Volatilité des marchés financiers & Fondements macroéconomiques: Analyse MASI

Telechargé par Malika Ouakouz
Master Finance et Banque
2eme promotion
2019-2021
La volatilité des marchés financiers et fondement
macroéconomiques
Réalisé par :
DIYAYA Meryam
FATH EL KHEIR Asma
FOHMI Fatima Zahra
GUIDDA Karima
OUAKOUZ Malika
Encadré par :
Pr. MAAROUF Mourad
Introduction :
Dans un contexte caractérisé par la fréquentation des chocs financiers et dans un
environnement marqué par la montée du risque et de l’incertitude dans les marchés financiers,
La modélisation de la volatilité porte une grande importance et devenue un enjeu financier en
tant qu’un outil d’aide à la prise des décisions aussi bien pour les investisseurs que pour les
entreprises. Pour ceci le modèle autorégressif et le modèle à moyenne mobile (ARMA)
constitue un cadre adéquat pour modéliser, capter la volatilité et utile pour la prédiction des
rendements financiers.
L’objectif de ce papier est d’essayer en adoptant l’approche BOX-JENKINS de proposer un
modèle autorégressif approprié pour la performance globale de la place financière
casablancaise représentative par l’indice de MASI.
La méthode de Box-Jenkins est une méthodologie ayant une grande importance pour faire des
prévisions, suite à l’utilisation des séries chronologies. Leur application intervient dans
plusieurs domaine (économie, finance ) ainsi La méthode de Box-Jenkins se démarque
sensiblement du caractère déterministe des méthodes de prévision fondées soit sur la
décomposition de la série, soit sur le lissage exponentiel. Elle ne spécifie pas de modèle a
priori, et permet au contraire à l’analyste d’explorer l’ajustement de plusieurs modèles à la
série afin d’identifier celui qui est le mieux adapté.
I. Revue de littérature :
1. Revue de littérature théorique :
Plusieurs études ont eu comme contenu l’analyse de l’incertitude économique. Schwert
(1989) est l'un des premiers qui ont mesuré l'incertitude par la volatilité macroéconomique en
étudiant sa relation avec la volatilité financière. Mais en 2006 Arnold et Al disent que
lincertitude ne peut être traduire fidèlement par la volatilité pour plusieurs raisons ; la
volatilité macroéconomique est rétrospective alors que l'incertitude est prospective. En plus,
cette volatilité ne prend pas en concédération la partie réalisée ex-post de tous les scénarios
macroéconomiques ex-ante possibles.
En suite on trouve Ségal et Al qui ont développés une mesure d'incertitude en relation avec la
volatilité macroéconomique, tout en parlant de l'incertitude positive et l'incertitude négative.
L'incertitude est mesurée aussi par la dispersion des valeurs de certaines variables
économiques à partir d’un panel. Et dans cet égard, on a Bloom qui a analysé en 2014 les
données provenant d'un panel de 50 professionnels de la prévision qu'entre 1968 et 2012
montre l'écart type des prévisions de la croissance de la production industrielle augmentait de
64 % lors des récessions. Mais plusieurs auteurs ont critiqué cette approche car ils sont des
prévisions subjectives sujettes donc à des biais individuels et à des biais de source
d'information.
Pour certains, dans le but de bien mesurer l’incertitude, il est nécessaire d'extraire la partie
prévisible des séries à l'aide l'information disponible au moment de la prévision. Du fait que
l'incertitude macroéconomique ne peut pas être mesurée facilement à travers un petit nombre
d'indicateurs économiques, ils proposent alors une mesure d'incertitude à l’aide de plus de
cent séries macroéconomiques et financières.
Passant de mesures portantes sur les indicateurs à celle qui s’intéresse au comportement
humain, on trouve Dzielinski qui a met en place une mesure de l'incertitude économique à
partir du comportement de recherche d'information des agents économiques. Il a avancé qu’il
est possible d’utiliser la fréquence de recherche sur internet donnée par Google Trends pour
analyser l'incertitude des investisseurs sur l'état de l'économie.
Pour Fornari et Mele, 2013; Bekeart et Hoerova, 2014, une volatilité exacerbée peut gonfler le
coût de financement des entreprises. Autrement dit, les investisseurs vont exiger un
rendement supérieur s’il y a incertitude de recouvrer leur investissement ou de revendre leurs
actions dans le futur au prix souhaité en raison d’une volatilité financière importante. En plus
une augmentation de la volatilité peut donner un report des projets d’investissement. Ajoutant
à ca qu’une hausse de la volatilité peut provoquer une perte de confiance et la constitution
d’une épargne de précaution.
La valeur d'un titre ne dépend pas uniquement d'éléments ou de caractéristiques propres à ce
titre, mais aussi de plusieurs autres facteurs qui sont appelés arguments extrinsèques ou
facteurs conjoncturels et qui sont liés à la conjoncture économique du pays, à l'évolution du
taux d'intérêt, à l'inflation, etc.
Le taux d'intérêt est une variable macro-économique de premier ordre, qui sert selon Malkiel
(2003) en micro-finance de facteur d'actualisation des flux de dividendes futurs déterminants
la valeur fondamentale des actions. Son impact sur les marchés boursiers est très important.
En effet toute modification des taux d'intérêt affecte directement ou indirectement la valeur
des titres qui sont cotés à la bourse.
Agilietta (2001) explique que les variations des taux d'intérrt de la politique monétaire en vue
notamment, de la stabilité des prix, affectent le volume du crédit disponible qui influence, à
son tour, les prix des actifs financier. C'est-à-dire que plus les crédits diminuent en raison de
l'augmentation du taux d'intérêt, plus les investissements boursiers diminuent et plus, donc, la
valeur des cours des actifs diminue et vice versa.
D'un autre point de vue, la baisse des taux attire l'épargne vers la bourse au détriment des
banques, les comptes de dépôts n'offrent plus une rémunération intéressante, inversement,
une augmentation des taux rendra plus attrayant les comptes de dépôt et fera fuir l'épargne de
la bourse.
Les économistes appréhendent l'inflation comme un phénomène, ou un processus qui se
manifeste par des variations aux niveaux des prix de biens et services et d'une baisse
généralisée de la valeur de la monnaie. C'est une variable qui est en relation étroite avec le
taux d'intérêt et qui joue un rôle ambigu et parfois paradoxal sur les marchés financier.
Plusieurs études antérieures, mettent en évidence la relation des fluctuations boursière et celle
de l'inflation. Lintner, constate qu'il n'y a pas de corrélation entre les taux de variation
annuelle des prix de gros et ceux de l'indice général du cours boursier. Suite à une étude aux
Etats-Unis (1900-1971) il a montré que les baisses de la croissance des cours des actions
pendant les périodes de déflation peuvent être les même qu'en périodes d'inflation.
Fama (1981), postule que la relation empirique négative entre les taux nominaux de la
rentabilité des actions et l'inflation n'est que le reflet du lien négatif entre cette dernière et
l'activité économique réelle. Selon lui, l'introduction d'une variable d'activité économique,
telle que le taux de croissance du PIB ou de la production industrielle dans les régressions, se
traduirait par des résultats conformes à l'identité de Fisher. Ainsi est née l'hypothèse dite
proxy de Fama et une multitude d'études justifient leurs résultats empiriques par cette
hypothèse.
2. Revue de littérature empirique :
Incertitude de l’inflation et croissance économique : le cas de l’UEMOA
Cette étude a été réalisée par le laboratoire d’économie d’Orléans en 2013 pour les pays de
l’UEMOA (le Bénin, le Burkina, la Côte d’Ivoire, la Guinée-Bissau, le Mali, le Niger, le
Sénégal et le Togo).
Cette étude propose une évaluation de la relation entre l’incertitude émanant de la volatilité de
l’inflation et la croissance économique des pays de l’UEMOA pour la période entre 1968 et
2010. Il s’interroge également sur les répercussions des chocs d’inflation sur l’économie
réelle des pays de la zone. Cette réflexion est un prolongement de l'étude de Valdovinos et
Gerling (2011). Ces auteurs se sont juste interrogés sur le lien entre l'incertitude de l'inflation
et la variabilité relative des prix et ils ont aussi travaillé sur une courte durée. La réflexion
présente propose de combler cette limite.
L'objectif de l'article est de déterminer, d'une part, l'interaction des chocs d'inflation entre les
pays membres de l'UEMOA et de ressortir l'ampleur de la volatilité de l'inflation et sa
persistance pour chaque pays, et d'autre part, les répercussions de l'inflation incertaine sur la
croissance économique des pays membres.
L’étude a utilisée le modèle standard de VAR-GARCH pour deux variables qui sont
l’inflation et le PIB notées respectivement Πt et Yt à l’instant t, alors on est entrain de parler
d’une série chronologique. L’étude a ignorée la Guinée Bissau à cause du manque de données
et elle a aussi effectuée le modèle sur chaque pays de la zone à cause d'hétérogénéité entre
elles.
Apres l’estimation des coefficients du modèle, on a obtenu comme résultat :
la présence d'une relation négative au Burkina, au Niger et au Sénégal en ce qui
concerne le lien entre l'incertitude de l'inflation et la croissance économique. Cela
s'explique par la réticence des agents économiques se traduisant par le
fléchissement de l'investissement et de l'épargne. Par ailleurs, une hausse de
l'incertitude de l'inflation est susceptible d'être nuisible pour la croissance en
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