés à rester emprisonnés dans leurs souffrances aussi longtemps
qu’ils vivraient sur la Terre et que seul la mort les libérerait de cette condition.
Néanmoins, cette pensée m’a traversé l’esprit : ‘’S’ils pouvaient surmonter ce
sentiment de séparation et voir cet autre royaume, ici, qui existe au-delà, ils se
libéreraient de la servitude.’’
Lentement, les voix se sont tues, les visages se sont estompés, la Terre s’est
éloignée et à nouveau, seule l’obscurité tranquille est restée. Puis, je me suis à
nouveau sentie flotter de plus en plus loin dans l’au-delà en m’élevant doucement
vers une lointaine lumière. Il me semblait être emportée de plus en plus loin dans
l’univers à la vitesse de la lumière, par un courant doux et rapide. J’étais attirée
par la force magnétique de la lumière, comme une rivière est attirée vers la mer.
Je suis de nouveau arrivée à un lieu de repos. J’ai pris conscience d’une Présence
compatissante qui m’a enveloppée pendant que je voyais défiler mes 27 années
de vie terrestre. J’avais vécu et beaucoup voyagé en Inde dans des conditions de
pauvreté, de maladie, de déchéance et de mort omniprésentes et inévitables et
après avoir été exposée à toutes ces conditions, j’étais devenue très malade.
J’avais également lutté contre mes propres démons personnels issus d’une
enfance troublée. Au fur et à mesure que mes pensées et que mes émotions
négatives surgissaient, elles étaient simplement reconnues et accueillies par cette
Présence, sans le moindre jugement, dans un pardon total.
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