Projet MECA.SEN : Valorisation du secteur mécanique informel au Sénégal

Telechargé par Saïdou Sow
UNIVERSITE GASTON BERGER DE SAINT LOUIS
UFR DES SCIENCES ECONOMIQUES ET DE GESTION
PARTICIPANTS
P33 1260 SAIDOU SOW
P331396 NDEYE YACINE MBOW
P33 1456 MAHMOUD THIAM
P33 1367 SOKHNA BINTOU THIOUNE
P33 1984 HYPOLIQUE ALY SENE
P33 2140 SAFIATOU NIANG
P33 4119 CHERIF CISSE
P33 1376 KENE YAYE KANE
P33 1311 MALICK SY
P33 1370 PIERRE G. SARR
VALORISATION DU
SECTEUR MECANIQUE INFORMEL :
MECA.SEN
La pauvreté est un fléau qui ne cesse de se répandre en Afrique de l'ouest notamment au
Sénégal qui détient un taux de pauvreté de 36,4% en 2023 d'après la banque mondiale. Le
secteur informel étant le principal pourvoyeur d'emplois et l'une des sources de revenus
représente 35% du PIB des pays intermédiaires d'après le FMI en 2024 et emploie plus de
90% d’entreprises. Cependant il n’est pas reconnu à sa juste valeur. Or, ce secteur porteur
d'emplois est un levier de l'économie sénégalaise qui pourrait plus apporter s'il était mieux
pris en charge. Constitué de plusieurs métiers comme la mécanique, le secteur informel
regorge d’opportunités. En effet, les garagistes et mécaniciens exercent la mécanique sans
pour autant détenir de diplôme reconnu par l'État. C'est dans cette perspective que nous
proposons, aux autorités du pays dans leur lutte contre la pauvreté et leur volonté de
promouvoir une croissance inclusive, ce projet national de valorisation de la mécanique :
MECA.SEN sur un horizon de 5 ans.
Dans le but de permettre une migration réussie, de la mécanique informelle vers le secteur formel, une
mise en œuvre d’actions concrètes, considérées comme des objectifs spécifiques à atteindre, est
nécessaire. Ces objectifs se déclinent comme suit :
- Améliorer l’image du secteur mécanique informel aux yeux du publique, autrement dit renforcer la
reconnaissance sociale du métier, en mettant en avant son rôle dans l’économie locale.
- Aussi formaliser les acteurs du secteur en encourageant les mécaniciens informels à s’enregistrer, afin
d’intégrer le secteur formel pour bénéficier de droits, de formations, d’accès au financement etc.….
• Action à mener : Campagne de sensibilisation
Améliorer les compétences techniques, et professionnaliser leur activité
• Actions à mener :
- organiser des formations qualifiantes et certifiées,
-renforcer les connaissances techniques, la sécurité au travail et l’efficacité.
Structurer les services pour augmenter leur compétitivité et créer des débouchés
• Action à mener :
- Création de réseaux professionnels de mécaniciens
-Enregistrement formel des garages de réparation
-Amélioration des conditions de travail dans les ateliers
-Mise en place d’un label de qualité permettant aux artisans et aux clients d’évaluer les prestations.
- Numériser et rendre plus visible et accessible leur activité
Faciliter l’accès au financement et aux matériels
Actions à mener :
Pour le financement : - Création de fonds publics ou partenariats avec des institutions de microfinance ;
Mettre en place, avec l’appui de l’État ou des collectivités locales, un fonds d’appui spécifique destiné aux
artisans informels, en partenariat avec des institutions de microfinance ou des banques de
développement.
-Simplification des procédures d’obtention de crédit
Adapter les conditions d’accès aux crédits à la réalité du secteur informel (possibilité de prêts collectifs ou
solidaires).
- Accompagnement à la formalisation administrative
Offrir un accompagnement pour aider les artisans à obtenir une identité juridique légère (statut
d’autoentrepreneur, licence d’activité, etc.), souvent exigée pour accéder aux financements publics et
privés pour augmenter leur compétitivité
- Mise en place de garanties mutualisées ou de fonds de garantie
Créer un fonds de garantie solidaire qui couvre une partie du risque pour les institutions de crédit, afin de
sécuriser les prêts accordés aux artisans.
-Formation en gestion financière et en montage de dossiers de financement
Proposer des formations sur :
- La gestion basique (revenus/dépenses),
- L’épargne,
- Et la rédaction de plans d’affaires simplifiés pour les aider à convaincre les bailleurs ou prêteurs.
- Intégration dans des groupements ou coopérative, car cela facilite l’obtention de prêts collectifs,
l’épargne groupée, et la négociation avec les institutions financières.
Pour les matériaux :
- Faciliter l’accès à des outils, pièces détachées ou infrastructures de qualité à travers des partenariats ou
des subventions.
- Mettre en place ou réhabiliter des marchés techniques (zones réservées aux pièces détachées,
matériaux, outils) à proximité des quartiers à forte concentration de mécaniciens. Ces lieux pourraient
aussi servir de points logistiques pour les groupements d’achats.
- Recyclage et valorisation des matériaux usagés
- On peut aussi encourager la création d’ateliers de reconditionnement pour certaines pièces (freins,
alternateurs, démarreurs, etc.).
- Subventions ou crédits pour l’achat de matériel
- Plateformes numériques ou applications locales : Développer ou promouvoir des applications mobiles ou
des groupes WhatsApp/Télégram dédiés à la vente, échange ou partage de matériaux, entre artisans
d’une même ville ou quartier.
Encourager la coopération et l’organisation collective et créer des débouchés
• Actions à mener :
-Accompagner la création d’associations professionnelles, de coopératives ou de groupements
économiques en vue de renforcer la représentativité des acteurs et leur capacité à dialoguer avec les
pouvoirs publics.
-Améliorer la représentativité syndicale des entreprises de ce secteur
Le présent projet vise à favoriser l’intégration progressive du secteur informel de la mécanique sur tout le
territoire sénégalais. Le projet couvrira plusieurs types d’activités du domaine mécanique, notamment :
• Réparation et entretien de véhicules
• Électricité automobile
• Carrosserie
• Soudure et peinture
Public cible
Le projet s’adresse à un ensemble d’acteurs clés impliqués ou impactés par le fonctionnement du secteur
informel de la mécanique. Il s’agit notamment de :
• Mécaniciens informels
• Apprentis
• Clients
• Autorités locales (maires, chefs de quartiers, etc.)
• Structures de formation
• Organisations professionnelles
*Les ressources humaines :
-Des formateurs (ingénieurs, techniciens supérieurs, chefs d'atelier expérimentés)
-Un Chef de projet (pour la supervision)
-Un chargé de formation pour organiser les sessions de formation.
-Un Responsable technique qui gère la création des plateformes numériques.
-Un responsable administratif et financier qui suit le budget et les dépenses.
-Un chargé de communication pour les campagnes de sensibilisation.
*Les ressources matérielles :
-Des Salles de formation, outils et équipements mécaniques.
-Matériels informatiques et connexion (ordinateur...)
-Manuels pédagogiques et support
*Ressources financières et Institutionnelles
-Un budget annuel (pour les formations, les sensibilisations etc.)
-Un partenariat financier avec les institutions de crédit.
-Un Appui fort du gouvernement
-Des collaborations avec les ONG, les écoles techniques.
Etape
Durée estimée
Identification du public cible
1 mois
Sensibilisation
1 mois
Formation
6 mois
Enregistrement et formalisation effective
1 mois
Suivi et évaluation
3 mois
Contraintes financières
● Budget limité
● Manque de financement durable
Contraintes humaines et sociales
●Résistance au changement des mécaniciens
●Niveau d’alphabétisation
Contraintes logique
● Disponibilité des participants
Accessibilité
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