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Résumé Economie monétaire S4 par karim

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Résumé d’économie monétaire et financière s4
Karim Economiste
Résumé Economie monétaire S4 Par : Karim Economiste
Chapitre 1 : La politique monétaire
La politique monétaire est le moyen par lequel les autorités monétaires agissent pour contrôler
la masse monétaire et apporter la quantité de monnaie nécessaire pour assurer ou promouvoir
la croissance économique.

Objectifs opérationnels :
-Taux de marché interbancaire (le cout de refinancement) ;
- Base monétaire (le volume da la monnaie).
 Objectifs intermédiaires :
- Taux d’intérêt ;
- Agrégats monétaires ;
- Agrégats de crédit ;
-Taux de change.
 Objectifs finals : « carré magique de Kaldor »
-Stabilité des Prix ;
- Plein Emplois ;
- Equilibre Extérieur ;
- croissance fort et durable.
Instruments : Open Maret/ Réescompte/ Réserves/ Encadrement du crédit/Contrôle direct de
taux d’intérêt/Contrôle des changes
 Les objectifs intermédiaires de la politique monétaire :
 L’action sur les taux d’intérêt :
 Le taux d’intérêt :
A- le taux des marchés :
 le taux du marché monétaire qui est le taux de court terme auquel
les banques et institutions financières s’échangent les liquidités
(taux au jour le jour, taux à un mois, à trois mois, à six mois, taux
des émissions des TCN) ;
 Pour le plus long terme il y a :
 le taux du marché obligatoire qui est le taux fixé par les obligations
émises par les entreprises privées ou publiques et par le trésor
public. Ce taux correspond au rendement rattaché à ces titres
 le taux du marché hypothécaire qui est le taux servi par des titres de
créance sur l’habita
B- Les taux des crédits :
Ces taux sont par définition hors marché, ils sont décidés librement par
les banques qui les octroient. Ils sont déterminés en fonction du taux de
base bancaire (taux minimum calculé en fonction du taux de marché
monétaire). Ils sont nombreux et leur niveau dépend de plusieurs critères
souvent propres à chaque banque comme l’échéance de prêt, le risque de
contrepartie attaché à chaque client.
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C- Les taux administrés :
Ces taux sont fixés directement par l’Etat et sont deux types :
 Taux créditeurs : concernent l’épargne liquide des clients des
banques, Ces taux sont fixés pour procurer aux banques une
ressource stable et orienter l’épargne vers une catégorie d’emplois
jugée prioritaire.
 Taux débiteurs : concernent les crédits payés par les clients de la
banque. Leurs intérêts sont généralement inférieurs à ceux pratiqués
sur le marché, pour permettre un financement plus facile à des
secteurs de l’économie jugés prioritaires par l’Etat.
 Le taux d’intérêt : variable opérationnelle et intermédiaire.
A- Le processus de diffusion.
Pour augmenter le taux sur le marché monétaire la banque centrale peut
vendre des titres sur ce marché→ le volume de liquidité↘(-) →le taux
d’intérêt ↗(+)→cout de refinancement des banques↗(+)
→les banque vont aller au marché financier pour vendre des titres
→le taux d’intérêt appliqué aux clients des banques ↗(+)→les entreprise
vont aller au marché financier pour vendre des titres
→le taux d’intérêt au marché financier↗(+)
{
B- Les limites de la politique des taux d’intérêt.
 Le processus de diffusion peut être stoppé et devient insuffisant pour le
contrôle des taux surtout dans les cas suivant :
 Si la hausse des taux d’intérêt n’est pas accompagnée d’une restriction
des liquidités puisque les banques continueront à prêter aux clients sans
être obligés d’aller se procurer des ressources sur le marché financier ;
 Si les agents non financiers ont des anticipations inflationnistes, c’est à
dire lorsqu’ils anticipent une hausse des prix et donc une baisse du
taux d’intérêt réel, Ils continueront donc à emprunter malgré la hausse
des taux d’intérêt nominaux.
 une politique des taux accompagnée d’une forte fluctuation des taux
donc une forte volatilité peut handicaper la croissance économique
puisque l’environnement perdrait de sa stabilité ;
 l’objectif de stabilité de la masse monétaire (objectif interne) est
incompatible avec l’objectif de stabilité du taux de change (objectif
externe). En effet, si par exemple, les autorités décident de soutenir le
taux de change en procédant à une hausse des taux d’intérêt sur le
marché domestique(interne), alors elles pourraient décourager
l’investissement et donc la croissance interne.
C- L’application de la politique des taux.
 L’innovation financière a permis de créer de nouveaux instruments
financiers (ex titres de créances négociables…) qui ont permis de
rendre la politique des taux plus efficace et le processus de diffusion
plus opérationnel car les agents disposant de produits sur toute une
gamme d’échéances peuvent pratiquer plus facilement la substitution et
donc diffuser la hausse des taux.
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
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La politique des taux est aussi mieux adaptée dans les économies des
marchés dont le financement est directe puisque le taux d’intérêt est la
seule variable qui puisse influencer le marché.
 Politique passant par le contrôle des agrégats
Ce contrôle a pour objectif intermédiaire de contrôler la quantité de monnaie
disponible dans l’économie, c’est un contrôle quantitatif qui passe par une
action sur les agrégats monétaires.
 Les agrégats à contrôler :
Le choix de M3 (actifs liquides) se justifier pour des raisons :
 Le contrôle l’agrégat M1 qui porte sur la monnaie en sens strict
peut être inefficace dans la mesure où les agents peuvent à tout
moment substituer des moyens de paiement à leurs actifs liquides.
 en définissant plus largement les agrégats monétaires, on en vient à
définir plus largement la création monétaire puisque
Les
établissements de crédit peuvent financer leurs activités de crédit
par la collecte directe ou indirecte de liquidités au sens de M3.
 Comment contrôler les agrégats ?
Il existe deux types de contrôle des agrégats :
A- Contrôle de la base monétaire
→ On peut définir une relation entre la base monétaire (le volume de
monnaie centrale offert par la Banque Centrale c'est-à-dire M1(monnaie) et
M3(actifs liquides)) et le volume de monnaie M1
M1= B.m
Avec B =la base monétaire
Et m=le coefficient multiplicateur
→ Les autorités monétaires peuvent facilement contrôler M1 en
contrôlant la base B si :
-M1 est uniquement définie par les autorités monétaire ;
-M3 constant (dépend de la volonté des agents non financiers et
financiers de disposer de manière constante d’un certain volume de
liquidités en billets).
→ Toute action des autorités monétaires sur M1 se répercute sur M3. Si
par exemple on diminue la quantité de monnaie disponible (au sens de
M1), on diminue alors la quantité de monnaie pouvant être affectée aux
placements liquides (M3). Donc on peut avancer que M1 et M3 varient
dans le même sens.
B- Le rationnement du Crédit
C’est un moyen direct et autoritaire qui permet de contrôler directement
l’offre de crédit des agents financiers.
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Avantage : On ne limite pas l’offre de monnaie sur le marché et donc on
n’influence pas à la hausse les taux d’intérêt qui pourraient avoir une
influence négative sur la croissance économique.
Inconvénient :elle limite le libre jeu du marché et impose un financement
monétaire
de l’économie, c’est pour cette raison qu’elle n’est plus
d’actualité dans de nombreux pays.
 Les instruments de politique monétaire :
 Le réescompte :
 Le réescompte : est une technique de refinancement qui permet aux
institutions financières de se refinancer directement auprès de la banque
Centrale en contrepartie de la cession de titres qu’elles détiennent en
portefeuille.
 Le taux de réescompte : est le taux d'intérêt que prélève la banque
centrale lorsqu'elle consent des prêts aux banques commerciales. Celles-ci
empruntent auprès de la banque centrale lorsque leurs réserves sont
insuffisantes pour respecter le coefficient de réserves obligatoires. Plus le
taux d'escompte est faible, moins il est coûteux d'emprunter auprès de la
banque centrale et plus les banques commerciales ont recours à cette
modalité de financement. En conséquence, toute réduction du taux
d'escompte accroît la base monétaire et donc l'offre de monnaie.
 Avantage : la hausse du taux d’escompte est un instrument efficace
puisqu’il dévalorise la valeur du portefeuille titres des banques et leur
refinancement se fait de manière défavorable
 Inconvénient : Cette politique devient marginale avec l’apparition des
marchés
 open market :
 Action sur la quantité de monnaie : Par des interventions d’achat ou
de vente de titres, La banque centrale peut injecter retirer des
liquidités sur le marché et donc contrôler la masse monétaire dans
l’économie.
 Action sur le taux d’intérêt : Par ses interventions sur le marché, la
Banque Centrale va chercher à rendre plus chère cette base pour limiter
la création monétaire.
 Avantage : La transmission de la hausse des taux du marché
monétaire aux taux du marché financier peut se faire rapidement s’il
existe des marchés ouverts, décloisonnés
 Inconvénient : Cette politique est efficace seulement dans la mesure
où les banques sont déficitaires en liquidités et sont obligées de faire
appel au marché
 Les réserves obligatoires :
 Les réserves obligatoires : Les réserves obligatoires sont des fonds
que les établissements de crédit doivent déposer auprès de leur Banque
Centrale pour pouvoir exercer régulièrement leurs activités notamment
de crédits et dont le calcul est basé sur leurs dépôts ou toute autre
assiette décidée par les autorités monétaires.
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 taux de réserve obligatoire : ce taux est fixé par l’autorité de tutelle et
servent en tant qu’instrument de politique monétaire quand elle veut
limiter les encours de crédit, elle peut augmenter le taux des réserves
obligatoires, et quand elle veut favoriser le crédit, elle peut baisser ce
taux.
 Avantage : Elle absorbe rapidement l’excès de monnaie centrale émise
en contrepartie des avances sur le Trésor public et de l’excèdent de la
balance des paiements.
 Inconvénient : Cette technique rend le système bancaire plus
dépendant de la BC.
 Le contrôle direct :
La pratique de la sélectivité des crédits :
 on contrôle l’affection des crédits et non leur quantité L’orientation des
crédits vers les secteurs sélectionnés, en contrepartie de certaines
facilités(les taux bonifiés, les garanties de paiement, les avantages
fiscaux)
 Avantage : elle envisage une aide pour des secteurs jugés prioritaires
par l’Etat et dont il faut assurer la croissance
 Inconvénient : elle donne aux banques la possibilité d’accorder des
crédits sur des critères autres qu’économique et aussi très coûteuse
pour le budget de l’Etat et fausse le jeu dans un système basé sur la
concurrence.
L’encadrement du crédit :
 les autorités monétaires décident du montant de crédits que peu offrir
chaque banque et tout dépassement est sanctionné par des réserves
supplémentaires non rémunérées.
 Avantage : très efficace et permet d’influencer le volume de monnaie
crée sans manipuler les taux d’intérêt.
 Inconvénient : Les encours de crédits décidés ne tiennent pas compte
des besoins réels de l’économie et des capacités des banques et Il n’y a
pas respect des règles de concurrence et donc on n’encourage pas les
banques à se développer en augmentant leur position.
Chapitre 2 : Les approches théoriques de la monnaie :
 Analyse quantitative de la monnaie :
La théorie quantitative insiste sur le fait qu’il existe une influence de la quantité de
monnaie sur le niveau des prix.
 La théorie de Fisher :
Le point de départ de l’analyse, c’est le volume de transactions qu’il est
possible de faire avec la quantité de monnaie qui circule dans l’économie. On
peut écrire la valeur des échanges de la manière suivante : il existe n
Biens xi dont les prix pi.
∑ pixi
Si on pose M comme étant la quantité de monnaie et V le nombre de fois cette
monnaie a été utilisée, on peut écrire l’équation des échanges comme suit
M V = ∑pixi
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En simplifiant les choses on peut écrire : M V = P T
P : variable endogène, variable à expliquer. Le niveau général des prix.
M V T : des variables exogènes, variables explicatifs
M : la masse monétaire
V : le nombre de fois cette monnaie a été utilisée.
T : le volume ou la quantité de biens qui s’échangent dans l’économie grâce
à la monnaie
Selon la théorie quantitative, on explique que la détermination du prix P de la
variable T, se fait par le stock de monnaie M. ainsi, on peut voir que si la
quantité de monnaie augmente alors M V augment et pour assurer l’équilibre
P doit augmenter.
 La théorie de Pigou :
Pour Pigou, la demande de monnaie exprimée par les agents économiques, est
déterminé par leurs dépenses qui elles même sont fonction de leurs revenus.
Donc, les agents prennent en compte leurs pouvoirs d’achat qui est
directement déterminé par le niveau des prix.
Pour Pigou la théorie de Fisher peut s’écrire comme suit :
M=PkY
Y : Revenu
k : Niveau souhaité par les agents économiques
L’équation ci-dessus définie, traduit la condition d’équilibre sur le marché de
la monnaie avec comme variable d’ajustement la variable P, le niveau des
prix.
Dans ce cadre de figure, le niveau des prix est déterminé de la façon suivante:
lorsque la quantité d’encaisses monétaires est modifiée, les agents vont
naturellement chercher à en retrouver le niveau qu’ils souhaitent (définie par
k) en modifiant leurs comportements sur les marchés des biens.
Dans cet ordre d’idée, lorsque survient un accroissement des encaisses
monétaires non souhaité par les agents, ces derniers seront incités aux
dépenses.
Cela se traduit par une hausse de la demande sur les marchés des biens et donc
par une hausse des prix.
Cette hausse des prix se produira, jusqu’à ce que les agents retrouvent la
proportionnalité désirée entre leur encaisse réelle et leur revenu.
Ce mécanisme est appelé effet d’encaisse réelle.
 L’analyse keynésienne de la monnaie :
Keynes considère le taux d’intérêt comme une variable monétaire. Il est déterminé par
le marché de la monnaie et comme c’est la variable qui influence l’investissement,
alors on comprend aisément (le rôle que joue la monnaie dans la détermination de
l’activité économique.
Pour Keynes Les agents détiennent de la monnaie pour différents motifs, dont celui de
transaction, de précaution et de spéculation :
 Le motif de transaction :
Fait référence aux disponibilités nécessaires aux agents pour effectuer leurs
transactions, se justifie par le fait que les agents économiques éprouvent le
besoin de détenir des encaisses pour leurs dépenses quotidiennes. Il dépend
essentiellement du revenu.
Et = L (Y) avec L’1(Y) > 0
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 Le motif de précaution :
Qui se justifie par le fait que les agents ont besoin de se constituer une réserve
de pouvoir d’achat qui reste stable. Le niveau de cette encaisse est déterminé
par le revenu. La variable revenu est également la variable déterminante de
cette demande d’encaisse (Ep) pour motif de précaution.
Ep = L1(Y) avec L1’ (Y) > 0
 Le motif de spéculation :
Est déterminé par le désir des agents de faire des bénéfices sur leurs
investissements financiers. Avec l’objectif de réaliser des plus-values en
capital sur les marchés financiers. La variable déterminante est ici, le taux
d’intérêt.
Es = L2(i) avec L2’(i) < 0
La fonction de demande de monnaie prend alors la forme suivante :
L = L0 + L1(y) + L2(i)
Pour Keynes :
 lorsque la demande augmente, le taux d’intérêt augmente
 lorsque la demande diminue, le taux d’intérêt diminue
 lorsque l’offre augmente, le taux d’intérêt (i) diminue
 lorsque l’offre diminue, le taux d’intérêt (i) augmente
La politique monétaire de Keynes
L’augmentation de l’offre de monnaie  baisse des taux d’intérêts 
Augmentation de la demande de crédit pour financer la consommation des
ménages et l’investissement des entreprises Hausse de la demande  hausse
de la production  Croissance qui est l’augmentation des quantités de biens et
de services produits  pas d’inflation car les entreprises ont les capacités de
production pour répondre à la hausse de la demande  forte croissance
économique  la hausse de niveau d’emploi.
 Le monétarisme : Milton Friedman
 Friedman a reformulé la théorie de Fisher
 Inflation est un phénomène monétaire
 L’inflation est le mal à combattre avant le chômage
 Friedman a travaillé pour diminuer le taux d’inflation car aux années 50 le
monde a connait un fort taux d’inflation.
 Friedman a critiqué la politique monétaire de Keynes et l’intervention de l’Etat
car il pense que la banque centrale est le seul qui cause l’inflation.
 Il faut contrôler la masse monétaire pour éviter l’inflation
 L’augmentation de l’offre de monnaie doit être à la même proportion que
l’augmentation de la production nationale.
Théorie monétariste (M. Friedman)
L’augmentation de l’offre de monnaie  baisse des taux d’intérêt  hausse de
demande de crédit Hausse de la demande  Les entreprises n’ont pas les capacités
de production pour répondre à la hausse de la demande  Augmentation des prix 
baisse de la demande  Baisse de la production  ralentissement croissance et crise
économique.
Bonne courage
Karim Economiste
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