Austin et la théorie des actes de parole : une approche contextualiste

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Les pouvoirs du langage : la contribution de J.L. Austin
à une théorie contextualiste des actes de parole.
Bruno Ambroise
To cite this version:
Bruno Ambroise. Les pouvoirs du langage : la contribution de J.L. Austin à une théorie contextualiste
des actes de parole.. Sciences de l’Homme et Société. Université de Nanterre - Paris X, 2005. Français.
�tel-00338176�
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UNIVERSITE DE PARIS X - NANTERRE
École doctorale « Connaissance et culture »
___________________
THESE
pour obtenir le grade de
DOCTEUR DE L'UNIVERSITE PARIS X - NANTERRE
Discipline : philosophie
présentée et soutenue publiquement
par
M. Bruno AMBROISE
le vendredi 25 mars 2005
Titre :
Les pouvoirs du langage :
La contribution de J.L. Austin à une théorie
contextualiste des actes de parole.
Directeur de thèse :
M. le professeur Francis WOLFF (ENS)
___________________
JURY :
M. Daniel ANDLER, professeur (Université Paris IV, ENS & IHPST)
Mme Martine DE GAUDEMAR, professeur (Université Paris X Nanterre),
présidente du jury.
Mme Sandra LAUGIER, professeur (Université de Picardie & IHPST)
M. François RECANATI, directeur de recherche (Institut Jean Nicod, CNRS)
M. Charles TRAVIS, professeur (Northwestern University, USA)
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A ma mère.
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Remerciements : Durant les cinq années qu'ont duré la maturation et l'écriture de cette thèse,
j'ai bénéficié du soutien amical et des encouragements chaleureux de plusieurs personnes qui ont
rendu son élaboration possible. Francis Wolff ( ENS & Université Paris X), qui dirigea ce travail, a
accepté durant tout ce temps de m'accorder sa confiance, son soutien et ses conseils avisés. Qu'il en
soit très sincèrement remercié. Sandra Laugier (Université de Picardie & IHPST) a été bien plus
qu'une directrice de thèse. Outre ses travaux, qui ont permis d'ouvrir en France une voie à la
philosophie d'Austin, en en rendant toute la richesse et la complexité à travers une lecture totalement
inédite, elle a guidé, avec un art et une gentillesse incomparables, mes réflexions, donnant à celles-ci,
sans que je m'en aperçoive immédiatement, une orientation décisive. Je n'ai certainement pas fini
d'évaluer tout ce que je lui dois. Charles Travis (Northwestern University) m'a fait l'honneur
d'accepter que je travaille sur une œuvre que je juge bien plus qu'importante, et que je le suive, du
mieux que j'ai pu, dans la voie qu'il a tracée à la suite d'Austin. Naturellement, ce « mentor » n'est en
rien responsable des erreurs qui pourront être exposées par la suite ; il sera d'ailleurs certainement le
premier à me corriger. Mais ce travail n'aurait assurément pas pris la forme qu'il a, si je n'avais pas
bénéficié de ses travaux, de sa disponibilité et de son humour. Daniel Andler (Université de Paris IV,
ENS & IHPST) a guidé mes premiers pas dans la recherche. Je lui suis très reconnaissant d'avoir
continué à suivre mes travaux d'un œil bienveillant. Je dois aussi préciser que j'ai bénéficié de
l'accueil très appréciable de diverses institutions, dont les richesses combinées permirent à ce travail
de prendre forme : je remercie ainsi l'Université de Paris X - Nanterre, l'Université Michel de
Montaigne - Bordeaux 3, l'Institut d'Histoire et de Philosophie des Sciences et des Techniques (CNRS
& Paris I), et Northwestern University.
Christophe Alsaleh (Université de Picardie), intraitable coach et véritable compagnon
spirituel éclairant la voie à suivre, mérite une mention très spéciale. En plus de m'avoir guidé et
corrigé sur de nombreux points, il m'a offert une relecture intégrale de ce travail, dont j'ai encore du
mal à mesurer la portée. Delphine Chapuis (IHPST) mérite également les honneurs pour avoir fait de
son mieux pour transformer en un français à peu près correct sa rédaction. L'amitié offerte par ces
deux personnes joua un rôle inestimable dans la réussite de celui-ci. Je remercie également ma
famille, qui m'a permis, de diverses manières, d'écrire tout ceci en me soutenant (et en me supportant)
durant toutes ces années.
Je dois de chaleureux remerciements à l'équipe des jeunes philosophes de l'Université de
Bordeaux 3 (Gauthier, Jauffrey, Jean-Christophe, l'indispensable Laure, Sophie) pour tout ce qu'ils
m'ont apporté. Je remercie tout spécialement Layla Raïd pour sa précieuse amitié, son indispensable
rigueur, ses conseils déterminants et un indéfectible soutien, malgré nos désaccords philosophiques.
Et un énorme merci à toute la famille Rabaté, tout spécialement à Lucette, Dominique, Florence et
Kristiina. Enfin, à tous ceux qui, à des titres divers, m'ont permis de progresser : Jocelyn Benoist (U.
Paris I), Séverine Bourdieu (U. Bordeaux 3), Carine Duteil (U. de Limoges), Michela Marzano
(IRESCO/CNRS), Jean-Jacques Rosat (Collège de France), Alex, Boris, Marlène ; Martine et Fabien.
Et, pour tout et bien plus encore, Sophie.
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SOMMAIRE
Remerciements.
Sommaire.
Introduction.
Note préliminaire.
I. LA PAROLE COMME ACTE(S).
I.1. Caractérisation du discours comme activité : les différents pôles de
l’activité. I.1.i. Décrire ce qu’on fait avec le langage.
§1. Remarques préliminaires sur la méthode philosophique d’Austin : la
« phénoménologie linguistique » comme préalable à une science du langage ?
§2. Les descriptions multiples de l’action et le fétiche valeur/fait
§3. L’action se décrit toujours par rapport à un arrière-plan de pratiques le fétiche
valeur/fait, bis.
I.1.ii. Découvertes des actes de la parole en fonction de leurs
échecs et de leurs réussites (partiels ou complets) : apparition de la
performativité
§4. Pourquoi rater, c’est échouer à faire (et non pas à dire).
§5. L’illusion descriptive : contre la sémantique véri-conditionnelle.
§6. La découverte du performatif : l’action de la parole n’est pas (seulement) de dire
quelque chose.
I.1.iii. Caractérisation de l’activité en fonction de son caractère
conventionnel.
§7. L’action se définit notamment par son caractère conventionnel : la normativité
conventionnelle des performatifs.
§8. Les applications différenciées d’une procédure conventionnelle : le poids relatif de
la convention.
§9. Performatifs explicites/performatifs implicites : la visibilité différenciée de la
convention et son caractère historique.
§10. La question des critères du performatif et la généralisation de la performativité à
l’affirmation.
I.2. Les trois aspects de l’acte de parole.
I.2.i. L’aspect locutionnaire de l’énoncé le niveau linguistique.
§11. L’acte phonétique et l’acte phatique.
§12. L’acte rhétique et ses ambiguïtés.
§13. Le statut de l’acte locutionnaire.
I.2.ii. L’aspect illocutionnaire de l’énoncé le niveau
pragmatique.
§14. L'acte illocutionnaire comme déterminant d'une action réalisée au moyen de la
parole.
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