
Le diabète est une maladie métabolique responsable de graves problèmes de santé publique
[1]. Il s’agit d’une affection chronique se traduisant par un taux de sucre élevé dans le sang
[1]. Le diabète apparaît lorsque la concentration du sucre est supérieure à 1,4 gramme par
litre. L’excès chronique de sucre dans l’organisme est causé par un dysfonctionnement du
pancréas, qui ne produit plus normalement l’insuline chargée de la dégradation des glycoses
apportés par l’alimentation. Par ailleurs, il peut être favorisé par les troubles de l’utilisation
du glycose au niveau des cellules de tissus musculaires, les facteurs héréditaires et
environnementaux ainsi que par d’autres pathologies [1].
D’ici 2045, les projections de la FID montrent qu’un adulte sur huit, soit environ 783 millions
de personnes, vivra avec le diabète, ce qui représente une augmentation de 46% [2]. Les
incidences du diabète sur l’organisme se manifestent sous forme de graves complications et
d’autres troubles (métaboliques, dégénératives, infectieuses, acidocétoses, affections
cardiovasculaires et rénales) [1]. Selon l’OMS, le diabète est une maladie chronique qui se
déclare lorsque le pancréas ne produit pas suffisamment d’insuline, ou lorsque l’organisme
n’est pas capable d’utiliser efficacement l’insuline qu’il produit [3]. Les faits et les chiffres
relatifs au diabète démontrent le fardeau mondial croissant qu’ils représente pour les
individus, les familles et les pays [2]. L’Atlas du diabète de la FID (2021) indique que 10,5%
de la population adulte (20-79 ans) est atteinte de diabète et que près de la moitié d’entre eux
ignorent qu’ils vivent avec cette condition [2]. En 2021, on estime que 537 millions de
personnes ont du diabète et que ce nombre devrait atteindre 643 millions d'ici 2030 et 783
millions d'ici 2045. En outre, 541 millions de personnes ont estimé que la tolérance au glucose
altéré dans 2021. On estime également que plus de 6,7 millions de personnes âgées de 20 à
79 ans mourront de causes liées au diabète en 2021[4]. Le nombre d'enfants et d'adolescents
(c'est-à-dire jusqu'à 19 ans) vivant avec le diabète augmente chaque année [4]. En 2021, plus
de 1,2 million d'enfants et d'adolescents ont un diabète de type 1. Les dépenses directes de la
santé dues au diabète sont déjà proches d'un milliard de dollars et dépasseront ce chiffre d'ici
2030 [4]. Cet atlas IDF Diabetes Atlas 10th Edition montre également que l'hyperglycémie
de la grossesse (HIP) affecte environ une grossesse sur six [4]. Une autre cause d'alarme est
le pourcentage systématiquement élevé (45%) des personnes atteintes de diabète non
diagnostiquée, qui est de type 2[4]. Cela met en évidence la nécessité urgente d'améliorer la
capacité de diagnostiquer les personnes atteintes de diabète, dont beaucoup ignorent qu'ils ont
le diabète et fournir des soins appropriés et rapides pour toutes les personnes atteintes de
diabète le plus tôt possible [4].
En effet, l'utilisation à long terme des médicaments hypoglycémiants, tels que les
sulfonylurées, la metformine et d'autres dans la prise en charge du diabète ont un large éventail
d'effets secondaires [5,6]. Une diminution progressive de leur efficacité est appelée « échec
secondaire ». Cela se produit à la suite d’une perte accrue de la fonction des cellules bêta et
de la sensibilité à l'insuline due à la progression de la maladie. Cette utilisation à long terme
des médicaments par les patients fait que le coût du traitement revient très cher et dépasse le
pouvoir d’achat des populations des pays en voie de développement [7]. Pour pallier à toutes
ces difficultés, ces populations ont souvent recours à la médecine traditionnelle à base de
plantes médicinales[8]