
muséale et dans quelle mesure sa « visite est une expérience sociale, culturelle, affective,
voire politique, qui s’intègre dans des corps de pratiques et dans des rapports aux territoires,
aux institutions, aux médias». (Eidelman & Roustan 2008 ; Le Marec, 2007)
convoqués par Eidelman, Gottesdiener et Le Marec (2013 : paragraphe 07 du
document en ligne).
Le concept de représentation est dans le cadre de ce travail considéré comme la
somme de plusieurs approches : « une construction mentale, plus ou moins chargée
affectivement, constituée à partir de ce que la personne a été, et de ce qu’elle projette, guidant
son action et le comportement qu’elle va adopter », comme dans la compréhension de
Postic, De Ketele (1988 : 37) évoqués par Cordier (2011), qui résume au
demeurant le concept de représentation comme à la fois le reflet d’une relation
entre le sujet et l’objet, laquelle cristallise les valeurs et normes du groupe social
auquel appartient le sujet. Etudier les représentations des publics en musée,
c’est aussi se situer dans le courant de pensée de Samson, Schiele & Di Campo
(1989), Gottesdiener (1987), Le Marec & Chaumier (2009) dont les travaux
portent sur les évaluations centrées sur la réception des expositions.
Nous plaçons également le concept de représentation aux côtés de celui très
voisin de construction du sens, considérant qu’ «Au cours de ses parcours dans
l'espace muséographique, le visiteur mobilise […] ses références cognitives, affectives, sociales,
sa capacité à analyser, à rendre compte et à mettre en pratique ses logiques d'appropriation,
prenant directement part à la production du sens et à la construction de ses connaissances »,
comme expliqué par Vol (1998 : 6).
Mobilisant l’approche transactionnelle, nous considérons à l’instar d’Altman &
Rogoff (1987) appelés par Eidelman, Gottesdiener et Le Marec (2013), que
l’exposition se compose entre autres d’aspects psychologiques, temporels et
environnementaux ; lesquels se conjuguent au cours de la visite du public pour
notamment produire des connaissances et des savoirs.
L’approche transactionnelle est ici consignée du point de vue des Sciences de
l’Information et de la Communication-SIC-, c’est-à-dire sous leur aspect
communicationnel au sens de Renault (2007) : en plus de la dimension
matérielle, les transactions comportent également une dimension
communicationnelle, ceci par la perspective commune aux acteurs en situation
qui mobilisent un langage qui leur est propre. Cette pensée est dans le sillage de
Dewey (1938 :106) qui expliquait que l’approche transactionnelle oblige «
l’individu à adopter le point de vue des autres individus, à voir et à enquêter d’un point de vue
qui n’est pas strictement personnel, mais leur est commun à titre d’“associés” ou de
“participants” dans une entreprise commune ». Y faisant suite, Zacklad montre que « le
concept de transaction, que nous empruntons à Dewey et Bentley (1949), correspond […] à
des interactions productives, le plus souvent associées à des rencontres (mais pouvant être