
Article final de Romain-Bernard MIGNOT _ soumission d’une communication à la conférence JCGE’2011
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Conférence jeunes chercheurs en génie électrique
13 décembre 2011
Éco-conception d’un Moteur Synchrone à Aimants Permanents
via un Modèle Analytique pour la Traction Automobile
Romain-Bernard MIGNOT
Laboratoire FEMTO-ST - 90000 Belfort, UMR 6174 CNRS
Société Phenix-International - route de Noiron - 70100 Gray
RÉSUMÉ – Le projet TRAX vise à développer une génération de moteurs électriques (7,5 à 15 kW) pour les
chaînes de traction. Les véhicules visés sont « tout électrique », sans réducteur, de la gamme des quadricycles
lourds. Ce projet lie l’innovation industrielle et les sciences de l’ingénieur.
Les deux objectifs de ce projet sont, en premier lieu, de concevoir une motorisation innovante et réalisable
industriellement en série et, en second lieu, de recourir à un modèle analytique complet afin de concevoir et
optimiser une motorisation électrique fiable et performante.
Afin de répondre, industriellement, aux deux objectifs précités, des innovations telles que l’isolation des parties
actives, la connectique statorique, s’alliant à un process industriel simple ont été mis en œuvre. Scientifiquement,
la conception électromagnétique par modélisation analytique a permis de réaliser une machine proche de son
optimum physique. Pour ce faire, un dimensionnement via un modèle analytique (M.A.) résolvant les équations
de Laplace/Poisson par la séparation des variables est créé.
Les résultats du M.A. sont comparés à ceux délivrés par un modèle par éléments finis (M.E.F.) ainsi qu’à ceux
obtenus sur banc de tests. Le M.A. ainsi validé a ensuite être utilisé par la société demandeuse du projet afin de
répondre rapidement à d’autres cahiers de charges (C.d.C.).
MOTS-CLÉS – Innovations Industrielles, Modélisation Analytique (M.A.), Essais sur banc de tests.
1. Introduction
L’extrait du C.d.C. (tableau 1) impose tout d’abord, d’un point de vue industriel, de concevoir, pour le
stator, de nouvelles connectiques et isolations originales des bobines. Cet ensemble, tout en étant brevetable
et innovant, doit être plus économique en matières premières et en temps de process. Cette orientation
contraignante a imposé de choisir une structure physique de motorisation permettant de répondre
favorablement aux attentes d’innovations industrielles, tout en permettant l’accès à une modélisation
analytique (M.A.) qui est le second point imposé par le C.d.C.. Concevoir une motorisation via un M.A. a
comme but de pouvoir, tout d’abord, s’implanter dans un processus de dimensionnement optimal et, ensuite,
être utilisable pour répondre à d’autres C.d.C.. La validation du M.A. s’effectuera par un comparatif avec une
M.E.F et par des essais sur un banc de tests.
2. Le cahier des charges
Le véhicule électrique (figure 1) de la catégorie « Quadricycle Lourd », doit se déplacer à une vitesse de
110 km/h. Réglementairement, la puissance est limitée à 15 kW [12]. Le lien moteur/véhicule est
l’entraînement direct. Il y a un moteur couplé sur chaque roue avant.