COURS 1 – LES SUBSTANCES PSYCHOTROPES
Objectifs de la séance :
→ Définir une substance psychotrope
→ Différencier une substance licite d’une substance illicite
→ Distinguer les usages des psychotropes
→ Appliquer le principe de la loi de l’effet
→ Classifier les différents psychotropes
→ Caractériser les types de tolérance et d’intolérance aux psychotropes
→ Énumérer les évènements engendrés par l’administration d’un psychotrope
→ Identifier les indications thérapeutiques de certains psychotropes
Objectif 1 - définir une substance psychotrope
Drogue :
→ Les substances ou mélanges de substances fabriqués, vendus ou présentés comme pouvant servir :
a) Au diagnostic, au traitement, à l’atténuation ou à la prévention d’une maladie, d’un désordre, d’un
état physique anormal ou de leurs symptômes, chez l’être humain ou les animaux;
b) À la restauration, à la correction ou à la modification des fonctions organiques chez l’être humain ou
les animaux;
c) À la désinfection des locaux où les aliments sont gardés
Psychotrope :
→ Substance licite ou illicite qui modifie le fonctionnement du cerveau en provoquant des changements dans
l’humeur, la perception, le niveau d’excitation, l’attention, la capacité d’apprentissage et la mémoire
Pour être qualifiée de psychotrope, une substance doit avoir un effet sur le SNC. Ainsi, un médicament n’agissant
pas sur le SNC est qualifié comme drogue
Objectif 2 – différencier une substance licite d’une substance illicite
Substance licite :
→ Une substance psychotrope licite signifie que sa consommation est permise par la loi
Substance illicite :
→ Si l’on détourne l’usage d’une substance licite, elle peut devenir illicite.
→ Les substances illicites sont régies par des lois qui en répriment la possession, l’usage, la production,
l’importation, l’exportation et le trafic
→ Tout usage de substances licites et par définition jugé illicite
Objectif 3 – distinguer les usages des psychotropes
Usage récréatif d’une substance :
→ Consommation d’un psychotrope qui n’entraine ni complication pour la santé, ni trouble du comportement
pouvant avoir des conséquences néfastes sur soi-même ou les autres
→ Le psychotrope n’est consommé que lorsqu’il est socialement acceptable de le faire et qu’il est facilement
accessible. Le sujet ne cherche pas des occasions de consommation
→ Mode de consommation de drogue qui s’inscrit généralement dans un contexte de loisir
Abus d’une substance :
→ Consommation susceptible de provoquer des dommages physiques, psychologiques, économiques,
judiciaires ou sociaux pour le consommateur et pour son environnement immédiat ou lointain
→ On parle d’abus lorsqu’on peut constater « l’utilisation d’une substance dans des situations qui comportent
des dangers »
→ Surconsommation d’une substance de manière répétée au fil du temps, que la substance soit licite, illicite,
ou qu’elle soit consommée dans le cadre d’un usage thérapeutique
Dépendance à une substance :
→ La dépendance s’installe lorsqu’on ne peut plus se passer de consommer une ou plusieurs substances,
sans éprouver des souffrances physiques ou psychologiques. Il s’agit donc d’un comportement de
toxicomanie
→ La vie quotidienne tourne largement ou exclusivement autour de la recherche et de la prise du produit : on
est alors dépendant
→ Perte de contrôle de l’usage de la substance
→ Dépendance physique : cet état implique que l’organisme s’est adapté à la présence continue de la drogue
→ Dépendance psychologique : cet état implique que l’arrêt ou la réduction brusque de la consommation d’une
drogue produit des symptômes psychologiques
La polyconsommation :
→ Représente une multiplication des dangers
→ Le fait de consommer au moins 2 substances psychoactives
→ Souvent associé à un effet d’entrainement ou à la recherche de nouvelles sensations, ou vise à atténuer les
effets de certains produits
→ Il entraine une augmentation des risques inhérents à la consommation des psychotropes
Objectif 4 – caractériser les types de tolérances et d’intolérances aux psychotropes
Définition de la tolérance :
→ État d’hyporéactivité de l’organisme se traduisant par une diminution de la réponse au psychotrope et par la
capacité de supporter, sans manifester de symptômes d’intoxication, des doses jugées élevées pour le
novice
→ Elle se manifeste donc par une diminution de l’efficacité et de la toxicité du psychotrope
Mécanismes de tolérance :
→ Tolérance fonctionnelle : se caractérise par une perte de sensibilité des neurones à l’action du psychotrope
à la suite d’une administration répétée. L’effet du psychotrope diminue, malgré la présence de concentration
identique du médicament dans le cerveau. Mécanisme de compensation du cerveau face à une substance
→ Tolérance métabolique : se caractérise par une augmentation de la vitesse à laquelle l’organisme
métabolise un psychotrope à la suite d’une consommation répétée. Il en résulte une élimination plus rapide
du psychotrope, et donc une réduction de sa durée d’action et même souvent de son pic d’intensité
Les différents types de tolérance :
→ Tolérance naturelle : s’observe lors de la première consommation d’un psychotrope. Elle est liée à des
facteurs génétiques
→ Tolérance acquise : elle se caractérise par le fait que, pour obtenir les mêmes effets, il faut continuellement
augmenter la dose à la suite d’une exposition chronique. Adaptation chimique et physique de l’organisme
après une exposition répétée
→ Tolérance aigue : se caractérise par une réduction rapide de la réponse à un psychotrope
→ Tolérance croisée : quand le consommateur devient tolérant à un psychotrope, il devient également tolérant
à d’autres substances de la même famille
→ Tolérance inversée : phénomène opposé à la tolérance, il se caractérise par une augmentation de la réponse
avec la même dose d’un psychotrope
Définition de l’intolérance :
→ État d’hyperactivité de l’organisme se traduisant par une réponse anormalement élevée au psychotrope. Elle
se manifeste donc par une augmentation de l’efficacité ou de la toxicité du psychotrope
2 types d’intolérance :
→ L’intolérance naturelle : se définit de la même manière que la tolérance naturelle : elle s’observe lors de la
première consommation d’un psychotrope. Elle est liée à des facteurs génétiques
→ L’intolérance acquise : phénomène de sensibilisation qui apparait graduellement. Lors des premières
administrations du médicament, le sujet répond normalement, mais après un certain temps, on observe une
réaction disproportionnée à la dose de médicament administrée. Cela ressemble à une réaction allergique
Objectif 5 – appliquer le principe de la loi de l’effet
La loi de l’effet ( E=PIC) :
→ Substance (produit) x Individu x Contexte = Effet
Facteurs pouvant influencer les effets des substances psychotropes :
→ La susceptibilité des individus et les différences génétiques
→ L’action pharmacologique d’une substance
→ La dose administrée
→ La voie d’administration
→ La quantité ou la fréquence d’usage
→ La prise conjointe de substance
Objectif 6 – classifier les différents psychotropes
Type de substance
effets
exemples
Les dépresseurs
Ralentissent les fonctions psychiques d’un individu en
diminuant le niveau d’éveil et l’activité générale du cerveau.
Elles relaxent l’utilisateur. Celui-ci est alors moins conscient
de son environnement.
→ Alcool
→ Benzodiazépines
→ GHB
→ Opiacés
→ Substances
volatiles
Les stimulants
Stimulent les fonctions psychiques d’un individu. Elles
augmentent le niveau d’éveil et l’activité générale du
cerveau. Les stimulants accélèrent le processus mental. Le
consommateur est alors plus alerte et énergétique.
→ Amphétamines
→ Cocaïne
→ Tabac
→ Caféine
→ Méthylxantines
Les perturbateurs
Aussi appelés hallucinogènes, perturbent les fonctions
psychiques d’un individu. Elles provoquent des altérations
plus ou moins marquées du fonctionnement cérébral, de la
perception, de l’humeur et des processus cognitifs.
→ Cannabis et
dérivés
→ LSD
→ Mescaline
→ Kétamine
→ Ecstasy
Médicaments
psychoactifs
Représentent les principales substances psychoactives
prescrites pour la thérapie des troubles mentaux.
→ Antipsychotiques
→ Antidépresseurs
→ Benzodiazépines
→ Stabilisateurs de
l’humeur
Androgènes et
stéroïdes
anabolisants
Les stéroïdes anabolisants sont des analogues synthétiques
de la testostérone. Bien qu’ils aient très peu d’applications
thérapeutiques, les stéroïdes sont très employés dans le
monde du sport.
→ Depo-
Testosterone
→ Oxandrolone
→ Oxymetholone
→ Danazol
→ Nandrolone
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