
facteurs conjoncturels et qui sont liés à la conjoncture économique du pays, à l'évolution du
taux d'intérêt, à l'inflation, etc.
Le taux d'intérêt est une variable macro-économique de premier ordre, qui sert selon Malkiel
(2003) en micro-finance de facteur d'actualisation des flux de dividendes futurs déterminants
la valeur fondamentale des actions. Son impact sur les marchés boursiers est très important.
En effet toute modification des taux d'intérêt affecte directement ou indirectement la valeur
des titres qui sont cotés à la bourse.
Agilietta (2001) explique que les variations des taux d'intérrt de la politique monétaire en vue
notamment, de la stabilité des prix, affectent le volume du crédit disponible qui influence, à
son tour, les prix des actifs financier. C'est-à-dire que plus les crédits diminuent en raison de
l'augmentation du taux d'intérêt, plus les investissements boursiers diminuent et plus, donc, la
valeur des cours des actifs diminue et vice versa.
D'un autre point de vue, la baisse des taux attire l'épargne vers la bourse au détriment des
banques, où les comptes de dépôts n'offrent plus une rémunération intéressante, inversement,
une augmentation des taux rendra plus attrayant les comptes de dépôt et fera fuir l'épargne de
la bourse.
Les économistes appréhendent l'inflation comme un phénomène, ou un processus qui se
manifeste par des variations aux niveaux des prix de biens et services et d'une baisse
généralisée de la valeur de la monnaie. C'est une variable qui est en relation étroite avec le
taux d'intérêt et qui joue un rôle ambigu et parfois paradoxal sur les marchés financier.
Plusieurs études antérieures, mettent en évidence la relation des fluctuations boursière et celle
de l'inflation. Lintner, constate qu'il n'y a pas de corrélation entre les taux de variation
annuelle des prix de gros et ceux de l'indice général du cours boursier. Suite à une étude aux
Etats-Unis (1900-1971) il a montré que les baisses de la croissance des cours des actions
pendant les périodes de déflation peuvent être les même qu'en périodes d'inflation.
Fama (1981), postule que la relation empirique négative entre les taux nominaux de la
rentabilité des actions et l'inflation n'est que le reflet du lien négatif entre cette dernière et
l'activité économique réelle. Selon lui, l'introduction d'une variable d'activité économique,
telle que le taux de croissance du PIB ou de la production industrielle dans les régressions, se
traduirait par des résultats conformes à l'identité de Fisher. Ainsi est née l'hypothèse dite