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Périurbanisation ,Impacts et enjeux dans l’aménagement du territoire cas des communes périphériques d'Alger

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République Algérienne Démocratique Et Populaire
Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique
Université des Sciences et de la Technologie Houari Boumediene
Faculté des Sciences de la Terre, Géographie et de l’Aménagement du Territoire
Mémoire du projet de fin d’études
Pour l’obtention du diplôme
De Master 2
Spécialité : Géographie et Aménagement du territoire
Option : Aménagement et Urbanisme
PERIURBANISATION, IMPACTS ET ENJEUX
SUR L’AMENAGEMENT DU TERRITOIRE
CAS DES COMMUNES DE BARAKI ET EUCALYPTUS
Thème proposé et encadré : Mme DJOUAB Fetta
Soutenu le : 27 Juin 2017
Présenté par :
- Mlle BELKACEMI Meriem
- Mlle CHABA Soumia
- Mlle CHENOUF Kamélia
Oum keltoum
Devant le jury composé de :
- PR HADJIEDJ Ali Professeur à USTHB …........................... Président.
- Mme DJOUAB Fetta Enseignante USTHB …………….........Rapporteur.
- Mme BELHAI BENAZZOUZ Atika Enseignante à l’EPAU..Examinatrice.
Promotion : 2016/2017
Soutenu le : 27/06/2017
REMERCIEMENTS
Avant tous « Nous tenons à exprimer nos remerciements et profondes gratitudes à Dieu
le tout puissant, qui nous éclairés le droit chemin qui nous mène vers la réussite, et de nous
avoir donnée la force et la patience pour achever ce modeste travail. »
Nos particuliers remerciements à nos chers parents qui ont été notre soutien durant
toute l’année.
Nos
remerciements
les
plus
sincères
vont
pour
notre
promotrice
Madame DJOUAB Fetta pour tous ses précieux conseils et remarques pertinentes, qu’elle
trouve ici le témoignage de toute notre reconnaissance et notre gratitude, Merci Madame.
Nous remercierons le président du jury, les membres du jury, pour l’honneur qu’ils nous
ont fait d’avoir acceptés d’examiner ce modeste travail.
Nous
remercierons
aussi
tous
nos
enseignants
du
Master
2
option
« Aménagement et Urbanisme », et plus particulièrement Professeur HADJIEDJ Ali pour ses
conseils et ses orientations pendant toute l’année.
Nous exprimant notre reconnaissance à tous les représentants des organismes qui ont
mis à notre disposition les documents nécessaires pour établir cette recherche notamment le
CNES, la DUAC, l’ONS , l’ANAT, le cadastre de la Wilaya d’Alger, les Domaines de la Wilaya
d’Alger, l’agence foncière locale de Baraki et Eucalyptus, les subdivisions des services
agricoles de la Daïra de Baraki et d’El Harrach , sans oublier les gens de l’APC de Baraki et
d’Eucalyptus surtout notre collègue ELGOUIZI Ahmed.
Que toutes les personnes qui nous ont aidés de près ou de loin dans la réalisation de ce
travail de recherche trouvent l’expression de notre profonde reconnaissance et gratitude,
particulièrement aux doctorants de notre faculté de Science de la Terre de Géographie et de
l’Aménagement du Territoire, Monsieur LOUCHAHI Nadir et Mademoiselle BETTACHE
Feriel Khadija.
Kamélia, Meriem et Soumia
DÉDICACE
On dédie en premier lieu ce travail
A nos mères pour tous leurs sacrifices et leurs efforts inouïs, on dit merci maman
A la mémoire de mon cher papa, Chenouf Abderrahmane, tu seras toujours fière
de moi et tu resteras gravé à jamais dans mon cœur et mes pensées
Ta fille Kamelia
A nos pères pour leurs soutiens et leurs aides inestimables on dit merci papa
A nos frères et Sœurs
A nos oncles et tantes
A nos cousins et cousines
A nos camarades de l’USTHB du Master 2
A nos professeurs de l’USTHB option « Aménagement et urbanisme »
A toutes notre famille.
Kamelia, Meriem et Soumia
TABLE DES MATIERES
REMERCIEMENTS
DÉDICACE
TABLE DES FIGURES
TABLE DES TABLEAUX
LISTE DES ABREVIATIONS
INTRODUCTION GENERAL .................................................................................................. 1
PROBLEMATIQUE .................................................................................................................. 7
HYPOTHESE DE RECHERCHE ............................................................................................. 9
OBJECTIFS ............................................................................................................................... 9
CHOIX DE LA ZONE D’ETUDE ............................................................................................. 9
DEMARCHE METHODOLOGIQUE ..................................................................................... 10
STRUCTURATION DU MEMOIRE ...................................................................................... 12
PARTIE I : REFLEXION GENERALE SUR L’ESPACE PERIURBAIN ............................. 13
CHAPITRE I: CENTRE ET PERIPHERIE, CONCEPT ET DEVELOPPEMENT ............... 15
I. Aperçu général sur le développement du concept Centre /Périphérie dans le monde : 15
Conclusion :
................................................................................................................. 35
CHAPITRE II : LA PÉRIURBANISATION, IMPACT ET ENJEUX ................................... 36
I. Impacts et enjeux environnementaux : .......................................................................... 37
II. Impacts et enjeux économique : ................................................................................... 40
III. Impacts et enjeux sociaux : ......................................................................................... 41
IV. Synthèse : Impacts, causes et conséquences de la périurbanisation ........................... 44
V. Cas des expériences étrangères : .................................................................................. 46
Conclusion
................................................................................................................. 47
CONCLUSION PARTIE I ............................................................................................... 48
PARTIE II : GENESES ET PROLIFERATION DE LA PERIPHERIE ALGEROISE .......... 49
INTRODUCTION .................................................................................................................... 50
CHAPITRE III : L’ESPACE PERIURBAIN D’ALGER, ANALYSE SPECIFIQUE ............ 51
I. Structuration de la ville et formation de la périphérie Algéroise : ................................ 51
II. Les Plans d’urbanisme et impacts sur la périphérie Algéroise .................................... 56
III. Délimitation de la périphérie du Grand Alger : .......................................................... 70
Conclusion
................................................................................................................. 76
CHAPITRE IV : ÉVOLUTION D LA POLITIQUE FONCIERE ET SON IMPACT SUR
L’ESPACE ALGEROIS .......................................................................................................... 77
I. Evolution de la gestion et de la politique foncière en Algérie : .................................... 77
II. L’impact de la politique foncière sur l’espace Algérois : ............................................ 83
Conclusion :
…... .......................................................................................................... 89
CONCLUSION PARTIE II : ................................................................................................... 90
Partie III : IMPACT ET ENJEUX DE LA PERIURBANISATION POUR
L’AMENAGEMENT DE L’ESPACE ALGEROIS, PERSPECTIVE DE DEVELOPPEMENT
« CAS D’ETUDE COMMUNES DE BARAKI ET EUCALYPTUS » .................................. 91
INTRODUCTION .................................................................................................................... 92
CHAPITRE V : DIAGNOSTIC D’UN PERIMETRE COMMUNAL ALGEROIS ............... 93
I.Présentation des communes : ......................................................................................... 93
II. Impacts et enjeux de l’espace periurbain algerois : ................................................... 136
Conclusion :
............................................................................................................... 151
Chapitre VI : PERSPECTIVES DE DEVELOPPEMENT ET RECOMMANDATION
D’AMENAGEMENT ............................................................................................................ 152
I. Une stratégie foncière pour la durabilité de la ressource foncière : .................................... 153
II. Des objectifs fixés pour un projet foncier support de la stratégie foncière : ............. 154
III. Un modèle de maîtrise foncière approprié pour la durabilité de la ressource foncière.
(Proposition urbaine à l’échelle communale de la zone d’étude (Baraki et eucalyptus) 155
Conclusion :
............................................................................................................... 161
CONCLUSION GENERALE : .............................................................................................. 162
BIBLIOGRAPHIE ................................................................................................................. 166
RESUME ................................................................................................................................ 172
ANNEXE ............................................................................................................................... 174
TABLE DES FIGURES
Figure 1: Centre et périphérie. .................................................................................................. 16
Figure 2: Types de périphéries d’après le géographe Alain Reynaud ...................................... 20
Figure 3 : Les trois étapes de la croissance urbaine. ................................................................ 26
Figure 4: Couronne périurbaine. .............................................................................................. 29
Figure 5: Synthèse des impacts de périurbanisation ................................................................ 44
Figure 6: Les causes et les conséquences de périurbanisation. ................................................ 45
Figure 7: L’évolution spatiale d’Alger avant 1830. ................................................................. 52
Figure 8: L’évolution spatiale d’Alger pendant la colonisation française entre 1830-1962 .... 55
Figure 9: Extensions périphériques sur les hauteurs de la ville durant les années 1950 .......... 56
Figure 10: Alger et ses environ en 1886 .................................................................................. 57
Figure 11: Plan d’Alger en 1922 .............................................................................................. 58
Figure 12: Plan OBUS du Corbusier en 1933 .......................................................................... 59
Figure 13: Proposition de zoning par l’Agence du Plan en 1958 ............................................. 60
Figure 14: Plan du COMEDOR en 1968 ................................................................................. 62
Figure 15: Plans POG Horizon 2000 en 1975 .......................................................................... 63
Figure 16: PUD/ CNERU en 1980 ........................................................................................... 64
Figure 17: PUD/ CNERU en 1983 ........................................................................................... 64
Figure 18: PDAU / CNERU en 1999 ....................................................................................... 67
Figure 19: Carte de projets structurants dans ........................................................................... 68
Figure 20: Carte écologique et urbaine de la wilaya d’Alger / PDAU Horizon 2035. ............ 69
Figure 21: Evolution du périmètre d’Alger entre 1830 et 2008 ............................................... 71
Figure 22: Evolution des limites administrative de la wilaya d’Alger ..................................... 71
Figure 23: Carte des sous-systèmes urbains de la wilaya d’Alger ........................................... 73
Figure 24: Carte Densité de la population de la wilaya d’Alger en 1998 ................................ 74
Figure 25: Le prix moyen de terrain à bâtir dans les communes de la wilaya d’Alger entre 2002
et 2010 ...................................................................................................................................... 85
Figure 26: Le prix moyen de terrain bâti et à bâtir dans les communes de la wilaya d’Alger en
2017 .......................................................................................................................................... 85
Figure 27: Situation de Baraki ................................................................................................. 93
Figure 28: Carte de Baraki indiquant les routes ....................................................................... 94
Figure 29: Carte de zonage sismiquedu territoire nationale ..................................................... 95
Figure 30: Graphe de évolution de la population de la commune de Baraki ........................... 96
Figure 31: Répartition Des Entités Économiques De Baraki Par Grands secteurs d'Activités 98
Figure 32: Répartition De La Population De Baraki Résidente Selon La Situation Individuelle
.................................................................................................................................................. 98
Figure 33: Tissu Urbain de Baraki en 1957 ............................................................................. 99
Figure 34 Cité Recazine en 1945 ............................................................................................. 99
Figure 35: PUD de Baraki en 1990 ........................................................................................ 100
Figure 36: La commune de Baraki et son agglomération ...................................................... 101
Figure 37: Urbanisation actuelle de Baraki ............................................................................ 102
Figure 38: Carte de répartition d’activités et de l’Industries .................................................. 103
Figure 39: Qualification de l'usage du sol. ............................................................................. 104
Figure 40: Carte de système urbain et hiérarchie ................................................................... 105
Figure 41: Graphe repartition des superficies agricole de la commune de Baraki................. 107
Figure 42: Carte de répartition de terrains agricoles et urbanisés. ......................................... 108
Figure 43: Situation géographique de la commune des Eucalyptus. ...................................... 109
Figure 44: les réseaux routiers de la commune des Eucalyptus. ............................................ 111
Figure 45: Evolution du taux d’accroissement. ...................................................................... 113
Figure 46: Structure de la population par tranche d’âge et par sexe. ..................................... 114
Figure 47: Evolution de la densité de la population (1977-2008). ......................................... 116
Figure 48: Densité de la population par agglomération. ........................................................ 117
Figure 49: Graphe de l’évolution du parc du logement entre 1998 et 2008. .......................... 118
Figure 50: Graphe representant la structure des équipements dans la commune des Eucalyptus.
................................................................................................................................................ 120
Figure 51: Carte des zones d’activités de la commune. ......................................................... 122
Figure 52: carte des potentialités agricoles du PDAU d'Alger............................................... 127
Figure 53: Carte des anciennes POS de la commune d’Eucalyptus. ...................................... 128
Figure 54: Graphe représentant la diminution des terres agricoles par domaine. .................. 130
Figure 55: Graphe de la répartition des projets d'habitat à réaliser dans la cadre du quinquennal
2010-2014............................................................................................................................... 130
Figure 56: Graphe des types d'occupation du sol en 1990. .................................................... 132
Figure 57: Graphe des types d'occupation du sol en 2000. .................................................... 133
Figure 58: Graphe des types d'occupation du sol en 2010. .................................................... 134
Figure 59: Carte de l’évolution de cadre bâti d’Eucalyptus des années 1960-1990-2000-2010.
................................................................................................................................................ 134
Figure 60: Eucalyptus en 2011. .............................................................................................. 135
Figure 61: Eucalyptus en 2007. .............................................................................................. 135
Figure 62: Eucalyptus en 2004. .............................................................................................. 135
Figure 63: Eucalyptus en 2017. .............................................................................................. 135
Figure 64: Catre des activités économique de la commune Eucalyptus. ............................... 137
Figure 65: Catre des activités économique de la commune de Baraki. .................................. 137
Figure 67.1: Carte de la direction de l’urbanisation sur les terres agricoles de la commune
Eucalyptus. ............................................................................................................................. 138
Figure 67.2: Carte de la direction de l’urbanisation sur les terres agricoles de la commune
Baraki. .................................................................................................................................... 138
Figure 69.2: Structure de la population de Baraki. ................................................................ 139
Figure 69.1: Structure da la population d'Eucalyptus. ........................................................... 139
Figure 70: Organigramme récapitulatif des impacts et enjeux de la périurbanisation sur la
consommation foncière des communes périphériques. .......................................................... 140
Figure 71: Carte de la commune de Baraki et ........................................................................ 141
Figure 72: Carte de la commune de Baraki et de son agglomération en 2016. ..................... 141
Figure 74.1: Graphe de la consommation foncière prévue par Le PDAU 1996 de la Commune
d'Eucalyptus. .......................................................................................................................... 142
Figure 74.2: Graphe de consommation fonciere prevue par le PDAU D'alger 2016 pour La
commune D’Eucalyptus. ........................................................................................................ 142
Figure 75: Implantation de l’habitat individuel et collectif dans la commune de Baraki et
Eucalyptus. ............................................................................................................................. 143
Figure 76: Carte de l’évolution de l’occupation du sol entre 1957-1977 et 2020 de la commune
de Baraki ................................................................................................................................ 144
Figure 77: Carte sur l’évolution de l’occupation du sol entre 1962-1990 et 2016 de la commune
d’Eucalyptus ........................................................................................................................... 145
Figure 78 : Carte des différentes espaces et centralité des deux communes. ......................... 147
Figure 79: Figure de agri parc proposé par le PDAU. ........................................................... 175
Figure 80: Carte de délimitation des 23 agri-parcs proposés par le PDAU d'Alger 2016. ... 175
TABLE DES TABLEAUX
Tableau 1: Evolution du territoire de la wilaya d’Alger.. ........................................................ 70
Tableau 2: Evolution de la population de la ville d’Alger son espace périphériques. ............. 73
Tableau 3: Evolution du Parc de Logements à Alger ............................................................... 75
Tableau 4: Evolution des taux d’accroissement de la population ............................................ 87
Tableau 5: Caractéristiques Atmosphériques de Baraki........................................................... 95
Tableau 6: L’évolution de la population de Baraki entre les trois recensements RGPH. ........ 97
Tableau 7: Evolution de la population de Baraki selon sa dispersion. ..................................... 97
Tableau 8: Tableau des qualifications de l'usage du sol......................................................... 104
Tableau 9: Répartition de la SAU .......................................................................................... 106
Tableau 10: Répartition de la SAT. ........................................................................................ 106
Tableau 11: Evolution de la population (1977-2008) ............................................................ 112
Tableau 12: Répartition de la population par agglomération. ................................................ 114
Tableau 13: Evolution de la densité de la population (1977-2008). ...................................... 115
Tableau 14: Densité de la population par agglomération. ...................................................... 116
Tableau 15: Taux d’activité de la population. ........................................................................ 117
Tableau 16: Évolution du parc du logement entre 1998 et 2008............................................ 118
Tableau 17: Réparation des logements selon le type de construction. ................................... 119
Tableau 18: Structure des équipements. ................................................................................. 119
Tableau 19: les nombre et surfaces des EAC et EAI des domaines de la commune. ............ 129
LISTE DES ABREVIATIONS :
AADL : L'Agence nationale pour l'Amélioration et le Développement du Logement
ANAT : Agence Nationale d’Aménagement du Territoire (Algérie)
ACL : Agglomération Chef-lieu
APC : Assemblée populaire communale
AS : Agglomération Secondaire
CNA : Conseil National d’Agriculture
CW : Chemin Wilaya
DLEP : Direction du Logement et des Équipements publics
DUC : Direction de l'Urbanisme et de la Construction
DSA : Direction des Services Agricoles
EAC : Exploitation Agricole Commune
EAI : Exploitation Agricole Individuelle
HA : Hectare (Unité internationale de mesure des surfaces)
MADR : Ministère d’Agriculture et de Développement Rural
ONS : Organisation Nationale des Statistiques (Algérie).
ONTA : Office National des Terres Agricoles (Algérie)
PDAU : Plan Directeur d’Aménagement et d’Urbanisme (Algérie)
POS : Plan d’Occupation des Sols (Algérie)
RGPH : Recensement Général de la Population et de l’Habitat
RN : Route Nationale
SA : Surface Agricole
SAT : Surface Agricole Totale
SAU : Surface Agricole Utile
SDAAM : Schéma d’Aménagement de l’Aire Métropolitaine d’Alger
SIG : Système d’information Géographique
SNAT : Schéma National d’Aménagement du Territoire (Algérie)
SNRA : Système National de la Recherche Agricole
ST : Surface Totale
TP : Terre Privée
ZAP : Zone Agricole Protégée
PARTIE INTRODUCTIVE 1
INTRODUCTION GENERAL
Depuis que la notion de la science de l'urbanisme a été définie au début du 20éme siècle,
la discipline a énormément évolué, en passant par des phases aux connotations et objectifs très
diversifiés, dont aucune n'a réussi à produire une "ville heureuse".
Au début du 21éme siècle, l'ancrage des pratiques et des politiques urbaines dans la
démarche de développement durable a conféré à l'urbanisme de nouvelles responsabilités et a
considérablement élargi ses prérogatives, dans le but de parvenir à s'approcher d'un modèle
urbain capable de satisfaire les attentes sociales et économiques, tout en préservant le capital
naturel et en protégeant l'environnement.
L’aménagement du territoire a connu ces dernières années des évolutions rapides dans
le monde, qui consiste à planifier et coordonner l’utilisation du sol, l’organisation du bâti, ainsi
que la répartition des équipements et des activités dans l’espace géographique. Parmi ses
approches spécifiques l’aménagement urbain qui est marqué par la concentration
démographique et destiné à structurer et à organiser l’espace concerné de manière optimale et
durable, dont la ville est projetée.
L'aménagement des territoires a toujours été une grande préoccupation pour les
hommes. La fonction d'un territoire déterminait son aménagement qui le valorisait. La
généralisation des échanges, l'industrialisation, la richesse économique, le tourisme sont
quelques exemples des causes des bouleversements actuels dans l'aménagement des territoires.
La mondialisation est l'une des causes principales des mutations actuelles entraînant le
remodelage des espaces géographiques et des hiérarchies.
La ville, comme l'a décrit Marcel Roncayolo1 « est plus qu'un concept d'analyse, est
sans doute une catégorie de la pratique sociale ». La ville fabrique le citadin, mais celui-ci ne
limite pas son milieu de vie à l'agglomération, il se déplace, habite souvent la campagne et y
pratique ses loisirs.
L'influence de la ville sur sa périphérie agricole était interprétée selon un modèle appelé
: Von Thünen2 élaboré en 1826, Celui-ci décrit en fonction des coûts du transport des produits,
des auréoles successives de cultures ; du maraîchage proche de la ville à l'élevage et à la
céréaliculture plus lointains.
1
Marcel Roncayolo est un urbaniste et géographe français né le 24 mars 1926 à Marseille. Spécialiste de la ville
de Marseille –la ville et territoire2
Johann Heinrich Von Thünen, est un économiste allemand né le 24 juin 1783 à Canarienhausen, Spécialiste de
l’économie géographique
PARTIE INTRODUCTIVE 2
Une part importante de la population mondiale vit désormais en ville. Le début
du 20 siècle se caractérise par l'importance d’un l’éclatement urbain (démographique, spatial,
économique), et par le phénomène de métropolisation : la concentration des hommes et des
activités dans les plus grandes villes. Mais ces villes concentrent aussi les problèmes. La ville
durable est donc l'un des grands enjeux de développement.3
La population urbaine a beaucoup augmenté depuis les années 1950. Cette croissance
urbaine est particulièrement forte depuis les années 1990.
Depuis 2008, la moitié des habitants de la planète vivent en ville. En 2010, une vingtaine
de villes dans le monde comptabilisent plus de 10 millions d'habitants (elles n'étaient que deux
en 1950, trois en 1975, et dix en 1990). La ville de Tokyo est la plus peuplée avec un peu plus
de 36,6 millions d'habitants. Ce sont les plus grandes villes, les métropoles, qui croissent le plus
vite4.
Le taux d'urbanisation des pays développés (plus de 75 %) est très supérieur à celui
des pays pauvres (environ 40 %). Cependant, le taux d'urbanisation augmente : sur les 21 villes
les plus peuplées du monde, 15 sont des villes du « Sud »5.
La concentration de la population et des activités économiques, dénommée
métropolisation, est reconnue comme une des tendances lourdes de l’occupation de l’espace,
actuelle et pour les années à venir.
Cette croissance urbaine mesurée en termes quantitatifs (augmentation du nombre de
personnes et d’emplois en milieu urbain) ne constitue pas un phénomène nouveau ; les
faubourgs de la fin du siècle dernier et les banlieues des années 70 en témoignent. Cependant,
de nouvelles formes d’élargissement spatial des unités urbaines sont apparues dans les années
60, favorisées par la démocratisation du transport individuel, contribuant à établir de nouvelles
relations ville/campagne. Ce sont les processus d’émergence de nouveaux territoires
périurbains, liée à la métropolisation.
Les grandes métropoles des pays émergents et des pays en développement s'étendent
rapidement : leur population augmente en raison de l'exode rural (migrations des campagnes
vers les villes), mais surtout de sa natalité propre. En effet, ces pays n'ont pas encore terminé
3
https://www.assistancescolaire.com/eleve/2nde/geographie/reviser-le-cours/villes-et-developpement-durable2_geo_05
4
https://www.assistancescolaire.com/eleve/2nde/geographie/reviser-le-cours/villes-et-developpement-durable2_geo_05
5
https://www.assistancescolaire.com/eleve/2nde/geographie/reviser-le-cours/villes-et-developpement-durable2_geo_05
PARTIE INTRODUCTIVE 3
leur transition démographique, leur population est très jeune et leur taux de fécondité élevé.
Nourrir, loger, éduquer, soigner ces jeunes urbains est un enjeu important pour les pays pauvres.
Les migrants cherchent aussi en ville un meilleur niveau de vie et un travail qu'ils ne trouvent
pas toujours.
Véritables carrefours de communication pour les réseaux et les flux qui parcourent le
monde, les grandes villes-métropoles sont au cœur de l'organisation de l'espace mondial. Cette
situation a entraîné des modifications dans l'espace urbain.
Avec L'extension et la nouvelle organisation spatiale des villes la croissance
urbaine des villes (l'augmentation de la population), les villes se sont étalées vers
leurs périphéries, de plus en plus loin des centres villes.
La croissance urbaine accélérée a créée de nouvelles formes urbaines : suburbanisation
périurbanisation, exurbanisation, rurbanisation. Les villes d'aujourd'hui sont : éparpillées,
dispersées, décousues, chaotique…
Entre ville conquérante et une agriculture déstabilisée, l'espace rural se trouve
aujourd'hui menacé. Ce qui accentue la dualité entre la ville et la campagne.
Dans les années 1950, ce sont surtout les banlieues proches qui ont vu leur population
augmenter. À cette époque, le « rêve américain » gagne les pays européens qui sortent juste de
la guerre. Les occidentaux rêvent d'être propriétaires de leur propre pavillon en banlieue avec
tout le confort moderne. Les zones pavillonnaires se multiplient aux portes des villes.
Les villes des pays pauvres connaissent la même évolution. Mais on trouve dans leurs
banlieues des bidonvilles et des zones d'habitat précaire alimentés par l'exode rural.
Actuellement, dans les villes du Nord, de nombreuses activités (y compris tertiaires) se
délocalisent vers la périphérie. Ce phénomène est particulièrement marqué dans les villes nordaméricaines où de véritables « villes-lisières » avec tous les services se développent (edge
cities).
Depuis les trente dernières années, l'étalement urbain a gagné les espaces ruraux proches
des villes des pays développés : nous parlons de périurbanisation. Les bourgs voisins des
grandes agglomérations deviennent des communes-dortoirs. Leurs habitants travaillent et
consomment en ville (mode de vie urbain), mais logent à la campagne : ce sont des rurbains.
Ce phénomène est moins marqué dans les villes des pays pauvres où l'exode rural reste
fort et où on préfère quitter la campagne plutôt que d'y revenir.
Les villes commandent et structurent l'espace qui les entoure : elles s'étalent sur un
territoire important leurs limites deviennent floues et leurs habitants de plus en plus mobiles.
PARTIE INTRODUCTIVE 4
Dans
ce
contexte
le
développement
des réseaux
de
transport et
des voies
de
communication était primordial.
La ségrégation socio spatiale dans les villes qui regroupent d’une part de plus en plus
importante de la population, les différentes catégories sociales doivent cohabiter.
Ce phénomène n'est pas nouveau. En revanche, la ségrégation socio spatiale semble
s'accentuer, avec pour conséquence un cloisonnement plus important de l'espace urbain.
La fracture urbaine est de plus en plus nette entre quartiers riches et quartiers
défavorisés. Dans certaines villes, les quartiers fermés avec des accès contrôlés se multiplient
(gated community) : l'exclusion urbaine n'est pas un phénomène récent, mais elle tend à
s'aggraver.
À l'échelle mondiale, la situation est aggravée dans certaines villes par une ségrégation
sociale et raciale dans des quartiers ghettos (gated communities de noirs à Johannesburg) ou
par des conflits (mur séparant Palestiniens et Israéliens à Jérusalem).
Ce phénomène est particulièrement marqué dans les villes des pays pauvres où 78 % de
la population vit dans des logements précaires : les immeubles résidentiels du centre de Sao
Paulo sont protégés des émeutes populaires par des vigiles et des systèmes de sécurité.
Dans les centres villes, les logements sont de plus en plus chers et les classes moyennes
partent
peu
à
peu
vers
les
banlieues.
D'anciens
quartiers
populaires
« s'embourgeoisent » (gentrification). Le quartier de Harlem à New York en est un bon
exemple : il y a quelques années, c'était le quartier le plus pauvre des États-Unis, mais
aujourd'hui les appartements sont rachetés par des jeunes cadres supérieurs, car ils sont proches
de Manhattan. Les quartiers pauvres disparaissent des centres villes qui gardent tout de même
une population précaire dispersée dans des chambres de bonnes ou des hôtels bons marchés.
Les problèmes sont délocalisés vers les banlieues qui comprennent des quartiers résidentiels
mais aussi des zones d'habitat plus défavorisé.
Les bidonvilles des villes européennes ont été détruits dans les années 1960-1970 et les
populations pauvres, relogées dans de grands ensembles (HLM en France). Cette solution
semblait bonne à l'époque, mais aujourd'hui ces quartiers rencontrent de sérieux problèmes.
Des zones d'habitat précaire réapparaissent même dans la banlieue parisienne.
La croissance urbaine implique l’incorporation de nouveaux territoires dans le système
social de la ville : la zone périurbaine se déplace et s’éloigne de plus en plus. Des centres urbains
entraînant nécessairement des transformations du milieu concerné. Ces territoires intéressés par
les phénomènes de périurbanisation et qui occupent une couronne dont le rayon peut varier
d’une dizaine à une cinquantaine de kilomètre autour des villes, (selon la taille) sont en grande
PARTIE INTRODUCTIVE 5
partie occupés par l’agriculture. C’est donc dans ce « périmètre » que les exigences d’espaces
sans cesse accrues vont se réaliser, ce qui ne va sans poser de problèmes6.
En effet, sur le plan spatial, ce processus aboutit à la consommation, la disparition, et
le recul de l’espace agricole. Windels souligne que : « La notion de pression sur l’activité
agricole par le biais des mutations fonctionnelles de l’espace, justifie l’emploi du terme «
consommation » de terres, parce que l’aspect premier de la question se rattache à l’ampleur
de l’expansion urbaine qui atteint le plus directement le milieu rural, et au caractère
irréversible de cette colonisation ». La croissance urbaine aboutit donc à une mutation des
fonctions des sols.
Ce mode d’urbanisation qui a pris une grande intensité en France depuis 1970, est très
liée au développement de l’automobile, qui s’est amorcé dès les années 50 aux Etats Unies, puis
en Grande Bretagne. La rurbanisation est plus récente en France. Par contre, dans les pays sousdéveloppés et plus exactement dans les pays colonisés ce phénomène est qualifié par la notion
d’ordre et de désordre, d'une planification urbaine, politique coloniale et post coloniale, et
interprété comme étant une des caractéristiques des pays en voie de développement. « La péri
urbanisation (ou rurbanisation) des espaces périphériques des villes à constituer un phénomène
si important dans des pays comme les Etats unis ou la grande Bretagne qu’on a pu se demander
s’il n’avait pas sonné le glas des villes traditionnelles, en revanche d’autre aires géographiques,
telle que les pays de l’Est où la plupart des pays du tiers monde ne le connaissent pas ou peu du
moins sous cette forme »
En ce qui concerne les pays du Maghreb, des rythmes d’urbanisation accélérés
caractérisent ainsi ces pays méditerranéens sous l’impulsion de la croissance démographique et
du développement économique (Arama, 2007). Les Nations Unies évaluent la population des
pays du Grand Maghreb autour de 150 millions d’habitants à l’horizon 2050, avec des taux
d’accroissement très fort : +3 % par an et un taux d’urbanisation avoisinant 70 % (Djelal, 2005).
Cette urbanisation se traduit par un phénomène qui est l’étalement urbain généralisé,
En fonction de contraintes physiques et environnementales multiples en interaction
constante. selon des temporalités , des échelles spatiales variables , des choix politiques, de
l’héritage spatialisé ou l’inertie de certaines formes spatiales (Baudelle, 1994), de facteurs
socioéconomiques, et de considérations culturelles et historiques, l’artificialisation du
6
https://www.assistancescolaire.com/eleve/2nde/geographie/reviser-le-cours/villes-et-developpement-durable2_geo_05
PARTIE INTRODUCTIVE 6
territoires accompagne d'importantes modifications de la forme urbaine donnant naissance à
des modèles et formes ou macroformes infinis de croissance spatiale des villes (Allain, 2004
;Mangin, 2004).
De ce fait, les processus qui les engendrent sont appréhendés à travers la logique du
sous-développement qui caractérise certains pays, et qui se traduit par une importante
croissance démographique, une concentration des hommes et des activités et comme un
processus de migration important entre les villes et les campagnes : toutes ces caractéristiques
sont présentes aujourd’hui en Algérie.
Les villes algériennes portent encore la marque de l’urbanisation qui caractérisa la
période coloniale. Depuis l’indépendance, l’Algérie a connu une croissance urbaine
spectaculaire (Actuellement, la population urbaine avoisine les 60% de la population totale
selon le recensement de 1998 (Chadli et Hadjiedj, 2003). La forte croissance démographique
qui a marqué les deux premières décennies de L’Algérie indépendante s’est accompagnée d’un
exode rural et de flux migratoires importants ; ils ont entraîné un accroissement considérable
de la population urbaine et une densification du Système urbain algérien. Cette croissance
urbaine va être rapide et orientée vers les petites et moyennes agglomérations dans la partie
Nord du pays et d’une façon brutale et mal contrôlé (Guechi, Imane 2011).
A l’image de beaucoup d’autres pays nouvellement indépendants, l’Algérie a connu un
mouvement inadmissible en matière de croissance urbaine.
Les métropoles consomment leur dernier terrain urbanisable et déversent leur trop plein
sur les communes périphériques. Ce qui pose le problème du développement propre de ces
communes et celui, de l’hypertrophie de ces zones métropolitaines. Cette croissance urbaine
n’a été ni planifiée, ni organisée et s’est faite sous forme de quartiers ou agglomérations
périurbaines illicites, de façon souvent éclatée avec une force d’accompagnement. Ainsi, les
nouveaux quartiers réalisés sont en majorité mal structurés
et les anciens se sont laissé
dégrader. Trois tendances se dessinent au cours de cette période.
 Une densification encore plus accentuée du tissu urbain existant.
 Une vague de constructions dans les nouvelles périphéries.
 L’apparition de vastes zones d’habitat sommaire et de bidonvilles qui se glissent en
petits ilots dans les rares espaces libres du tissu urbain.
PARTIE INTRODUCTIVE 7
PROBLEMATIQUE
A l’heure de l’urbanisation planétaire et des défis du développement durable, Les formes
d’urbanisation diffuses contemporaines, affectant tout aussi bien les centres urbains, les
périphéries, que les campagnes, font de ces territoires un nouvel enjeu fondamental du
développement urbain. Ces territoires connaissent des processus de transformation et
conduisent à la conformation d’un espace urbain aux réalités sociales, économiques et
culturelles coexistantes, multiples et nouvelles. La très importante traduction physique de la
recomposition de l’occupation du sol est la mutation urbaine la plus visible. Elle prend des
formes et des importances très variées à travers le territoire et au sein des agglomérations. Cette
recomposition se décline par une consommation de l’espace à d’autres fins, par des
modifications dans les usages, la fréquentation, la représentation des lieux, voire des abandons,
par une autre configuration de la forme urbaine. Cette recomposition de l’occupation de
l’espace est aussi une des expressions de l’évolution des modes de vie et de la société ainsi que
des choix de planification opérés antérieurement et présentement. Ainsi l’aspiration de chacun
à avoir à sa disposition des surfaces plus conséquentes, plus agréables pour ses diverses
activités, rendu possible notamment grâce à l’élévation des niveaux de vie, à la diversification
de l’offre de déplacements a conduit à accélérer le phénomène de périurbanisation qui a
engendrer des impacts et des enjeux d’ordres social, économique ,culturel, environnemental et
politique pour l’aménagement des territoires.
La question du foncier urbain constitue, dans les nouveaux contextes de développement
durable et de mondialisation, un enjeu majeur pour un développement socioéconomique durable
des territoires et le motif de recherche de nouvelles approches foncières faute des résultats des
politiques foncières antérieures adoptées jusqu’à nos jours. La population mondiale devenant
de plus en plus urbaine, exige un foncier urbain conséquent qui puise ses besoins dans le foncier
agricole menaçant ainsi la sécurité alimentaire de l’homme. Le lien entre les modes de
production agricole et urbain est irréversible. L’étalement de l’urbanisation signifie la réduction
de la production agricole et la provocation de l’insécurité alimentaire.
L’apparition de phénomènes urbains tels la périurbanisation, l’étalement urbain et la
fragmentation spatiale ont conduit, dans la plupart des cas, à l’empiètement de l’urbanisation
sur le foncier agricole.
Sur ceux notre problématique principale est la suivante:
-
Quelle sont les impacts et les enjeux du phénomène de la périurbanisation pour
l’aménagement du territoire ?
PARTIE INTRODUCTIVE 8
Alger, tout comme Tunis et Casablanca métropoles littorales "effectives" de rang
international, s’étendent aujourd’hui, suite aux dynamiques de desserrement et d’étalement, de
sorte qu’elles donnent lieu à de nouvelles formes urbaines sur des espaces, de plus en plus
éloignées.
L’empreinte du développement de ces métropoles, notamment celui d’Alger correspond
à la croissance de son agglomération, durant ces deux dernières décennies, par l'extension de
son tissu urbain sur sa périphérie. Ce processus d’artificialisation du sol a marqué la
morphologie de toute la région algéroise et provoqué, entre autres, la dégradation
environnementale et la diminution des ressources naturelles.
Les communes périphériques de l’agglomération algéroise connaissent une forte
dynamique démographique, qui a donné lieu à diverses mutations spatiales, notamment dans la
partie orientale du périmètre algérois.
Dans cette optique, nous avons choisi d'analyser le processus de la périurbanisation de
la ville d'Alger et ses répercussions sur les mutations spatiales et socio-économiques de l'espace
périphérique, à travers l'exemple des deux communes de Baraki, Eucalyptus qui font partie de
la Daïra de Baraki.
A ce niveau, il s’avère indispensable de présenter dans quel sens notre intention de
recherche va être orienté vers les problématiques suivantes :
 Problématiques spécifiques :
-
Quelle est la spécificité de ce phénomène sur l’aménagement de l’aire métropolitaine algéroise ?
-
Quelle sont les impacts (sociaux, économiques, environnementaux, politiques et culturels) de la
périurbanisation dans les communes Baraki et Eucalyptus ?
PARTIE INTRODUCTIVE 9
HYPOTHESE DE RECHERCHE
L’hypothèse est en réalité une réponse préalable aux questions fondamentales de la recherche.
-
Alger, capitale politique et économique du pays déverserait sa croissance démographique
sur ces espaces périurbains
-
L'urbanisation de Baraki et Eucalyptus, communes à caractère agricole, situées sur les terres
les plus fertiles du pays, avait des impacts directs sur l'espace et ses composantes à l'échelle
locale, régionale et même nationale
-
L’urbanisation de la périphérie algéroise devrait avoir une urbanisation spécifique en
coordination avec le caractère spécifique de ces communes.
OBJECTIFS
Notre travail de recherche cible à faire ressortir les différents impacts de la
périurbanisation de manière générale et particulièrement à Alger.
Et pour répondre à notre problématique en vérifiant nos hypothèses, nous devons
répondre aux objectifs qui suivent :
-
Définir le caractère spécifique de l'urbanisation des espaces périurbains de manière
général
-
Revenir sur le processus de développement de la capitale et ainsi de ces espaces
-
Combiner le processus de métropolisation d'Alger avec le phénomène de la
périurbanisation, particulièrement au niveau des deux communes
-
Faire ressortir les différents impacts de l’urbanisation de ces communes
particulièrement sur le périmètre agricole
CHOIX DE LA ZONE D’ETUDE
Notre choix portant sur les deux communes de Baraki et Eucalyptus est justifié par
le fait que, c'est une zone périphérique classée en zone périurbaine, d'un côté. D’un l'autre
côté, il constitue une problématique bien spécifique des espaces périurbains, en ayant un
'impact sur les terres agricoles. Ce dernier étant important, sera bien illustré sur les deux
communes, sachant qu'elles sont situées dans le périmètre des terres des plus fertiles du
pays, les terres de la Mitidja.
PARTIE INTRODUCTIVE 10
DEMARCHE METHODOLOGIQUE
Afin d'aboutir au terme de notre travail, nous avons choisis deux approches
complémentaires à savoir, l'approche empirique, l'approche systémique, l’approche
théorique et l’approche cartographique.
Pour la première, nous avons au préalable, définis les différents concepts, ainsi
que les relations qui les relient. En plus des différents documents concernant les deux
communes ; documentations, statistiques, cartographiques, et les différentes enquêtes et
sondages réalisés dans les différents organismes
Sur la base de l'analyse systémique, nous avons tenté de mettre en lien les
différentes données, afin de déterminer l'impact de chacune, dans ce mouvement de
développement du système urbain algérois de manière général et son impact particulier sur
les systèmes des deux communes.
De ce fait notre travail est organisé comme suit :
Etape 1 : Recherche bibliographique :
C’est l’étape préliminaire de tout travail de recherche. Nous avons entrepris de réunir
toutes les informations concernait notre étude, à travers la consultation :
-
Des différentes thèses et mémoires de fin d’études.
-
Des différents documents et instruments d’aménagement et d’urbanisme tel
que ; le PDAU d’Alger et les pos.
-
Les revues spécialisées dans le domaine d’urbanisme, d’environnement, de
l’architecture, et de l’habitat ayant un rapport avec notre thème d’étude.
-
Des documents cartographiques.
-
Les données statistiques de l’ONS.
-
Les recherches via internet qui nous ont permis d’obtenir des informations sur
notre thème d’étude.
Etape 2 : collecte des données :
Dans cette étape nous avons procédé à la collecte de la différente donnée et d’un
maximum d’informations liées à notre zone d’étude auprès des différents organismes suivants :
-
Assemblée populaire communale de Baraki et eucalyptus (service technique de
l’APC).
-
Centre national d’études et de recherches appliquées en urbanisme
(C.N.E.R.U).
-
Direction d’urbanisme de la construction. (DUC).
PARTIE INTRODUCTIVE 11
-
Wilaya d’Alger.
-
Agence national du cadastre.
-
Office national des statistiques d’Alger (O.N.S).
-
Direction des domaines de la wilaya d’Alger.
-
Agence nationale du cadastre (A.N.C).
-
Ecole polytechnique d’architecture et d’urbanisme d’EL Harrach (E.P.A.U)
-
Anat.
-
Direction de l’agriculture.
Le diagnostic urbain : effectué sur terrain dont le but est d’identifier les différentes
caractéristiques urbaines de la zone d’étude à savoir le cadre bâti (habitat et équipements)
et non bâti (voirie, espace publics, espace libres).
Etape 3 : Le traitement des données :
Durant cette étape, nous avons exploité l’ensemble des données recueillies y compris
les relevés urbains réalisés lors de la phase précédentes en procédant par :
-
La structuration et l’organisation de l’information selon les thèmes étudiés.
-
La conception des tableaux, des graphes, des cartes thématiques de plans, de
commentaires et d’analyse afin de les exploiter pour pouvoir atteindre notre objectif.
-
Le diagnostic urbain : effectué sur terrain dont le but est d’identifier les différentes
caractéristiques urbaines de la zone d’étude à savoir le cadre bâti (habitat et
équipements) et non bâti (voirie, espace publics, espace libres).
Etape 4 : Proposition et recommandations :
Cette étape consiste à l’élaboration des plans d’actions / orientations urbaines et des
recommandations.
PARTIE INTRODUCTIVE 12
STRUCTURATION DU MEMOIRE
L’armature générale de notre mémoire est répartie en trois principales parties et six
chapitres qui répondent à une logique déterminée à une progression des idées, à travers laquelle
nous tenterons d’apporter des réponses à nos problématiques objet de notre thématique de
recherche.
LA PREMIERE PARTIE: Concerne la partie théorique du mémoire comporte deux
chapitres qui vise à établir un cadre théorique sur le phénomène de la périurbanisation afin de
passer en revue de quelques définitions ou approches de notions qui vont de la ville en relation
centre et périphérie dans le monde ainsi que la notion de voisinage, en vue de circonscrire le
cadre de notre recherche , nous évoquons ainsi dans cette partie les principaux impacts et
enjeux du phénomène de la périurbanisation ainsi que des exemples étranges pour enrichir
notre champ de réflexion.il s’agira pour nous de préciser notre compréhension
de ces
différentes notions ainsi que le champ ou les limites de notre investigation.
LA SECONDE PARTIE : Comporte deux chapitres qui a pour objectif d’analyser les
principales transformations et mutations qui ont marqué le territoire algérois. La démarche
consiste à repérer les indices participant à l’émergence de l’espace métropolitain algérois et son
développement. Dans un premier temps, nous présenterons l’espace métropolitain d’un point
de vue spatial, territorial et économique. Nous passerons ensuite en revue les différentes étapes
de la planification urbaine,et de reconnaitre la logique de formation et transformation des
différentes périphéries qui s’est donnée depuis l’indépendance pour orienter son urbanisation.
Ainsi que l’évolution de la politique foncière et son impact sur l’aire métropolitain algérois.
LA TROISIEME PARTIE : C’est la partie pratique et empirique qui a pour but l’étude
concrète des impacts et les enjeux du phénomène de la périurbanisation sur l’aménagement de
l’aire métropolitain algérois sur les différents aspect socioéconomique ,environnemental
,politique et culturel à travers un diagnostic établie sur un périmètre communal algérois, ou
nous abordons les deux commune Baraki et Eucalyptus comme cas d’étude afin de mieux
souligner l’ impact majeure de ce phénomène qui est la consommation foncières des espace
périurbains et de proposer des stratégies et des plans actions urbains afin de remédier a cette
questions urbanistique importante.
PARTIE I : REFLEXION GENERALE SUR L’ESPACE 13
PERIURBAIN
PARTIE I :
REFLEXION GENERALE SUR
L’ESPACE PERIURBAIN
PARTIE I : REFLEXION GENERALE SUR L’ESPACE 14
PERIURBAIN
INTRODUCTION
L’espace périurbain est situé au-delà des banlieues ou des périphéries immédiates d'une
ville il constitue un espace d’urbanisation nouvelle, par des lotissements et des constructions
individuelles prenant parfois la forme de mitage (éparpillement de constructions dans la
campagne), c’est une zone de contact entre l’espace rural et l’espace urbain, tout en conservant
les traits du premier, et en subissant peu à peu l'attraction du second.
Le dictionnaire d'urbanisme et de l'aménagement, F CHOAY et P, MERLIN, définissent
le périurbain comme « une catégorie analytique et interprétative qui désigne des configurations
urbaines émergentes, situées à la périphérie des agglomérations, caractérisées par une faible
densité (bâti, population, emploi,...), une faible diversité (ségrégation sociale et fonctionnelle)
mais par une bonne accessibilité au reste de l'espace urbain environnant. Le périurbain est
symptomatique de la transformation de la ville (occidentale), qui tend, sur ses marges, à
l'étalement, à la spécialisation et à la ségrégation des territoires urbains directement
polarisés».
La ville contemporaine sort de ses murs et dépasse ses faubourgs et ses banlieues. Le
modèle de la cité radiale centrée sur le forum, protégée par son rempart ou ses boulevards, a
disparue. Nous assistons aujourd’hui à un mouvement de recomposition, de transformations où
les marges de la ville cherchent une nouvelle identité.
Le périurbain peut être perçu comme un ensemble de zones où l'on observe des
phénomènes de croissance démographique une production de logements neufs sous des formes
variées. Ces zones périurbaines sont caractérisées par des transformations humaines et
sociologiques profondes, qui engendrent des modifications paysagères par un chantier
inachevé, portant ainsi atteinte à l’environnement.
La notion de l'espace périurbain, est caractérisée par une extension discontinue de
l'urbanisation sans qui est existé de plan d'ensemble à cette mosaïque mi- urbaine, mi- rurale.
PARTIE I : REFLEXION GENERALE SUR L’ESPACE 15
PERIURBAIN
CHAPITRE I:
CENTRE ET PERIPHERIE, CONCEPT ET DEVELOPPEMENT
I.
Aperçu général sur le développement du concept Centre
/Périphérie dans le monde :
Le dualisme centre-périphérie est un concept fréquemment utilisé en géographie pour
décrire une opposition entre deux types de lieux dans un système donné, celui qui commande :
« le centre », et celui qui subit : « la périphérie ». Ce concept est ainsi orienté dans le sens des
rapports entre lieux dominants et lieux dominés, à la fois pour décrire l’opposition, mais
également afin de suggérer un modèle explicatif de la hiérarchie de ces relations (ville / quartiers
extérieurs, ville / campagne, pouvoir central collectivités locales, ...).
L’utilisation de ce concept remonterait à Karl Marx7 pour résumer les relations entre la
ville et la campagne. Toutefois, sa signification contemporaine doit beaucoup aux théoriciens
des inégalités qui contribuèrent à sa diffusion, a+u cour des années soixante. Au début des
années 80, Alain Reynaud développe ce concept en géographie et « le centre et la périphérie
par rapport à un système territorial sans pour autant donner à ces derniers une signification
géométrique : le centre n’est pas au milieu d’un espace, ni la périphérie reléguée aux marges »8
Selon (Brunet, Dollfus 1990), Le modèle centre-périphérie décrit le monde comme « un
système dans lequel un noyau donne des impulsions, draine des richesses, des périphéries qu’il
capitalise à son profit exerce une surveillance politique et économique sur les auréoles », c’est
la dynamique des relations internationales qui entretient les rouages de ce modèle. Nous
pouvons dire que le système mondial se lit en termes de centre et de périphéries, souvent pour
stigmatiser les inégalités entre pays développés et pays en voie de développement ou encore
entre le Nord et le Sud, Or ces derniers ne correspondent pas toujours à une opposition absolue
mais doivent s’interpréter en termes de positions relatives et évolutives.
Fernand Braudel identifie même les centralités des économies dans le Monde qui se sont
succédé depuis le Moyen-âge autour d’un carrefour majeur ou d’une capitale politique comme
Venise Anvers, Gênes, Amsterdam ou Londres.
7 Centre-Périphérie Nadine Cattan-Centre-Périphérie. Cynthia Ghorra-Gobin. Dictionnaire des mondialisations, Armand
Colin, pp.47-49, 2006.
8 Selons Alain Reynaud
PARTIE I : REFLEXION GENERALE SUR L’ESPACE 16
PERIURBAIN
Aujourd’hui, dans le monde l’unicité du centre n’existe plus, mais il est nécessaire
d’identifier des polarisations majeures plurielles afin de ne pas tomber dans un schématisme
trop réducteur.
Le concept centre-périphérie tient beaucoup d’une représentation du monde fondée sur
la continuité territoriale où la distance et la proximité sont perçues comme des facteurs très
structurants. En posant la distance comme principe d’organisation spatiale. Il exprime l’idée
d’un gradient de décroissance progressif de la concentration, du pouvoir, de la puissance et de
la richesse, du centre vers les périphéries. Or cette représentation de l’espace mondial ordonné
selon une hiérarchie est de plus en plus remise en question. Le système mondial est une affaire
de réseaux, d’accessibilité aux réseaux de transports, de communications et d’informations.
Définition des concepts
Figure 1: Centre et périphérie.
Le centre
Un lieu qui se caractérise par
la concentration, d’une certaine
masse de population, de fonctions
économiques,
production
d’activités
et
de
de
services,
de
richesses.
Il est doté d’une capacité
d’innovation
bénéficiant
et
de
créativité,
d’une
grande
Source : http://www.geodutienne.be/documents/fgs/ch_centre.pdf
accessibilité, il est un lieu très
attractif par cette polarisation qu’il engendre, il est un puissant moteur d’intégration territoriale.
Quelques critères dominants
-
Une certaine masse de population, une capacité notable de production, un niveau de vie
élevé et une ancienneté du développement relativement aux sous-ensembles territoriaux
voisins.
-
Le centre suppose aussi une capacité d’innovation et une capacité d’attraction favorisant
ainsi la concentration des activités.
-
Enfin, le centre est associé à la notion de pouvoir (sièges sociaux) « le « lieu où l’on
donne des ordres».
PARTIE I : REFLEXION GENERALE SUR L’ESPACE 17
PERIURBAIN
Le « centre » renvoie à ce qu’on appelle couramment le centre-ville. Or les villes dans
le monde ne comportent pas toujours un centre, ou bien encore elles en comptent plusieurs, et
leurs caractéristiques peuvent être très diverses. Le centre regroupe généralement les quartiers
les plus anciens par la présence de monuments, de bâtiments historiques, et les directions des
services de l’Etat…etc.
En effet, le centre est un lieu spécifique caractérisé par un ensemble de facteurs qui le
distinguent d’autres lieux avec lesquels il est dans une relation de dominance. Comme le
confirme A.Zuchelli« Ce lieu d’usage éminemment collectif, se distingue de l’environnement
par la nature des activités qui s’y déroulent et par la configuration du bâti et de l’espace »
Dans ce sens le centre «apparaît comme un lieu hiérarchiquement supérieur aux autres
et dont la supériorité est définie par différents facteurs qui se réfèrent aussi bien à sa fonction
qu’à sa structure»
En résumé, le centre d’une ville est un espace urbain qui se distingue par ses activités
de production économiques ,de commerces et des services qui fait son prestige et son attractivité
ainsi que son rayonnement politique, économique, culturel, voire même religieux tout le long
de son développement dans le temps. Il ressort de ce qui précède, qu’en général l’histoire de la
ville commence souvent par celle de son centre.
Alors que les géographes tels que Beaujeau Garnier décrivent le centre comme étant
«…La partie fondamentale de l’organisation urbaine, celle qui assure la vie et l’activité. C’est
le siège du pouvoir organisateur public et privé, spontané ou réglementé qui assure le
développement urbain et régit les rapports avec la périphérie rurale ou urbaine…».
La centralité
C’est une notion universelle, qui recouvre un ensemble de situations très diverses, elle
est interprétée différemment d’une discipline à l’autre : en effet, les urbanistes décrivent la
centralité comme étant un phénomène de concentration : «…supportée par du bâti, des figures
urbaines qui ne sont pas nécessairement particulières, elle consiste en une densification, une
accélération des fonctions et des réseaux de relations»
La définition de la centralité par certains architectes s’appuie plutôt sur l’aspect
morphologique. Pour cela, on adopte le principe que : « Telle figure urbaine correspond à la
sensibilité d’une époque, attire les habitants et l’animation…Il importe, de toute façon, que les
caractéristiques morphologiques soient distinctes, différenciant, sans désintégration, le lieu
d’une animation particulière et établissent ses limites. »
PARTIE I : REFLEXION GENERALE SUR L’ESPACE 18
PERIURBAIN
Contrairement au centre, la centralité n’est pas définie directement par un seul lieu. En
effet, le suffixe nominaliste, est rattaché à une racine nominale et à une notion de propriété, de
fonction.
Ceci implique que nous pouvons définir la centralité comme le fait d’être d’un centre.
Comme l’exprime Jérôme Monnet : « La centralité est la qualité attribuée à un espace »
Une centralité urbaine peut se répéter un certain nombre de fois au sein d’une même
ville. Plusieurs centralités peuvent cohabiter sur un même territoire urbain. Il est en effet
possible de mettre en évidence un certain nombre de fonctions.
Ainsi Thomas Dawance nous en cite plusieurs : culturelle, économique, financière,
commerciale, politique, technologique, de loisir, de détente, etc. Chacune de ces fonctions peut
permettre l’existence d’une centralité. Cette dernière peut en posséder une seule ou plusieurs à
la fois.
La centralité est une combinaison, à un moment donné, d’activités économiques, de
fonctions politiques et administratives, de pratiques sociales et de représentations collectives »9
La centralité a donc des aspects divers, elle est plus la résultante d’un ensemble de lieux
que d’une somme de fonctions. La centralité née, ne se crée pas, elle se construit au fil du temps,
tout en changeant de rôle et de valeur.
La centralité apparaît à partir de la concentration d’un ensemble d’équipements
strictement fonctionnels bien choisis et adaptés à leurs fonctions, peut répondre au critère de
centralité sans pour autant constituer un centre. «La centralité qualifie l’action d’un élément
central sur sa périphérie».
La centralité est aussi la capacité de polarisation de l’espace et l’attractivité d’un lieu ou
d’une aire qui concentre des acteurs, fonctions et objets de société. Donc pour apprécier la
centralité d’un lieu, il faut mesurer son attractivité, sa polarisation et le regroupement qu’il
génère sur l’aire de son influence ;
La centralité est donc le potentiel fonctionnel d’un lieu .Pour J.-P. Lévy, la dichotomie
entre centre et centralité permet d’affirmer que le centre est : « le produit mouvant résultant du
jeu social, expression générique qui recouvre des conditions de production particulièrement
complexes» et la centralité « l’aptitude de la ville à l’impulser des flux d’échanges de
marchandises, de services et d’idées…».
9
(lavadinho, lensel 2010)
PARTIE I : REFLEXION GENERALE SUR L’ESPACE 19
PERIURBAIN
Le péricentre
C'est un espace qui se situe entre le centre et les limites extérieures d'une ville et qui
n'existe que par l’existence d’un centre et par rapport au temps, dans l’histoire son
développement était lié à la croissance de la ville et de ses activités. Cet espace qui constitue le
péricentre a des origines multiples et une grande variété d'entreprises et d'activités. Il a été formé
soit par extension du centre ou par remplissage de l'espace peu occupé compris entre le centre
et les faubourgs ou par annexion de quartiers et de faubourgs juxtaposés et structurés à la
manière d'un village avec une place centrale composée d'une église ou une mosquée, une mairie
et quelques commerces. Ce qui se traduit par l'absence d’une architecture dominante et d'une
grande mobilité sociale10.
Le péricentre est une zone résidentielle importante qui se caractérise par une certaine
harmonie de bâti composé d'habitat généralement individuel ou collectif de haut standing
occupé par une population socialement favorisée.
C'est aussi un espace qui regroupe et qui attire l'essentiel des activités administratives,
financière, les sièges de sociétés et les services qui sont en relation directe avec le centre
directionnel. Concernant l'activité commerciale, on note l'absence de la densité généralisée de
vitrines qui créent un centre des affaires comme dans le centre-ville.
Au fil de l’histoire, la couronne péricentrale est située entre les zones centrales et
périphériques. Celle-ci correspond aux secteurs urbanisés entre le milieu du XIX èmesiècle et la
seconde guerre mondiale et dont la structure urbaine n’a pas subi de transformation radicale
dans le temps. En outre, les faubourgs dont le développement a débuté dès XIXème siècle sont
également considérés comme péricentraux.
Ils s’étendent le long des axes historiques de la cité parfois sur plusieurs kilomètres.
Leur emprise spatiale rappelle celle d’une toile d’araignée, aujourd’hui devenus boulevards
urbains, tandis que les autres quartiers péricentraux occupent les espaces intermédiaires restés
vacants jusqu’à une époque plus récente.
Cette tentative de définition est d’autant plus nécessaire afin de pouvoir distinguer que
l’agglomération dans sa dimension « physique » (continuité du bâti) peut donc être divisée en
trois zones distinctes que sont le noyau central entouré de ses deux couronnes, l’une
péricentrale, l’autre périphérique.
10
2 LACOUR C., 1978, Espaces périphériques, mobilité et transports collectifs, ATP, CNRC. Paris.Thèse Etalement urbain
et mutation socio spatiales à Alger étude de cas BELHALI BENAZOUZ Atika
PARTIE I : REFLEXION GENERALE SUR L’ESPACE 20
PERIURBAIN
La périphérie :
Située à l’opposé du centre, elle présente une morphologie plus hétérogène. En effet,
l’espace périphérique n’a pas d’existence spécifique, il n’existe qu’en relation avec un centre.
La Périphérie11 se définit négativement par rapport au centre et se caractérise par un
niveau de vie moins élevé, des productions moins élaborées et surtout par un affaiblissement et
une perte de substance par rapport au centre. Soldes migratoires et soldes financiers sur long
terme révèlent des processus inverses de l’aire foyer, et contribuent à accentuer l’écart
centre/périphérie, dont l’un des principaux handicaps réside dans l’absence d’autonomie en
matière décisionnelle. On distingue différents types de périphéries12 :
 La périphérie intégrée (ou associée) est une zone qui subit une influence positive du
centre et qui est prise dans une spirale du développement et qui, par ses relations avec
le centre accroît son niveau de vie.
Le centre y crée des unités de production et des emplois. Certes, cette
périphérie accueille souvent des flux de médiocre qualité (investissements dans les
branches les moins évoluées, afflux de retraités,...)
 La périphérie dominée(ou exploitée) a beaucoup de difficultés à s'intégrer. Elle subit
les influences négatives du centre et reste dans une situation de blocage économique.
C'est là que le centre vient puiser les ressources minières, énergétiques, de main
d’œuvre.
 la périphérie délaissée : si les flux prennent de l'ampleur, la périphérie, exsangue,
devient incapable de fournir de nouvelles ressources au centre. La population de la
périphérie délaissée s'abandonne à la résignation.
En marge des centres et périphérie existent aussi des isolats, sous-ensembles
territoriaux relativement peuplés et bien structurés mais qui entretiennent peu de rapport
Figure 2: Types de périphéries d’après le géographe Alain Reynaud
Source : BRUNET R. et PIERRE-ELIEN D. (sous la direction de), Géographie 1ère, Bréal, Paris, 2007.
11
12
http://www.geodutienne.be/documents/fgs/ch_centre.pdf
Selon Alain Reynaud
PARTIE I : REFLEXION GENERALE SUR L’ESPACE 21
PERIURBAIN
avec leurs voisins. Leurs problèmes s'expriment en termes de retard, d’inadaptation, de refus
du changement
En résumé, on peut dire que, ce qui est périphérique ne l’est qu’en fonction d’un centre.
Ce type de relation est donc asymétrique. Le terme n’a aucun sens en lui-même, il se définit
plutôt comme une valeur dérivée d’un centre, de quelque chose de central.
Périurbanisation, naissance des espaces périurbains
Phénomène de périurbanisation
La notion de « périurbanisation »13 déjà très ancienne, apparaît chez les anglo-saxons
dès les années 40. Elle traduit alors l’interpénétration de la ville et de la campagne au-delà des
banlieues, dans des migrations quotidiennes domicile- travail ; elle correspond à un
développement de l’habitat pavillonnaire nouveau des classes moyennes travaillant à la ville.
Aujourd’hui, le phénomène de périurbanisation dépasse cette seule signification pour
témoigner de poussées spatiales urbaines partiellement inédites, croissance éclatée, détachée de
l’agglomération mère, constructions individuelles en plein milieu rural.
Depuis cinquante ans environ, la rapidité de la croissance urbaine marque la difficulté
délimiter les espaces ruraux et urbains environnants. Les critères établis à un moment donné
pour définir spatialement le périurbain sont dans tous les pays, à peu près bâtis sur le même
modèle - densité et rythme élevé de croissance démographique, migrations alternantes -, mais
se révèlent vite obsolètes. La frontière ville/campagne tend à s’estomper.
Cette croissance urbaine est la résultante de plusieurs facteurs : la recherche d’un cadre
de vie meilleur de loyers moins onéreux et la possibilité d’accession à la propriété à moindre
coût, l’amélioration des moyens de transport qui multiplie les migrations quotidiennes entre
lieu de travail et lieu de résidence”.
Le processus de métropolisation se combine avec un autre phénomène la
périurbanisation14, c’est la redistribution spatiale des hommes et des activités économiques
dans un «espace-temps» urbain qui s’élargit en raison de l’usage croissant de l’automobile.
Cette périurbanisation (ou passage de l’agglomération à « l’aire urbaine ») touche toutes les
13
N. Bertrand, E. Marcel poil N. Bertrand, E. Marcel poil :La périurbanisation ou l´émergence de nouveaux territoires. La
périurbanisation ou l’´émergence de nouveaux territoires. Ingénieries - E A T, IRSTEA ´édition 1999, p. 61 - p. 67.
14
Yasmina ARAMA ,PĖRI-URBANISATION, MĖTROPOLISATION ET MONDIALISATION DES VILLES L'EXEMPLE DE
CONSTANTINE, Thèse de Doctorat d’État, Option Urbanisme
PARTIE I : REFLEXION GENERALE SUR L’ESPACE 22
PERIURBAIN
villes ou presque, même les plus petites (quelques milliers d’habitants), ou le processus de
métropolisation se combine avec ce phénomène.
La périurbanisation s’exprime aussi comme une manifestation du passage de la ville
pédestre à la ville automobile, les centres urbains historiques se sont formés au temps de la
mobilité pédestre. Leur extension spatiale a été limitée par la lenteur de la marche d’où, en
contrepartie, une forte densité.
A la naissance de la mobilité automobile au cours des années 1960
puis le
développement des réseaux autoroutiers permettent aux acteurs d’élargir leurs choix de
localisation dans un rayon d’environ une demi-heure à trois quart d’heure de voiture des centres
historiques, soit dans un rayon de 30 à 60 km. Ou Il en résulte une dé-densification des formes
urbaines et une relocalisation des fonctions (habitat, commerces, activités économiques).
Ce processus qui touche toutes les villes (même petites) peut être qualifié de passage
de l’agglomération à l’aire urbaine : la ville s’étale et ne se développe plus forcément en
continuité des tissus existants.
 (a) Sur le plan spatial :
L’habitat se redistribue dans un rayon d’une demi-heure à trois quarts d’heure
de route du cœur de l’agglomération. La ville ne se limite plus à un bâti dense
(agglomération) et intègre des franges périurbaines où l’urbanisation est dispersée (aire
urbaine).
 (b) Sur le plan économique :
Les fonctions économiques et commerciales ne se localisent plus seulement dans
le centre-ville ou dans les faubourgs. Des zones économiques et commerciales apparaissent
aux limites de la zone agglomérée, autour des principales entrées de villes et des secteurs
aisément accessibles en voiture. Ces pôles nouveaux tendent à polariser une part importante
des créations d’emplois dans les aires urbaines depuis plus de 20 ans.
 (c) Sur le plan social :
Alors que les populations (et plus particulièrement les actifs) tendant à s’éloigner
dans des zones urbaines denses, les emplois restent largement concentrés dans les cœurs
d’agglomération. Il en résulte une hausse importante de la longueur moyenne des
déplacements quotidiens et du trafic automobile.
Plusieurs définitions de certains auteurs et chercheurs de ce phénomène sont
citées comme suit :
PARTIE I : REFLEXION GENERALE SUR L’ESPACE 23
PERIURBAIN
Le phénomène de la périurbanisation est vu par M. Berger dans une perspective
dynamique, comme un processus de croissance urbaine. Cette conception présente l'espace
urbain comme un pôle et décrit la relation ville-campagne comme univoque : l’espace rural
dépend étroitement de l'espace urbain. Dans ce schéma organisé hiérarchiquement, l'espace
périurbain n'est qu'un produit de l'espace urbain.
M.-C. Jaillet et G. Jalabert en se basant sur des éléments économiques, politiques et
sociaux, parlent d'un "nouvel espace social périurbain". La croissance périphérique des villes
est analysée en termes de production d'espace.
B. Kayser et G. Schektman-Labry ont, quant à eux, caractérisé un espace précis, la
"troisième couronne périurbaine" où "les processus d'urbanisation affrontent une agriculture
et une société rurale en plein fonctionnement ... La construction urbaine procède plutôt par
éclaireurs avancés".
B. Prost nous parle "d'espaces flous" aux marges du système urbain. "Les espaces flous"
sont l'expression d'un "marginalisme territorial" dans lequel s'affrontent systèmes urbain et
rural. "Le système rural déstabilisé se désagrège face au système urbain conquérant. La
recomposition territoriale qui s'opère conduit à la périurbanisation".
Selon certains auteurs, la croissance périphérique s'effectue par une organisation en
couronnes successives. Ce modèle est, le plus souvent, fondé sur l'existence de trois couronnes
"non ordonnées concentriquement, mais caractérisables par une plus ou moins grande et
ancienne pénétration de l'urbain ex-agricole et villageoise ..."
Pour d'autres, le périurbain est moins clairement défini. Il peut s'agir de l'ensemble des
zones où "l'on observe des phénomènes de croissance démographique ... où l'on enregistre une
production de logements neufs sous des formes variées ..." P. Laborie
Enfin, il est considéré que "la croissance périphérique des populations et des espaces
n’a pas à être autonomisée, n'est pas un phénomène spécifique : elle n'est que l'une des formes
de la logique du procès d'urbanisation de la société" La croissance est, ici, analysée en termes
de valorisation temporaire d'une fraction du territoire, valorisation due à des changements
économiques, politiques et sociaux.
Selon Michel Dussault15, la question de la périurbanisation est un concept qui est
employé et analysé pour décrire la réalité du monde aujourd’hui qui est caractérisé par une
urbanisation massive qui ne fait que s’accroître d’année en année. Mais, plus précisément la
15
J.Lévy et M.Lussault, Mondialisation : concepts, enjeux, échelles, Mondialisation, périurbanisation et urbanité
-7 Février 2013
PARTIE I : REFLEXION GENERALE SUR L’ESPACE 24
PERIURBAIN
périurbanisation constitue une des formes majeures de l’urbanisation dans le monde. Il propose
ainsi de définir la périurbanisation au regard de trois critères : La diffusion, L’illimitation, La
périphérisation.
 La diffusion :
Il s’agit d’un vieux concept employer qui se traduit par l’étalement urbain, expression
plus moderne à savoir l’extension physique de l’espace urbain. Cette expansion matérielle de
la ville, à l’importance de la géographie de la ville notamment en concentrant l’analyse sur la
réalité de ce déploiement.
La notion de diffusion s’axe notamment sur les travaux de B. Secchi qui parle de cita
diffusa. Cette dernière n’exprime pas une expansion physique des villes d’une manière directe
et continue, mais peut être éparpillé d’où la naissance de l’espace non bâti qui est le vide
constitue aussi une part de la ville. Alain Berger a montré qu’il fallait reconsidérer la théorie de
la planification en regardant non seulement les pleins mais aussi les vides. Les vides sont à
conserver, à insérer comme constitutifs de l’urbain. La notion de diffusion renvoie à cette réalité
en montrant que l’urbain se déploie tant du dense vers le peu dense que du peu dense vers le
peu dense.
Cela montre que les espaces périurbains sont des espaces de diffusion. Il ne s’agit pas
d’une croissance urbaine en nappe comme on l’a souvent décrite mais d’une croissance en
nébuleuse avec des pleins et des vides qui sont tout aussi signifiants. Chaque fraction est le
résultat d’une diffusion mais aussi le vecteur d’une autre diffusion, le traditionnel modèle
centre/périphérie ne tient alors plus.
 L’illimitation :
L’illimitation se caractérise comme la capacité de chaque espace de se connecter aux
autres espaces au même moment. Ces connexions sont illimitées au sens où elles sont générales
et sans fin. L’illimitation est là encore une marque de l’urbanisation contemporaine qui refonde
les géographies urbaines. Elle permet de maintenir via l’hyper spatialité des espaces qui ne
pourraient pas s’insérer dans les espaces contemporains, qui explique pourquoi se constitue un
universel mondial. C’est ainsi constitué un espace mondial de cohabitation et de contestation.
Cet espace se crée et se maintien autour de la possibilité de mise en lien d’espaces différents.
Dans le cas du périurbain, cette connectivité assure la diffusion et le maintien dans l’urbain.
PARTIE I : REFLEXION GENERALE SUR L’ESPACE 25
PERIURBAIN
 La périphérisation :
Ce concept se pense à travers intensité des situations urbaines (qui se calcule par le
couple densité/diversité). Un espace est nécessairement dense et divers mais c’est interaction
entre ces deux concepts qui vont pouvoir définir le degré d’intensité.
La périphérisation se présente alors comme le processus qui met en place des catégories
de géotypes qui ne sont ni centraux ni péricentraux, dont l’intensité est faible en ce que leur
densité notamment et leur diversité sont maigres, mais qui participent de l’urbanisation du
monde. Ils sont en quelque sorte le résultat de cette urbanisation.
Dans chaque situation urbaine, on peut déceler des géotypes périphériques. La
périphéricité ne devient plus un lieu décrit par rapport à un centre mais renvoie à un type
d’organisation spécifique et peut se retrouver en tout point. On peut même constater qu’une
hyper centralité est une périphérie sous ce critère.
Ces trois entrées permettent une lecture de l’urbain qui articule ces trois idées :
-
L’étalement.
-
Le brouillage des limites et l’ouverture vers des mondes numériques nouveaux.
-
La baisse de l’intensité urbaine.
La combinaison de ces trois éléments donne une lecture différente de la
périurbanisation, elle permet la distinction de plusieurs types d’espaces périurbains. On peut
analyser notamment leur système relationnel avec les autres espaces ce qui permet de mettre en
évidence une dynamique plus complexe qu’auparavant. Le périurbain laisse émerger un certain
nombre de problématiques liées notamment au développement durable, à la justice sociale et
spatiale.
En résumé et d’une manière générale et explicite nous adoptons la définition suivante
de la périurbanisation :
« La périurbanisation est une expansion, une croissance de la ville vers ses campagnes
environnantes mais qui, à la différence de la banlieue traditionnelle “agglomérée” à la
commune-centre, se fait de manière relativement diffuse dans un espace qui garde partiellement
son caractère rural ».
Les différentes formes de la périurbanisation
Des études spécifiquement périurbaines débute autour des années 1980, plus
précisément, entre 1968 et 1980, le phénomène a gagné en surface et en poids démographique,
construisant trois couronnes concentriques comme le montrent les études de B. Kayser et G.
Schektman Labry ; 1992. Onprend alors conscience que la ville ne s’oppose plus au rural mais,
PARTIE I : REFLEXION GENERALE SUR L’ESPACE 26
PERIURBAIN
qu’au contraire, il existe une zone de transition périurbaine plus ou moins bâtie. J.Orhon (1982)
fait ainsi remarquer que la périurbanisation est « un nouveau mode de diffusion urbaine, qu’il
s’agit d’une forme dérivée de la ville d’origine un espace de transition entre l’urbain et le rural
considéré comme des formes pures. Le modèle radioconcentrique est une bonne image de la
ville et de ses couronnes périphériques déformées par les axes revenant ainsi à une logique plus
géométrique (de type chronicité).G. Jalabert (1984) note que la périurbanisation est « la forme
la plus adéquate à notre société, la meilleure valorisation possible du territoire par le capital ».
Parallèlement J. David (1984) souligne l’importance et la nécessité de nouveaux mots, « d’un
nouveau vocabulaire » pour définir l’espace périurbain, pour désigner ce qu’il conçoit comme
étant un continuum urbain/périurbain.
B. Dezert, A. Metton Et J. Steinberg (1991) divisent la croissance des villes en trois
étapes distinctes16 :
Figure 3 : Les trois étapes de la croissance urbaine.
Source : C. Enault, 2003
 La première forme (faubourgs) se caractérise par la présence de remparts qui limitent la
croissance de la surface urbaine. Les trafics sur les principales radiales sont généralement
très importants. L’urbanisation se développe le long des voies d’accès routières au
centre-ville. C’est autour des gares de banlieue que se développent de nouveaux
faubourgs qui, à leur tour, sont absorbés par la ville centre. Cette forme urbaine peut être
qualifiée de radioconcentrique.
 La seconde forme s’oppose à la première par son ampleur accélérant un peu plus la
dynamique de croissance dès l’agglomération. Les voies de communications restent
capitales pour le développement urbain, créant de véritables axes de suburbanisation
même si la ville tend en général à perdre son profil étoilé. De nouvelles couronnes rurales
16
B. Dezert, A. Metton, J. Steinberg, La Périurbanisation en France, Préface de J. Beaujeu- Gamier Raymond Lazzarotti
PARTIE I : REFLEXION GENERALE SUR L’ESPACE 27
PERIURBAIN
s’intègrent dans le tissu urbain.et là de nouvelles constructions sans une véritable
planification jusqu’aux années1920. C’est à partir de cette date que se montent les
premiers lotissements dans les périphéries urbaines sans que toutefois ne disparaissent
complètement les traces de ce qui était autrefois la campagne. Ce processus de «
grignotage » se poursuit avec puissance jusqu’aux années 1960 formant ainsi une
succession de couronnes de banlieues.
Enfin, l’ultime étape du développement urbain fait apparaître de nouvelles formes en
suscitant une croissance dispersée. Villes et campagnes ne font plus qu’un. Alors que
l’agglomération tend à stagner ou à croître faiblement, les campagnes les plus proches voient
s’étendre leur surface bâtie. Trois couronnes peuvent alors être individualisées mettant en
évidence un gradient périurbain centre périphérie. Cette logique est ensuite déformée par les
axes qui tendent à faire progresser plus rapidement les communes situées au bord des grandes
radiales.
De 1950 à nos jours, les villes ont connu une importante croissance due à la fois à la
suburbanisation et à la périurbanisation. Si le premier a permis à l’agglomération de s’étendre
d’une manière continue le second a eu tendance à accroître les populations d’espaces plus
lointains et surtout plus fragmentées. Les facteurs de cette double déconcentration sont bien
identifiés : les transports, le foncier ou la croissance de la population en sont responsables.
Espaces périurbains, formes et développement
Définition de l’espace périurbain
L’expansion et la croissance de la ville vers ses compagnes environnantes a fait naitre
un nouveau espace qui s’avère très particulier mais aussi complexe « un nouveau type d’espace
est apparu dans les années 60 n’est ni la ville ni la compagne : l’espace périurbain
Dans le dictionnaire d'urbanisme et de l'aménagement, F CHOAY et P, MERLIN,
définissent le périurbain comme « une catégorie analytique et interprétative qui désigne des
configurations urbaines émergentes, situées à la périphérie des agglomérations, caractérisées
par une faible densité (bâti, population, emploi,...), une faible diversité (ségrégation sociale et
fonctionnelle) mais par une bonne accessibilité au reste de l'espace urbain environnant. Le
périurbain est symptomatique de la transformation de la ville (occidentale), qui tend, sur ses
marges, à l'étalement, à la spécialisation et à la ségrégation des territoires urbains directement
polarisés. »
PARTIE I : REFLEXION GENERALE SUR L’ESPACE 28
PERIURBAIN
C’est un lieu qui exprime et qui interprète l’espace situant entre ville et compagne, le
territoire périurbain se caractérise par la juxtaposition d’activités agricoles d’espaces naturels
de leur habitations individuelles et /ou collectives, de zones d’activités économiques et
commerciales d’infrastructures routière, ferroviaires. Il est difficile a délimiter, il a fait l’objet
de nombreuse recherches de la part de géographes, il s’agit d’un type d’espace spécifique qui a
ses propres caractéristiques et son propres mode de fonctionnement.
Le périurbain se place au-delà de la périphérie d’une ville de sa banlieue il se situe aux
franges de l’espace urbanisé et souvent au-delà des limites des zones couvertes par des
règlements d’urbanisme, la plus grande partie reste consacrée à l’agriculture et à l’habitat qui
se répartit entre les anciens villages ,les fermes transformées ,quelques lotissements et surtout
des maisons éparpillées un peu partout .
Les espaces périurbains sont des espaces sous la domination d’une ville centre ou de la
métropole qui a ce titre connaissent des migrations alternantes journalières ou un
développement économique ou encore un développement urbain lié à celui e la métropole mais
présenter es espaces ouverts urbanisables.
Selon M C JAILLET c’est un espace qui s’est développé dans la périphérie des villes
avec une urbanisation lâche dont il est difficile de dessiner les frontières il ne manque pas de
rupture entre urbain et rural c’est un tissu composite qualifié tous au tour de rurbain d’ex urbain
de nature urbain de suburbain pour signaler son caractère métis.
L’expression retenue aujourd’hui est celle de périurbain, terme qui stipule simplement
que des extensions sont disposées autour de la ville.
Selon C.CABANNE, l’espace périurbain est un espace situé à la périphérie d’une ville
et de sa banlieue et qui est le lieu de transformations profondes sur les plans démographique,
économique social politique et culturel le déversement d’un nombre important de citadins qui
viennent habiter dans les communes rurales tout en continuant à travailler en ville se traduit
dans le paysage par une modification au niveau de l’habitat, du réseau viaires des équipements
(...). L’analyse de l’espace périurbain est très complexe à mener dans la mesure où il se situe
aux franges de deux espaces eux-mêmes dynamiques et dans les mesures ou les formes de
l’urbanisation varient ….
Pumain D. ajoute que : « La dimension de la périphérie polarisée par un centre dépend
de la portée des activités du centre, liée à des modalités de circulation entre la périphérie et le
centre, qui accroissent les déplacements. Les interactions entre centre et périphérie qui
obéissent au modèle gravitaire, peuvent définir la périphérie comme une zone contiguë autour
PARTIE I : REFLEXION GENERALE SUR L’ESPACE 29
PERIURBAIN
du centre ou comme un réseau de lieux accessibles en connexité. Ce sont en effet les distancestemps et ou les distances coûts qui tendent à régler les interactions. »
Le périurbain comme phénomène émerge en France dans les années 1960, la notion de
périurbanisation s'impose dans les années 1980 et le périurbain devient une catégorie statistique
de
officielle
l’Insee
en
1996.
L’accroissement de la population périurbaine a été forte du milieu des années 1970 au début
des années 1990 mais la croissance des pôles urbains et des couronnes périurbaines tend depuis
à sa rapprocher.
Toutes ces définitions sont théoriques mais l’INSEE a abordée pour la première fois,
une définition statistique du périurbain qui le décrit comme le fait de communes qui
n’appartiennent pas à une agglomération au sens de la continuité du bâti et qui envoient au
moins 40%de leur actifs travailler dans une aire
Figure 4: Couronne périurbaine.
urbaine.
La
définition
périurbaine en France
et
de
la couronne
selon
l'Insee,
est
l'ensemble des communes d’une aire urbaine à
l'exclusion de son pôle urbain.
Les communes appartenant à une couronne
périurbaine sont dites mono polarisées, par
opposition aux communes situées en dehors d'une
aire urbaine, qui sont dites multi polarisées.
Grace à la carte du zonage des aires
Source :
https://fr.wikipedia.org/wiki/Couronne_p%C3%A9riurbaine
urbaines et rurale de l’INSEE la France par
exemple distingue trois catégories de périurbain :
 Le périurbain de l’espace à dominance urbaine commune périurbaines des aires
urbaines.
 Le périurbain de l’espace à dominance rurale commune périurbaines des aires d’emploi
de l’espace rural.
 La périurbaine multipolarité.
A titre d’exemple, cette catégorisation du périurbain montre l’importance de ce fait
dans ce pays .il est à signaler que finalement l’espace en lui-même est complexe .selon sa
distance par rapport à la ville .on peut distinguer un espace périurbain densifié, intégré au
PARTIE I : REFLEXION GENERALE SUR L’ESPACE 30
PERIURBAIN
fonctionnement urbain et un autre plus éloigné, influencé par la compagne rurale. Cependant
l’étalement périurbain ne prend pas partout la même forme.
La transition entre l’espace urbain et l’espace rural influence les caractéristiques de
l’espace mi rural mi urbain (intermédiaire) car chacun d’entre eux se caractérise par sa
physionomie par des rythmes d’activités, des densités humaines et des flux différents.
Les différentes approches de l’espace périurbain
Selon Poitier Françoise (2007) Le périurbain est abordé par les spécialistes et les
chercheurs dans ce domaine selon cinq approches qui sont différentes mais aussi très
complémentaires 17:
a. Approche morphologiques :
Concerne les études sur les formes urbaines mais analysées à partir d’images satellites
sur la localisation du bâti, sa densité et sa dispersion. Le périurbain se développe
principalement selon trois types morphologiques :
 Purement discontinue, satellitaire.
 Sous forme d’émiettement complet.
 En utilisant les lignes de faiblesse du milieu rural, par exemple en se fondant
sur les caractéristiques de l’offre foncière.
b. Approche structuration du territoire :
Selon plusieurs recherche et études, L’aire urbaine est fondée sur les migrations
domicile- travail qui est fondé sur deux fonctions important, habiter et travailler par lequel la
localisation des services est très importante sur la structuration du territoire qui pourra être
structuré par l’emploi ou par l’attractivité.
c. Approche spécifiés des conditions et mode de vie :
La question des pratiques sociales et les modes de vie des résidents, leurs attentes et
leurs aspirations ainsi que leurs modalités d’appropriation sont essentiellement nécessaires sur
la composition sociale de l’espace périurbain à savoir la croissance de la population et le choix
de l’habitat.
17
POITIER Françoise, « Le périurbain, quelle connaissance ? Quelle approche », CERTU, Avril 2007
PARTIE I : REFLEXION GENERALE SUR L’ESPACE 31
PERIURBAIN
d. Approche qualité du cadre de vie des populations périurbaines :
La qualité des espaces périurbains ne se mesure pas seulement sur l’aspect économique
ou environnemental elle dépend aussi du bienêtre des populations qui est un facteur important
pris en considérations dans le développement durable.
e. Approche gouvernance :
La gouvernance de régulation intermédiaire entre la matérialité de l’agglomération
urbaine et le gouvernement, la législation et l’action étatique.
Caractéristiques de l’espace périurbain :
Le périurbain est un espace : d’un point de vue morphologique, désigne une forme
urbaine caractérisée par l’éloignement et la discontinuité du bâti vis-à-vis de
l'agglomération il correspond à la partie non-agglomérée des aires urbaines. L’étalement
urbain s’y effectue non pas en nappe mais en nébuleuse avec des pleins et des vides et d’un
point de vue fonctionnel, entretient un lien fort avec le pôle urbain. Une commune périurbaine
au sens de l'INSEE voit au moins 40 % de sa population résidente ayant un emploi travailler
dans le pôle urbain ou dans les communes attirées par celui-ci. Certaines communes
périurbaines sont dites communes multipolarités quand au moins 40 % de la population
résidente ayant un emploi travaille dans plusieurs aires urbaines. L’espace périurbain
fonctionne avec une intense mobilité pendulaire domicile-travail, reposant en large partie sur
l'automobile. Ce seul critère fonctionnel ne suffit pourtant pas pour appréhender les
interdépendances entre le périurbain et la ville.
Les formes d'habitat y sont diversifiées : collectifs populaires, voire affectés à des
populations délaissées ; lotissements pavillonnaires pour des catégories sociales de condition
variée ; espaces résidentiels des populations aisées, jusqu'au cas limite des quartiers ou îlots
clôturés (gated communities). Le périurbain accueille aussi un bon nombre d'activités, résultat
du desserrement urbain ou d'implantations ex-nihilo : surfaces commerciales, centres de
recherche, zones d'activités diverses. Les espaces "vides" y sont bien présents.
Ce phénomène caractérise les croissances et les dynamiques urbaines dont les facteurs
de base sont :
-
La densité (concentration et dispersion des biens et des personnes).
-
Les flux (accessibilités et déplacements quotidiens).
-
La dynamique (sur une durée précise).
PARTIE I : REFLEXION GENERALE SUR L’ESPACE 32
PERIURBAIN
Pour analyser le phénomène urbain, on retient cinq dimensions 18:
1. La population.
2. Le logement.
3. L’emploi.
4. La mobilité de l’emploi.
5. L’occupation du sol.
Afin d’identifier les espaces périurbains, de nombreuses études recherchent ses
mobilisateurs liés à leur dynamique dans une durée précise .cette évolution se développe
rapidement et elle se rapporte principalement à la population et l’emploi, aux activités et
services, logements et au transport.
Dans les territoires intermédiaires, on peut identifier les indicateurs synthétisés dans le
schéma suivant ;
Par ailleurs, on peut spécifier les caractères de ces territoires comme suit :
 Le caractère résidentiel et récent : mis à part quelques noyaux anciens ;
Résidentiel ; deux grand types d’habitat.
 Habitat pavillonnaire ; grâce à la disponibilité de transport qui permet la liaison à la
ville.il s’agit d’un lotissement avec un seul maitre d’ouvrage, caractérise par sa régularité.
 Grands ensembles : logements collectifs développés sous la pression des besoins urgents
en logements Il s’agit d’une production en masse dont le but est de loger le maximum des
gens et l’emploi. Les équipements sont absents ou peu présents.
 La prégnance des migrations pendulaires ; la plupart des gens travaille en ville et
résident
au périurbain.
 Occupation du sol discontinue : avec des densités beaucoup plus aérée.
 Localisations des différentes fonctions ; fonctions résidentielles, fonctions industrielles
fonction commerciales, grands équipements, les services….
Les nombreux grands ensembles qui s’installent en milieu périurbain sans cohérence
avec les anciennes bâtisses perturbent la structure paysagère existante .en outre la laideur de
bien des entrées de villes témoigne de leur état
18
ARBANTES Patricia ,Soulard Christophe ,JARRIGE Françoise et LAURENS Lucette , « Dynamique urbaines et mutations
des espaces agricoles en Languedoc,Roussillon (France)3 »,Cybergeo-european journal of Geography ,document 485.
PARTIE I : REFLEXION GENERALE SUR L’ESPACE 33
PERIURBAIN
En résumé l’espace périurbain est un espace de transition entre la ville et la compagne,
est un espace instable en perpétuelle mutations puisque il s’agit d’une ancienne campagne en
voie d’urbanisations.
Espace périurbain : territoires en mutations, dynamiques de
développement
Face à de nouvelles formes de fabrication de l’urbain, des mutations importantes
s’opèrent au niveau des territoires et plus particulièrement sur leurs marges périphériques. Ces
mutations en cours, affectent ces espaces périurbains une certaine dynamique effervescence à
travers ses composantes d’ordre spatiale, humaine et fonctionnelle….
Dynamique socio démographique et économique :
Sur le plan social, L’expansion urbaine vers les franges des agglomérations conduit à
une augmentation du nombre des ménages par une croissance naturelle et /ou migrations de
populations qui s’exprime par une véritable densification des espaces périurbains. Cette
installation périurbaine était une solution à la population citadine qui réclame de plus en plus
de logements, suite à la tension vécu dans les villes (développement économique, emploi, voie
de communication) et à l’émergence du phénomène d’exode rural. La population
nouvellement installée dans les espaces périurbains a un taux d’activité élevée qui a pour
première conséquence d’imposer des migrations quotidiennes de travail. La motorisation des
ménages de ces milieux, où la non disponibilité de l’espace a été le souci majeur auquel font
face ces derniers dans la plus part des grandes villes dans le monde.
Cependant, les relations entre dynamiques urbaines et emplois restent complexes,
confuses, difficiles à comprendre et à interpréter. Les territoires intéressés par les phénomènes
de périurbanisation et qui occupent une couronne dont le rayon peut varier d’une dizaine à
une cinquantaine de kilomètre autour des villes connaissent une pression exercée sur l’activité
agricole par le biais des mutations fonctionnelles.
Par ailleurs, l’activité agricole connait une forte pression par le biais des mutations
fonctionnelles dans cet espace particulier. Ceci dit le milieu agricole change de statut et de
valeur selon sa vocation l’agriculture périurbaine opère sa mutation pour répondre aux
nouvelles attentes de la société.
Aujourd’hui l’espace agricole grignoté par implantation des nouvelles constructions
est qualifié comme étant un espace multifonctionnel qui ne se limite plus simplement à
l’espace de production, il est toujours en confrontations a des demandes sociales multiples
économique environnementale paysagère récréative culturelle ,et bien entendu, toutes ces
transformations spatio-fonctionnelles sont perçues à travers la recomposition du paysage
PARTIE I : REFLEXION GENERALE SUR L’ESPACE 34
PERIURBAIN
(l’aspect du bâti est influencé à la fois par : l’usage du sol, la densité la structure sociale et son
usage).
Sur le plan spatial, l’expansion urbaine est caractérisée par l’occupation des terres
agricoles périphériques et l’émergence de nouvelles aires d’urbanisation discontinues .il s’agit
d’une urbanisation rapide incontrôlable car elle se développe, de manière spontanée, en dehors
des périmètres réglementés par les législations urbaines.
En effet, le développement urbain est guidé par des paramètres divers propres à chaque
territoire et à chaque pays. De ce fait, la configuration territoriale d’une ville prend une figure
qui ne ressemble jamais aux autres villes et il n’existe pas de modèle à suivre .ces paramètres
peuvent être d’ordre : historique, social, économique et /ou physique .mais il importe de
signaler que les franges urbaines présentent un aspect flou d’un espace en mutation du a
l’extension .cette dernière peut correspondre à : une extension en tache d’huile, une extension
linéaire, au mitage.
PARTIE I : REFLEXION GENERALE SUR L’ESPACE 35
PERIURBAIN
Conclusion :
Les concepts centre et périphérie sont relatifs et applicables aux différentes situations.
Au niveau des villes, il est désormais un peu difficile de distinguer les frontières : ou s’arrête
la ville et ou commence les couronnes périurbaines. Or que La centralité aujourd’hui au cœur
des préoccupations dans la conception de la ville contemporaine. Cette dernière émane du
mouvement de l’urbanisme durable qui souhaite appliquer les principes de développement
durable à l’organisation territoriale. La consommation effrénée de l’espace est contrée par le
principe de « construire la ville sur la ville », qui prône notamment la gestion des mobilités
(développer d’autres solutions au déplacement automobile), la densification, le
développement d’espaces de qualité, mixtes et de proximité, la réduction des inégalités sociospatiales et la prise en compte de l’environnement dans le fonctionnement urbain. Dans ce
mouvement de remaniement de la ville, la centralité se situe au cœur des réflexions et des
aménagements urbains.
L’urbanisation mono centrique d’un territoire juxtapose des notions de centre et de
centralité. Le noyau urbain est le centre qui rassemble l’ensemble des fonctions de centralité,
qu’elles soient politiques, économiques, religieuses symboliques ou sociales. La distinction
entre l’urbain et le rural est l’un des indicateurs le plus utilisé pour parler des différences
territoriales .cette différenciation traduit un clivage fondamental entre deux formes d’habitat
,deux types de production et deux modes de vie.
Ce phénomène qui se manifeste par une expansion spatiale sa dilution atteint les
territoires très éloignés de la ville centre". Et qui reste à l’ordre du jour dans la mesure d’un
processus majeur de transformation de l’espace qui est en perpétuel changement et souvent
qualifié de « chantier ».
En effet, dans le prochain chapitre on va aborder ce phénomène et d’étudier ses causes
et ses conséquences sur la périphérie et les espaces périurbains ainsi leurs impacts et leurs
enjeux sur le fonctionnement et le développement des territoires sur les déférents aspects :
spatial, fonctionnel, économique, social, environnemental, et politique…
PARTIE I : REFLEXION GENERALE SUR L’ESPACE 36
PERIURBAIN
CHAPITRE II :
LA PÉRIURBANISATION, IMPACT ET ENJEUX
L’espace périurbain, le lieu de rencontre entre deux espaces, rural et urbain. Et
l’une des difficultés majeures rencontrées par les exploitants périurbains est de l’identité : d’une
part l’exercice d’activité agricole dans un contexte qui s’y prête peu et d’autre part, le sentiment
d’être peu considérée parle voisin urbain.
Ces derniers ont souvent tendance à mépriser espace rural et le qualifie de pauvre, en
retard et le considère comme une réserve de nourriture d’espace pour des lotissements, des
activités industrielles, des espaces de loisirs et de détente pendant les jours de congés
« L’agriculture périurbaine » est une notion qui se réfère à un type d’agriculture bien
déterminé qui peut être définit assez facilement au niveau perceptif : il s’agit d’une agriculture
proche d’une ville. Elle rend possible l’existence de produits frais de la qualité à valoriser.
Pour garantir une agriculture de proximité il faut une réflexion ou études préalables pour
la durabilité des terres agricoles, Pour cela les instruments de planification dispose et cerne des
limites claires et durables entre la zone urbaine et la zone rural, avec une attention particulière
aux secteurs à forts enjeux agricoles et sous forte pression foncière. Des initiatives collectives
et même individuelle originales se développent : ferme cueillette, vente de plantes et représente
une opportunité pour sensibiliser et favoriser les échanges entre les citadins et les agriculteurs.
La dimension économique de l’agriculture est prise en compte dans le développement
des espaces urbanisés.
Nous pouvons parler aussi du tourisme rural, il concerne l’ensemble des habitants de
ces territoires et notamment les agriculteurs (agritourisme ou agrotourisme).
Ce type de tourisme englobe des prestations d’hébergement (gites ruraux chambres
d’hôtes de restauration table d’hôtes, de produits de territoires, et des activités touristiques
(tourisme de randonnée, activités de pleine nature cours de cuisine, visites et animation du
patrimoine… etc
Il est considéré par certains comme une forme de tourisme alternatif, puisque il ne
repose pas sur des aménagements importants et permettent l’accueil de fortes densités
Pour développer le tourisme de campagne et donner une entité à ces espaces, des atouts
qui favorisent les espaces périurbains et les utilisent comme une force pour faire face à
l’urbanisation, un obstacle pour que la ville ne s’étale pas sur la compagne.
PARTIE I : REFLEXION GENERALE SUR L’ESPACE 37
PERIURBAIN
Pour mieux comprendre le phénomène périurbain, il est important d’identifier les enjeux
et leurs impacts les principaux aspects environnementaux, sociaux et économiques qui
contribuent au développement durable des territoires.
I.
Impacts et enjeux environnementaux
Des effets négatifs s’appliquent sur des éléments constitutifs de l’environnement
ainsi que sur de la qualité environnementale émanant des espaces périurbains.
Impact sur le mode d’occupation des sols
La périurbanisation se présente comme un mode d’occupation de l’espace compétitif
par rapport aux espaces agricoles, forestiers ou à faible densité de population, L’usage
résidentiel des terrains agricoles par constructions de maisons individuelles avec jardins et par
constructions de lotissements nécessitent des surfaces importantes. La consommation des
terrains agricoles et forestiers n’est pas limitée où la majorité des terres agricoles et forestières
ont perdu presque 30% de leur surface en Algérie depuis les années quatre-vingt-dix jusqu’à
nos jours pour des raisons socio-économique dans un contexte marqué par le changement du
système économique qui était au paravent socialiste
Les années de la décennie noire ont eu un impact très important à tous les niveaux et
dans tous les domaines. Pour des raisons de sécurité les agriculteurs ont délaissé leurs activités
et vendu leurs terres agricoles isolées à des prix dérisoires.
La conversion de l’usage des sols à des usages résidentiels consomme des hectares
chaque année, ils sont entièrement réalisés sur des terres purement agricoles. Et plus de la moitié
des nouveaux espaces urbanisés sont des équipements industriels et publics.
Les nombreux grands ensembles qui s’installent en milieu périurbain sont sans
cohérence avec les anciennes bâtisses et perturbent la structure paysagère existante. En outre la
laideur de bien dès l’entrée des villes témoigne de leur état.
On constate une banalisation des constructions : la plupart des maisons sont construites
sans prendre en charge la silhouette du village et le visage de la compagne.
D’une part cette transformation brutale d’un paysage naturel à un paysage urbain change
la physionomie des territoires et en affecte la valeur paysagère. D’autre part, l’espace urbanisé
(terre agricole consommé) est réduit l’espace rural, et engendre une concurrence injuste entre
l’activité agricole et l’urbanisation et compromettent le développement des exploitations
agricoles.
PARTIE I : REFLEXION GENERALE SUR L’ESPACE 38
PERIURBAIN
Impact sur la qualité des cours d’eau
Un autre impact sur l’environnement est la dégradation de la qualité des cours
d’eau par des pollutions liées à l’urbanisation.
 Les cours d’eau :
Les cours d’eau sur des espaces faiblement urbanisés, sont de bonne qualité, avec
quelques problèmes ponctuels liés aux rejets agricoles et à un assainissement défectueux ou
inexistant. Par contre, Les cours d’eau proches de l’agglomération, dans des zones périurbaines,
on constate que leur qualité se dégrader rapidement l’urbanisation :
-
Des habitations mal raccordées aux réseaux d’assainissement, avec rejets directs dans le
cours d’eau.
-
Des déchets jetés directement dans le cours d’eau notamment déchets verts (engrais des
jardins, terrains de sport,..) qui dégradent la qualité des cours d’eau et qui se reflètent sur
la qualité des oueds et les lacs proches des agglomérations.

L’assainissement :
Les communes rurales, de faible population, ne disposent pas toutes de réseaux
les nouveaux habitants doivent utiliser les fosses septiques.
Il n’existe aucune infrastructure de collecte ou de traitement des eaux usées elle quelles
stations dépurations ou des lagunages. Les eaux usées sont jetées directement dans les oueds et
dans les cours d’eau.

les pratiques de fertilisation des particuliers :
Les maisons individuelles dans les zones périurbaines sont souvent entourées par
des jardins culture de fleurs, arbres fruitiers et des légumes.
Les cultures et l’entretien de ces jardins nécessitent l’application de produits
phytosanitaires souvent utilisés inconsciemment et qui entraînent la pollution des eaux.
Les gens ne sont pas sensibilisés à l’utilisation de ces produits qui sont appliqués en trop
forte dose et plus souvent, percolent dans les cours d’eau.

La gestion des berges des cours d’eau :
Les gens qui vont s’installer à la périphérie cherchent les paysages naturels et
préfèrent construire leur maison en bordure des cours d’eau.
Les déchets verts stockés le long des berges se retrouvent souvent dans le cours d’eau
et dans le cas des crues sils participent au colmatage des cours d’eau. De plus, face à l’activité
érosive de la rivière, les habitants protègent leur terrain par des remblais qui modifient la
PARTIE I : REFLEXION GENERALE SUR L’ESPACE 39
PERIURBAIN
dynamique du cours d’eau et favorisent, à terme, les phénomènes d’incision, d’accroissement
des pics de crues et d’érosion de berges. Cet impact sur les cours d’eau traduit le plus souvent
une méconnaissance du fonctionnement écologique des cours d’eau et les particuliers euxmêmes ne mesurent pas la portée de leurs actes.
Impact sur la qualité de l’air
Un impact très important du phénomène de périurbanisation sur l’environnement
se manifeste par la mobilité et l’utilisation excessive des véhicules motorisés au quotidien,
reliant domicile au travail. Ce trafic est à l’origine des embouteillages interminables,
principalement en heure de pointe. Il est le principal accusé des émissions de gaz carbonique à
effet de serre.
La qualité de l’air est ainsi mise en jeu, et les conditions topographiques en cuvette
amplifient l’impact en empêchant la dispersion des polluants.
 Monoxyde de carbone (CO) : issu de la combustion des carburants des
véhicules,
 Dioxyde d’azote (NO2) : émis par toutes les combustions, en majorité les
combustions automobiles.
 Poussières : Générées par les phénomènes de combustion, teneur en stagnation,
pollution par les véhicules diesel sans filtre à particules.
De plus, les émissions de polluants primaires transformés et combinés sous l’effet des
conditions météorologiques, participent à la pollution secondaire à l’ozone. Cette pollution est
souvent caractéristique des métropoles.
Il est donc notable que le phénomène de périurbanisation, concrétisé par la croissance
urbaine et les flux pendulaires domicile/travail a un effet désastreux sur l’environnement.
Il est intéressant de constater que les individus qui subissent les nuisances dans les zones
rurales participent aussi à la génération de ces nuisances :
Ils considèrent que celles-ci proviennent des :
-
Activités industrielles
-
Activités agricoles
-
Promeneurs et des touristes
On constate toujours que ce phénomène de périurbanisation nous amène contre le
courant et au sens inverse de nos ambitions de protéger et préserver la nature et de
développement durable.
PARTIE I : REFLEXION GENERALE SUR L’ESPACE 40
PERIURBAIN
Il existe donc un réel enjeu de maîtrise des principes du phénomène périurbain pour
l’aménagement du territoire dans les années futures.
II.
Impacts et enjeux économique
Les variables motrices périurbaines
Le processus de périurbanisation peut-être expliqué par de nombreux facteurs
qui s’exprime comme une combinaison entre la périurbanisation de l’habitat et la délocalisation
des activités du centre vers la périphérie.
Ils relèvent de l’économie, de la sociologie, et de choix politiques et institutionnels .Ils
agissent selon différentes échelles spatiales et temporelles ce sont :
-
Les facteurs économiques et politiques qui dominent le processus du phénomène
de périurbanisation.
-
Les facteurs socio-culturels, de tendances démographiques
-
Les contraintes du site et de son environnement
-
système de transport
-
Les problèmes Inhérents à la ville c’est que la majorité de la population préférer
l’individuelle des ménages qui guide la périurbanisation.
D’autres facteurs ont joué un rôle important dans l’orientation de la croissance urbaine
vers les zones périurbaines.
Du pont de vue historique, la croissance démographique a été longtemps considérée
comme moteur principal de ce phénomène. Et le développement de l’automobile et des réseaux
routier l’ont appuyé de manière spectaculaire. A cela s’ajoute la rareté et la cherté du foncier
de plus en plus qu’on s’approche des agglomérations.
Dans les pays développés, l’espace périurbain est de plus en plus occupé par des
populations aisées à la recherche de vastes espaces loin des bruits et des nuisances des centres
urbains.
Aujourd’hui en Algérie, quatre ménages sur cinq possèdent une voiture quatre fois plus
dans les années précédente.
Le recours à l’automobile est devenu quasi systématique. L’automobile modifie les
comportements des ménages, permet de raccourcir les durées des trajets et favorise ce
phénomène à se développer Comme le soulignait déjà Claval en 1968, « le rôle de la voiture
individuelle dans cette colonisation de la campagne par la ville »
PARTIE I : REFLEXION GENERALE SUR L’ESPACE 41
PERIURBAIN
Pour la même durée de déplacement quotidien, elle permet d’aller s’installer de plus en
plus loin Remy et Voye (1992) considèrent ainsi l’urbanisation comme un « processus
intégrant la mobilité spatiale à la vie quotidienne ».
Le développement, l’amélioration et le renforcement des structures routières n’a fait
qu’amplifier ce phénomène. Comme le remarque Orfeuil (1994), « les temps de parcours ne
cessent de diminuer abolissant les distances grâce à la performance des infrastructures de
transports ».
L’artificialisation des territoires, un danger pour l’agriculture
périurbaine
La périurbanisation entraîne une artificialisation progressif et très rapide de terres
naturelles et agricoles et chaque année des hectares de ces terres disparaissent sous l’effet de ce
phénomène, et cette dernière n’est pas le seul fait de l’habitat résidentiel car les zones d’activités
et les technopoles sont de gros consommateurs d’espace.
Nous constatons que le rythme de l’artificialisation des sols et plus rapide que celle du
la croissance démographique, Par conséquent, la consommation de l’espace résulte beaucoup
plus le phénomène de périurbanisation que de l’augmentation de la population.
III. Impacts et enjeux sociaux
Un nouveau cadre de vie
Les périurbains cherchent à « vivre dans un cadre naturel, loin de l’agitation des villes,
dans des maisons spacieuses et pourvues de jardins, tout en conservant la source de
rémunération qu’est l’emploi en ville » (Le Jeannic, 1997).
En caractérisant le comportement des ménages périurbains, il met l’accent sur le rôle
que jouent les envies d’aménités naturelles dans les choix résidentiels. Autrement dit, ils
cherchent à vivre à la fois dans la ville et dans à la campagne.
« Le développement de la périurbanisation a favorisé l'émergence d'une conception
assez extensive de l'espace rural. La perception par les Français de leur lieu de résidence
diffère en effet sensiblement des classifications spatiales statistiques » (Boret, 2009).
L'espace rural exerce aujourd’hui une véritable force d'attraction pour les urbains en
Algérie, la majorité des algériens déclarent avoir l'intention d'aller habiter dans une petite
commune de la périphérie des grandes villes, tandis que minorité qui représente les habitants
ruraux souhaitent aller habiter en zone urbaine. (Source indix).
Toutefois, s’agissant de la composante paysagère, il a été mis en évidence que « les
inégalités de revenu ne se traduisent donc pas en inégalités face à la qualité paysagère, au
PARTIE I : REFLEXION GENERALE SUR L’ESPACE 42
PERIURBAIN
moins dans le cas de Rennes Métropole qui est la zone géographique retenue pour cette étude.
Il s’avère que les inégalités de revenus se traduisent pour l’essentiel dans la surface habitable
des logements. En outre, les biens disposant de grandes surfaces habitables sont
majoritairement offerts à distance du centre urbain » (Aguejdad et al., 2008).
La périurbanisation des activités et des emplois
Le développement des d’activités industries, commerces, loisirs en périphérie des villes
a favorisé la périurbanisation. Ces structures dévoreuses d’espace sont en quête permanente de
terres plus proches des populations, plus vastes et à moindre coût. Ces structures cherchent à
s’installer souvent à proximité du réseau routier et des échangeurs qui leur offrent accessibilité
et visibilité.
Le choix de localisation des activités économique joue un rôle major dans la stratégie
des firmes et cette stratégie est fondue sur deux facteurs.
-
L’externalité positive est un avantages qui se trouve dans l’environnement à
l’extérieur des entreprises ce concept d’externalité se rattache à la notion d’espaces
géographique
-
Disponibilité de la main d’œuvres à moindre couts.
Vue la proximité de cette mains d’ouvres de la périphérie prés de ces firmes, ces derniers
économisaient les coûts dépenses de transport.
La disponibilité de la matière première (exemple : le bois provient des forets
périphériques.
Parmi les facteurs de la localisation des activités économiques dans la stratégie des
firmes.
Le poids du phénomène de périurbanisation des activités et des emplois occupe une
place considérable dans le monde « En France, 70 % des chiffres d’affaires sont réalisés en
périphérie des villes, 10 % dans les quartiers et 20 % dans les centre-ville. A titre de
comparaison, ce rapport est respectivement En Allemagne de 30 %, 40 % et 30 % » (Mangin,
2004). Plus de la moitié des Mètres carrés construits chaque année en France sont consacrés
aux activités économiques.
La ville s'étale, la ségrégation sociale s’installe
La ville s'étale, la ségrégation sociale s’installe dans les espaces périurbains. Dans les
villes Européennes, on retrouve la prédominance de familles avec enfants et personnes âgées et
une moindre représentation des personnes seules.
PARTIE I : REFLEXION GENERALE SUR L’ESPACE 43
PERIURBAIN
« La croissance du marché du logement neuf et d'occasion a permis une spécialisation
sociale progressive, qui s'accentue au fur et à mesure des déménagements des familles »
(Castel, 2004).
Lotissements péri-urbains permettent un mode de vie « entre soi » recherché par leurs
habitants. De plus, les nouveaux secteurs périurbains présentent la caractéristique d’être des
zones de contacts, souvent de conflits, entre une population en place et des populations
arrivantes (Dodier, 2005 ; Brevard, 2005).
PARTIE I : REFLEXION GENERALE SUR L’ESPACE 44
PERIURBAIN
IV. Synthèse :
Impacts,
causes
et
conséquences
de
périurbanisation
Figure 5: Synthèse des impacts de périurbanisation
Synthèse des
impacts de
périurbanisation
Impacts
environnementales
- Consommation des
terres et des
ressources.
- Modification de
l’occupation des
sols.
- Disparition
d’espaces à fortes
qualités écologiques.
- Destruction de haies
bocagères
- Fragmentation des
structures paysagères
- Porte préjudice à la
biodiversité
- Rupture de corridors
biologiques,
- Perturbations des
écosystèmes et des
processus
écologiques
- Atteinte aux
biotopes…
Impacts sociales
- Ségrégation spatiale
et sociale.
- Perte d’identité du
territoire.
- Individualisme
et
perte du sens de la
vie en communauté.
- Plus de temps pour
se rendre au travail.
- Problèmes de santé.
- Conflits d’usage des
sols.
Impacts
économiques
- Menace
sérieuse,
pression permanente
et fragilisation de
l’agriculture
périurbaine.
- Morcellement des
exploitations.
- Déplacements
agricoles de plus en
plus difficiles.
- Spéculation foncière
et augmentation du
prix du foncier.
- Longueur des trajets
parcourus.
- Investissement des
collectivités.
- Équipements
publics.
- Entretien
des
réseaux routiers.
- Coût
élevé
du
raccordement
aux
réseaux des services
publics.
- Coût
énergétique
important.
- Coût du transport
domicile lieu de
travail.
- Budgets familiaux.
la
PARTIE I : REFLEXION GENERALE SUR L’ESPACE 45
PERIURBAIN
Figure 6: Les causes et les conséquences de périurbanisation.
Périurbanisati
on
CAUSES
CONSEQUENCES
-Améliore le cadre de vie .
-Cout du logement( le prix élevé dans
la ville par rapport à la périphérie ).
-Utilisation intensive de la
voiture(manque de transport
en commun) .
-Disponibilité des infrastructures du
transport.
-Plus d’Emission GAZ à effet de
serre (pollution de l’aire ).
-Augmentation de la vitesse des
déplacements.
-Accroissement des distances
parcourus.
-Recherche un environnement plus
naturel pour une vie saine.
PARTIE I : REFLEXION GENERALE SUR L’ESPACE 46
PERIURBAIN
Cas des expériences étrangères :
V.
Maroc (Agadir) :
L’espace environnant des villes est donc de plus en plus inséré dans le système
urbain, et plus précisément dans le système socio-spatial des grandes villes qui, en s’étalant,
ont avalé une partie des environs ruraux, les contraignant à la disparition ou à des
transformations multiples : physiques, morphologiques, socio- démographiques, culturelles,
économiques et fonctionnelles. Parmi ces villes la ville d’Agadir en Maroc.
-
Favoriser la densification et le renouvellement du tissu urbain de la ville d’Agadir
pour limiter l’extension urbaine.
-
Proposer au sein de la ville d’Agadir une offre urbaine plus attractive et socialement
accessible.
-
Proposer aux communes périphériques un autre avenir que le périurbain actuel.
France (Tours) :
À partir de l’analyse du cas de l’agglomération de Tours plusieurs éléments peuvent être
mis en avant concernant les causes de ces évolutions
-
Une attention portée à la qualité des espaces est possible et qu’elle entraîne un
bien meilleur prise en compte de la durabilité du fonctionnement de ces espaces :
-
Respect de son caractère identitaire, attention à la qualité paysagère et
urbanistique insertion dans un tissu urbain plus global.
Il apparaît donc important de développer ce type d’approche sur l’ensemble du territoire
périurbain et non pas seulement sur quelques espaces relictuels ou sanctuarisés.
-
La qualité patrimoniale de l’espace n’apparaît pas suffisante pour sous-tendre un
projet de développement durable...
-
C’est la multifonctionnalité de l’espace y compris agricole qui devrait être au
centre de l’aménagement de l’espace 37 périurbain. L’arrêt de la consommation intensive de
l’espace ne peut passer que par une réévaluation de la qualité de ce type d’espace y compris par
les agriculteurs eux-mêmes.
PARTIE I : REFLEXION GENERALE SUR L’ESPACE 47
PERIURBAIN
Conclusion
La croissance immense et la rapidité de la périurbanisation présente un vrai menace pour
l’équilibre environnemental, social et économique. Les conséquences négatives causées par ce
phénomène sont très nombreuses et présentent un véritable défi pour le développement durable.
Ce phénomène gourmand à la consommation d’espaces voués à l’agriculture dans les zones
périurbaines, entraîne une ségrégation socio-spatiale, et surtout entraîne des problèmes
environnementaux, en particulier en menaçant en premier lieu l’être humain et la faune et flore
(la biodiversité) par la dégradation de son environnement.
PARTIE I : REFLEXION GENERALE SUR L’ESPACE 48
PERIURBAIN
CONCLUSION PARTIE I
La périurbanisation est un processus complexe qui prend sa source dans les grands
changements contemporains des modes de vie : individualisation croissante de la société,
diffusion de l’automobile et baisse des freins à la mobilité, développement de modes de
construction standardisés, politiques foncières permissives…etc, exercés sur son espace
périurbain.
L’espace périurbain s’est imposé tardivement, mais durablement, comme un « tiers
espace » (Vanier, 2001). Situé entre villes et campagnes, celui-ci se distingue par une forte
attractivité résidentielle et par une morphologie spatiale hybride : urbaine par sa sociologie, son
type d’habitat et sa fonctionnalité ; rurale par sa faible densité et la prépondérance des espaces
naturels. Cet espace résulte d’un desserrement urbain sans précédent, lié pour partie à la
métropolisation et aux tensions immobilières induites, comme aux désirs de confort, d’espace
ou de nature manifestés par un grand nombre de citadins. Les espaces périurbains concentrent
toutes les critiques qui peuvent être faites à l’encontre des processus en cours : participation à
la fragmentation socio-spatiale, non durabilité, banalisation des paysages, repli sur soi, etc.
Parallèlement, l’intérêt porté à l’étude des impacts et les enjeux de ce phénomène sur
ces espaces, sur les différents aspects économiques ,social ,culturel ,politique ainsi que sur la
question foncière et environnementale et le souci de préservation des ressources naturelles et
de développement durable qui induisent une nouvelle approche des usages de l’espace rural en
plus de l’usage productif agricole, de l’usage résidentiel et de loisirs, l’usage de « campagne
nature » incite à prendre en compte les différents impacts des activités humaines sur
l’environnement. Cet usage est étroitement lié à la mise en place des politiques de la nature et
de protection de l’environnement qui s’attachent à la préservation de la qualité des ressources
vitales pour l’homme (eau, air) et à la prévention des risques naturels tant locaux (inondation)
que globaux (changement climatique).
Dans cette optique, nous aborderons dans la deuxième partie la spécifié de ce
phénomène et plus précisément le développement de l’espace périurbain algérois ainsi que son
évolution et les modalités de la maitrise foncière et son impact et enjeu sur l’aménagement du
territoire algérois.
PARTIE II : GENESES ET PROLIFERATION DE LA PERIPHERIE 49
ALGEROISE
PARTIE II :
GENESES ET PROLIFERATION DE
LA PERIPHERIE ALGEROISE
PARTIE II : GENESES ET PROLIFERATION DE LA PERIPHERIE 50
ALGEROISE
INTRODUCTION
La morphologie urbaine de la ville d’Alger est un système de tissus composites où
chaque période historique laisse sa trace et se juxtapose à la précédente.
La lecture de la croissance et de la structuration des périphéries formées dans le
territoire algérois est articulée en quatre phases
-
La première phase englobe la longue période historique allant du comptoir
phénicien jusqu'à la conquête française en 19eme siècle (Relai ville - Compagne)
-
La deuxième phase correspond aux bouleversements des structure territoriales
existante avec l’arrivée des colons .là ou tout à basculer lors de la superposition
du noyau historique ottomane avec le nouveau tracer français, et c’est à partir de
là ou y avait l’apparition de la première couronne périphérique d’Alger
-
La troisième phase est celle ou le développement urbains enregistrés à Alger
entre la 2eme guerre mondiale et l’indépendance, c’est là ou y avait la formation
de la deuxième couronne périphérique et se superpose à la première.
-
La quatrième phase correspond à la constitution de l’espace périphérique actuel
formant trois couronne périphérique et leurs intégration au noyau centre
historique de la ville d’Alger.
-
C’est à partir de la deuxième phase que la ville d’Alger a commençais a marqué
le développement périphérique de son territoire.
Et pour comprendre la logique de la formation de cette urbanisation périphérique et
délimité cet espace ainsi que de connaitre les raison de cette étalement urbain dans la ville
d’Alger, ce qui est le but de cette partie.
En premier lieu nous allons présenter, un premier point un essai de délimitation de
l'espace occupé par le grand Alger et son périmètre périphérique en faisant un regard
rétrospectif sur le développement de la ville d'Alger et en se basant sur les écrits antérieurs ainsi
que sur l'étude d'impact des différentes réformes administratives sur les changements qui ont
affecté le territoire de la wilaya d'Alger. Par ailleurs, dans un second point, nous avons essayé
de démontrer l’axe qui supporte le poids de cet étalement urbain. Pour se faire, nous nous
sommes appuyées sur l’analyse de certains indicateurs de mesure tel que : l’étude de la
croissance et de la répartition spatiale de la population, la diversité de l’habitat, la valeur du
foncier…
PARTIE II : GENESES ET PROLIFERATION DE LA PERIPHERIE 51
ALGEROISE
CHAPITRE III :
L’ESPACE PERIURBAIN D’ALGER, ANALYSE SPECIFIQUE
Jusqu'à une période très récente, la relation entre l’espace urbain et périurbain était
de nature complémentaire.
En effet, le voisinage de la ville a permis des opportunités de marchés pour écouler
la production agricole. Mais la croissance urbaine rapide et anarchique a engendré un étalement
urbain important allant jusqu’à ces terres agricoles périphériques.
Alger a vécu une mutation de son espace dans un temps record, ses terres agricoles
ont été absorbées et peu à peu un béton disgracieux a remplacé un terroir exceptionnel la
« Mitidja ».Actuellement l’agglomération s’étend sur les hauteurs du site du sahel et occupe en
profondeur une partie de la plaine de la Mitidja.
Le but recherché dans ce chapitre est de reconnaitre la logique de formation et
transformation des différentes périphéries.
I.
Structuration de la ville et formation de la périphérie
Algéroise
Préexistantes et environnement immédiats d’Alger jusqu’à 1830
La première configuration spatiale de l’espace algérois daterait de la période
phénicienne, d’où l’apparition du premier établissement Humain, sous forme d’un comptoir
commercial sue un site stratégique de la bais nommé Icosim. . Les phéniciens ont procèdes a la
mise en œuvre de deux voies naturelles (cours d’eau) sur lesquelles les autochtones faisaient du
négoce avec ces derniers (voir la figure 7).
Et plus tard s’est implanté un établissement romain de rang de colonie appelé Icosium
qui se caractérise par l’apparition du premier tracé urbain. Cependant trois faits urbains ont
étaient marqués par cette période ; Le premier tracé urbain en échiquier aux contours déformés,
l’adoption des éléments naturels comme axes structurants la ville (les parcours dessiné par les
phéniciens), l’apparition des premiers éléments de permanences à s’avoir l’Axe Cardo
Maximus , l’Axe Decumanus Maximus , le forum qui est l’intersection des deux axes et la trame
quadrangulaire (voir la figure 7).
PARTIE II : GENESES ET PROLIFERATION DE LA PERIPHERIE 52
ALGEROISE
Figure 7: L’évolution spatiale d’Alger avant 18301.
Époque
Phéniciens :
premier
établissement humain(ICOSIM)
Époque Romaine : premier tracé urbain
(ICOSUIM)
Époque Berbéro-musulmane : première
configuration de la médina (Djazair beni
mezghena)
Époque ottomane : la médina à son
apogée
Avec l’avènement de l’Islam au X siècle, Alger a connu sa première configuration
de la médina par la fondation de la cité d’El Djazair Beni Mezghena sur l’emplacement de la
colonie romaine et la réutilisation des principaux parcours du réseau routier antique .Deux faits
ont marqués cette époque : l’extension vers les hauteurs et construction de nouveaux remparts
et la subdivision de la Medina en deux parties où la partie haute est résidentielle et la partie
basse est publique.
Mais ce n’est qu’à partir de l’avenu de l’époque Ottomane vers XVI siècle que la
ville grimpe au sommet de la hiérarchie urbaine dans le pays. Depuis ce moment, Alger
maintient et renforce sa position de tête de l’armature urbaine. Trois faits ont marqués cette
époque : la densification du tissu urbain, la création de la jetée kheir eddine et Extension vers
les hauteurs et construction d’une nouvelle citadelle (voir la figure 1).
PARTIE II : GENESES ET PROLIFERATION DE LA PERIPHERIE 53
ALGEROISE
L’urbanisation coloniale (1830-1962)
C’est d’abord sur la partie plate du site, suivant un développement linéaire parallèle
au rivage que les première extensions urbaines extra muros vont être effectuées en
prolongement de part et d’autre du tissu de la médina. Une fois la bande étroite proche du centre
saturée et les terrains plats environnants consommés, l’urbanisation gagnera les centre, se
développe un ensemble de noyaux urbains résidentiels suer les hauteurs et les crêtes du site.
Durant les 20 premières années d’occupation (entre 1830-1880), le tissu existant
d’Alger subit une série de percées pratiquées à l’haussmannienne, le génie militaire a procédé
aux premières opérations de transformation de la partie basse de la ville, ce qui a donné
naissance à un centre moderne taillé dans le tissu traditionnel de la Casbah. Vers le milieu du
19ème
siècle le colonisateur a procédé aux extensions extra muros commence réellement à
s’affirmer sur les deux faubourgs de la ville traditionnelle : Bab El Oued et Bab Azzoun.
En effet après l’arrivée de la colonisation française en 1830, l’organisation spatiale
et structurelle de la Medina fut bouleversée.
« La propagande colonialiste a en effet encouragé les métropolitains et autres
européens à immigrer vers l’Algérie, c’est à partir de 1837 que la population autochtone a
commencé à quitter la ville pour s’installer en périphérie » 19.
L’environnement immédiat d’Alger dans les années de 1840 est structuré par une
double ligne d’établissements constitués de villages littoraux et sahéliens :
-
Sur la ligne littorale s’étend une série de villages côtiers tels que Guyoville, Saint
Eugéne, Hussein Dey et Fort de l’eau.
-
Sur le sahel et la pleine s’étend une deuxième série d’établissements ruraux tel que : la
Maison Carré (el Harrach), Kouba, Birkhadem, El Biar, Bouzareha, Cheraga, Dely
Brahim, El Achour, Draria et Saoula.
C’est à partir de 1880 qu’Alger connaitra sa réelle mutation de ville militaire. Les
établissements périphériques subissent une dynamique totalement anarchique, avec
l’avènement du chemin de fer, au détriment de la ceinture verte qui entourait la Medina.
Un 2ème fait vient bouleverser le développement et l’extension d’Alger, il s’agit de la
première guerre mondiale. Le pays, comme le monde subit une crise économique, le loyer
augmente au centre et pousse les populations algériennes et européennes à se tourner vers les
19
Cote In BELHAI BENAZZOUZ A. 1995, 2005, impact de l’étalement d’Alger sur la périphérie Est, Cas des communes de Bab Ezzouar,
de Bordj El Kiffan et de Dar El Baida. Thèse de Magister, USTHB.Alger.
PARTIE II : GENESES ET PROLIFERATION DE LA PERIPHERIE 54
ALGEROISE
lotissements du plateau de Mustapha et champ de Manœuvre. Au début du 20ème siècle (vers
1940) la commune de Mustapha est réintégrée dans l’ancienne commune d’Alger.
Alger se développe sans stratégie urbaine d’extension, le plan d’Eugene de Redon
(établi en 1910/1912) n’a connu qu’une réalisation partielle sur le terrain. Il propose le maintien
du centre-ville à la Place du Gouvernement (ex forum romain), le transfert de la population à la
périphérie de Bâb El Oued et la récupération des terrains libérés pour constituer le centre
tertiaire de la ville. Il propose aussi l’aménagement d’un parc au champ de Manœuvre.
Après un siècle d’urbanisation on retient au moins six points : les éléments lié à la
morphologie urbaine, au glissement du centre, à l’amorce des mutations typologiques de
l’habitat, aux agents de la croissance urbaine (plans et lotissements), aux permanences et à la
réutilisation des structure préexistantes et au périmètre des croissances périphériques20.
Le développement urbain de la périphérie algéroise entre les années trente et
l’indépendance a été marqué par une forte croissance de la population algérienne et deux faits
historiques importants :
-
la deuxième guerre mondiale et le début de l’exode rural vers les grandes villes
particulièrement vers Alger.
-
la guerre de libération nationale et l’apparition des cités de recasement, le lancement de
programmes de logements collectifs, la prolifération d’habitat spontané construit en dur,
la multiplication des bidonvilles.
Les années trente sont plus une période de réflexion et d’insertion de nouvelles idées
qu’une période riche en volume de construction , à ce propos J J Deluz dans son livre « Aperçus
critique sur l’architecture et l’urbanisme à Alger , note que « parmi les architectures réalisées
à Alger entre 1930 et 1945 , la majorité d’entre elles se rattachent à un style composite
peu personnalisé dans lequel des éléments « hygiénistes » modernes ( grandes ouvertures,
élimination des cours intérieur …) se combinent avec un répertoire classicisant d’éléments
décoratifs ( claustrât , modénature , corniches …) et de résurgences monumentales . » 21
Du point de vue pratique de l’urbanisme et d’architecture, cette période a été marquée
par l’éclatement de l’ilot et à la rupture de la trame urbaine orthogonale. Alors que pendant un
siècle le parcellaire reste l’outil de gestion du sol urbain, et pour cause de fortes interventions
urbaines et saturation de la forme de la ville.
20
HAMMACHE.S. ; Périphérie d’Alger : Thèse de doctorat , Production de l’habitat et instruments d’urbanisme ; EPAU ;Alger 2013 .
21
DELUZ J, J., Aperçus critique sur l’architecture et l’urbanisme à Alger, EPAU, Alger 1978 , P41.
PARTIE II : GENESES ET PROLIFERATION DE LA PERIPHERIE 55
ALGEROISE
L’urbanisation des années cinquante a été marqués par les grands ensembles et la
production de l’habitat spontané. Le déclanchement de la guerre de libération en 1954 a suscité
une immigration urbaine vers tous les arrondissements de la ville d’Alger, ce qui a engendré
des problèmes de logement des populations algériennes, c’est alors que les cité de recasement
naissent et l’Habitat à Loyer Modéré (HLM). Selon J. J. Deluz « Pour cette période,
l’importance des réalisations est vraiment impressionnante. Plus d'une quarantaine de grandes
cités ou de groupes d'immeubles, sans compter les immeubles isolés ou la production
individuelle de type privé » 22
Figure 8: L’évolution spatiale d’Alger pendant la colonisation française entre 1830-196223
Figure 8.1 : Le dédoublement de la ville d’Alger entre 1830-1880
Figure 8.2 : Alger entre 1880-1930 :l’urbanisme civil
Figure 8.3 : Alger entre 1930-1962 : de l’ilot à la barre
L’idée de la Charte d’Athènes (Hygiène, soleil, étendues vertes,
hiérarchisation des fonctions par le zoning) qui ont découlés des années précédentes ont trouvés
enfin un champ d’application. Les principes de cette charte ont été énoncé par P. Dalloz,
architecte de la ville d’Alger : « il n’est nullement question de revenir aux ilots fermés ni aux
ilots à peine ouverts , de sacrifier quoi que ce soit aux précieuses conquêtes sur les prospects,
l’aération, l’orientation , de ne rien retrancher de tout ce qui a été dit et écrit sur la nécessité
de rénover nos villes en procédant non par l’élargissement des rues, mais par la libération
22 DELUZ J, J., Op cité
23
Source : AZIZI L, BELKACEMI .M, TIDJEDAM. M;; Quartier de la Marine, d’une centre de transit vers un centre de destination;
département d’Architecture UMMTO;2013
PARTIE II : GENESES ET PROLIFERATION DE LA PERIPHERIE 56
ALGEROISE
d’ilots entiers sur la nécessité d’assurer à la dite circulation comme stationnement la plus
généreuse commodité ». ( P.Dallouz in revue Chantier 1952).
Le caractère auditif induit par le processus de production libère des espaces résiduels
anonymes et neutres, difficiles à qualifier après
Figure 9: Extensions périphériques sur les hauteurs de la
ville durant les années 1950, Source : Revue Chantier
coup. Même si la préoccupation urbaine existe
dans certaines réalisations telles que Diar
Essaada, Diar El Mahçoul et Climat de France
par F. Pouillon. On y dénote une nette violenté
de préoccupation urbaine introduite dans la
conception. Ces ensembles ont le mérite d’offrir
un espace public où se succède une esplanade,
courettes dallées, places, espaces de transition,
escaliers monumentaux et divers éléments de
décors urbains. L’urbanité introduite reste
confinée et isolée dans les limites du plan de
masse et ne connait pas de continuité avec l’environnement des quartiers.
La morphologie générale de la ville actuelle s’étend le long du virage de la baie et
déborde vers l’intérieur
de la plaine de la Mitidja et sur les hauteurs du site Algérois
.Différentes périphéries se sont constitué au fur et à mesure du développement de la ville , dont
la logiques et les formes sont intimement liées à la morphologie du site géographique , de
l’économie, de la politique , de l’histoire et des pratiques d’aménagement du moment .
II.
Les Plans d’urbanisme et impacts sur la périphérie Algéroise
En matière de règlementation en urbanisme, l’Algérie a reproduit le dispositif hérité
à l’indépendance, un effort de codification de l’urbanisme et de la construction. Un ensemble
de lois sur l’environnement, la ville et l’urbanisme s’est ajouté au dispositif existant .Un
dispositif de gestion et de contrôle de l’espace a été graduellement mis en place et a englobé
aussi bien les échelles de l’aménagement du territoire (SNAT, SRAT, PAW, PDAU, POS ….)
que les interventions à l’échelle du détail ; chaque commune dispose aujourd’hui d’un plan
d’urbanisme et tout le territoire algérien est couvert par des PDAU approuvés ou encore
d’approbation. Ce dispositif règlementaire a pour objectif d’organiser, de gérer, de générer et
de codifier le développement et la croissance de la ville.
PARTIE II : GENESES ET PROLIFERATION DE LA PERIPHERIE 57
ALGEROISE
Les plans régissant pendant la colonisation Française (1830-1962)
Les interventions massives opérées durant le 1er siècle de colonisation ont été suivies
d’opération ponctuelle d’embellissement, d’assainissement et d’agrandissement des villes.
Le plan Guiauchain de 1846, marque les premières lignes d’extension extra muros,
il indique les formes que doit prendre la ville et fixe un certain nombre d’équipements publics
à installer dans les nouvelles extensions. Sa réalisation a été partielle, sur le terrain les
extensions s’opèrent au sud suivant une trame en damier, le village d’Isly forme le premier
quartier européen hors de l’enceinte. Au Nord, l’extension tend à affirmer Bâb El Oued en
quartier industriel et ouvrier. Et durant cette période plusieurs plans d’extensions et
d’embellissements ont été proposés.
Le plan de 1886 montre nettement la séparation créée par l’ensemble de terrains non
Urbanisés entre deux agglomérations (voir figure 10).
Figure 10: Alger et ses environ en 188624
On distingue trois espaces qui se
diffèrent : le nouveau centre urbain qui
s’affirme autour du Quartier d’Isly. Le
quartier o uvrier européen qui est confirmé
par l’installation de fabriques et d’usines à
l’emplacement du faubourg de Bâb El Oued.
La partie haute de la Casbah est occupée par
la population résidentielle algérienne et la
partie basse par les infrastructures civiles et
militaires.
Le plan d’Alger et de ses
environ établi en 1922 montre une première
bande continue et urbanisée suivant la cote
et s’étendant de l’hôpital Maillot au Jardin d’Essai ; une seconde bonde, peu dense, est composé
par l’habitat épars ou regroupé en noyaux agglomérés. L’expansion anarchique des lotissements
entre 1920 et 1930 à Alger se substitue quelque peu au rôle des instruments étatiques, une
situation qui a donné la chance aux lotisseurs privés et à la spéculation de construire la ville.
24
Source : HAMMACHE.S. ; Périphérie d’Alger : Thèse de doctorat, Production de l’habitat et instruments d’urbanisme ; EPAU ; Alger 2013
PARTIE II : GENESES ET PROLIFERATION DE LA PERIPHERIE 58
ALGEROISE
L’urbanisation des années 1930 (centenaire de l’occupation française) a fait naitre
le premier plan directeur de la ville « Plan d’Embellissement et d’Extension de la ville », le
plan de Danger – Prost et Ritoval qui a été approuvé en 1931. Il propose à la périphérie
existante la création de nouveau
Figure 11: Plan d’Alger en 192225
quartiers sur les espaces libérés par
les militaires pour la ville (Champ de
Manœuvre, Mustapha et Bâb El
Oued).
Il
l’établissement
propose
de
aussi
nouvelles
communications pour la meilleurs
accessibilité entre les différentes
parties de la villes , souligne aussi la
nécessité de conserver la bande de
verdure de l’amphithéâtrale algérois et il indique la fixation de l’industrie et de l’agglomération
principale sur Mustapha inferieur, Belcourt et le Hamma et sur les agglomération secondaires
périphérique de Hussein dey et d’El Harrach, de déplacer l’habitat résidentiel sur les hauteurs
d’Alger.
Viens après, Le plan de Prost est l’aboutissement du Plan de 1937, le but visé est
d’assurer l’équité de l’agglomération avec le territoire des communes limitrophes.
Le plan distingue autour de la ville d’Alger trois types de communes 26:
 Les 07 communes de banlieue : Saint Eugène (Bologhine), Bouzareah, El Biar,
Birmandreis, Kouba,Hussein Dey, Maison-Carrée (El Harrach).
 Les 05 communes rurales : Dely-Ibrahim, Ouled Fayet, Cheraga, Birkhadem, Maison
Blanche (Dar el Beïda).
 Les 05 communes côtières : Guyoville (Ain Beniane), Fort de l’eau (Bordj-el-Kiffan),
Cap Matifou (Bordj el Bahri), Staoueli et Zerlada.
L’organisation d’un congrès d’architecture et d’urbanisme en 1933 fut l’occasion de
débats sur les villes coloniales. Les dessins d’Alger « moderne » et métropolitain ont suscité de
vives discussions, ainsi que le passage de l’Architecte Edouard Jeanneret Gris dit Le Corbusier
25
Source : http://alger-roi.fr/Alger/plans/plan_situation.htm
26
BELHAI BENAZZOUZ A. 1995, 2005, impact de l’étalement d’Alger sur la périphérie Est, Cas des communes de Bab Ezzouar, de Bordj
El Kiffan et de Dar El Baida. Thèse de Magister, USTHB.Alger.
PARTIE II : GENESES ET PROLIFERATION DE LA PERIPHERIE 59
ALGEROISE
en 1933 qui a réalisé certains projets tel que le Plan Obus (voir figure 12), même si c’est projets
n’ont pas été réalisé mais inspireront plus tard quelques adeptes locaux.
Figure 12: Plan OBUS du Corbusier en 193327
Après la deuxième guerre mondiale ,le plan d’aménagement, d’extension et
d’embellissement des villes a été annulé ,et durant cette période l’agence de planification a créé
le plan d’urbanisme de la capitale « Alger » en 1948.Cependant il a été procédé au
recensement des problèmes d’urbanisme en se basant sur la méthode des ratios et la grille
d’équipements .Il est a noté aussi l’importance donnée aux plans des réseaux divers et surtout
le réseau de transport.
En 1954, avec le contexte de la guerre de libération nationale et sous l’impulsion du
Maire d’Alger J. Chevalier, naitra l’Agence du Plan comme instrument de gestion de la
croissance de l’agglomération algéroise. Le Maire d’Alger souligne que « Nous avons créé
l’Atelier d’Alger pour démultiplier les moyens de connaissance et de compréhension de notre
problèmes. Nous savons ce que peuvent couter à une collectivité fausse sécurités, manque de
provision et improvisation. Nous voulons avancer sur un terrain solide sachant ou nous allons,
les yeux ouverts »28.
L’agence du Plan d’Alger n’est pas un organisme administratif de l’urbanisme, elle
a le rôle de proposer des méthodes de gestion spatiale des opérations d’urbanisme à travers une
politique des densités. J.J. Deluz, un des architectes de l’Agence du Plan avec G. Henning, il
explique le déroulement de cette dernière : « L’idée de Henning est que la ville est en devenir
continuel, que les programmes répondent constamment aux réalités du moment et ne peuvent
être prévus que dans un cadre très General. Le plan d’Urbanisme classique, avec détermination
des zones fonctionnelles et d’emplacements précisément réservés, est caduc. Ce qui est
27
Source : http://publishing.cdlib.org/ucpressebooks/view?docId=ft8c6009jk&chunk.id=d0e1423&toc.id=&brand=ucpress.
28
Extrait du discours : « lettre aux maires des grandes villes », Technique et Architecture, Janvier 1958
PARTIE II : GENESES ET PROLIFERATION DE LA PERIPHERIE 60
ALGEROISE
important est d’organiser des structures à la ville dans lesquelles chaque nouveau programme
peut être composé suivant ses nécessités propre »29, il rajoute en expliquant que la démarche
entrepris était en avance par rapport à la pratique suivie par les architectes d’Alger de
l’époque : « Une telle conception était largement en avance sur les façons d’urbaniser admises
par les architectes à ce moment-là , qui faisaient soit de la macro architecture, ( Le Corbusier),
soit du zoning en plan » 30.
Figure 13: Proposition de zoning par l’Agence du Plan en 195831
L’établissement d’un plan d’urbanisme pour Alger semble pas une priorité, le plus
important est la gestion permanente de la croissance urbaine de la cité .la proposition a été
publié en 1958 alors que l’Agence était en activité depuis 1954. Le plan proposé a repris les
grandes lignes du Plan de 1948 à s’avoir32 :
-
La reconversion du centre-ville en centre tertiaire.
-
L’occupation des plateaux par l’habitat en grands ensemble pourvu d’activités
intégrées.
-
La localisation des industries à Oued Smar et Gué de Constantine.
Le plan de Constantine de 1958, Lancé en plein guerre de libération nationale, le
plan avait pour objectif le développement de l’économie par trois volets : industrialisation,
rééquilibrage de l’armature urbaine territoriale, et la réforme agraire. Le littorale a bénéficié de
la majorité des investissements et grand projet, vu la croissance importante de la ville d’Alger
.Le plan a prévoyait un important programme de logements sociaux, sanitaire et de scolarisation
29
DELUZ J, J., Op cité
30
Idem 12
31 Source : http://alger-roi.fr/Alger/plans/plan_situation.html.
32
ALMI.S ; Urbanisme et colonisation .Présence Française en Algérie ; Mardaga ; 2002
PARTIE II : GENESES ET PROLIFERATION DE LA PERIPHERIE 61
ALGEROISE
et annonçait l’intention d’une politique sociale qui devait améliorer les conditions de vie de la
population algéroise.
Les principaux objectifs fixés par ce plan sont 33 :

la construction de 200 000 logements, permettant d'héberger 1 million de
personnes ;

la redistribution de 250 000 hectares de terres agricoles.

le développement de l'irrigation.

la création de 400 000 emplois industriels.

la scolarisation de tous les enfants en âge d'être scolarisés à l'horizon de 1966.

l'emploi d'une proportion accrue de Français musulmans d'Algérie dans la
fonction publique (10 %).

l'alignement des salaires et revenus sur la métropole.
La guerre puis l'indépendance ne permettront que des réalisations limitées et
précipitées du plan initial qui soient finalement abandonnées à la fin de 1961. Des cités
d’habitation destinées à la population « indigène » ont notamment été construites sur le modèle
des grands ensembles métropolitains à Alger et dans d'autres grandes villes.
En métropole le plan de Constantine est à l'origine de la création du Fonds d'Action
sociale pour les travailleurs musulmans d'Algérie en métropole et pour leur famille (FAS).
Sur le plan de la forme urbaine, au-delà des moyens importants engagés, il se résume
en une série de programmes et d’Operations de construction, sans réel planification urbaine.
Les grands ensembles conçus sous forme de plans masse répondaient surtout au souci de
production. Les exemples les plus ratés sont le cas de la cité des Palmiers à Oued Ouchaiah, La
cité Mahieddine à Alger centre, Diar el Kaf à Bab El Oued et Diar El Djemaa à El Harrach.
Concernant l’impact spatial des programmes particuliers on les voit sur la périphérie
proche d’Alger. Une périphérie qui reçoit des nouveaux sites d’implantation industrielle , par
une nouvelle cité de recasement et des cité administrative et de grands ensembles d’habitat
inachevés qui vont servir de support ou de modèles pour une nouvelles extensions périphérique
algéroise après l’indépendance.
33
https://fr.wikipedia.org/wiki/Plan_de_Constantine.
PARTIE II : GENESES ET PROLIFERATION DE LA PERIPHERIE 62
ALGEROISE
Les plans régissant après l’indépendance (1962 à nos jours) :
Durant la première décennie de l’indépendance, la périphérie algéroise n’a pas connu
de mouvement dynamique urbain, la croissance de la population et l’absence de stratégie
d’organisation de l’espace urbain de la ville sera vite ressentie d’une manière accrue. Alger
s’est doté d’une structure de gestion et contrôle du développement de la ville en 1968 (voir
Figure 14).
Figure 14: Plan du COMEDOR en 196834
L’importance accordée au
développement d’Alger et à la prise en
charge des problèmes urbaines de la
capitale ont dicté le rattachement du
Comité Permanent de Développement
d’Organisation et d’Aménagement de
l’agglomération
algérois
(COMEDOR), à la présidence de la
République ; ce qui assure à cette
structure une autorité technique et un pouvoir de décision réelle sur le terrain, qui a produit une
des premières propositions d’orientation de la croissance de l’agglomération algéroise après
l’indépendance.
Le Plan d’Orientations Générales (POG) approuvé sous l’Ordonnance N°75/22 du
27 Mars 1975 portant l’approbation du Plan d’Orientation Générale de développement et
d’aménagement de l’agglomération d’Alger, trace les grandes lignes des développements de la
ville jusqu'à l’horizon 2000. La ville est appelée à se développer à l’Est et bénéficie de la
création d’un nouveau centre (Affaire, Diplomatique, Gouvernementale), L’industrie est
confirmée à l’Est d’Alger. Un système de circulation rapide est prévu en vue de désengorger le
réseau déjà existant en permettant des liaisons directe et rapide avec les différentes zones
fonctionnelles.
34
SMATI.N, ZEROUALI.S ; Pour une meilleure image de marque de la baie d’Alger Récupération et restructuration de la partie centrale de
la baie d’Alger ; Université Saad Dahleb ;2011
PARTIE II : GENESES ET PROLIFERATION DE LA PERIPHERIE 63
ALGEROISE
Figure 15: Plans POG Horizon 2000 en 197535
L’Agglomération urbaine devait s’étendre sur 30 km le long de la baie (Cheraga à
Rouïba) avec une projection de la population de l’agglomération limitée à 3.5 millions
d’habitants.
Le POG, dénommé « Option EST » vise un développement sur une topographie
relativement plate, une option d’urbanisation considérée à moindre cout, et devrait réorganiser
la partie la plus sous urbanisé de la ville d’Alger (anciens quartier industriels, populaires et
bidonvilles)
Les objectifs signés par le POG sont 36 :
La limitation de la croissance d’Alger au profile d’un développement régional
équilibré :
-
La protection de l’économie de la Mitidja en prévoyant le développement des
villes satellites autours d’Alger.
-
Le contrôle de la dynamique du développement des différents secteurs
d’activité à l’intérieur de l’agglomération (Habitat, industrie, administration)
-
L’amélioration du fonctionnement de la capitale et des conditions de vie de
ses habitants.
Apres la dissolution du COMEDOR et la création du CNERU, qui prendra le relais
des études de la croissance de la ville d’Alger, une nouvelle orientation sera fixée au plan
d’urbanisme en préparation du développement de la croissance d’Alger vers le SUD OUEST.
Cette option prend en compte la volonté politique de blocage de la croissance de la ville à l’EST
est reportait le déploiement de la centralité prévue par le COMEDOR au centre de la baie
d’Alger (El Harrach et Pins Maritime) et sur le Sahel (Draria).
35
L’Ordonnance N°75/22 du 27 Mars 1975 ; ANAAT.
36
L’Ordonnance N°75/22 du 27 Mars 1975 ; ANAAT.
PARTIE II : GENESES ET PROLIFERATION DE LA PERIPHERIE 64
ALGEROISE
Figure 16: PUD/ CNERU en 198037
Le Plan d’Urbanisme Directeur est un
instrument directif et d’objectif à long terme a été
créée pour viser à la fixation des limites de
l’urbanisation à différents échelles et compte à
assurer une meilleure protection des terrains
agricoles, suivant l’ordonnance
N° 67.24 du 18
Janvier 1967, et l’ordonnance N° 74.26 du 20
février 1974, portant constitution des réserves foncières.
A l’échelle d’agglomération l’hypothèse est traduite par un schéma de centralité
devrait prendre forme avec la nouvelle option. Le CNERU à proposer trois variantes : Axes de
centralités
ou
pôles
de
centralités,
Figure 17: PUD/ CNERU en 1983
spécialisées reliées au centre déjà existant
prolongé et restauré en hyper centre de
l’agglomération.
A l’échelle régionale l’hypothèse
de base de PUD est basée sur l’idée du
rapport du surplus de croissance de la
capitale sur les espaces de l’Atlas Blidéen.
Un développement d’une ligne de croissance
de la capitale constituée de trois variantes. l’étude du PUD d’Alger a été réalisée pour les 33
communes de la wilaya d’Alger et c’est sur les communes : Draria , Douira , Saoula, Mahalma,
Cheraga et Ain Beniane que devraient établir les nouvelles directifs de croissance
d’agglomération algéroise 38 .
G.Mutin a noté que le nouveau plan n’a pas protégé les terres agricoles « les
interactions d’Alger et la Mitidja sont si fortes que l’ensemble constitue déjà pour le CNERU
une région urbaine ou des reports de croissance ont déjà abouti au mitage urbain dans de larges
secteurs agricoles »39.
37 SMATI.N, ZEROUALI.S ; Pour une meilleure image de marque de la baie d’Alger Récupération et restructuration de la partie centrale de
la baie d’Alger ; Université Saad Dahleb ; 2011
38
Ministère de l’aménagement du territoire et de l’environnement ; ANAAT ; Rapport de mission ; 2006
39
G.Mutin « Aménagement et développement d’Alger » in Bulletin de la société languedocienne de géographie ; tome 20 ; fascicule 2-3
Montpellier 1986 ; P.313
PARTIE II : GENESES ET PROLIFERATION DE LA PERIPHERIE 65
ALGEROISE
Dans la plupart des cas un plan d’urbanisme provisoire (P.U.P) précède l’élaboration
d’un P.U.D. La délimitation provisoire du périmètre d’urbanisation instituée par le circulaire
ministériel n° 1427/P.U. 2/74 du 16 Décembre 1974 22, permet la constitution de réserves
foncières en prévision de l’extension des agglomérations. Les options retenues dans le plan
d’urbanisme sont ensuite concrétisées par des études opérationnelles (ZHUN, lotissement,
Groupement d’Habitation Individuelle).
La procédure des zones d’habitat urbain nouvelle(ZHUN) a été lancée en 1975
suivant les circulaires ministérielles N° 0335 du 19 Février 1975, N° 2015 du 21 Février 1975
et 519 du 8 Mars 1975 à travers tout le territoire du pays. Ce programme planifié héritier de la
zone à urbaniser en priorité (ZUP) française, peut être utilisée à partir du seuil de 400 logements
et est obligatoire à partir de 1000 logements. De nombreuses villes ont vu ainsi leur superficie
se multiplier par 5 en moins de 30 ans. Une rupture est bien remarquable, mettant en évidence
l'existence de deux formes urbaines qui coexistent et non complémentaires, celle des nouvelles
urbanisations qui situent en lisière des centres anciens. La ZHUN se présente comme un
ensemble d’habitat avec tous ces équipements et assure un niveau de service qui profite
également au tissu ancien. L’étude d’une ZHUN consiste en l’élaboration de trois dossiers
définis par le circulaire ministériel n° 14 du 12 Avril 1981.
L’aménagement de l’espace urbain en habitat individuel, par la politique des
lotissements et les Groupements d’Habitat Individuel (G.H.I). Les opérations à réaliser dans ce
type d’habitat sont soumises à des dispositions réglementaires prévues dans la loi 82. 02 du 06
Février 1982 relative au permis de construire et au permis de lotir. Cette forme urbaine, menée
depuis 1974, a également contribué à façonner le paysage urbain et généré des extensions
démesurées jusqu’à présent.
A partir des années 1980 une autre politique d’aménagement du territoire a vu le jour
par la réorganisation de départements ministériels et la création d’organes spécialisés. En 1981
on assiste à la création de l’Agence Nationale pour l’aménagement du territoire (A.N.AT)
chargée de l’élaboration du Schéma National d’Aménagement du Territoire (SNAT) et la
promulgation dans la même année de deux lois portant modifications et compléments aux codes
de wilaya et de commune qui prévoient les attributions des collectivités locales et les dotent
d’instruments d’aménagement : le Plan d’Aménagement de la Wilaya (PAW), le Plan
d’Aménagement et de développement de la Commune (PCD) et le Plan Sectoriel de
Développement économique de la wilaya (PSD).
PARTIE II : GENESES ET PROLIFERATION DE LA PERIPHERIE 66
ALGEROISE
En effet ces instruments (SNAT, SRAT, PAW) sont conçus dans un contexte d’une
économie planifiée, d’un système politique spécifique et ils ont présidés l’organisation des
programmes sectoriels. Malgré l’élaboration de ces documents, une fois achevées n’ont pas été
approuvés et n’ont pas aussi connu un début de mise en œuvre du fait de l’inexistence de textes
d’application, et sont devenus en conséquence obsolètes et sans impacts. L’évolution du
territoire et son occupation continu à se développer selon le laisser faire, le chaos et une
tendance spontané, aucune stratégie pour gérer les villes et les contrôler et donc les flux de
populations et l’urbanisation se poursuit de manière anarchique.
Avec l’avènement de nouvelles lois dirigent le fonctionnement du marché foncier
(loi 90/25 du 18 novembre 1990 portant l’orientation foncière), et l’instauration de nouvelles
dispositions relative à l’aménagement et à l’urbanisme (loi 90/29 du 1 décembre 1990), les
propositions du CNERU doivent être mises en conformités avec ces dernières.
Le PUD d’Alger devient Plan Directeur d’Aménagement et d’Urbanisme (PDAU)
approuvé et mit en vigueur en 1995, il s’agit d’une opération de réajustement du cadre
règlement aire que d’une actualisation en profondeur. Les propositions de PUD ne nécessitent
pas un développement analytique spécifique puisque le contenue a été juste mise en conformité
avec les nouvelle lois, toutes les références méthodologiques, la mentalité et les réflexes
méthodologiques du PUD se retrouve dans le PDAU.
Le rapport d’orientation du PDAU d’Alger dresse un bilan de la situation, trace les
perceptive de croissance sous la base d’une projection des besoins à couvrir à différents
échelles.
Ce plan est basé sur un système décentralisé comme mode de structuration de
l’espace urbain. Il fixe comme objectif, le développement de l’hyper centre le long de la bande
littorale afin d’accueillir des équipements et des services pouvant répondre à une nouvelle
image de la capitale, il est ponctué par quatre points forts 40:
-
La Casbah érigée en centre historique
-
Le périmètre Mustapha, 1er Mai accueillera une fonction administrative et
économique
-
Le site de l’embouchure d’Oued El Harrach est destiné à devenir le carrefour
commercial et financière de la capitale.
40 Ministère
de l’aménagement du territoire et de l’environnement ; ANAAT ; Rapport de mission ; 2006
PARTIE II : GENESES ET PROLIFERATION DE LA PERIPHERIE 67
ALGEROISE
-
Le complexe Riad El Fath et son extension sur la bande littorale constituent un
exemple politique n culturel et de loisir.
Il partage le territoire en trois secteurs : urbanisé, à urbaniser et Urbanisation future
(EAI, EAC).
Figure 18: PDAU / CNERU en 199941
Le PDAU détermine l’affectation
dominante des sols. Même si il est un plan
approuvé, reste tout de même qu’il n’est pas
respecté. Les décisions prise par les autorités
locales ou les services techniques déconcentrées
de l’état d’outre passer les options du plan
puisant leurs arguments les plus usuels dans la
mauvaise qualité des études, l’urgence de lancement d’un programme est le plus souvent en
rapport avec les conflits juridiques des propriétés des sols. La remise en cause du PDAU en
1997 est en rapport avec l’avènement du nouveau statut de la wilaya d’Alger dénommé
Gouvernorat du Grand Alger car on se retrouve avec un territoire plus important que celui de
l’ancienne ville
Depuis 1999, le secteur à urbaniser à court et moyens terme (horizon 2010) dans les
limites administratives anciennes sont pratiquement consommés. Ceux voués à l’urbanisation
future, donc le long terme, sont largement entamés. d’année en année, le périmètre de la ville
d’Alger est projeté plus loin à l’extérieur , suite aux importants programme économiques et
sociaux entrepris par le pays à partir des années 1999.les limites de terrains destinés à
l’urbanisation déterminer dans le PDAU ont montré l’insuffisance en matière de capacité ,où le
recours à l’intégration des terres agricoles non urbanisables que le PDAU est sensé protégé .
41
SMATI.N, ZEROUALI.S ; Pour une meilleure image de marque de la baie d’Alger Récupération et restructuration de la partie centrale de
la baie d’Alger ; Université Saad Dahleb ; 2011
PARTIE II : GENESES ET PROLIFERATION DE LA PERIPHERIE 68
ALGEROISE
Figure 19: Carte de projets structurants dans
les limites de la wilaya d’Alger / PDAU Horizon 203542
Une nouvelle étude a été
lancé par la wilaya d’Alger en faveur
du Bureau d’étude Parque Expo 98
SA, spécialisé dans les projets de
planification et de renouvellement
urbain, qui a été chargé, depuis 2007,
de
coordonner
un
groupe
pluridisciplinaire pour travailler sur
ce nouveau PDAU intercommunal
d’Alger (il étudie les 57 communes de la wilaya), qui inclut une vision stratégique et de
nombreux projets structurants (plusieurs de ces projets ont fait l’objet d’appels d’offres
internationaux et sont en cours de réalisation à Alger : Universités, écoles supérieures, stades,
quartiers d’affaires, sièges sociaux, parkings à étages…) et ont été intégrés au plan stratégique.
Le nouveau PDAU, approuvé par le Décret exécutif N° 16-319 du 5 décembre 2016
portant approbation du plan directeur d’aménagement et d’urbanisme de la wilaya d’Alger, qui
de portée intercommunale est porteur d'ambitions pour Alger avec une véritable vision
stratégique qui va guider vers un développement durable. Cet instrument dégage 82 projets
selon le directeur de l'urbanisme de la wilaya d'Alger, qui structurants, fonctionnant comme un
levier du développement harmonieux et durable du territoire stimulant un processus effectif de
régénération des centres urbains.
Pour Alger, le PDAU prévoit zéro hectare de terres agricoles à l’urbanisation et
entend assurer la défense de ce patrimoine en promouvant une politique volontariste de
renouvellement urbain. La capitale semble donc être l’objet de toutes les attentions des pouvoirs
publics qui ambitionnent d’en faire une « éco-métropole », sous l’impulsion de ce nouveau
PDAU (versus master plan et vision stratégique) et du projet en cours de l’Aménagement de la
baie d’Alger, qui prévoit une promenade longue de plus de 50 km créant un espace public face
à la mer, sur toute la longueur de la baie.
42
Source : PDAU d’Alger 2016.
PARTIE II : GENESES ET PROLIFERATION DE LA PERIPHERIE 69
ALGEROISE
L’exécution du PDAU
s'étalant
jusqu'à
Figure 20: Carte écologique et urbaine de la wilaya d’Alger / PDAU Horizon
2035.
2035.Les
grandes étapes d'exécution du
PDAU
qui
s'étale
jusqu'à
l'horizon 2035, sont définies
comme suit :
La première étape qui a
débuté en 2007 et s'étalera jusqu'à
2020 concerne l'embellissement
Source : PDAU d’Alger 2016.
de la capitale (plan stratégique du développement et d'embellissement de la wilaya d'Alger).
Entre 2020 et 2025 seront accomplis l'aménagement de la baie et les nouvelles
polarités ou centralités urbaines. Entre 2025 et 2030 l'accent sera mis sur la requalification de
la périphérie, c'est-à-dire la réalisation de la cohérence et l'équilibre urbain entre les 57
communes de la wilaya d'Alger. Enfin entre 2030 et 2035 sera accomplie la consolidation de
tout le territoire, c'est-à-dire l'achèvement du grand projet et la consolidation urbaine.
En 1996, une nouvelle tentative d’aménagement de la capitale va voir le jour avec la
création du Gouvernorat du grand Alger (GGA). Soucieux de donner à la capitale une image
régionale et internationale, et de l’insérer dans une trame des villes métropolitaines
Le Grand Projet Urbain (GPU) vient pour fixer le but de consolider plusieurs
quartiers du centre et d’étendre, il développe des axes prioritaires qui touchent à
l’embellissement, à l’environnement et à la revalorisation du patrimoine. Quant à la gestion du
développement urbain, le GPU adopte une approche fragmentaire à travers une intervention
spatiale concentrée sur 6 pôles prioritaires qui sont traduit comme suit43 :
 Pôle 1 : La Casbah, le quartier de la Marine, Ben M’hidi, Didouche Mourad et le Port.
Et il préconise :
-
La revalorisation de l’ancienne centre historique tout en recréant sa liaison avec la mer
-
La réhabilitation et la mise en valeur des fonctions commerciales de l’actuel centre
-
La reconquête du Port comme pôle d’animation économique
 Pôle 2 : 1er Mai, El Hamma, Ravin de la Femme Sauvage.
43
SMATI.N, ZEROUALI.S ; Pour une meilleure image de marque de la baie d’Alger Récupération et restructuration de la partie centrale de
la baie d’Alger ; Université Saad Dahleb ; 2011
PARTIE II : GENESES ET PROLIFERATION DE LA PERIPHERIE 70
ALGEROISE
 Pôle 3 : Caroubier, El Harrach, Pins Maritimes.
 Pôle 4 : Bordj El Kiffan, Bordj El Bahri.
 Pôle 5 : Front de mer Ouest, Cap Caxine (du complexe El Kettani au Phare du Cap
Caxine).
 Pôle 6 : El Djamila, les Dunes, Zéralda.
Malgré tous ces plans d’aménagement proposés pour Alger, ils présentent tous une
absence de stratégie d’ensemble pour la baie, ce qui est à la base des dérives et de l’anarchie
que l’on peut constater.
La partie centrale de la baie non urbanisée figure dans les différents plans comme
étant une zone susceptible de constituer un pôle de centralité ; cela revient à dire que cette partie
possède des potentialités qui lui confèrent le statut d’un pôle de centralité qui s’inscrirait dans
le processus de métropolisation de la capitale.
III. Délimitation de la périphérie du Grand Alger :
La particularité du territoire de la wilaya d’Alger c’est qu’il change des limites à la
veille de chaque recensement général. La réorganisation répétée des limites administrative de
la wilaya ainsi que ses communes depuis 1965 compliquent la définition précise du périmètre.
Tableau 1: Evolution du territoire de la wilaya d’Alger.
ORGANISATION ADMINISTRATIVE DE LA WILLAYA D’ALGER
WILAYA D’ALGER
SUPERFICIE en Km²
NOMBRE DE COMMUNES
196544
3 123,6
4245
197446
785,7
16
198447
273
33
199748
807
57
200049
807
57
Source : archive de la wilaya d’Alger
44
Première réforme administrative du territoire national décret 65-246 du 30/09/1965
45 Alger,
composé de 10 arrondissements était considere comme une seule commune
46 Deuxième
réforme administrative de territoire ,ordonnance 74-69 du 02/07/1974, et le decret 74-124 du 12/07/1974
47 Troisième réforme administrative de territoire , loi 84-09 du 24/02/1984
48 Ordonnace
N°97-14 et N)97-15 du 31/05/1997 portant instituant du governorat d’Alger
49 Retoure à un statut de wilaya sans modification des limites administratives
PARTIE II : GENESES ET PROLIFERATION DE LA PERIPHERIE 71
ALGEROISE
Selon le Tableau 1, on voit que le territoire de référence de la wilaya en 1965, on le
trouve devisé en quatre en 1974, et il est réduit à la ville mère avec une surface de 273Km² en
1984, ce qui donne que le territoire a était divise en 11 fois par rapport à celui de l’année 1965.
En 1997, à l’occasion de de l’institution du Gouvernorat d’Alger la surface du
territoire augmente un peu plus que celle de
Figure 21: Evolution du périmètre d’Alger entre 1830 et 2008
1974
En 2000, avec la confirmation du
statut de la wilaya d’Alger, le nombre de
communes qui est d’ordre de 57 communes et
de 13 circonscriptions administratives du
Gouvernorat
n’ont
pas
étés
changés
jusqu’aujourd’hui.
Suite à l’absence d’un territoire
fixe et définit de la wilaya sur une bonne
période de l’histoire pose un problème de
comparaison des statistique de population et
d’évolution du parc de logements dans le
Source : PDAU d’Alger 2016.
même espace territorial.
Figure 22: Evolution des limites administrative de la wilaya d’Alger50
50
BELHAI BENAZZOUZ A. 1995, 2005, impact de l’étalement d’Alger sur la périphérie Est, Cas des communes de Bab Ezzouar, de Bordj
El Kiffan et de Dar El Baida. Thèse de Magister, USTHB.Alger.
PARTIE II : GENESES ET PROLIFERATION DE LA PERIPHERIE 72
ALGEROISE
Le territoire de la ville d’Alger couvre toute l’agglomération urbaine du centre et sa
banlieue immédiate .selon Hammache.S « cette proche périphérie urbaine forme une bande plus
au moins étroite, parallèle à l’agglomération compacte du centre et correspond au
bourgeonnement d’anciens établissement (fermes, villages coloniaux) au développement
d’agglomérations secondaire et aux extensions urbaines nouvellement réalisées »51.
Cette première bande qui constitue la périphérie de la ville d’Alger, agglutiné à
l’ancienne ville linéaire du centre aggloméré délimite l’ensemble des communes formant la
banlieue algéroise.
Mais ce périmètre va vite connaitre la crise suite à son insuffisance face à l’évolution
de la population et des agglomérations surtout celle de la périphérie proche des limites
administratives de la wilaya d’Alger actuelle.
La périphérie algéroise est donc élargie à une troisième limite qui correspond au
territoire formé par les trois wilayas avoisinante a s’avoir : Tipaza, Blida et Boumerdes. Cette
troisième limite forme la première couronne de la région Nord centre d’Alger superposer sur
les limite naturelles du pied de l’Atlas Blidéen, et correspond presque au territoire d’Alger lors
du découpage opère en 1965.
Apres cette analyse on déduit que le périmètre de la wilaya d’Alger de nos jours est
constitué de trois couronnes périphérique qui viennent s’agrafés au noyau historique (voir
Figure 23) :
 La première couronne ,correspond à l'ancien Alger qui est constitué de 5
arrondissements en l'occurrence, le 1er arrondissement Bab-el-oued, 2ème
arrondissement Casbah, 3ème Alger Centre, 4ème Sidi-Mhamed, 5ème El madania.
 La deuxième couronne, qui correspond aux communes de banlieue, coïncidait avec le
périmètre des arrondissements périphériques qui sont : le 6ème arrondissement
Bouloghine, 7ème El biar, 8ème Kouba, 9ème Hussein Dey, 10 ème El Harrach, 11ème
Bouzaréah, 12ème Bir Mourad Rais.et c’est cette partie de couronne d’Alger qui
constitue le périmètre du grand gouvernorat d’Alger (GGA) .
 La troisième couronne est composée des communes externes au Grand Alger qui sont
comme suit :
Chéraga, Staoueli, Birkhadem, Bordj-el-Kiffan, Dar-el-Beïda, Ain-Taya, Rouiba et
Réghaïa, elles sont caractérisées par la ruralité.
51
Source : HAMMACHE.S. ; Périphérie d’Alger : Thèse de doctorat, Production de l’habitat et instruments d’urbanisme ; EPAU ; Alger 2013
PARTIE II : GENESES ET PROLIFERATION DE LA PERIPHERIE 73
ALGEROISE
Figure 23: Carte des sous-systèmes urbains de la wilaya d’Alger
Source : PDAU d’Alger, Parque EXPO 2016,.
Evolution de la population du périmètre d’Alger :
A l’instar de toutes les villes algériennes, la wilaya d’Alger a connue après
l’indépendance une forte croissance démographique, ce qui a accentué le rythme d’évolution
de l’urbanisation.
Tableau 2: Evolution de la population de la ville d’Alger et de son espace périphériques.
Nbr de
communes et
d’arrondissements de la
ville d’Alger
Nombre de
population
1966
1977
1987
1998
2008
10
12
arrondisse-
arrondisse-
28 communes
28 arrondisse-
28 arrondisse-
ments et
ments et
et
ments et
ments et
06
15
05 communes
29 communes
29 communes
communes
communes
périphériques
périphériques
périphériques
périphériques
périphériques
943 551
1 820 000
1 915 953
2 537 570
2 817 868
Selon le tableau 2 on remarque qu’entre le premier recensement de la population de
1966 à celui de 1987 on assiste un accroissement élevé de la population soit 746 639 habitants
en plus (plus que le double), cette expansion démographique est due à l’exode de la population
de l’intérieur du pays (villes avoisinantes de la capitale) après l’indépendance du pays, dans le
but de la recherche d’un meilleur cadre de vie.
PARTIE II : GENESES ET PROLIFERATION DE LA PERIPHERIE 74
ALGEROISE
L’évolution de la population entre 1987 et 1998 est passée de 1 915 953 habitants à
2537 570 habitants soit 657 617 habitant de plus, car cette période se caractérise par un déclin
démographique du centre par contre une légère augmentation de la population dans les
communes périphériques qui présente une forte potentialité foncière. Alors que depuis, 1998 à
2008 on remarque un ralentissement de la croissance urbain
Le mouvement de la population de la wilaya d’Alger est associe à certains facteurs
tel que :
 Faible capacité d’accueil du centre, ce qui explique le développement rapide et
incontrôlable de la périphérie
 Le transfert de certaines activités économiques ainsi que la création de zone industrielle
et le transfert de certaines entreprises de leurs sièges sociaux vers la périphérie.
 Réalisation de cité de recasement dans la périphérie afin d’éliminer l’habitat précaire.
 La pénurie des terrains à bâtir au centre et à la banlieue.
 Spéculation du logement et du foncier dans les quartiers du centre, alors que la zone
périphériques offre des prix du foncier a bon marché.
Figure 24: Carte Densité de la population de la wilaya d’Alger en 199852
Les données de l’ONS précise que la population de la wilaya d’Alger s’est ralentie
et que le taux d’accroissement de cette population urbaine est de 1.5% entre 1987 et 1998 .cette
moyenne cache le déséquilibre qu’il y a entre l’agglomération de centre et du péricentre algérois
qui d’ordre de 0.22% et celui de la périphérie qui de 5.35%.
52
Source : Statistique ONS- RGPH 2008 .
PARTIE II : GENESES ET PROLIFERATION DE LA PERIPHERIE 75
ALGEROISE
Le taux moyen d’accroissement de la population entre 1998 et 2008 il passe à 1.6%
et il est entre 5%et 8% concernant les communes périphériques.
Evolution du Parc du logement :
Tableau 3: Evolution du Parc de Logements à Alger
Désignation
Agglomération Chef-Lieu
RGPH / parc du logement
1966
1977
1987
1998
2008
224 869
214 774
232 9240
394 653
583 633
405 876
638 804
713 112
1 098 881
Augmentation cumulée
371 864
(1966-2008)
Wilaya d’Alger
277 668
237 504
Augmentation cumulée
401 300
(1966-2008)
Alger et sa proche région
238 306
277 668
Augmentation cumulée
(1966-2008)
348 277
513 632
821 213
(Source travaille etudiantes d’apres les données des RGPH 1966, 1977, 1987,1998 et 2008).
Selon le tableau 3 on remarque que :
Entre 1966 et 1987 une stabilité dans l’évolution du Parc du logement, par contre
suite l’extension du territoire en 1998 on voit une brusque monté du volume du logement.
On remarque aussi que dans la périphérie proche de la région algéroise
l’agglomération enregistre une remarquable augmentation depuis 1966, ce qui est expliqué que
cette périphérie est l’espace de déversement qui absorbe le surplus de la population central.
Pr contre en 20 ans d’écart (1987-2008) le volume de la première couronne à doubler
et il représente 16.5% du parc national disponible actuellement
PARTIE II : GENESES ET PROLIFERATION DE LA PERIPHERIE 76
ALGEROISE
Conclusion
La morphologie générale de la ville actuelle d’Alger s’étend tout au long de la baie
et déborde vers l’intérieur et se constitue au fur à mesure sur les hauteurs de la pleine de Mitidja.
Différentes périphéries se sont formes au fur à mesure du développement de la ville dont les
causes de formation sont liées à la morphologie du site, de l’économie, politique et d’histoire
et des pratiques d’aménagement du moment.
Les noyaux ruraux de la pleine de Mitidja ou du sahel, sont devenus des pôles de
croissance urbaine, les établissements villageois avec leurs situation spécifique par rapport à
l’agglomération mère algéroise et suivant leurs importances dans le territoire, ont subis une
croissance forcée et devienne des agglomérations aux trait inconnus tel que Baraki, Eucalyptus,
Dar el Beida ….
Le phénomène de la périurbanisation, est la conséquence de l’évolution
d’agglomération mère algéroise, qui s’étend sur la plupart des villages de la Mitidja et du Sahel.
PARTIE II : GENESES ET PROLIFERATION DE LA PERIPHERIE 77
ALGEROISE
CHAPITRE IV :
ÉVOLUTION D LA POLITIQUE FONCIERE ET SON
IMPACT SUR L’ESPACE ALGEROIS
« Le foncier un élément rare, cher et non renouvelable, ou on peut dire c’est l’un des
grands piliers fondateur de toute stratégie d’habitat, c’est pour ça qu’ils nécessitent une remise
en ordre profonde de sa gestion, de son utilisation et de son organisation pour bien
l’économiser»53.
La question foncière reste indispensable à la compréhension des phénomènes urbains
puisque l’action foncière est l’un des facteurs les plus influant dans la production urbaine. Ainsi
le foncier est le support fondamental à toutes formes d’investissement liées à l’urbanisation et
à l’aménagement urbain. Le foncier est un bien immuable, de plus en plus recherché en milieu
urbain, dont sa valeur ne cesse de connaitre une croissance vertigineuse alors que sa
disponibilité est une nécessité pour le développement des villes.
Le problème du foncier, en Algérie, est l’un des plus graves et des plus irritants qui
soient. Un des plus graves, car la maîtrise de l’espace foncier, ressource non renouvelable et
qui est l’un des éléments de base de l’activité humaine, conditionne toute action de
développement des programmes d’habitat, d’équipement et d’industrie dans une politique
d’équilibre Ville-Campagne, de préservation des terres agricoles et de création des moyens
appropriés à la dynamique économique et sociale. Un des plus irritants, car malgré les efforts
accomplis par notre pays, depuis l’indépendance, pour se doter d’un dispositif législatif et
réglementaire adéquat, on ne peut s’empêcher de relever l’existence d’un déséquilibre
vertigineux entre les objectifs des textes juridiques et la réalité vécue.
I.
Evolution de la gestion et de la politique foncière en Algérie
Si on parle de la propriété foncière en Algérie, on doit et inévitablement parler de son
historique aussi bien avant et pendant la colonisation que pendant la période post indépendance.
Le foncier en Algérie est caractérisé par la succession des périodes. Un aperçu historique des
modes de propriété avant l’indépendance est utile pour comprendre les orientations des
politiques foncières algériennes après l’indépendance ce qui nous permettra de tracer la
trajectoire de l'évolution des politiques foncière en Algérie, et leur impact sur l'espace et les
formes urbaines engendrées.
53 : 1er colloque international-25-26-27 octobre 2010/le foncier urbain/enjeux et horizons-Université el hadj Lakhdar ŔBatna.
PARTIE II : GENESES ET PROLIFERATION DE LA PERIPHERIE 78
ALGEROISE
Le Foncier Algérien Précoloniale
Avant 1830, l’Algérie était un pays très peu urbanisé à caractère rural sous la
protection ottomane. La propriété foncière est perçue comme un cadre d'économie
d'autosuffisance fermé, dont la terre était la seule source de richesse.
Quatre systèmes d’appropriation des terres ont caractérisé cette période notamment :
Les terres MELK :
Sont très réduite pour des raisons purement stratégiques, pour éviter toute montée
d'une puissance révolutionnaire locale. Le droit de la chefaa ou droit de préemption permettait
à la famille de préserver son patrimoine foncier. Selon Saidouni .M « c’est le seul type de terre
qui appartient à la propriété privée intégrée dans le marché foncier, peut être morcelée et
morcelable »54. Ces terres se trouvent particulièrement à l’intérieur et au tour des villes.
Les terres ARCH :
Le terme arche signifie tribu, elles concernent des tribus ou un groupement de
population de type tribal, Elles étaient exploitées par les familles constituants le groupe. Son
indivision était garantie par l’autorité du groupe sur les individus et le droit de préemption (Hak
Echoufaa).sur ce contexte Alloum M.T. souligne que :«C’est le régime foncier imposé par le
conquérant turc. Les terres sont réputées appartenir au souverain qui abandonne la
jouissance aux tribus sur les superficies mises en valeur »55.
Les terres HOUBOUS ou WAQF :
Ces des biens à caractère religieux, leurs revenus est destiné à des institutions
religieuses ou de bienfaisance, soumises aux doctrines malikite ou hanbalite ou hanafite. Elles
se situent dans les villes et les compagnes environnantes, la propriété Waqf est exclue du
marché foncier et est un facteur d’indivision et de gel de transaction, elles ont aussi joués un
rôle considérable dans la vie économique et sociale de la communauté et de l’évolution des
espaces urbains précoloniaux , « C’est un acte juridique assez complexe, tenant à la
donation entre vifs, de legs en se distinguant par son but pieux, mosquée , zaouïa, etc .Le
bien houbous est inaliénable, imprescriptible et le dévolutaire n’en a que la jouissance»56
.
Elles ont connues une expansion importante dans les villes et leurs périphéries au détriment
d’autre mode de propriété.
54 Saidouni Maouia , Elément d’introduction à l’urbanisme. Casbah Edition, Alger, 2001, P173.
55 AlloumMohend Tahar (le régime foncier en Algérie) empressions moderne 2005. p17/18/19.
56
Alloum Mohand Tahar (le régime foncier en Algérie) empressions moderne 2005. p17/18/19.
PARTIE II : GENESES ET PROLIFERATION DE LA PERIPHERIE 79
ALGEROISE
Les terres BEYLIK :
C’est une propriété étatique mis en exploitation du BEY ou aux alliés du pouvoir, sa
concerne les terres agricoles riches, les plaines accessible, et aux alentours de la ville.« A
caractère étatique confié au bey et /ou alliés du pouvoir. Le beylik (ETAT) possédait de
vastes espaces cultivés par les khammès (moyennant un 1/5 du revenu de la récolte),
comprenant le domaine de l’ETAT et le domaine privé du bey »57..
Le Foncier Algérien durant la Colonisation Française 1830-1962
L’Algérie a malheureusement subi une colonisation basée sur l’implantation du
peuple issue de la communauté européenne. Cela a nécessité un besoin important et
considérable des assiettes foncières au détriment des terrains de la population locale. Tout le
territoire national est soumis sous l'autorité coloniale française.
Pour atteindre ses objectifs, le colonisateur français a utilisé les étapes suivantes58 :
 Une expropriation des terres appartenant à l’autorité Ottomane précédente et à ses
représentants, au profit de la spéculation privée européenne (ordonnance de 1844 et 1845)
 L’introduction du droit de propriété collective indivise (Arch) (Senatus Consulte de 1863).
 La confirmation de l’individualisation de la propriété, par la délivrance de titres de propriété
(Loi de 1873). Ce qui implique la mise en place d’un marché foncier sur le modèle libéral
français et occidental.
 La suppression du droit de préemption traditionnel (Hak EchChoufaa) et l’introduction, à
sa place du droit de préemption au profit de l’état (Loi de 1926).
 A la fin de l’époque coloniale, l’Etat française interviendra davantage en instituant une
reformes agraire en 1956, pour des raisons politiques dans le cadre des reformes instituées
pour atténuer la pression de la révolution Algérienne.
La gestion du foncier …
Le Foncier Algérien après l’Indépendance
L’évolution de la situation de la propriété foncière en Algérie a connu, depuis
l’indépendance, des bouleversements importants dans la mesure où la propriété foncière était
intimement liée à l’évolution politique du pays. Nous pouvons distinguer deux périodes :
-
La propriété foncière de l’indépendance à la fin des années 70.
57
Idem 52.
58
Saidouni Maouia , Elément d’introduction à l’urbanisme. Casbah Edition, Alger, 2001, P174.
PARTIE II : GENESES ET PROLIFERATION DE LA PERIPHERIE 80
ALGEROISE
-
La propriété foncière en Algérie de 1980 à nos jours.
La propriété foncière de l’indépendance de 1962-à la fin des années
1970 :
Cette période a été marquée par l’abondant d’une grandes parties de domaines et
d’exploitations agraires suite au départ massif des colons. Ces derniers ont étaient occupés par
les petits paysans appelé « Khemas » qui ont été rémunérés par le 1/5 de la récolte, cette couche
social a été dépossédée de ses terres, occupaient des exploitations agricoles abandonnés par les
colons.
« L’Etat a remis en cause les régimes fonciers coloniaux. La propriété foncière était
intimement liée à l’évolution politique du pays. Le régime foncier installé par le pouvoir
colonial, va peser de tout son poids sur l’évolution de la gestion foncière post coloniale »59.
Cette occupation n’était aussi bien pour les paysans que pour les pouvoirs publics
que justice pour une couche sociale qui a été dépossédée de ses terres et qui a également
participé activement à la lutte de libération.
Elle entraine également un système politique en place par la promulgation de
plusieurs ordonnances à savoir :
 L’ordonnance N°62/20 du 24 aout 1962 relative à la protection et la gestion des biens
vacants.
Ainsi que -le décret de mars 1963 concernant les biens vacants.
 L’ordonnance N°62.02 du 22 Octobre 1962 relative à la Nationalisation des terres de la
colonisation a permis la mainmise sur le foncier.
 L’apparition de l’ordonnance N°66/182 du 06 mai 1966 et la propriété des biens déclarés
initialement vacants en devient l’état le seul propriétaire.
L’espace aussi bien urbain que rural a connu une occupation anarchique des biens
vacants. Mais la question foncière n’avait pas encore posé problème à cet époque, au regard de
la croissance démographiques selon le RGPH .L’administration fonctionnait toujours tel qu’à
l’époque coloniale en ce qui concernait les procédures, formes de transcriptions, actes et
justificatifs de propriété. Néanmoins, le 1er code communal est né en 1969.
Avant 1970 et les lois de la révolution agraire relative à la propriété privé, notamment
celles des terrains ruraux, le régime foncier en Algérie se basait essentiellement sur les lois et
59 Alloum Mohand Tahar (le régime foncier en Algérie) empressions moderne 2005. p17/18/19.
PARTIE II : GENESES ET PROLIFERATION DE LA PERIPHERIE 81
ALGEROISE
les structures laissées par l’administration coloniale, et notamment les lois foncières du Senatus
Consulte (1863), et la loi Warnier, de 1873.
Dans la même procédure de la mise en place d’un système socialisant, vient en place
l’ordonnance N°71-73 du 08 novembre 1971 portant la révolution agraire, qui visait une
réorganisation du secteur agricole selon des principes rationnels, équitables et modernes. Cette
loi a instituée la révolution agraire dont le principe était la terre à celui qui la travaille.
-
Ainsi l’Etat devenait propriétaire de deux types de terres agricoles :
-
Les terres agricoles qui constituaient les domaines autogérés, à savoir celles qui ont été
abandonnées par les colons.
-
Les terres agricoles nationalisées dans le cadre de la révolution agraire, appartenant
auparavant à des nationaux.
Pour la question du foncier urbain, l’Ordonnance 74-26 du 20 février 1974 (l’article
10), relative à la constitution des réserves foncières communales destinées pour servir d’assiette
aux investissements de toute nature de l’Etat, des collectivités publiques et des collectivités
locales . « L’intervention croissante sur la propriété foncière en vue de la maitrise du marché
foncier et de la préservation de l’intérêt général face aux intérêts particuliers, comme par
exemple, l’institution des réserves foncières communales en Algérie, en 1974 »60.
Avec l’arrivé de la révolution agraire, un fonds de réserves foncières communales a
été créé où ont été versées les terres urbanisables appartenant à des particuliers et qui ont fait
l’objet d’expropriations. Ces expropriations ne répondaient à aucun critère de l'utilité publique
et notamment la déclaration d’utilité publique, et à l’indemnisation juste et préalable. Ces terres
étaient destinées à répondre à la pression des besoins en terrains à urbaniser due : a un
accroissement de la population urbaine dû à l’exode rural, et aux besoins en équipements
collectifs.
La propriété foncière en Algérie de 1980 à nos jours :
La crise multiforme a marqué cette période (chute des entrées pétrolières, faillite d’un
nombre important d’entreprise publiques, le chômage, la crise ascendante et alarmante de
logements ainsi que la consommation abusive des terres agricoles). Un nombre important
d’instructions et circulaires pour la protection des terres agricoles, des sites d’expansion
touristique, des domaines forestier et maritime,…etc ont été promulgués.
Cette période va engendrer une évolution du statut juridique des biens immobiliers :
60
Saidouni Maouia , Elément d’introduction à l’urbanisme. Casbah Edition, Alger, 2001, P177.
PARTIE II : GENESES ET PROLIFERATION DE LA PERIPHERIE 82
ALGEROISE
−Pour les biens immobiliers bâtis, la loi 81-01 du 7 février 1981, portant cession des
biens immobiliers à usage d’habitation, professionnel, commercial ou artisanal appartenant aux
offices de promotion et gestion immobilière de l’Etat.
− Pour les terres à vocation agricole, la loi 83-18 du 13 août 1983, portant accession
à la propriété foncière agricole et la loi 87-19 du 8 décembre 1987 déterminant les modes
d’exploitation des terres agricoles du domaine national et fixant les droits et obligations des
producteurs.
En 1987 on assiste à la création des agences foncières locales gérées par des conseils
d’administration, qui ont pour mission la gestion des transactions foncières et l’apport d’un
soutien technique aux municipalités
Suite à la révolte de la population en 1988 pour l’amélioration du cadre de vie, et à
l’instabilité de l’état et à son désengagement survenu en 1989, a conduit à la promulgation de
nouvelles lois sur le foncier, l’urbanisme et la réglementation de la construction.
Trois (03) nouvelles lois, éléments majeurs de cette nouvelle politique sont :
 La loi N° 90/25 du 18-11-1990 portant orientation foncière
 La loi N° 90/29 du 01-12-1990 relative à l'aménagement et l'urbanisme et ses textes
D’application les décrets exécutifs N° 91/175, 91/176, 91/177, 91/178 du 28-05-1991.
 La loi N° 90/30 du 01-12-1990 portantes lois domaniales.
Suite à ces nouvelles lois majeurs , une série de textes législatifs et réglementaires
visant à harmoniser la législation en cours avec les nouvelles directives et dispositions allant
dans le sens de l’instauration d’une économie de marché libéral, pour permettre une
amélioration au plan foncier, avec l’instauration d’un marché foncier libre qui charge les
représentants de l’état et des collectivités locales de sa régulation.
« Parallèlement aux changements institutionnels connu après 1990, une loi a été
promulguée dans l’objectif de respecter la propriété foncière privée et la libéralisation des
transactions foncières, véritable paradoxe pour les pouvoirs publics locaux d’acquérir les
terrains urbains pour la mise en œuvre des instruments d’urbanisme »61.
 La loi N°08/15 du 20-07-2008 portant les règles de mise en conformité des construction et
leurs achèvement, est applicable à quatre types de constructions achevées ou non achevées
:Il s'agit des constructions, à usage d'habitation ou professionnel, achevées sans permis de
construire ou non conformes (ajout d'étage,…) au permis de construire délivré par l'APC,
61
Ministère de l’habitat, Recueil de textes, législations et réglementaire relatif au foncier et à l’urbanisme, Alger, 1996.
PARTIE II : GENESES ET PROLIFERATION DE LA PERIPHERIE 83
ALGEROISE
sont également concernées par la mise en conformité, les constructions non achevées avec
ou sans permis de construire à la condition qu'elles aient existé à la date de publication de
cette loi.
 Aussi bien la loi N°08/16 du 03-08-2008 portant orientation agricole , qui est venue
compléter et consolider les principes énoncés par la loi d’orientation foncière , institué des
instruments d’encadrement foncier qui sont applicables aux terres agricoles, relevant du
domaine privé de l’état ainsi qu’à celles relevant de la propriété privée , elle vise la
protection de la vocation agricole des terres et interdit leur utilisation autre qu’agricole .
 En outre, la loi N°10-03 du 15-08-2010 fixant les conditions et modalités d’exploitation des
terres agricoles relevant du domaine privé de l’état a insisté sur la propriété de préserver la
pérennité de la propriété de l’état sur les terres agricoles du domaine privé, il s’agit de les
valoriser et sanctionner sévèrement toute tentative de les détourner de leurs vocation
agricole. D’une durée de 40 ans renouvelable en contrepartie d’une redevance versée au
trésor public, elle consiste en u passage de la jouissance à la concession pour les exploitants
actuels des EAC et EAI, sans menace sur ces exploitants, d’autant que la concession est
transmissible aux héritiers.
II.
L’impact de la politique foncière sur l’espace Algérois
L’impact de la politique foncière sur l’évolution urbaine du grand Alger est
inéluctable. La rapidité de son urbanisation est devenue un fait consommé.
Le foncier étant gelée jusqu'aux années 1970.Le périmètre du grand Alger, va
connaitre en cette période une extension vers les communes : de Réghaïa, Rouïba, Ain-Taya,
Dar-El-Beïda, Bordj-El-Kiffan, Birtouta, Douéra, Saoula, Draréa, Chéraga, Aïn-Bénian et enfin
Staouéli.
La réforme foncière communale de ces communes vont être protégé et sous contrôle
du POG initie par le COMEDOR, Bien qu’elles se situent à l’EST, OUEST ou au SUD d’Alger
mais elles subissent le même comportement dans leurs espaces hors périmètre d’urbanisation,
hors contrôle des autorités, qui s’urbanisent rapidement et clandestinement.
Suite à la crise économique des années 1980, l’espace algérois va connaitre un
nouveau plan d’aménagement envisagé (PUD/CNERU), après l’invalidation du POG (1979).Ce
plan a exclu les petites villes suburbaines de son périmètre d’extension, ces dernières dont le
gel des Reformes Foncières est levé attendent l’élaboration d’un nouveau plan d’urbanisme tout
en se référant aux PUP ou PUD.
PARTIE II : GENESES ET PROLIFERATION DE LA PERIPHERIE 84
ALGEROISE
C’est une période aussi qui a connu une transition durant laquelle les injonctions des
hautes autorités orientent l’aménagement de leur espace et l’utilisation de leur patrimoine
foncier. Et c’est dans cette période-là que une nouvelle réorganisation administrative qui a
modifier les limites de la wilaya d’Alger , à savoir l’exclusion de certaine communes telle
que :Boumerdes hérite de Rouïba, Réghaïa, Heuraoua, Hammadi, Ouled-Haddadj et Tipaza de
Saoula, Chéraga, Draria Aïn-Benian, Mahelema, ces dernières ne suivent plus la réglementation
qui s’applique pour l’espace algérois.
Contre à l’EST de la wilaya, sur les terres de la Mitidja comme à l’OUEST, sur les
collines du Sahel, les autorités locales (wilaya) poursuivront les opérations de lotissements
résidentiels d’autant que leur nouveau statut les dote d’un autre PUD dont les limites plus larges
leur permettent de disposer de surfaces foncières (RF) plus importantes. Cependant, si à
l’OUEST ces lotissements sont à caractère individuel et destinés à une population choisie, à
l’EST la priorité est donnée aux logements collectifs (ZHUN) vers lesquels seront dirigés les
recasés du Hamma et de la Casbah et les délogés des habitations précaires du centre d’Alger.
La spéculation du marché foncier parallèle :
L’impact de la nouvelle politique foncière des années 1990 sur l’aménagement urbain
du grand Alger, a été marque par la multiplication des promotions immobilière, Ce dispositif a
provoqué une accélération dans le processus de l’auto construction privée et a généré une
nouvelle forme d’habitat individuel.
La production de l’habitat individuel a été favorisée à partir des années 80 et a connu
depuis les années 90 une ampleur sans précédent. Elle a aussi engendré un certain nombre de
problèmes parfois irréversibles tel que la consommation du foncier agricole. Ces opérations de
lotissements réglementées ont considérablement accéléré le marché foncier parallèle et la
consommation des terres agricoles. La politique du lotissement avait pour objectif initial de
faire participer les citoyens à régler la crise de logement.
En effet, les nouvelles opportunités de gains qui s’offrent aux propriétaires des
terrains pour la vente et la revente du foncier les incitent à se lancer dans la spéculation, on
adaptant le principe de la demande est plus forte avec une offre faible ou le prix du mètre carre
est conditionné par rapport à sa proximité du centre. Donc, il faut acheter le terrain à un prix
ordinaire sans se soucier des avantages et des effets de l’étalement urbain pour le revendre
ensuite un prix très élevé. Il faut not é que ce prix sera fixé par rapport aux avantages qui
apparaissent avec les nouveaux aménagements du lieu.
PARTIE II : GENESES ET PROLIFERATION DE LA PERIPHERIE 85
ALGEROISE
Pour connaitre le marché foncier algérois et ses caractéristiques une enquête sur le
terrain a été effectuée, entre l’étude réalise deuxième semestre de l’année 201062 (Fig. 25) et
celle durant le premier semestre de l’année 201163 (Fig. 26) sur la situation du foncier et les prix
moyens du m² du terrain bâti et à bâtir dans les 57 communes d’Alger.
Figure 25: Le prix moyen de terrain à bâtir dans les communes de la wilaya d’Alger entre 2002 et 201064
Figure 26: Le prix moyen de terrain bâti et à bâtir dans les communes de la wilaya d’Alger en 2017 65
PRIX DE M² EN U
STAOUALI
CASBAH
ALGER
CENTRE
HYDRA
EL BIAR
KOUBA
BEN AKNOUN
BIR MOURAD RAIS
EL ACHOUR
BIRKHADEM
OULED FAYET
BABA HASSEN
BEB EZZOUAR
CHERAGA
ZERALDA
SOUIDANIA
DAR EL BEIDA
EL MOURADIA EL MADANIA
EL HARRACH OUED SMAR
AIN BENIAN DOUERA
AIN TAYA ROUIBA
MOHAMMADIA
BOUZAREAH
KHRAICIA BIRTOUTA
BORDJ EL BAHRI
DJASR KASSENTINA
BARAKI
BENI MESSOUS
EL MAGHARIA
BORDJ EL KIFFAN
SAOULA
REGHAIA
RAIS HAMIDOU
EUCALYPTUS SIDI MOUSSA
DELY BRAHIM
DRARIA
DISTANCE EN KM DU CENTRE VERS LA PERIPHÉRIE
62 Benazzouz- Belhaï A. et Djelal N. : Le foncier, vecteur de l’étalement urbain algérois, Colloque de l’ASRDLF, AOST, Italy septembre
2010.
63 Belkacemi.M, Chaba S, Chenouf.O.K.K, Medani.N ; Enquêtes terrains, encadrer par Mr BOURAHLA ; USTHB ; Alger .Janvier 2017
64
Idem 58
65
Idem 59
PARTIE II : GENESES ET PROLIFERATION DE LA PERIPHERIE 86
ALGEROISE
L’allure générale des courbes expriment une décroissance quand on passe du foncier
urbain vers le foncier rural.
A l’échelle macro spatiale, la lecture des graphes montre que :
- Les communes constituant l’espace central d’Alger (Casbah, Alger centre et
Belouizdad) ne présentent pas les valeurs foncières les plus fortes.
- Les communes dont les prix fonciers moyens sont les plus élevés sont les communes
situées sur les hauteurs, à l’Ouest du centre d’Alger notamment les communes d’Hydra, d’ElBiar et d’El Mouradia. Au-delà des somptueuses résidences qui y ont été construites, ces
communes abritent de nombreuses fonctions de commandement (services de la présidence de
la république, ministères), un grand nombre d’ambassades étrangères, des centres universitaires
et des commerces et services de haut niveau.
Devenues des villes à la réputation prestigieuse, leur espace est convoité. La hausse
des prix de leur foncier reste pour l’instant inégalée.
- Enfin les communes périphériques de l’Ouest présentent des valeurs foncières
supérieures aux communes périphériques de l’Est.
- Les communes de la deuxième couronne périphérique situées à l’Est et au Sudouest, montrent les valeurs foncières les plus faibles, excepté la commune balnéaire de Zéralda.
A l’échelle micro-spatiale , la lecture des graphes montre que , dans une même
commune on trouve une variation des prix fonciers d’un point à un autre selon plusieurs facteurs
: la morphologie du terrain (accidenté ou plat), l’environnement (qualité environnementale et
image du quartier), la position par rapport aux grands axes routiers et l’accessibilité (rue
principale ou secondaire, autoroute), le statut juridique (acte de propriété, permis de
construire…), enfin la distance par rapport au centre du chef-lieu de la commune.
Par ailleurs, l’étalement de la ville d’Alger a induit une nouvelle manière
d’organisation spatiale qui détermine plusieurs formes de concentrations multipolaires dans les
petites villes de la deuxième couronne périphérique, D’après B. Dezert66, le développement
périurbain est conditionné par la disponibilité des terrains mis en vente ; cette dernière
obéit à la loi de la demande qui détermine les besoins selon les axes de développement
ainsi que le taux de croissance urbaine et la présence des infrastructure routière et de
transport.
66
BASTIE J et DEZERT B., L’espace urbain, Ed Masson. Paris, 1980.p 381.
PARTIE II : GENESES ET PROLIFERATION DE LA PERIPHERIE 87
ALGEROISE
La gentrification et son impact sur la redistribution et la mobilité
spatiale de la population algéroise :
« Le rôle du foncier sur le processus de la répartition et la mobilité spatiale de la
population dans la wilaya d’Alger est indéniable ».67
Selon le RGPH de 1998, qui a mis en évidence la diminution de la population résidant
dans les communes centrales et une augmentation de population dans le reste des 57 communes
de la wilaya d’Alger. Cette tendance a été confirmée par le RGPH de 2008.
Tableau 4: Evolution des taux d’accroissement de la population68
Taux d’Accroissement
Population RGPH
Espace
central
Espace
péricentral
Espace
périphérique
proche 1e
couronne
Espace
périphérique
lointaine 2e
couronne
Totam 57
communes
( wilaya
d’Alger)
Moyen de la population %
1987
1998
2008
87/98
98/08
429 960
377 392
258 463
-1,18
-3,71
591 603
611 344
543 887
0,30
-1,16
643 477
863 128
1 030 115
2,71
1,78
461 879
710 176
974 431
3,99
3,21
2 126 919
2 256 040
2 806 896
1,71
0,92
Selon le Tableau 4, on constate que depuis 1987, la population de l’espace central et
affecte l’espace
Péricentral d’Alger en 1998. Un taux de croissance négatif, il était de - 1.18% en
1998, et passe à -3.71% en 2008 pour l’espace central, et de 0.30%en 1998 à – 1.16% en 2008
pour l’espace péricentral, ce qui signifie que la population est en diminution constante. Il y a
67
Benazzouz- Belhaï A. et Djelal N. : Le foncier, vecteur de l’étalement urbain algérois, Colloque de l’ASRDLF, AOST, Italie ; septembre
2010. En ligne
68
Source : RGPH 1987,1998 et 2008 .ONS . Alger
PARTIE II : GENESES ET PROLIFERATION DE LA PERIPHERIE 88
ALGEROISE
donc un dépeuplement des espaces centraux et péricentraux avec des taux d’accroissement de
population qui diminuent de plus en plus qu‘on s’approche du centre de la ville d’Alger.
A l’inverse de l’espace périphérique d’Alger, bien que la croissance marque un
ralentissement ou même une diminution en valeur relative, le RGPH montre un accroissement
en valeur absolue. C'est-à-dire que la population continue à augmenter aussi bien dans la
périphérie de la 1ére couronne que dans la 2 ème couronne.
L’émergence d’espaces résidentiels nouveaux a été plus rapide que la législation en
vigueur qui n’est pas imposait aux initiatives publiques et privées, durant les premières années
de l’indépendance, des contraintes particulières dans le domaine de la construction, notamment
dans les communes rurales non soumises à des plans d’urbanisme. Ce phénomène de
dépeuplement peut être expliqué par plusieurs facteurs à savoir :
 La saturation et l’étouffement de l’espace central, ainsi que la présence d’une forte
spéculation foncière surtout dans les espaces centraux et péricentraux marqués par les
fonctions tertiaires, ce qui laisse les populations s’orientent vers les périphéries car ils ne
peuvent plus ou ne veulent plus y résider. Cette forme de dépeuplement signifie qu’un
processus s’est mis en place : les logements à usage résidentiel sont vendus ou loués à prix
forts permettant leurs reconversions en bureaux ou autres activités tertiaires.
 L’état du cadre bâti est également une autre cause de dépeuplement, plus particulièrement
dans le noyau historique et les espaces péricentraux (nord et sud). Ces espaces, anciens qui
présentent une forte densité, une accessibilité très difficile marquée par un manque de trafic
et l’absence d’aires de stationnement sont devenus des espaces de répulsion, en dépit de
leur situation près du centre. Leur parc immobilier soumis à un processus de vieillissement
et de dégradation, incite ou oblige la population à quitter ces lieux pour s’installer dans les
périphéries dans le cadre des différentes opérations de construction : auto- construction,
promotion immobilières, ….etc.
 le développement très important et rapide de la périphérie, ainsi que sa tertiarisation après
la restructuration et la rénovation de certains quartiers de la capitale, tel que Casbah et le
Hamma, et la résorption de l’habitat précaire qui a entraîné le recasement des populations
dans d’autres communes périphériques d’Alger et dans d’autres wilayas limitrophes. On
perd pas de vue que ces communes périphériques ont une certaine autonomie fonctionnelle,
ce qui a encouragé un exode urbain massif de la population qui fuit le centre en leurs offrent
tous les besoins en équipements structurant, activités industrielle (offre d’emploi),
commerciales et de services variés, les espaces de loisirs , culturels et sportifs , ainsi que les
infrastructures d’accessibilités.
PARTIE II : GENESES ET PROLIFERATION DE LA PERIPHERIE 89
ALGEROISE
 Le manque d’assiette à bâtir pour des logements et vu leurs couts exorbitant et celui des
loyers causés par la spéculation foncière dans les quartiers du centre urbain, alors que les
zones périphériques, qui présentent une densité plus faibles, offrent des possibilités
d'acquisition de terrains et de logement à meilleur marché.
Conclusion :
L’histoire de la gestion foncière En Algérie a connu des bouleversements politiques
et sociétaux importants et des rapports au sol contradictoires. En effet, d’une gestion
monopolistique du foncier par l’Etat, pendant plus de deux décennies, l’Algérie est passée à
une libéralisation totale du marché et une implication d’acteurs privés à partir de 1990.
La maîtrise du foncier, est un élément principal à toute planification urbaine. C’est
lors des grands moments d’investissement que le besoin en matière de terrain foncier s’est fait
sentir, l’état a réagi par la mise en place d’une série de lois, ordonnances et décrets définissants
une politique urbaine en matière du foncier. Mais malgré ses efforts fournis il reste toujours que
les conséquences sur la perte du foncier urbain et agricole peuvent compromettre toute chance
de la maîtrise de sa gestion à l’avenir.
PARTIE II : GENESES ET PROLIFERATION DE LA PERIPHERIE 90
ALGEROISE
CONCLUSION PARTIE II :
En guise de la deuxième partie, nous pouvons conclure qu’à l’instar des grandes
villes, Alger est entrée après l'indépendance dans une phase de gigantisme avec une allure
particulièrement rapide. Son développement spatial résulte, d'une part de l'extension du fait
urbain et d'autre part des nombreux découpages territoriaux et de l'absence de réel plan urbain
après 1962.
De ce fait, la ville d’Alger pousse davantage ses limites, et à mesure qu'elle grandit,
nous assistons à un déplacement en bandes successives de son centre et de sa périphérie dans
tous les sens, ce qui a engendré une accélération des mécanismes de périurbanisation et a donné
lieu à une structure fonctionnelle et sociale ségrégative entre l’Est et l’Ouest de la wilaya.
Plusieurs facteurs, ont contribués à l’arrondissement d’Alger de manière aléatoire
vers sa périphérie.
L’organisation matérielle et juridique, jugée trop limitée, du marché foncier en
Algérie ne permettait pas une prise en charge efficace de la ressource foncière existante en
référence à l’objectif c’est de pouvoir lancer un mode de gestion efficace en matière de foncier
à l’instar des pays qui nous out devancé dans ce domaine. La nécessité de remettre de l’ordre
dans le domaine des transactions foncières est plus qu’indispensable en absence d’un véritable
marché foncier, coordination entre les différents intervenants Dans le domaine de foncier a
favorisé l’effritement de la décision précise de stratégie Claire.
PARTIE III : Impact et Enjeux de la périurbanisation pour 91
l’aménagement de l’espace Algérois, perspective de développement « cas
d’étude communes de Baraki et Eucalyptus »
PARTIE III :
IMPACT ET ENJEUX DE LA
PERIURBANISATION POUR
L’AMENAGEMENT DE L’ESPACE
ALGEROIS, PERSPECTIVE DE
DEVELOPPEMENT « CAS D’ETUDE
COMMUNES DE BARAKI ET
EUCALYPTUS »
PARTIE III : Impact et Enjeux de la périurbanisation pour 92
l’aménagement de l’espace Algérois, perspective de développement « cas
d’étude communes de Baraki et Eucalyptus »
INTRODUCTION
L’urbanisme à Alger a connu lors de la dernière décennie un profond bouleversement,
d’une ville attractive qui se développe en grande partie grâce à des intenses mouvements
migratoires venant de l’arrière-pays, voire même de tous les coins du territoire national. Jusqu’à
la moitié de la décennie 1980, Alger est devenue une ville saturée. Elle est non seulement dans
l’incapacité d’accueillir de nouveaux flux, mais à la recherche de moyens lui permettant de
provoquer un reversement de ces flux.
Aujourd’hui plus de la moitié de l’accroissement urbain se concentre dans les
agglomérations périphériques de la capitale. La plus part d’entre elles sont le résultat d’une
urbanisation récente parfois anarchique, et ayant toujours comme point de départ, la
construction de logements en masse pour répondre à une crise en croissance, malgré tous les
efforts.
Toutefois, Baraki et Eucalyptus nos deux cas d’étude, ainsi que d’autres communes
périphériques du grand Alger n’échappent guère à cette situation. Elles sont l’exemple type de
communes à vocation agricole qui subissent de plus en plus le phénomène de l’urbanisation
anarchique. En plus, du fait d’être des communes de la deuxième couronne d’expansion urbaine
prévue dans le nouveau PDAU, comme un sous-système ; cette zone est très marquée par la
ruralité et une concentration importante de population.
PARTIE III : Impact et Enjeux de la périurbanisation pour 93
l’aménagement de l’espace Algérois, perspective de développement « cas
d’étude communes de Baraki et Eucalyptus »
CHAPITRE V :
DIAGNOSTIC D’UN PERIMETRE COMMUNAL ALGEROIS
Cette dernière décennie les communes de Baraki et Eucalyptus ont connu une forte
dynamique urbaine. Situées sur la périphérie d’Alger, elles jouent le rôle de site d’accueil pour
engloutir le taux d’accroissement d’une population de plus en plus importante. La
problématique majeure, c’est le caractère spécifique du sol de ces communes. Situées dans le
périmètre de la Mitidja, elles ont la spécificité, de terres agricoles de fort rendement.
I.
Présentation des communes :
Commune de Baraki :
Situation géographique et accessibilité :
Baraki est une commune de la wilaya d’Alger, se située sur l’axe d’extension de
l’agglomération Algéroise vers le SUD- EST, en plein cœur de la Mitidja, à quinze kilomètres
de la capitale d’Alger, Elle s’étend sur une superficie de 3214,74 Hectare dont 43.12% est une
surface Agricole
La commune de Baraki chef-lieu de la Daïra, portant le même nom, est délimitée par
(Voir fig. 27) :
 NORD : par El Harrach,
 NORD-OUEST : par la commune de Gué
Figure 27: Situation de Baraki
(Source étudiantes sur fond Google Earth 2017)
de Constantine et Oued el Harrach.
Gué de Constantine
El Harrach
 OUEST : par les communes de Saoula et
Birtouta.
Saoula
E
BARAKI
 EST : par la commune Les Eucalyptus
Eucalyptus
 SUD : par la commune de Sidi Moussa.
La commune est bien desservie en
Birtouta
matière de voiries. Les deux chemins de
Sidi Moussa
wilaya :
 CW14 reliant Baraki à Gué de Constantine et Sidi Moussa et
 CW15 reliant Baraki à Alger, el Harrach et Larbàa,
Les deux assurent toute relation intercommunale et régionale,
Nous avons également :
PARTIE III : Impact et Enjeux de la périurbanisation pour 94
l’aménagement de l’espace Algérois, perspective de développement « cas
d’étude communes de Baraki et Eucalyptus »
-
l’autoroute Est – Ouest et de la 2eme rocade Sud d’Alger, ces deux liaisons ont le
même tronçon au Nord- Ouest de Baraki (voir figure 28).
Birtouta est liée à la commune d’Eucalyptus par la route Nationale N° 08.
La présence de chemin vicinal qui assure la desserte de la raffinerie de Sidi Resine au
nord et la liaison de CW115 a la route 61 au Sud. Ainsi que des liaisons inter quartier et
résidentielle et des chemins agricole qui assurent les déplacements à l’intérieur de la
commune.
Figure 28: Carte de Baraki indiquant les routes
Source ; Travaille Etudiantes sur fond Google Earth 2017
Légende :
Auto route Est –Ouest (Blida-Dar el Beida)
2eme Rocade Sud
Chemin wilaya (CW115-CW14)
Chemin vicinal
Limite communale
Etant une commune à vocation rurale. Baraki a connu une extension de sa zone bâtie
par l’introduction d’activités industrielles et de services telles que la raffinerie de Sidi Arsine
et la station d’épuration, causant ainsi une forte réduction de la superficie agricole, convertissant
ces terrains en béton.
Données Physiques de la commune de Baraki :
-
Relief et Géologie :
Du point de vue géomorphologique, la commune de Baraki repose sur un terrain
marécageux plat. Sa structure géologique est caractérisée par la présence d’une nappe alluviale
PARTIE III : Impact et Enjeux de la périurbanisation pour 95
l’aménagement de l’espace Algérois, perspective de développement « cas
d’étude communes de Baraki et Eucalyptus »
constituée par des anciennes alluvions et un substratum qui est constitué par les marnes d’Oued
El Harrach.
-
Climatologie :
Le climat de Baraki ne diffère pas de celui de la zone de Mitidja, il est caractérisé par
un été chaud et un hiver froid et pluvieux. (Voir Tableau 5)
Tableau 5: Caractéristiques Atmosphériques de Baraki.
Mois
Température moyenne °C
Précipitations
moyenne totale
en mm
Nombre de
jours moyen
de
Précipitations
Minimum
Maximum
Janvier
5,5
16,7
81,4
11,4
Février
5,9
17,4
72,7
10,6
Mars
7,1
19,2
55
9,7
Avril
8,8
20,9
58,4
9,1
Mai
12,3
23,9
41,9
7,3
Juin
16,1
28,2
8,5
2,5
Juillet
18,9
31,2
4,5
1,5
Aout
19,8
32,2
8,2
2,5
Septembre
17,6
29,6
28,3
5,3
Octobre
14,2
25,9
58,8
8,6
Novembre
9,8
20,8
89,6
11,1
Décembre
7,2
17,9
91
12,1
(Source : site de Météo.DZ).
-
Hydrologie :
Figure 29: Carte de zonage sismiquedu territoire
nationale69
La commune de Baraki est caractérisée
par la présence d’une nappe libre, alimentée par
les eaux de pluies et des oueds découlant plus
précisément de l’Atlas Blidéen. Des sources
importantes d’eau potable pour l’agglomération
algéroise.C’est
une
commune
à
fortes
potentialités agricoles, en plus de l’avantage de
présence ressources hydriques
69
http://www.structureparasismic.com/ReglesRPA99Site/MapSismicAlgeria.gif
PARTIE III : Impact et Enjeux de la périurbanisation pour 96
l’aménagement de l’espace Algérois, perspective de développement « cas
d’étude communes de Baraki et Eucalyptus »
La surface agricole représente 60% de la surface totale de la commune, soit 1 660 Ha.
-
Sismicité et Risque Sismique :
La commune de Baraki est classée en zone III d’après la nouvelle carte de zonage
sismique du territoire nationale RPA99, actualisée après le séisme de Boumerdes de 2003.
Données Démographiques Et Socioéconomique :
La commune de Baraki est classée 6eme communes, la plus peuplé de la wilaya d’Alger
après Sidi M'hamed, Alger-Centre, Kouba, Bachdjerrah et Bourouba, avec 116 375Habitants
en 2008 soit un taux d’accroissement de 2.1% .
Figure 30: Graphe de évolution de la population de la commune de Baraki
140 000
116 375
120 000
95 247
100 000
80 000
68 839
60 000
40 000
43 835
21 033
20 000
-
1966
1977
1987
1998
2008
Source Graphe dessiné par les étudiantes d’après les données de RGPH 1966, 1977, 1987,1998 et
2008
Selon les cinq recensements effectues après l’indépendance, représentés sur le graphe
ci-dessus, l’évolution de la population a doublé entre 1966 et 1977 passant de 21 033 habitants
à 43 835 habitants avec un taux d’accroissement de 7.62%70, pour atteindre 68 839 habitants en
1987 soit un taux de 4.40%71. La population de Baraki est évaluée à 95 247 habitants en 1998
soit un taux d’accroissement de 2.89%72, et aujourd’hui au dernier recensement de la population
de 2008 la commune de Baraki a atteint 116 375 habitants avec un taux d’accroissement de
2.1%73.
L’analyse de ces données nous permet de faire ressortir les remarques suivantes :
70
Source : ONS RGPH 1966-1977-1987-1998-2008
Idem2
Idem2
73
Idem2
71
72
PARTIE III : Impact et Enjeux de la périurbanisation pour 97
l’aménagement de l’espace Algérois, perspective de développement « cas
d’étude communes de Baraki et Eucalyptus »
Durant la première décennie de l’indépendance, à l’image de toutes les grandes villes
d’Algérie, Alger
a connu le phénomène de l’exode rural. L’élément moteur des vagues de
population avec des taux d’accroissement importants. Baraki, fut l’une des terres d’accueils de
ce mouvement migratoire. Commune périphérique de la capitale, offrants de l’emploi sur ses
vastes terres agricoles, des possibilités de résidences pour la main d’œuvre des industries
voisines, comme celle de El Harrach.
Durant la décennie noire en Algérie, les périphéries d’Alger faisaient partie des secteurs
très sensibles, du point de vue sécurité. Ce qui explique la régression du taux d’accroissement,
en cette période.
Apres la stabilité politique et économique, la population de Baraki revient dans ses
foyers.
Tableau 6: L’évolution de la population de Baraki entre les trois recensements RGPH.
Année
Sexe
1987
Masculin
Total
Année
1998
Féminin
64 650
2008
Masculin
Féminin
Masculin
Féminin
48 296
46 950
58 890
57 484
95 247
116 375
(Source : ONS, Alger 2008)
Tableau 7: Evolution de la population de Baraki selon sa dispersion.
Dispersion
ACL
AS
ZE
Total
commune
Population
1998
90 055
4 414
778
Population
2008
110 106
5 149
1 120
Taux
d’accroissement
0,82%
1,5%
3,7%
95 247
116 375
2,1%
Surplus
20 051
735
342
10 744
(Source : Etudiantes selon les données ONS, Alger, 1998,2008)
La principale caractéristique de la population de la commune selon le tableau N°02 est
sa concentration dans le chef-lieu de la commune dont 94,60% y réside.
PARTIE III : Impact et Enjeux de la périurbanisation pour 98
l’aménagement de l’espace Algérois, perspective de développement « cas
d’étude communes de Baraki et Eucalyptus »
Figure 31: Répartition Des Entités Économiques De Baraki
Par Grands secteurs d'Activités
Commerc
e
53%
Construct
ion
1%
Figure 32: Répartition De La Population De Baraki
Résidente Selon La Situation Individuelle
Inactifs;
10%
Industrie
12%
Service
34%
Source Graphe dessiné par les étudiantes d’après les
données de RGPH 2008
Etudiants
écoliers;
12%
Actifs;
45%
Femmes
au foyer;
33%
Source Graphe dessiné par les étudiantes d’après les
données de REC.ECO 2011
Les données montrent que le total de la population active est de 38 478 soit 45 % de la
population de Baraki. Quant à la population inactive (Femmes au foyer + chômeurs) est de
35 885 soit un taux de chômage de 42% (voir figure 31) très importants en comparaison avec
taux national, qui est de 14,1% en 2008. On pourrait éventuellement relier ceci au fait que la
plupart travaille dans les fermes agricoles sans déclaration de leurs activités.
Pour ce qui est de la répartition de la population dans les différents secteurs d’activités,
on remarque d’après le graphe ci- dessus (figure 32), que l’activité commerciale, l’emporte avec
53% de la population totale active de la commune. Alors que les services sont représentés par
34% d’emploi, l’industrie avec 12%, et 1% pour le secteur construction. Sachant que, Alger en
ce moment est un véritable chantier sur l’ensemble de son territoire.
Evolution De La Croissance Urbaine Et Développement Territoriale
 Aperçu Historique de l’Evolution de la croissance urbaine de la commune de
Baraki :
Il existe deux versions concernant la nomination de Baraki.
La première dit que cette appellation est née avant la colonisation française, vers
l’époque turque, Baraki était une priorité privée de Monsieur AKI avec des caractéristiques
rurales, dites Berre « qui signifie de bonne terre ». De cela le Berre de AKI devient Baraki.
PARTIE III : Impact et Enjeux de la périurbanisation pour 99
l’aménagement de l’espace Algérois, perspective de développement « cas
d’étude communes de Baraki et Eucalyptus »
Figure 33: Tissu Urbain de Baraki en 195774
La deuxième version75, raconte
qu’avec la colonisation française, les
terres de la Mitidja étaient les
propriétés
des
colons
français.
Monsieur Aki, le propriétaire était
gérant d’un bar. De Bar de Monsieur
Aki, vient la nomination de Baraki. Et
c’est la version la plus courante.
S’était un village de la Mitidja,
crée par les militaires français
Entre 1830 et 1870 au côté d'un
vieux village arabe. Il était destiné à
abriter les colons amenés pour peupler
la nouvelle colonie la commune était
formée par cinq fermes coloniales à s’avoir :
Delbouz et Recazine qui constituent le centre-ville de Baraki, Rafael (actuel Bentelha),
Belgoder et Maraba (voir Figure 33).
Figure 34 Cité Recazine en 194576
En
1943,
Baraki
n’était
qu’un
lotissement sur le plan urbain (lotissement de
Recazin) qui assure l’extension de l’espace
urbain et c’est la cité Diar El Baraka qui assure
cette continuité urbaine.
Ce n’est qu’en 1958 que Baraki a été créé
et rattaché à Sidi Moussa, mais sera très vite en
1959
un
nouveau
découpage
pour
la
réorganisation d’Alger l’intègre au 10éme
74
Source : Archive de la wilaya d’Alger
75
N.MOUAS et A.SLIFI , « les mutations en cours dans la périphérie d’Alger ,cas de la commune de Baraki » , mémoire ingénieur en
aménagement urbain , USTHB , 2000
76
https://fr.wikipedia.org/wiki/Baraki.
PARTIE III : Impact et Enjeux de la périurbanisation pour 100
l’aménagement de l’espace Algérois, perspective de développement « cas
d’étude communes de Baraki et Eucalyptus »
arrondissement avec El Harrach (Maison Carrée) et Oued Smar de la ville d’Alger.
Durant la période coloniale, Baraki à garder son caractère rurale.
Figure 35: PUD de Baraki en 199077
A l’instar de l’indépendance, et avec
le départ des colons Baraki a commencé à
perdre son caractère agricole. Les terres
agricoles se privatisent et se vendent à une
urbanisation
accélérée
par
l’auto-
construction des habitations individuelles,
donnant
naissance
aux
agglomérations
secondaires.
Durant la première décennie de
l’indépendance, c’est le développement
d’Alger qui a induit l’extension de cette localité
avec la projection de différente infrastructure.
En 1977, suite à la réorganisation du
grand Alger et avec la promulgation du décret
N°77/02 de 18-02-1977 que Baraki est devenu
commune avec la création de nouveaux
équipements tel que le siège de l’APC et d’autres opérations qui ont contribuées au
développement urbain de Baraki, tel que : ZHUN de 200 logements, logements de Résorption
de l’habitat Précaire, promotion immobilière et le programme de l’auto construction …
C’est entre les années 1983-1990 que Baraki a connu une grande urbanisation de son
territoire, actuellement elle occupe le statut de circonscription administrative qui regroupe
Baraki, Eucalyptus et Sidi Moussa. De ce fait elle devient le grand tissu qui s’étale sur la pleine
de la Mitidja.
77
Source : archive CNERU, PUD 1990
PARTIE III : Impact et Enjeux de la périurbanisation pour 101
l’aménagement de l’espace Algérois, perspective de développement « cas
d’étude communes de Baraki et Eucalyptus »
Figure 36: La commune de Baraki et son agglomération78
Pendant
la
dernière
décennie la commune de Baraki
s’est formé par un processus de
densification, on assiste à un
développement très important de
l’agglomération qui due à une
urbanisation excessif issue de
l’exode
des
populations
de
destination diverses.
Aujourd’hui
Baraki
continue toujours de subir entre
autre la pression urbaine de la
métropole provoquant un mitage
sans cesse croissant des terres
agricole.
Recevoir des programmes qui contribues a son développement et son insertion dans la
dynamite de la métropolisation d’Alger et se traduit par la réalisation des projets tel que le
complexe sportif à caractère national et international qui doit être livré début de l’année 2018
.Sans pouvoir oublié le nombre important de logements sociaux qu’ils réalisent sur le peu de
terrain qui lui reste libre.
Evolution du cadre Bâti de la commune de Baraki :
Durant l’époque coloniale, y avait la dominance de cinq fermes citées auparavant, ces
fermes ont êtes organiser suivant les deux axes principales de la commune à s’avoir les chemins
de wilaya N°115 et N°14.
L’habitat collectif de cette période est marque par la cité Recazine, dénommée
actuellement cité El Baraka qui a été le fruit du Plan de Constantine de 1958.
Apres l’indépendance, l’exode massif des wilayas avoisinante a provoqué une crise de
logement et sa a dû être accentuer par la croissance de la population et l’absence de planification
78
Source : Travaille étudiantes sur fond cartographique ONS 2008
PARTIE III : Impact et Enjeux de la périurbanisation pour 102
l’aménagement de l’espace Algérois, perspective de développement « cas
d’étude communes de Baraki et Eucalyptus »
et d’instrument d’urbanisme couvrant la dite commune. C’est dans ce période-là (années 1970),
que fut apparaitre les logements HLM.
Apres la promotion de Baraki au rang de commune dépendante de El Harrach, et avec
la persistance de la crise de logement, l’urbanisation de la commune s’est étalée vers les terres
agricoles (Exp : cité 2004 logements).
Durant la période des années 1980 jusqu’aux années 1990, l’état à procéder à
l’encouragement de l’auto construction, et suite à l’absence de plan d’urbanisme et la non
maitrise de l’urbanisation, une anarchie dans la consommation des terres et des constructions
illicite ont développées et a pris de l’ampleur ce qui a attirer l’intention des autorités pour la
prise en charge immédiate et l’’élaboration des instruments de contrôle et d’urbanisme.
En raison des conditions d’insécurité qu’a connue le pays, Baraki était la plus touché.
Cette période l’a fait reculer la construction et le développement urbain de la commune.
Figure 37: Urbanisation actuelle de Baraki79
Aujourd’hui la commune de
Baraki, commence à perdre son caractère
de commune agricole. Selon la Carte
N°11, on voit qu’à partir du noyau central
de la commune le développement d’une
grande masse de construction repartis
entre activités et Habitat, cet état du lieu
nous confirme l’absence de planification
urbaine
et
commune
l’urbanisation
s’est
fait
de
de
cette
manière
anarchique.
Selon le dernier recensement de
l’ONS
2008,
l’habitat
spontané
à
caractère individuel est le plus répondu
dans cette zone représentant 91,80%, tandis que l’habitat collectif représente un faible taux qui
est de 6,78%, alors que l’habitat précaire ne représente que 2,42%.
Cette étude d’évolution du cadre bâti et de l’habitat de la commune de Baraki nous
confirme sa position périphérique dans la grande métropole d’Alger.
79
Source : étudiantes sur fond Google Earth 2017
PARTIE III : Impact et Enjeux de la périurbanisation pour 103
l’aménagement de l’espace Algérois, perspective de développement « cas
d’étude communes de Baraki et Eucalyptus »
Etude des équipements de la commune de Baraki :
Figure 38: Carte de répartition d’activités et de l’Industries80
L’implantation
d’activités
secondaire
et
d’industrie dans la commune de
Baraki remonte à la colonisation,
leurs localisation se fait en
suivant le chemin de fer sur l’axe
Alger centre, El Harrach et Gué
de Constantine, Baraki.
Elles
sont
reparties
comme suite sur le territoire de la
commune (voir fig. 38) :
-
La
raffinerie
de
Sidi
Recazine.
-
La briqueterie de Benghazi.
Des activités et micro zone existaient ou furent implantées suite aux transferts de
Hamma-Hussein Day vers Baraki.
Le Développement Territoriale et urbain de la commune de Baraki :
Plusieurs tentatives d’élaboration des instruments d’urbanisme pour la commune de
Baraki ont été lances mais sans suite, les POS qui ont servi aux études sans être approuvé, et ne
couvre que le noyau central de la commune. Une étude de PDAU a été réalisé en 1991, élaboré
par le CNERU et qui a pour objectif l’orientation et la canalisation de l’urbanisation de la
commune, bien qu’il ne soit pas approuvé, il a servi tout de même comme un document
référentiel pour plusieurs décisions d’aménagement et de programmation de la commune.
Une révision du PDAU des 57 communes d’Alger dont fait partie Baraki a été approuvée
en 2016.
Une lecture des Plans Directeurs d’Aménagement et d’Urbanisme qui couvrent le
territoire de la commune de Baraki (PDAU communal non approuvé en 1991 et le PDAU
80Source
: étudiantes sur fond cartographique ONS 2008
PARTIE III : Impact et Enjeux de la périurbanisation pour 104
l’aménagement de l’espace Algérois, perspective de développement « cas
d’étude communes de Baraki et Eucalyptus »
intercommunal approuvé en 2016) permet de comprendre les grandes orientations
d’aménagement et d’urbanisme du territoire de Baraki et leurs implications sur la
consommation foncière particulièrement le foncier agricole.
Tableau 8: Tableau des qualifications de l'usage du sol
Figure 39: Qualification de l'usage du sol.
Source : Rapport de présentation , PDAU d'Alger, Parque expo 2016.
Les orientations des instruments d’urbanisme pour le développement territorial et urbain
de Baraki étaient de lancer un programme d’amélioration urbaine, des actions qui vise le
développement et le traitement du bâti ; de l’environnement et du cadre de vie et la lutte contre
la mono fonctionnalité des espaces (Exp ; cité 2004 logements).
Par rapport aux terrains agricoles de la Mitidja diffèrent du PDAU communal de Baraki
(1991) au PDAU intercommunal de la wilaya d’Alger (2016).
Le PDAU non approuvé en 1991 oriente le développement socio-spatial sur tous le
territoire de la commune de Baraki, les recommandations de cet instrument sont basés sur des
critères naturels (géotechnique, agriculture...).Ce dernier ne prévoit en aucun cas la préservation
des terres agricoles de la commune, puisque les terres à forte potentialité agricole ont étés
malheureusement destiné à l’urbanisation, tel que Haouch Meriem et la cité el Mardja.
Dans le cadre de la révision du PDAU des 57 communes d’Alger, le PDAU de Baraki
est inscrit à cet effet. Il fixe les orientations fondamentales de l’aménagement du territoire d’une
ou de plusieurs communes, ce nouveau PDAU intercommunal d’Alger (il étudie les 57
PARTIE III : Impact et Enjeux de la périurbanisation pour 105
l’aménagement de l’espace Algérois, perspective de développement « cas
d’étude communes de Baraki et Eucalyptus »
communes de la wilaya), qui inclut une vision stratégique et de nombreux projets structurants,
ainsi qu’aux perspectives de développement qu’il offrira à l’ensemble du territoire qu’il couvre.
Le PDAU intercommunal de la wilaya d’Alger (2016), prévoit pour la commune de
Baraki son insertion dans le territoire de la wilaya car elle émerge une centralité à côté de la
commune de Eucalyptus pour crée un pôle urbain parmi d’autre à la 2eme couronne périphérique
EST de la wilaya.
Figure 40: Carte de système urbain et hiérarchie81
La situation agricole de la commune de Baraki :
Le secteur agricole est directement lié aux potentialités géographiques préexistantes à
l’intervention de l’homme et l’abondance des pluies et la richesse du réseau hydrologique de
Baraki a permis le développement de l’agriculture sur ce territoire.
Baraki est une commune qui représente de bonne potentialité agricole, sa situation sur
la pleine de la Mitidja, lui donne la constitution de terres à moyens et a fortes potentialités
agricoles dont la surface totale est de 1439,15 Ha, ce qui correspond à 44,80 % de la surface
totale de la commune.
L’agriculture a subi une restructuration ces dernières années où les exploitations sont
organisées en EAC et EAI.
Les exploitations agricoles sont reparties de la manière suivante :
-
Les Exploitation Agricole Collectives (EAC) qui sont du nombre de 46
exploitants.
81
Source : Rapport d’Présentation, PDAU d’Alger 2016 ; Parque expo 2016
PARTIE III : Impact et Enjeux de la périurbanisation pour 106
l’aménagement de l’espace Algérois, perspective de développement « cas
d’étude communes de Baraki et Eucalyptus »
-
Les Exploitation Agricole Individuelles (EAI) qui sont du nombre de 49
exploitants.
-
Les exploitations Privée sont d’ordre de 22.65% soit une surface de 325,80 Ha
de la surface agricole totale.
Les terres nues sont dominantes, dans la partie Nord Est et Sud-Ouest et se localise dans
les enclaves des maraichages et d’arboriculture et des étendues d’agrumes.
La répartition des terres agricole utiles par secteur juridique dans la commune de Baraki
est comme suite :
-
Le secteur Privé a une surface de 334,40 Ha soit 23,23% de la surface totale.
-
Le secteur Etatique a une surface de 1051,54Ha soit 73 % de la surface totale.
D’après les données que nous a fournies la subdivision agricole de la commune de
Baraki, on constate la dominance du secteur étatique par rapport à celui du privé.
Tableau 9: Répartition de la SAU
Superficie de culture des
Herbacées (Maraichage +
céréale + fourrage)
Superficie réelle de culture
pérenne
404,25 Ha
Surface agricole Utile
793,75 Ha
1198 Ha
(Source : statistique de la subdivision agricole de Baraki)
Tableau 10: Répartition de la SAT.
Surface agricole Utile
Terres Incultes
(Fermes + Habitations+
Construction Illicite)
Bâtiments
Surface agricole
Totale
1198 Ha
215,17 Ha
24,98 Ha
1439,15 Ha
(Source : statistique de la subdivision agricole de Baraki)
Selon les tableaux 9 et 10, on remarque que la surface agricole utile (SAU) est de 1198
ha soit 83,24% de la surface totale agricole de la commune de Baraki.
PARTIE III : Impact et Enjeux de la périurbanisation pour 107
l’aménagement de l’espace Algérois, perspective de développement « cas
d’étude communes de Baraki et Eucalyptus »
Figure 41: Graphe repartition des superficies agricole de la commune de Baraki
Viticulture
6%
Maraichage
11%
Fruitieres
35%
Herbacées
29%
Agrumes
19%
Source Graphe dessiné par les étudiantes d’après les données de subdivision agricole de Baraki, 2017
On constat que beaucoup de terres agricole Utiles sont réservées a la cultive des
fruitières et des herbacées soit 904,25 Ha (500 Ha des fruitières et 404,25 Ha des herbacées).
Les Agrumes et les maraichages sont aussi prépondérants avec des surfaces successives 276 Ha
et 160,07 Ha, le reste de la SAU est occupé par les Viticulture soit une surface de 86,75 Ha.
La consommation du foncier agricole de la commune de Baraki :
A l’instar de toutes les communes de la wilaya d’Alger, surtout celle qui se situe sur la
pleine de la Mitidja le cas de la commune de Baraki, a connu un développement
socioéconomique et spatial important depuis l’indépendance et ne cesse de connaitre un
développement spatial sans précèdent.
Cette consommation est traduite par la reprise du sol agricole pour l’urbanisation.
Des pertes énormes ont étés enregistrées, selon les statistique de la subdivision de la
commune en 2012
398 Ha soit une perte de 27,60 % de la surface Agricole totale ont fait
objet d’urbanisation répartis comme suit :
-
238 Ha destiné pour la réalisation des logements sociaux, logements participatifs et
individuels.
-
75.90 Ha destiné à la réalisation de l’Autoroute Est Ouest avec différents pénétrantes
-
3.40 Ha destiné à la réalisation du chemin de fer
-
47.55 Ha destiné à la réalisation du stade internationale de Baraki ainsi que différents
stade de proximité et places de détente.
PARTIE III : Impact et Enjeux de la périurbanisation pour 108
l’aménagement de l’espace Algérois, perspective de développement « cas
d’étude communes de Baraki et Eucalyptus »
-
31.45 Ha destiné à la réalisation des suretés communale et établissements scolaire.
Les facteurs de consommation foncière sont d’ordre économique, politique, technique
et social.
En matière d’urbanisation, les formes d’habitat consommatrices du foncier (habitat
individuel dispersé et individuel groupé dans les lotissements), et les formes d’urbanisation
(étalement
urbain,
périurbanisations)
Figure 42: Carte de répartition de terrains agricoles et urbanisés82.
ont
certainement leur part dans cette
consommation
foncière
qui
épuise la ressource foncière
particulièrement agricole à la
commune de Baraki. Mais aussi
l’absence
d’instruments
de
gestion d’urbanisation tel que
les POS et PDAU est aussi
responsable
de
cette
consommation foncière de plus
en plus importante qui ne cesse
d’épuiser la ressource foncière
particulièrement agricole.
Commune d’Eucalyptus :
Situation géographique et accessibilité :
La commune des Eucalyptus est située au Nord Est de la Mitidja, caractérisée par
d’excellentes potentialités agricoles de la classe (A1), et fait partie des réserves agricoles
fondamentales.
82
Source : étudiantes sur fond cartographique ONS 2008
PARTIE III : Impact et Enjeux de la périurbanisation pour 109
l’aménagement de l’espace Algérois, perspective de développement « cas
d’étude communes de Baraki et Eucalyptus »
Figure 43: Situation géographique de la commune des Eucalyptus.
Source :http://apceucalyptus.com
La commune des Eucalyptus, communes de la wilaya d'Alger, située dans la partie Sud
Est de la capitale, à environ 17 Km du centre.
Avec une superficie totale de 3032 Ha83 et un périmètre de 26.06 Km
84
, elle est
délimitée:
-
Au Nord par les communes d’Oued Smar et d’El Harrach, séparée par la première rocade
Sud d’Alger.
-
A L’Ouest par les communes de Baraki et Sidi Moussa, séparée par le chemin communal
N°4 (CC04).
-
A l’Est par la commune de Dar El Beida, séparée par le chemin de wilaya N°118 (C W
118).
-
Au Sud par les communes de Meftah et Larbaa, séparée par le chemin de wilaya N°59
(CW 59).
La commune est répartit en une Agglomération Chef- Lieu (ACL) et quatre
Agglomérations Secondaires (AS) à savoir :
-
Agglomération Secondaire Kourifa.
-
Agglomération Secondaire El Djemhouria.
-
Agglomération Secondaire Air Algérie.
83
84
RGPH.
IBID.
PARTIE III : Impact et Enjeux de la périurbanisation pour 110
l’aménagement de l’espace Algérois, perspective de développement « cas
d’étude communes de Baraki et Eucalyptus »
-
Agglomération Secondaire Menaceria.
 Structure de réseau de voirie :
Les infrastructures routières constituent l’épine dorsale de développement et
d’aménagement d’une localité, elles sont reparties comme suit :
- Le réseau routier : Au cours des dernières années, le réseau de voirie de la commune des
Eucalyptus a connu un développement dicté par l’implantation de nouvelles zones
d’habitation
Le réseau routier de cette commune est considéré comme étant une
infrastructure de base, qui façonne l’espace en orientant son extension d’une part et de
l’autre part sa limite, tout en assurant son développement.
Le réseau routier de la commune des Eucalyptus est composé de : (voir figure 44).
a. Les routes nationales :
- La RN 08 : lie la wilaya d'Alger à celle de Blida et traverse la ville des
Eucalyptus sur une longueur de 4.25Km.
-
La RN 61 : Traverse la ville des Eucalyptus et mène vers la commune de Dar el
Beida et El Djemhouria d'une longueur de 6.88Km.
b. Les chemins de wilaya :
- CW 118 : Mène vers la commune de Meftah en passant par El Djemhouria d'une
longueur du 4.26Km.
-
CW 59 : Présente une partie des limites communales sud et mène vers la
commune de Meftah, il est d'une longueur de 3km.
c. Les Chemins communaux (vicinaux) :
- CC06 : Relie la RN08 avec la RN61d'une longueur de 7.6 km.
PARTIE III : Impact et Enjeux de la périurbanisation pour 111
l’aménagement de l’espace Algérois, perspective de développement « cas
d’étude communes de Baraki et Eucalyptus »
Figure 44: les réseaux routiers de la commune des Eucalyptus.
Source : Travaille des étudiantes
Les données physiques de la commune d’Eucalyptus :
 Géologie : La structure géologique de la commune est définie par des alluvions récentes
d’âge néophistocène, représenté comme suit :
-
Alluvions marécageuse : partie de la zone occupée jusqu'au 20éme siècle par des
marécages et encore inondées lors de la période pluvieuse (Alluvions anciennes).
-
Alluvions limoneuses : Dans la partie Basse de la zone avec des alluvions des
vallées jusqu'à 5 m au-dessus du lit des rivières85.
 Relief : Sa géomorphologie est tabulaire et les altitudes oscillent entre 12 et 25 m,
dessinant un relief plat selon une direction Sud-Nord vers la mer (niveau zéro).
 Hydrogéologie : Caractérisé par une nappe phréatique d'une perméabilité élevée, on
enregistre des problèmes d'instabilité face aux risques de gonflement des terrains.
Considéré comme obstacle à l'urbanisation.
 Climatologie : La commune des Eucalyptus bénéficie d'un climat méditerranéen. Elle
est connue par ses longs étés chauds et secs. Les hivers sont doux et humides, la neige
est rare. Les pluies sont abondantes et peuvent être diluviennes.
85
Octobre à Mars : pluvieuse et froide, avec une température moyenne inférieure à
la moyenne annuelle (8°).
Avril à Septembre : Sèche et chaude, température supérieure à la moyenne.
Monographie de l’APC des Eucalyptus 2010.
PARTIE III : Impact et Enjeux de la périurbanisation pour 112
l’aménagement de l’espace Algérois, perspective de développement « cas
d’étude communes de Baraki et Eucalyptus »
-
Les précipitations en moyenne 600 à 700 mm/an.
-
La zone est exposée à un vent nord-est durant l'année à part en été, on enregistre
parfois des périodes de sirocco.
Données démographique et socioéconomique de la commune des
Eucalyptus :
L’étude de la structure d’une population et son évolution est essentielle dans toute étude
d’aménagement, elle est la base de l’évolution à long terme des besoins en matière de
logements, équipements.
Dans ce contexte, nous mettrons l’accent tout particulièrement sur l’évolution de la
population et sa distribution par dispersion géographique.
-
Évolution de la population :
L’évolution de la population est l’un des facteurs dynamiques de la croissance urbaine
et de la mutation de l’occupation du sol.
L’accroissement de la population urbaine peut être décomposé en :
-
Croissance naturelle
-
Solde migratoire (entrée-sortie).
«L’avantage d’une étude démographique est de fournir des éléments de classification
et de faire apparaître des données qui sont du plus haut intérêt pour analyser les besoins de
d’équipement et des services»86.
Les résultats des différents recensements de la population sont présentés dans le tableau
qui suit :
Tableau 11: Evolution de la population (1977-2008)
Années
Population
Taux d’accroissement (%)
1977
25 245
1987
60 108
8.3
1998
96 310
4.8
2008
127 700
2.8
Source: Monographie de l’APC des Eucalyptus 2010
86
P. George, 1974, Précis de la géographie urbaine, PUF. Paris.
PARTIE III : Impact et Enjeux de la périurbanisation pour 113
l’aménagement de l’espace Algérois, perspective de développement « cas
d’étude communes de Baraki et Eucalyptus »
Figure 45: Evolution du taux d’accroissement.
10
8
6
4
2
0
8,3
4,82
2,8
1977
1987
1998
Taux d’accroissement
2008
Source : Travaille des étudiantes d’après les données du RGPH 1987, 1998,2008
Les résultats du tableau 11 illustrés par les graphes ci-dessus montrent que la
population de la commune a doublé entre les années 1977 et 1987 passant de 25 245 hab à 60
108 hab, elle a atteint une population de 96 310 hab en 1998 pour arriver à un total de 127 700
hab en 2008.
Avec un taux d’accroissement de 1.9% entre 1998 et 2008 (contre une moyenne de
wilaya de 1.6%)87, la commune des Eucalyptus connait un solde démographique inférieur à
celui entre 1987 et 1998 qui était de 4.82% soit un taux élevé du a un apport massif causé par88 :
-
Situation de la commune à proximité de l’agglomération algéroise qui lui a permis de
jouer le rôle de réceptacle des populations transférées d’Alger, comme le cas du
recasement des sinistrés de la Casbah dans les 1600 logements.
-
Situation de la commune à proximité des zones industrielles qui a favorisé
l’implantation de la population extérieure à la commune et travaillant dans ce secteur
tels que la zone de Sidi Moussa ou Oued Smar.
-
La manipulation des terres agricoles par la spéculation foncière en faveur d’une
prolifération illicite d’habitation individuelle.
-
Renforcement par une vague d’immigration des wilayas interne (Médéa, Bouira,
Sétif,…)89.
- Structure de la population :
L’étude de la structure de la population par âge et par sexe est très importante pour
qualifier des besoins de la population elle apparait à travers l’analyse de certains paramètres et
des prévisions à formuler en matière de scolarité, emploi et d’autres besoins de la population.
87
Annuaire statistique de la wilaya d’Alger 2011(DPAT).
88
PDAU rapport phase II novembre 1991.
89
Monographie de la commune 2010.
PARTIE III : Impact et Enjeux de la périurbanisation pour 114
l’aménagement de l’espace Algérois, perspective de développement « cas
d’étude communes de Baraki et Eucalyptus »
Les données démo-économiques revêtent une grande importance dans la mesure où elles
permettent de quantifier les besoins en matière d’équipements (scolarité, socio-culturels,
emploi,..).
Figure 46: Structure de la population par tranche d’âge et par sexe.
80-84 ans
70-74 ans
60-64 ans
50-54ans
40-44 ans
30-34 ans
20-24 ans
10-14 ans
0-4 Ans
Féminin
Masculin
8000
6000
4000
2000
0
2000
4000
6000
8000
Source : Travaille des étudiantes d’après les données du RGPH 2008
La pyramide des âges de la population des Eucalyptus est marquée par :
- Une base rétrécie, qui témoigne d’un taux de natalité faible, due aux différents
facteurs (recul de l’âge de mariage, rareté de logements, manque d’emplois, etc.…)
-
Un tronc plus large, indiquant une forte proportion de jeunes âgés entre 15 et 35
ans. Cette importance est le fait d’un solde migratoire élevé enregistré au niveau
de la commune, ceci s’explique par le fait que cette tranche représente une
population active.
-
Le sommet est mince est effilé, avec une légère dissymétrie entre les deux sexes.
-
Répartition de la population par agglomération :La répartition de la population de
la commune d’Eucalyptus est caractérisée par un déséquilibre, nous avons
enregistré des balancements dans son rythme de croissance selon les
agglomérations et ceci entre 1977 et 2008. Pour mieux apprécier cette évolution,
nous avons dressé le tableau suivant :
Tableau 12: Répartition de la population par agglomération.
Agglomération
ACL
AS
Z.E
Nombre d’Habitants
103741
10561
1806
Pourcentage %
89.23
9.09
1.55
Source : RGPH 2008.
PARTIE III : Impact et Enjeux de la périurbanisation pour 115
l’aménagement de l’espace Algérois, perspective de développement « cas
d’étude communes de Baraki et Eucalyptus »
Nous constatons d'après les résultats du tableau 12 ci–dessus que :
La majorité de la population des Eucalyptus est concentrée dans l’agglomération
Chef-lieu avec 89 %. 9 % répartis dans les agglomération secondaires, et 2% localisés dans la
zone Eparse.
-
Densité de la population : La densité de la population est un élément
symptomatique dans l’analyse urbaine les différents degrés de concentration de la
population, nous aide à comprendre le phénomène de pression démographique sur
les différents espaces.90
 Évolution de la densité : L’évolution de la population est une caractéristique
fondamentale du système urbain, car elle fait apprécier des unités spatiales et offre
l’image des zones concentriques et permet aux géographes de conclure que tout
évolution géré ne peut être dissocié de la description de milieu.
Tableau 13: Evolution de la densité de la population (1977-2008).
Années
Nombre
d’habitants
Superficie (ha)
Densité hab./ha
1977
27245
3032
8.98
1987
60108
3032
19.82
1998
96310
3032
31.76
2008
127700
3032
37.82
Source : RGPH 1977-1987-1998-2008.
Les résultats du tableau 13 sont illustrés par le graphe ci-dessus et montrent bien un
accroissement général de la densité de la population passant de 8.98 hab/ha en 1977 à 37.82
hab/ha en 2008. Cette moyenne cache deux tendances contraires91 :
-
Une baisse de la population rurale avec un taux d’accroissement de -0.56% entre
1998 et 2008.
-
Une hausse de la population urbaine avec un taux d’accroissement positif, soit
2.26% entre 1998 et 2008.
90
Frédéric DANDERSON (2007).La population réunionnaise, Analyse démographique, IRD Edition, Institut de
recherche pour le développement. Paris.
91
RGPH 2008.
PARTIE III : Impact et Enjeux de la périurbanisation pour 116
l’aménagement de l’espace Algérois, perspective de développement « cas
d’étude communes de Baraki et Eucalyptus »
Ceci dit, malgré cette augmentation au niveau de la zone urbaine, la commune appartient
à la classe caractérisée par une très faible densité92, puisque sa densité est inférieure à 100
hab/ha.
Nbrd'habitants
Figure 47: Evolution de la densité de la population (1977-2008).
40
35
30
25
20
15
10
5
0
1977
8,98
densité
1987
19,82
1998
31,76
2008
37,82
Source : Travaille detudiantes d’après les données du RGPH 2008
-
Densité par agglomération : La densité de la population est calculée à partir des données
de population par rapport à la superficie des agglomérations, et ceci montre une
hétérogénéité de densité des agglomérations de la commune des Eucalyptus. (voir le
tableau 14)
Tableau 14: Densité de la population par agglomération.
Agglomération
Nombre
d’Habitants
Superficie (ha)
Densité (hab/ha)
ACL
AS
ZE
103741
10561
1806
991
104.68
257
41.09
1784
1.01
Source :RGPH 2008
92 Classification selon l’ONS 1998
PARTIE III : Impact et Enjeux de la périurbanisation pour 117
l’aménagement de l’espace Algérois, perspective de développement « cas
d’étude communes de Baraki et Eucalyptus »
densité hab/ha
Figure 48: Densité de la population par agglomération.
120
100
80
60
40
20
0
ACL
104,68
densité hab/ha
AS
41,09
ZE
1,01
Source : Travaille des étudiantes d’après les données du RGPH 2008
Ces résultats peuvent être expliqués par l’excessive concentration de la population dans
L’ACL due à une concentration d’équipements et d’habitats. Malgré cette densité d’ACL qui
apparait grande par rapport aux AS et à la ZE, elle reste faible selon la classification des densités
de l’ONS 2008 puisque elle est située entre 100 hab/ha et 300 hab/ha.
-
La population active et inactive : Connaitre la part de la population active sousentend, connaitre la population participante à la production de biens et de services,
en étant le moteur de développement économique, qui est lié à celui de l’emploi.
La population active regroupe la frange des 15 à 64 ans, qui est en âge de travailler
(occupée) ou en quête de travail.
Tableau 15: Taux d’activité de la population.
Nombre de population
Actifs
37193
Inactifs
46557
ND
350
Total
84100
Pourcentage %
44.2
55.4
0.4
100
Source :RGPH 2008
Les résultats montrent que le taux d’activité de la population de la commune des
Eucalyptus est répartir comme suis :
-
Population active s’élève à 44.2%.
-
Population inactifs est de 55.4%.
Ce taux de population inactive représente la population de moins de 15 ans, les retraités,
les femmes aux foyers ainsi que toute personne qui ne travaillent pas.
PARTIE III : Impact et Enjeux de la périurbanisation pour 118
l’aménagement de l’espace Algérois, perspective de développement « cas
d’étude communes de Baraki et Eucalyptus »
Parc de logement de la commune des Eucalyptus :
Le parc habitat de la commune des Eucalyptus s’est développé au cours des dernières
décennies d’une ampleur qui a dépassé toutes les prévisions en matière d’équipement et réseaux
divers.
-
Evolution du parc du logement : La commune des Eucalyptus a bénéficié de
plusieurs programmes de logements, principalement pour reloger et recaser les
habitants des autres communes de la wilaya d’Alger,
Les statistiques de 2008 en matière de logements font ressortir les tableaux suivants
:
Tableau 16: Évolution du parc du logement entre 1998 et 2008.
Nombre logements
Parc logement 1998
Parc logement 2008
A.C.L
A.S
Z.E
TOTAL A.C.L A.S
Z.E TOTAL
1
1
6
1
1
1
3
2
1075
091
48
2814
9161
907
33
1401
Pourcentage%
6.4
8
.6
8
5
00
1
9.5
8
.9
8
.6
1
00
1
Source :RGPH /ONS :1989-2008.
Figure 49: Graphe de l’évolution du parc du logement entre 1998 et 2008.
20000
15000
1998
10000
2008
5000
0
ACL
AS
ZE
Source : Travaille des étudiantes d’après les données du RGPH 2008
Avec la forte croissance économique de la période 1998-2008 le secteur de l’habitat,
comme tout autre secteur, a été marqué par une croissance importante en passant de 12814 à
21401 logements. Cette hausse est due aux nouveaux projets de constructions programmés sur
le territoire de la commune comme :
-
-
La cité 406 logements inscrits dans le cadre de l’AADL.
-
La cité des 500 logements.
-
La cité des 621 logements.
Typologie des constructions à usage d’habitation : La typologie est la forme
externe ou la morphologie des constructions. La commune des Eucalyptus est
PARTIE III : Impact et Enjeux de la périurbanisation pour 119
l’aménagement de l’espace Algérois, perspective de développement « cas
d’étude communes de Baraki et Eucalyptus »
caractérisée par une typologie diverse, elle est constituée d’immeuble, de maison
individuelle, de maison traditionnelle, de construction précaire et autre.
Tableau 17: Réparation des logements selon le type de construction.
Nombre
logements
Pourcentage
%
Immeuble
Maison
individuelle
Maison
traditionnelle
Autre
ordinaire
Construction
précaire
ND
Total
3974
10457
811
753
914
641
21401
22.64
59.58
4.62
4.29
5.20
3.65
100
Source : ONS. RGPH 2008.
Le parc habitat (individuel et collectif) de la commune s’est fortement développé au
cours des dernières décennies, accompagné d’une augmentation en matière d’équipements et
de réseaux divers, dans le but d’atténuer le déficit en logements.
D’après les résultats du tableau 17 on constate que 59% des constructions à usage
d’habitation sont de type individuel, c’est le plus dominant, viennent ensuite les immeubles
avec 23%, et les quatre autres sont réparties à part égale (5% et 4%).
Structure des équipements :
Tableau 18: Structure des équipements.
Equipement
Educatifs
Sanitaires
Culturels
Cultuels
Sportifs
Loisir
Protection et Sécurité
Administratifs
Divers
Total
Nombre total
47
6
2
23
3
6
6
4
9
106
Pourcentage %
44
5
2
22
3
6
6
4
8
100%
Source : Monographie de l’APC des Eucalyptus 2012.
PARTIE III : Impact et Enjeux de la périurbanisation pour 120
l’aménagement de l’espace Algérois, perspective de développement « cas
d’étude communes de Baraki et Eucalyptus »
Figure 50: Graphe representant la structure des équipements dans la commune des Eucalyptus.
Protection et
Sécurité
6%
Loisir
6%
Sportifs
3%
Administratifs
4%
Divers
8%
Educatifs
44%
Cultuels
22%
Culturels
2%
Sanitaires
5%
Source : Travaille des étudiantes d’après les données du RGPH 2008.
Comme nous le montre les graphiques précédents, la commune des Eucalyptus est
caractérisée par une importante concentration des équipements au niveau de l’ACL.
Cet état d’équipement est dû essentiellement au bénéfice de la majorité des équipements
de l’ACL, du fait qu’elle abrite 89,23 % de la population de la commune en seconde lieu la
plupart des programmes et des plans d’urbanisme qu’a connu la commune se sont orientés vers
les logements et quelques équipement de proximités à savoir, 29 écoles primaires concentrés à
l’ACL. Le tout a été compliqué par l’affectation de terrain à une zone constructible pour une
vocation résidentielle sans qu’il soit accompagné d’équipements nécessaires.
Les établissements économiques :
Depuis l’indépendance, la commune des Eucalyptus possédait déjà des équipements
importants voir d’envergure nationale. Ces établissements occupent des surfaces assez
importantes imprégnant le paysage de l’occupation du sol de la commune et influent
directement sur sa forme de croissance et ses flux.
Les établissements présents sont :
-
L’antenne de la TDA télédétection Algérienne : présente depuis l’indépendance, elle
occupé une superficie de 4 ha .C’est un équipement d’envergure nationale.
-
L’ENSESA l’Entreprise Nationale de la Navigation Aérienne : avec une superficie de 39
ha. L’ENESA est un équipement d’accompagnement de l’aéroport HOUARI
BOUMEDIENE d’envergure internationale. Après l’indépendance, l’ENESA a vu son
développement renforcé par une école d’aéronautique.
PARTIE III : Impact et Enjeux de la périurbanisation pour 121
l’aménagement de l’espace Algérois, perspective de développement « cas
d’étude communes de Baraki et Eucalyptus »
-
Le CNRE le Centre Nationale de Radio Electrique : comme son nom l’indique c’est un
équipement d’influence nationale qui appartient au ministère des TIC .Il contient aussi
l’école nationale des TIC ainsi qu’un centre de production, télécom il occupe une surface
de 15 ha.
-
Parc de stockage de la SONATRACH : un parc de stockage des produits finis et semi finis
qui a été créé en 1972 pour renforcer les équipements de la raffinerie de Sidi Rezin.
L’emprise du parc est estimée à 10 ha.
-
L’occupation militaire ; la superficie de la zone militaire et aussi importante dans la
commune des Eucalyptus puisque elle occupe 89 ha repartie sur deux zones.
-
La zone d’activité : cette zone fut créée dans les années 90. Elle contient des équipements
d’importance régionale et nationale, comme le marché de gros des fruits et légumes.
-
Les activités industrielles dispersées : plusieurs activités industrielles sont présentes dans la
commune des Eucalyptus mais dispersés, tantôt au sein du tissu urbain et tantôt isolé au
milieu des terres agricoles. Elles occupent une superficie totale de 60 ha.
- Les Zones d’activés : Dans la politique de développement économique des collectivités,
La zone d’activité est considérée comme un outil majeur, un site, une étendue réservée
à l’implantation d’entreprises économique dans un périmètre donné.
Notre commune dispose de deux importantes zones d’activités. Ces dernières sont
considérées comme un bassin de main d’œuvre non négligeable de la commune, et sont
considérées comme étant des zones d’attraction pour les déplacements, de par les emplois
qu’elles renferment.

Zone d’activité RN 05 : Elle est située le long de la route nationale RN 05
(Rocade Sud), parmi ses entreprises les plus importantes, vu le volume de trafic qu’elle génère
: Le marché de gros des Fruits et Légumes KAMEL SLIMANI de la wilaya d’Alger (la
commune des Eucalyptus) :C’est un établissement autonome à vocation régionale, sa superficie
totale est de 6,4 ha dont 1,45 ha couverte.
 Zone d’activité d’AS Kourifa RN 61 : La zone d’activité de Kourifa est située le long de
la route nationale RN 61, elle couvre des entreprises importantes de différentes activités.
PARTIE III : Impact et Enjeux de la périurbanisation pour 122
l’aménagement de l’espace Algérois, perspective de développement « cas
d’étude communes de Baraki et Eucalyptus »
Figure 51: Carte des zones d’activités de la commune.
Source : travaille des étudiantes.
Dans la répartition de ces zones d’activités ainsi que la répartition des équipements,
dans l’espace communal (voir figure 51), nous montrant la situation et la localisation de ces
équipements concentrés majoritairement, dans l’ACL.
Evolution
De
La
Croissance
Urbaine
Et
Développement
Territoriale :
Aperçu Historique de l’Evolution de la croissance urbaine de la commune
d’Eucalyptus :
Le territoire de la commune des Eucalyptus était constitué de vastes terrains agricoles
de statut juridique essentiellement privé « Ferme Emir Abdelkader –El Djemhouria et autres «.
Avec l’avènement de la révolution agraire, ces terres furent nationalisées et
structurées en domaines agricoles autogérés socialistes (DAS).
En 1980, de nouvelles réformes concernant les terrains agricoles furent instaurées
pour restructurer ces domaines en exploitations agricoles collectives ou individuelles (EACEAI).
Si on passe en revue les différents découpages administratifs, on remarquera que la
commune des Eucalyptus est hissée d’un simple hameau à un Chef-lieu de commune en quelque
année.
-
En 1955 : Les Eucalyptus est créé sous forme d’une antenne administrative de Oued
Smar dépendant de la daïra d’El Harrach.
PARTIE III : Impact et Enjeux de la périurbanisation pour 123
l’aménagement de l’espace Algérois, perspective de développement « cas
d’étude communes de Baraki et Eucalyptus »
-
En 1977 : Baraki fut classée Chef-lieu de la commune, les Eucalyptus donc rentre dans
cette nouvelle circonscription en tant qu’agglomération secondaire.
-
En 1984 : Les Eucalyptus est hissée au statut de Chef-lieu de commune de la daïra d’El
Harrach.
-
En 1990 : Les Eucalyptus est inscrite dans les limites de la nouvelle Daïra de Baraki.
-
Le Développement Territoriale et urbain de la commune d’Eucalyptus :

Le périmètre couvert par du PUP : Le Périmètre d’urbanisme de la
commune des Eucalyptus été limité et dressé par le PUP de 1985
Ce périmètre comptait 432ha il comprenait, à l’époque, le chef-lieu de la
commune, Château Rouge et Haouche El Djemhouria.
Le Périmètre d’urbanisme provisoire PUP avait comme but de limiter
l’étalement et le développement de la commune afin de protéger les terres fertiles de la
Mitidja en favorisant la densification de la construction par la réalisation des ensembles
d’habitat collectif individuel à forte densité en intégrant les équipements et les activités
liés à l’habitat.
Au début des années quatre la croissance du tissu urbain c’est vu s’étaler en
dehors du périmètre urbain avec une superficie affleurant les 40% du périmètre un
développement non contrôlée et anarchique par des habitations Individuelles illicites.
Pour cela il a dressé quatre principes d’aménagements pour l’urbanisation de ces
agglomérations :
1. préserver au maximum les terres agricoles : en favorisant la densification de
la construction par la réalisation des ensembles d’habitat collectif et individuel à forte
densité, intégrant les équipements et les activités liés à l’habitat.
2.
Améliorer les conditions d’habitat en proposant des solutions pour la
résorption de l’habitat précaire et en rénovant une partie du parc logement existant.
3.
assurer un meilleur niveau des services par la création des nouveaux
équipements.
4. améliorer l’aspect général de la ville, par un entretien et une remise en état
des cheminements piétons, de la voirie de desserte et de l’éclairage public et par la
réalisation de l’assainissement général de la zone et son raccordement à la station
d’épuration qui était en construction
PARTIE III : Impact et Enjeux de la périurbanisation pour 124
l’aménagement de l’espace Algérois, perspective de développement « cas
d’étude communes de Baraki et Eucalyptus »
La concrétisation de cette étude et la facilitation de son utilisation dans le cadre
du suivi des opérations sur le périmètre urbain ont été faites par un découpage en six
secteurs homogènes.
Il est à noter que le PUP a mis l’accent sur la zone de la cité Kourifa (ex cité
René), elle se trouve dans le périmètre de sécurité de l’aéroport, en l’excluant du
périmètre de l’étude et en demandant le déplacement, à court terme, de sa population.
Le PUP s’est avéré insuffisant, car c’était un instrument de planification urbain focalisé,
avec des perspectives linéaires et dont l’étude ne prend en charge que les zones
agglomérées de l’aire d’étude (l’agglomération chef-lieu et les agglomérations
secondaires).
Il n’implique pas les zones agricoles laissant ces dernières livrées à une
urbanisation anarchique non contrôlée. Les résultats du PUP sont néfastes sur la
commune, ce qui a 18 PUP des Eucalyptus, CNERU 1985
 Le plan directeur d’aménagement et d’urbanisme PDAU 1991 : En 1990 la loi 90/29 a
été décrétée, régissant une nouvelle réglementation d’urbanisme qui prend en charge
l’actualisation et la révision du PUD et en prenant compte de la contrainte du foncier, la
continuité entre l’échelle d’aménagement de la commune, l’échelle de l’urbanisme et la
mise en place des instruments de réglementations. L’étude d’urbanisme général de la
commune des Eucalyptus fût lancée en janvier 1989, avec l’arrivée de la loi 90/29 ainsi que
la loi sur la gestion du foncier 90/30 et la loi 91/11 relatives à l’expropriation pour utilité
publique l’étude a été réorientée pour la réalisation d’un PDAU, dont l’objectif final était
de maitriser le développement de la commune.
 Principes d’aménagement du PDAU : La principale orientation pour l’aménagement de
la commune est la recherche d’un équilibre entre les capacités du site et la croissance
démographique importante.
L’organisation et la structure d’espaces urbain te faite sur la base des maillages des
infrastructures routière, il a insisté sur le contrôle de la croissance de la commune en optant
pour les opérations de densification du tissu existant afin de préserver les terrains agricoles
aménagés. Ce schéma est fondé sur la dynamique existante, il opte pour l’occupation des
terrains enclavés par l’urbanisation actuel afin d’assurer leur occupation dans un cadre
planifier.
PARTIE III : Impact et Enjeux de la périurbanisation pour 125
l’aménagement de l’espace Algérois, perspective de développement « cas
d’étude communes de Baraki et Eucalyptus »
La structuration de l’espace urbain se fera à travers la création de plusieurs centres
hiérarchisés, avec deux centres principaux et un centre secondaire. Un axe animé par des
commerces et des équipements, reliera les deux centres entre eux et permettra d’éviter la
coupure entre les deux quartiers Eucalyptus centre et Cherarba.
 Périmètre PDAU 1996 : En 1996 le plan directeur d’aménagement et d’urbanisme
PDAU avait délimité le périmètre urbain d’après les secteurs d’urbanisme proposés et plus
spécialement le secteur à urbaniser, le tout confondu compte 960ha de superficie.
Le secteur à urbanisé inclut les terrains destinés à être urbanisé à court terme à un
horizon de dix ans. Il est composé de terrains enclavés et une partie de la densification du
tissu existant. Pour répondre aux besoins en logements, 6676 logements doivent être
réalisées dans ce secteur entre les opérations de densification et les nouveaux projets.
Selon le PDAU et ses orientations, par la densification, 433 ha sont dégagés et
219.25 ha sont le fruit d’enclaves et cela suite à la réalisation du schéma de cohérence ou le
PDAU .En 2010, un dépassement incontestable apparait du tissu urbain, et cela en dehors
du périmètre urbain prévu. Sa superficie avoisine les 30% du périmètre urbain ce qui montre
le non-respect des instruments de planification et d’urbanisme.
Le problème réside non seulement dans le développement anarchique et illicite
des constructions privées mais il s’étale même aux projets de l’état tantôt dans le cadre de
projets générés par le comité interministériel CIM (exemple : projet en cours des 1034
logements de la cité Dalia) et tantôt dans le cadre d’intérêt générale (la zone d’activité
incluse dans le périmètre de sécurité de l’aéroport) et tantôt stratégique et sécuritaire (cité
des 1500 logements dans la zone militaire en plein milieu de la zone de captage des eaux).
 PDAU d’Alger 2016 :La révision du PDAU d’Alger a été lancée en septembre 2007, il as
été approuvé en 2016
Février 2011, il a été attribué au bureau d’études portugais PARQUE EXPO et concernera
tout le territoire de la wilaya d’Alger (57 communes de la wilaya)
-
Objectifs du PDAU 2016 :
Les objectifs principaux du plan peuvent être résumés comme suit :
1. Maîtriser l’étalement urbain
2. Améliorer le cadre de vie de la population
3. Résoudre les problèmes de mobilité
4. Minimiser les risques naturels et technologiques
5. Rétablir et valoriser les systèmes naturels
PARTIE III : Impact et Enjeux de la périurbanisation pour 126
l’aménagement de l’espace Algérois, perspective de développement « cas
d’étude communes de Baraki et Eucalyptus »
6. Valoriser le patrimoine et le paysage construits et naturels
7. Promouvoir le développement économique et l'affirmation de la capitale
8. Rééquilibrer et consolider le réseau urbain
Les phases de l’étude du PDAU (structure globale) :
 Le périmètre de protection de l’aéroport international d’Alger Houari
Boumediene : Le 26 novembre 2008 un décret exécutif n°08‐375 est signé par le
premier ministre qui a pour objet d’instituer un périmètre de protection de l’aéroport
international d’Alger
Houari Boumediene, de délimiter son contour et de fixer les règles de sûreté
et de sécurité applicables à l’intérieur de cet espace.
Le décret par son article 2, délimite clairement les limites du périmètre de
protection par 21 bornes localisées par leurs coordonnées géographiques et leur situation
sur le site sont interdites à l’intérieur du périmètre de protection de l’aéroport
-
Toute nouvelle réalisation, installation ou construction permanente ou
temporaire.
-
Toutes les cultures, arboricoles et toutes les céréalicultures ou tout autre type
de culture pouvant constituer une menace sur l’aéroport
-
L’installation des équipements de télécommunications, des panneaux
publicitaires ou tout autre mobilier urbain.
-
De faire des dépôts sur les voies de circulation ;
-
D’exercer toute activité constituant une menace pour la sûreté et la sécurité
de l’aéroport international d’Alger Houari Boumediene ;
Pour ce qui est du passif et de l’occupation du sol actuelle, il est à noter que toute
construction, installation ou activité implantées à l’intérieur du périmètre de protection
qui pourraient constituer un obstacle ou un danger pour la sûreté et la sécurité de
l’aéroport, peuvent faire l’objet de transfert, de délocalisation, de modification ou de
démolition, et les propriétaires et autres titulaires de droits réels concernés bénéficieront
d’une indemnisation conformément à la législation, sauf pour les constructions illicites
et habitations précaires érigées à l’intérieur du périmètre de protection doivent faire
l’objet de démolition
PARTIE III : Impact et Enjeux de la périurbanisation pour 127
l’aménagement de l’espace Algérois, perspective de développement « cas
d’étude communes de Baraki et Eucalyptus »
L’occupation du sol à l’intérieur du périmètre de sécurité de l’aéroport hausse la
variété d’occupation du sol. Dans cette dernière, presque 200ha d’arboriculture et
agrumes tout deux confondus sont dans le risque d’être éliminé. 38 ha représentant La
zone d’activité la plus importante de la commune des Eucalyptus se voie mettre en péril
son investissement. La résidence de 5000 habitants de l’agglomération secondaire
Kourifa (ex René) est remise en cause. Cette dernière a besoin d’être étudiée de près vu
la complexité de sa situation actuelle.
 L’agglomération secondaire d’Air Algérie : Elle s’étend sur une superficie de
34ha avec une population de 1149 hab; l’origine et le noyau de cette agglomération
secondaire est une base de vie que la société DRAGADOS avait léguée à la société
Air Algérie pour loger ces employés.
Les deux images satellitaires sont prises sur une période de 9 années, elles
montrent que l’ossature et le contenu de la base de vie n’a pas changée, cela est logique
vu que le contexte de cette agglomérations n’est pas fait pour une extension.
 Les eucalyptus dans le contexte du nouveau PDAU : Le PDAU d’Alger en tant
qu’instrument urbanistique, dans sa vision révisée de 2015 apport un changement
majeur de par son caractère intercommunal étant donné qu’il couvre la totalité des
57 communes depuis les diagnostics jusqu’au plan final réglementaire. La lecture de
la première et la deuxième phase laisse ressortir quelques orientations
d’aménagement concernant la commune des Eucalyptus :
La commune des Eucalyptus se situe dans la zone agricole de classe 1 (A1)
délimités à partir de la carte des catégories de sol fertile d’Alger. Le PDAU préconise
son intégration dans la réserve agricole fondamentale d’Alger sur un horizon qui
Figure 52: carte des potentialités agricoles du PDAU d'Alger.
Source : Parque EXPO, PDAU d’Alger 2016.
PARTIE III : Impact et Enjeux de la périurbanisation pour 128
l’aménagement de l’espace Algérois, perspective de développement « cas
d’étude communes de Baraki et Eucalyptus »
dépasse les 20 prochaines années, et entre dans le cadre de la sécurité alimentaire,
actuellement très dépendante des importations.
-
Les pos de la commune d’Eucalyptus : Le lancement des études de POS en 1991 par
la direction urbanisme de construction et d’habitat ( DUCH) Centre national d’études et
de recherches appliquées en urbanisme (C.N.E.R.U) l’études était finie en 1998 il s’agit
des POS1,2 ,3,4,5,6,7,8 actuellement l’études de 5 pos proposé par le PDAU 2016 .
Le recul du foncier agricole :
Figure 53: Carte des anciennes POS de la commune d’Eucalyptus.
Source : APC de la commune d’Eucalyptus.
-
Les domaines agricoles : Selon le recensement des terres agricoles16 en 2010, il
existe 10 domaines dans la commune des Eucalyptus avec 60 exploitations agricoles
collectives EAC, 30 exploitations individuelles EAI et 71 exploitations privées ; la surface
utile est de l’ordre de 2053ha dont 87.43% sont irriguées soit 1795.29. Ce qui représente un
indice important montrant l’importance de l’agriculture dans la commune des Eucalyptus.
PARTIE III : Impact et Enjeux de la périurbanisation pour 129
l’aménagement de l’espace Algérois, perspective de développement « cas
d’étude communes de Baraki et Eucalyptus »
Tableau 19: les nombre et surfaces des EAC et EAI des domaines de la commune.
EX D’AS
NBRE
EAC
NBRE
EAI
SUPERFICIE
TOTALE (HA)
SAU
(HA)
Sup irriguée
(HA)
EL
DJEMHOURIA
9
4
559,85
511,82
502,32
EMIR
ABDELKADER
15
4
510,82
466,70
428,00
CHIEKH EL
HADDAD
12
11
310,62
276,90
185,75
SLAMANI
MOHAMED
5
00
143,90
127,40
100,90
SI BELAID
3
1
62,09
54,30
54,30
RAHIM
2
75,41
74,50
74,50
ZOUGARI
2
25,00
25,00
21,00
1
0,27
0,00
0,00
SEBIHI
KOURIFA
2
6
43,62
41,00
21,00
BERROUAGHI
8
1
172,64
152,00
93,00
TOTAL EAC
/EAI
60
30
1904,22
1729,62
1480,77
TOTAL PRIVE
343,94
313
304
TOTAL
COMMUNE
2248,16
2042,62
1784,77
Source : la subdivision d’agriculture d’el Harrach.
PARTIE III : Impact et Enjeux de la périurbanisation pour 130
l’aménagement de l’espace Algérois, perspective de développement « cas
d’étude communes de Baraki et Eucalyptus »
-
Dégradation des terres agricoles : La surface des terres agricoles connaît une
dégradation en continue. Suivant les années elle a perdu presque 30% de la surface
agricole durant les dernières 50 années. Elle a égarée 20% seulement sur une période
de 20 années, malgré la forte croissance du secteur agricoles déjà annoncé
précédemment Diminution des terres agricole93
Figure 54: Graphe représentant la diminution des terres agricoles par domaine.
Source : travaille des étudiantes
Evolution du cadre Bâti de la commune d’Eucalyptus :
-
Programme de logement : Il s’agira de réaliser 2million de logements sur la période de
2010 – 2014. Un total de 1.2 million de logements sera livré durant le quinquennal 2010
– 2014, tandis que le reste soit 800000 logements seront achevés entre 2015 et 2017. Il
sera réalisé 500.000 logements locatifs, 500.000 logements promotionnels, 300.000
Figure 55: Graphe de la répartition des projets d'habitat à réaliser dans la cadre du quinquennal 2010-2014.
Source : calculé à partir du SIG sur la base de la carte topographique.
93
La subdivision d’agriculture d’EL HARRACH
PARTIE III : Impact et Enjeux de la périurbanisation pour 131
l’aménagement de l’espace Algérois, perspective de développement « cas
d’étude communes de Baraki et Eucalyptus »
logements dans le cadre de la résorption d'habitations précaires et 700.000 logements
ruraux.
-
Part de la commune des Eucalyptus du programme : Le ministère de l’habitat a chargé
les DUC de wilayas la mission pour choisir les sites qui recevront les programmes
d’habitats, en respectant une densité de 100 logements par hectare.
Alger a bénéficié d’un programme de 61000 logements, et pour cela elle a besoin
et devra avoir 610 ha pour réaliser son programme.
La DUC d’Alger a demandée à la direction des services agricoles DSA de recenser
les assiettes foncières de chaque commune et de proposer des terrains adéquats avec moins
de contraintes et plus favorables à la construction, ce qui implique des terrains agricoles
qui sont les mieux placés avec ces critères.
Il a été demandé, pour la commune des Eucalyptus, de dégager une superficie de
41ha afin de recevoir un programme de 4100 logements, dispatché en deux cota 2600 et
1500 logements dans deux site différents.
La DSA à proposer, pour minimiser les dégâts sur les terres agricoles, des terrains
enclavés au sein du périmètre d’urbanisme de la ville des Eucalyptus :
-
Un site à Ouled El Hadj : avec une superficie de 26 ha pour recevoir 2600
logements.
-
Un site au domaine Salamani : avec une superficie de 18 ha pour recevoir
1500 logements avec 3ha en plus à cause des contraintes présentent au niveau
de ce terrain (gazoduc, oléoduc et lignes électriques de moyennes tension).
La situation agricole de la commune d’Eucalyptus :
-
L’Occupation des sols de la commune des Eucalyptus :
 Occupation du sol en 1960 : En 1960 l’occupation du sol était marquée par une
dominance de la céréaliculture ainsi que la culture des vignes qui représentait 26%
de la surface de la commune. Ces vignes étaient destinées pour la production du vin.
Elle est répartie principalement à l’Est et au sud de la commune. Il est à signaler la
présence des oliveraies dans la commune des Eucalyptus avec un taux significatif
de 5% répartie principalement à l’est.
La partie centrale de la commune, bordée par les routes RN8‐ RN61‐
CV6, est caractérisée par l’occupation céréalière et terres nues, vu sa position dans
PARTIE III : Impact et Enjeux de la périurbanisation pour 132
l’aménagement de l’espace Algérois, perspective de développement « cas
d’étude communes de Baraki et Eucalyptus »
une zone de captage des eaux (nappe phréatique superficielle) Le bâti occupe le plus
petit taux d’occupation du sol avec seulement 3.5%, marqué par l’ancien noyau
coloniale le long de la route RN8
Source : calculé à partir du SIG sur la base de la carte topographique.
-
Occupation du sol en 1990 : En 1990, la carte de l’occupation du sol avance
clairement la nette régression des cultures vignobles avec seulement 3.5% contre
26% en 1960 ce qui montre la renonciation à ce type de culture. Il est à signaler aussi
la disparition totale des oliveraies dont les causes sont ignorées.
Par contre on distingue le peuplement de la culture des vergers (tous types
d’arbres fruitiers confondus) par la mutation des terres des vignobles et oliveraies.
Durant cette période (30 années), l’urbanisation à pris considérablement
de l’ampleur en occupant une superficie de 433 ha contre 114 ha en 1960 l’analyse
dévoile que sa répartition spatiale est construite pour exercer une fonction urbaine
Figure 56: Graphe des types d'occupation du sol en 1990.
Source : calculé à partir du SIG sur la base de la carte topographique 1990.
PARTIE III : Impact et Enjeux de la périurbanisation pour 133
l’aménagement de l’espace Algérois, perspective de développement « cas
d’étude communes de Baraki et Eucalyptus »
naissante, s’accommodant parfois d’un établissement rural préexistant, s’alignant sur
les routes principales.
-
Occupation du sol en 2000 : La carte de l’occupation du sol de l’année 2000 est
modérément variée par rapport aux précédentes, par l’apparition remarquable des
cultures maraichères avec un taux important de 13% qui n’est pas négligeable. Cette
effervescence est due à la disponibilité de l’eau d’une part, et d’autre part par la
politique de soutien à l’agriculture décidée par la tutelle du secteur.
La tache urbaine a connu une consolidation du tissu au centre de la commune
avec éclosion et développement d’autres noyaux qui au plus tard deviendront les
agglomérations secondaires de la commune. Par le langage des chiffres le bâti occupe
20% du total de la commune des Eucalyptus contre seulement 13% une décennie
auparavant.
Figure 57: Graphe des types d'occupation du sol en 2000.
Source : calculé à partir du SIG sur la base de l’image satellitaire 2000.
-
Occupation du sol en 2010 : A l’heure actuelle, l’occupation du sol de
la commune des eucalyptus connait une éminente croissance dans le domaine de
l’agriculture. La carte dévoile l’effervescence des cultures maraichères avec un taux
de 23% et l’accroissement de l’arboriculture et les agrumes avec un taux respectif
de 16 et 13 % ce qui équivaut au taux consommé par l’urbanisation.
Par contre il faut noter que la céréaliculture perd sa place de leader en passant
à 16% contre 46% durant l’année 2000 ; ce qui traduit, selon le service de
l’agriculture, la politique de valorisation et de l’exploitation adéquate des terres
agricoles.
PARTIE III : Impact et Enjeux de la périurbanisation pour 134
l’aménagement de l’espace Algérois, perspective de développement « cas
d’étude communes de Baraki et Eucalyptus »
Malgré la forte croissance du secteur de l’agriculture dans la commune
d’Eucalyptus, l’urbanisation n’a pas interrompu son étalement sur les terres agricoles
fertiles. Elle occupe presque le 1/3 de la commune avec un taux de 30% traduite par
993.96ha de la surface de la commune.
Figure 58: Graphe des types d'occupation du sol en 2010.
Source : calculé à partir du SIG sur la base de l’image satellitaire 2009 et complété par les données du service de l’agriculture
Figure 59: Carte de l’évolution de cadre bâti d’Eucalyptus des années 1960-1990-2000-2010.
1
960
1
990
2
2
000
Source : service d’agriculture el Harrach.
010
PARTIE III : Impact et Enjeux de la périurbanisation pour 135
l’aménagement de l’espace Algérois, perspective de développement « cas
d’étude communes de Baraki et Eucalyptus »
Nous remarquent sur cette figure d’évolution du cadre bâti dans la commune
d’eucalyptus depuis 1960 jusqu’au 2010, et l’étalement urbain sur les terres agricole de la
commune d’une façon rapide et remarquable.
Figure 62: Eucalyptus en 2004.
Figure 61: Eucalyptus en 2007.
Figure 63: Eucalyptus en 2017.
Figure 60: Eucalyptus en 2011.
D’après les images de Google earth nous constatent le développement d’urbanisation
des années précédents.
-
Structure foncière : Les surfaces agricoles (SA) sont prédominantes, les terres
privées (TP) sont importantes dans l’angle formé par les routes de Mefteh et Dar El
Beida :
- Ouled Zouaouia
PARTIE III : Impact et Enjeux de la périurbanisation pour 136
l’aménagement de l’espace Algérois, perspective de développement « cas
d’étude communes de Baraki et Eucalyptus »
- Ouled chraba
- Bou Rella
Cet ensemble de TP est très fortement imbriqué avec les surfaces agricoles.
Ils existent ailleurs des TP de superficies plus modestes, comme celles de
- Ouled Zidane,
-OuledFerrah
- Cité René.
II.
Impacts et enjeux de l’espace périurbain algérois :
Impacts et enjeux sur l’espace socio- économique :
A l’instar de toutes les communes rurale et agricole de la wilaya d’Alger, Baraki et
Eucalyptus, l’une des commune de la pleine de Mitidja qui connais un ralentissement dans le
développement socioéconomique et un développement spatial important depuis l’indépendance
et ne cesse actuellement avec l’embellie de la place métropolitaine d’Alger de connaitre un
développement spatial sans précèdent.
Cette consommation est induite par l’emprise au sol du périmètre urbain des deux
communes qui est passé entre 5% à 10% du taux d’urbanisation après l’indépendance à un taux
important qui est 99,04% pour Baraki et 89.35% pour Eucalyptus (selon ONS 2008), d’une
part.
D’autre part, l’évolution de l’artificialisation des sols agricole pour l’urbanisation et la
concrétisation des programmes de développements (programmes des plans quinquennaux).
Les facteurs de cette consommation sont d’ordre économique, politique, technique et
social.
La croissance démographique de la population des deux communes et les besoins
fonciers qu’elle induit n’est pas le facteur principal de cette consommation sans précèdent, mais
le facteur le plus déterminant il est d’ordre économique et la nature publique des terrains qui
ont accentués cette consommation de plus en plus.
Les programmes de développements socioéconomique de Baraki et Eucalyptus
(programme de logements quinquennaux, équipements, infrastructure de base..) ont également
créée des pressions énormes sur le foncier agricole de Baraki et Eucalyptus en sachant que la
plupart des équipements et des programmes de logements destinés a la wilaya d’Alger sont
réalisés dans les communes périphériques de cette dernière , et leurs implantation se fait sur des
terres agricoles et généralement ils sont a forte potentialité , nous citons le projet du complexe
PARTIE III : Impact et Enjeux de la périurbanisation pour 137
l’aménagement de l’espace Algérois, perspective de développement « cas
d’étude communes de Baraki et Eucalyptus »
sportif de Baraki avec une consommation de terre agricole estimée par la direction d’agriculture
de la wilaya de 39.80Ha , aussi l’autoroute Est Ouest qui traverse les deux communes avec une
superficie de 71.83 Ha pour la commune de Baraki et de 18Ha pour la commune d’Eucalyptus.
D’autres facteurs ont joué un rôle important dans l’orientation de la croissance urbaine
vers les communes périurbaines, cette croissance urbaine est faite à fin de procuré du logements
à une population importante de la commune de Baraki par contre la commune d’Eucalyptus
possédait parallèle faible urbanisation dédier au logements par rapport au équipements
importants qu’occupent des surfaces assez importantes imprégnant le paysage de l’occupation
du sol de la commune et influent directement sur sa forme de croissance et ses flux.
La commune de Baraki dispose de deux activités industrielles telles que la Raffinerie de
Sidi Razine et la briqueterie de Ben Ghazi.
L’Eucalyptus dispose de deux importantes zones d’activités qui présentent 22,3 % et
une zone industriel avec 14% de la surface totale urbanisé Ces dernières sont considérées
comme un bassin de main d’œuvre non négligeable de la commune, et sont considérées comme
étant des zones d’attraction pour les déplacements, de par les emplois qu’elles renferment, Ce
qui marque la différence entre les deux communes.
Figure 65: Catre des activités économique de la
commune de Baraki.
Figure 64: Catre des activités économique de la commune
Eucalyptus.
(Source : étudiantes sur fond Google Earth 2017)
(Source : Monographie de l’APC 2010)
PARTIE III : Impact et Enjeux de la périurbanisation pour 138
l’aménagement de l’espace Algérois, perspective de développement « cas
d’étude communes de Baraki et Eucalyptus »
Impacts Et Enjeux Sur La Consommation Foncière :
Impacts De La Consommation Foncière Induite Par La Croissance
Démographiques Urbaine sur la consommation foncière :
-
La croissance démographique : La croissance démographique et l’évolution de la
population sont les facteurs dynamiques de la croissance urbaine, les défirent résultats
des recensements montres que La population de Baraki est évaluée à 95 247 habitants
en 1998 soit un taux d’accroissement de 2.89%94, et aujourd’hui au dernier recensement
de la population de 2008 la commune de Baraki a atteint 116 375 habitants avec un taux
d’accroissement de 2.1%95 .ainsi que la commune Eucalyptus Entre 1998 et 2008
marque une augmentation démographique considérable avec une balance entre une
baisse de -0,56 % de la population rurale et une hausse de la population urbaine avec un
taux positif de 2,26 %.
-
Cette évolution à causer une croissance urbaine et une mutation de
l’occupation du sol dans les deux communes.
-
Ce qui explique la diminution des espaces rural remplacé par l’espace urbain,
comme nous l’avons mentionné dans le chapitre précédent.
L’analyse et l’étude faite sur le développement de la commune et ces agglomérations
montrent bien que la périurbanisation se fait vers le front agricole de la commune d’une
façon extensive.
Figure 67.1: Carte de la direction de l’urbanisation sur les
terres agricoles de la commune Eucalyptus.
Figure 67.2: Carte de la direction de l’urbanisation sur les
terres agricoles de la commune Baraki.
Source : les étudiantes sur la base des images Google earth
94
95
Idem 2
Idem 2
PARTIE III : Impact et Enjeux de la périurbanisation pour 139
l’aménagement de l’espace Algérois, perspective de développement « cas
d’étude communes de Baraki et Eucalyptus »
-
La structure da la population : Pour qualifier les besoins en matière d’équipements
(scolarité, socio-culturels, sportif) dans les commune de Baraki et Eucalyptus il fallait
analyser les donnes démo-économique. Ainsi que la structure de la population par âge
et par sexe pour qualifier des besoins de la population scolarité, emploi et d’autres
besoins de la population.
Une forte proportion de jeunes âgés entre 15 et 35 ans représente une
population active dans la structure de la population de la commune d’Eucalyptus cette
tranche représente une population active de la commune alors que Baraki le total de la
population active est de 38 478 représentant les 45 % de la population avec une moyenne
d’âge entre 20 et 35.
Les données montrent que le total de la population active est de 38 478
représentant les 45 % de la population de Baraki.
-
Ce qui met toujours les communes à la recherche de la satisfaction de la
population en matière d’emploi et des défirent équipements d’activité
économique, culturelle, et sportif dont les deux communes ont besoins, ce
fait demande plus d’urbanisation et plus d’invasion des terres de la Mitidja.
Figure 69.1: Structure da la population d'Eucalyptus.
Figure 69.2: Structure de la population de Baraki.
N-D
80-84 ans
70-74 ans
60-64 ans
50-54ans
40-44 ans
30-34 ans
20-24 ans
10-14 ans
0-4 Ans
0-4
5-14
15-59
60ans et +
Fémi…
Masc…
15-59
5-14
0-4
N-D
10000
5000
0
5000
10000
60ans et
+
Source Graphe dessiné par les étudiantes d’après les données RGPH 2008.
Le diagnostic de la situation de consommation foncière des communes de Baraki et
d’eucalyptus a plusieurs enjeux sur le plan environnemental économique et social.
PARTIE III : Impact et Enjeux de la périurbanisation pour 140
l’aménagement de l’espace Algérois, perspective de développement « cas
d’étude communes de Baraki et Eucalyptus »
Figure 70: Organigramme récapitulatif des impacts et enjeux de la périurbanisation sur la consommation foncière des
communes périphériques.
Enjeu de la consommation foncière
Enjeux environnemental
Enjeu économique
Enjeu sociale
L’artificialisa-
La raréfaction et
La spéculation
La fragmentation
tion du foncier
l’épuisement TA
foncière
sociale
Dégradation de
qualité de l’eau
et de l’aire
Destruction
de
faune et flore
Exode
Infrastructure de
transport +zone
d’activités
démographique
L’artificialisation
des terres agricoles
Occupation de
sol
Régression de la surface du périmètre agricole
(Source : Etudiantes.2017)
Impact de la politique urbaine à Alger sur la consommation du
foncier périurbain :
-
Impact de la consommation foncière induite par les instruments d’urbanisme : En plus
des besoins induits par l’évolution démographique et urbaine des communes de la
wilaya d’Alger et plus spécifiquement les communes de Baraki et Eucalyptus, la
consommation foncière est engendrée par les orientations des instruments d’urbanisme
qui couvre le territoire des deux communes.
Les deux communes, ont connus après l’indépendance l’élaboration d’une série
de plans et d’instruments d’aménagement et d’urbanisme, et que leurs étude a duré
longtemps, ce qui a induit la non approbation de ces deniers, bien qu’ils n’ont pas étés
approuvé mais ils ont servies d’instrument e gestion urbaine une longue durée.
Nous citons ;le Plan d’urbanisme directeur 1980 pour Baraki et 1985 pour
Eucalyptus suivi de Plan d’urbanisme provisoire , vu le retard des études qui ont durées
PARTIE III : Impact et Enjeux de la périurbanisation pour 141
l’aménagement de l’espace Algérois, perspective de développement « cas
d’étude communes de Baraki et Eucalyptus »
18 mois et voir plus et vu l’expansion de ses commune coté démographique et spatiale
en cette période l’adoption de ces plans étés pas possible , en 1991 avec les loi 90/25
portant l’orientation foncière et la loi 90/29 portant la règlementation d’aménagement
et d’urbanisme les communes ont eu droit à l’élaboration du PDAU communal. Les
études en encore tardées mais pour la commune d’Eucalyptus d’étude a était finalisé
et approuvée en 1996, mais pour la commune de Baraki ce n’était pas le cas l’étude a
vite était abandonnée à cause de la situation du pays.
Tous ces différents plans avaient comme principale orientation la maitrise du
foncier périurbain et réduction de sa consommation par la limitation de toutes
extensions au-delà du périmètre déjà urbanisé et l’empiétement sur les terrains agricole
surtout à moyen et forte potentialité.
Mais malgré les efforts fournie par les autorités, les normes de planification
urbaine tracé par ces différents plans n’ont pas étaient respectés et même transgressés
pour certains périmètre.
A cet effet, pour montrer la consommation foncière induite par ces instruments, nous
allons d’abord donner les surface consommées et à consommer prévues pour chaque
instrument qui couvre le territoire des deux communes, au moyen de de l’analyse des secteurs
d’urbanisation mis en place par les dits instruments d’aménagement et d’urbanisme.
Figure 71: Carte de la commune de Baraki et
son agglomération en 1990.96
Figure 72: Carte de la commune de Baraki et
de son agglomération en 201697.
96
97
Source : Direction d’Urbanisme et de Construction d’Habitat de la wilaya d’Alger2016
Source : Direction d’Urbanisme et de Construction d’Habitat de la wilaya d’Alger2016
PARTIE III : Impact et Enjeux de la périurbanisation pour 142
l’aménagement de l’espace Algérois, perspective de développement « cas
d’étude communes de Baraki et Eucalyptus »
La comparaison entre le plan dessiné par le CNERU en 1990 traduisant l’état des lieux
de cette époque-là pour le PDAU de la commune de BARAKI et l’état des lieux en 2016pour
le PDAU d’Alger en 2016 on voit une extension du cadre bâti vers la périphérie de la commune
tout en s’agrafant au noyau historique de cette dernière vu que le noyau est saturé .
Figure 74.1: Graphe de la consommation foncière prévue Figure 74.2: Graphe de consommation fonciere prevue
par Le PDAU 1996 de la Commune d'Eucalyptus.
par le PDAU D'alger 2016 pour La commune
D’Eucalyptus.
Secteur non
Urbanisable
27%
Secteur
Urbanisé
14%
Secteur à Urbaniser
et Urbanisation
Future
59%
Secteur
Urbanisé
36%
Secteur à
Urbaniser
16%
Secteur non
Urbanisable
48%
Secteur d'Urbanisation Future 0,001%
Source Graphe dessiné par les étudiantes d’après les
données PDAU 1996
Source Graphe dessiné par les étudiantes d’après les
données PDAU 2016.
La comparaison entre les chiffres en matière de superficie des secteurs
d’urbanisation singulièrement pour la commune d’Eucalyptus, on remarque que le secteur non
urbanisable est passer de 27% en 1996 à 48% en 2016 soit un superficie de consommation
foncières induit 433 ha en 1996 à 1509,07 ha en 2016,cette hausse est induite par la récupération
foncière de la zone protégé de l’aéroport d’Alger . On remarque aussi que le secteur urbanisé
de 1996 a doublé de superficie il est passe de 219,25 Ha à 1133,20Ha, et que le secteur qui avait
une majorité dans le PDAU de 1996 a diminué de presque quatre fois sa superficie dans le
PDAU 2016 il est passé de 960 Ha à 500,10 Ha.
La comparaison entre les consommations foncières induites par les instruments
d’aménagement et d’urbanisme à s’avoir les PDAU qui ont couvrent le territoire des deux
communes (Baraki et Eucalyptus) nous explique clairement l’impact de ces outils par rapport à
la durabilité é de la ressource foncière de celle-ci. Les chiffres en matière de superficie des
secteurs d’urbanisation singulièrement.
-
Impact de la consommation foncière induite par la politique de l’habitat individuel
et les lotissements :
Les communes Baraki et Eucalyptus, sont comme toutes les communes de la périphérie
EST d’Alger, elles sont caractérisées par la dominance de l’habitat individuel consommateur
du foncier, les lotissements 2004 logements (HLM), Diar El Baraka…etc ainsi que d’autre cités
historique de la commune de Baraki, les lotissements Chrarba, Sidi M’Barek...etc. Ainsi que
d’autre dans la commune d’Eucalyptus (Voir figure 75).
PARTIE III : Impact et Enjeux de la périurbanisation pour 143
l’aménagement de l’espace Algérois, perspective de développement « cas
d’étude communes de Baraki et Eucalyptus »
Ce n’est que dans une période très récente, que l’habitat collectif commence à prendre
de l’ampleur à Baraki ainsi qu’Eucalyptus avec la projection des projets socio participatifs
(LSP) et le logement socio Locatif (LSL)
Durant une trentaine d’années (1980-2010), la configuration du parcellaire résidentiel a
changé de superficie de la parcelle moyenne est passée d’environ 600m² durant la colonisation
française à 500 m² dans le premier lotissement algérien (1979), a une moyenne de 190 m² pour
le lotissement promotionnel et 120m² pour le lotissement social98, cette réduction de superficie
est accompagnée d’une densification des lotissements.
Figure 75: Implantation de l’habitat individuel et collectif dans la commune de Baraki et Eucalyptus99.
Source : travaille des étudiantes.
-
La consommation induite par la politique de l’habitat (programme des plans
quinquennaux 2005/2009 et 2010/2014) : A l’instar des villes algériennes, les communes de
Baraki et Eucalyptus ont connues depuis le premier plan quinquennal 2005/2009, un
développement important du secteur de l’habitat qui a son tour à provoquer une consommation
foncière surtout agricole.
Dans le cadre de la réalisation de ces programme, tous les projets sectoriels dans les
deux communes en matière d’équipements et de logement a sans doute exigé des assiettes de
terrains pour ce bâti dont l’emprise du sol et la surface a consommé se décide selon l’importance
98
99
Source : données du CADASTRE, Alger 2017
Source : étudiantes sur fond cartographique ONS 2008
PARTIE III : Impact et Enjeux de la périurbanisation pour 144
l’aménagement de l’espace Algérois, perspective de développement « cas
d’étude communes de Baraki et Eucalyptus »
du projets a réalisé, et les conséquences de cette consommation sont néfastes sur la durabilité
du foncier agricole des communes .
Il s’agit particulièrement des projets implantés sur les terrains agricole appartenant à
l’état (EAC, EAI) et privé est qui demandent de considérable surfaces de terrain tel que
l’autoroute Est-Ouest (71,85 Ha en trois parties et une surface de 15.06 Ha sur deux parties) et
complexe sportif pour de Baraki (39,80 Ha).
Tout cet étalement urbain sur les terrains agricole pour recueillir les grands projets
d’influence régionale ou même national est aussi accompagné à partir de 2005 d’un grand
nombre de chantiers de réalisation du parc de logement collectif avec toutes les formules
confondues (LSP, LPL, LSL, LPA...)
Entre 2007 et 2014, la commune de Baraki a bénéficiée de 3 722 logements soit une
surface de 36,20Ha de terres
agricole de la commune, et la
commune
d’Eucalyptus
Figure 76: Carte de l’évolution de l’occupation du sol entre 1957-1977 et
2020 de la commune de Baraki
un
nombre de 1 527 logements soit
une consommation de 15,30 Ha de
terrains agricoles.
Les communes ont reçues
un
programme
important
de
logements soit 6,10% pour Baraki
et 2,50% pour Eucalyptus par
rapport
au
programme
totale
destiné à la wilaya d’Alger qui est
de
61 000
logements
,
des
perspective de terrains s’effectuer
par la wilaya d’Alger et ma
Direction
d’Urbanisme
l’implantation
d’un
pour
autre
programme de nombre maximum
(Source : Direction d’Urbanisme et de Construction d’Habitat de la wilaya
d’Alger2016)
de logements soit 100 logements
par un mètre carrée ce programme consiste à 148 logements pour Baraki et 113 logements pour
Eucalyptus.
PARTIE III : Impact et Enjeux de la périurbanisation pour 145
l’aménagement de l’espace Algérois, perspective de développement « cas
d’étude communes de Baraki et Eucalyptus »
En somme de la
consommation
des
deux
foncière
Figure 77: Carte sur l’évolution de l’occupation du sol entre 1962-1990 et 2016 de
la commune d’Eucalyptus
communes
1962
1990
engendrée que ce soit par
la
croissance
démographique ou par les
instruments
d’aménagement
et
d’urbanisme ( cas de la
commune d’Eucalyptus ),
2016
ou par la réalisation des
programmes
quinquennaux ou encore
par
les
formes
d’urbanisation et d’habitat
a atteint un périmètre
urbain ( voir figures 76 et
(Source : Direction d’Urbanisme et de Construction d’Habitat de la wilaya
d’Alger2016)
77) . On remarque que le périmètre urbain des communes a donc consommé depuis
l’indépendance du pays 12 fois plus d’espace.
-
La baisse du ratio de la superficie agricole après l’indépendance :
L’artificialisation des sols agricoles est en rapport avec le taux de la surface Agricole Utile en
Hectare, le taux de la SAU en Algérie a connu une baisse importante, il est passé de 0.82 en
1962, à 0.20 en 2000 et à 0.19 en 2010 pour atteindre 0.17 en 2020 (CNES, 2004 ). Au niveau
de nos communes d’étude il se présente ainsi :
-
Pour la commune de Baraki ce taux est de 0.050 en 1990 et passe 0.017en 1998 puis
atteint 0.011en 2008100
-
Pour la commune de Eucalyptus ce taux de 0.045 en 1990 et de 0.025 en 1998 pour
atteindre en 2010 le taux de 0.016101.
Cette perte est expliquée par la croissance démographique spéculaire qu’ont vécue les
deux communes, impliquant des nécessités de logements et d’infrastructures de base.
100
101
Source CNES . 2004
Idem 2
PARTIE III : Impact et Enjeux de la périurbanisation pour 146
l’aménagement de l’espace Algérois, perspective de développement « cas
d’étude communes de Baraki et Eucalyptus »
-
L’urbanisation anarchique et l’hypertrophie d’Alger : La ville se trouve devant une
prolifération du tissu urbain s’étalant dans toutes les directions en dépit d’une législation
pourtant fournie. Les recensements ont montré l’ampleur de cet étalement qui continue à se
faire sans tenir compte de l'environnement naturel et du patrimoine foncier agricole de la
Mitidja. Cette croissance urbaine incontrôlée a généré la conversion des terres agricoles
généralement de grande qualité, en terres non agricoles, c’est l’un des problèmes majeurs
rencontrés.
-
Une extension urbaine qui menace les terres agricoles en frange algéroise : Selon le
PDAU d’Alger (2009), le détournement des terres agricoles de leur vocation initiale n’est pas
un phénomène nouveau en Algérie.
Le développement de la périurbanisation, lors des dernières années, ne se traduit pas
tant par une croissance démographique et une densification de la région mais plutôt par
l'extension du tissu urbain en périphérie, au détriment, notamment, des terres agricoles, comme
le soulignent divers documents comme le SDAAM, etc.
-
Causes principales de la périurbanisation : Alger, capitale régionale et nationale,
concentrait près de 18 % de la population urbaine du pays 4. Sa fonction de capitale la plaçait
au sommet de la pyramide urbaine. Le fait qu’elle jouissait d’une force attractive considérable
à l’échelle nationale, et qu’elle regroupait l’essentiel des structures de directions, peut être
considéré comme étant à l’origine de ce phénomène d’urbanisation très rapide
L’urbanisation dans les périphéries et plus précisément dans les deux communes
Baraki et Eucalyptus que l’on observe, n’est pas un phénomène récent. Ses causes sont
multiples et de différentes origines, nous pouvons citer entre autre :
-
Le développement démographique, l’exode rural, l’impact des entreprises, etc. Nous
allons donc décrire les causes les plus marquantes qui peuvent mener à ce phénomène
dans les communes.
La ville d’Alger est confrontée à un processus de développement urbain qui engendre
de nombreux problèmes sur l’espace agricole en périphérie
En se basant sur l’aspect spatial et démographique, les tendances générales qui
peuvent expliquer en partie la situation actuelle sont les suivantes :
 Croissance démographique exponentielle
 Croissance du parc du logement
Le PDAU d’Alger, 2016, affirme également que la répartition est nettement
différenciée, suite à trois facteurs principaux :
PARTIE III : Impact et Enjeux de la périurbanisation pour 147
l’aménagement de l’espace Algérois, perspective de développement « cas
d’étude communes de Baraki et Eucalyptus »
Lla tertiarisation
-
Développement économique
-
développement politique
-
Le phénomène de la tertiarisation associé au développement économique et politique
de la ville d'Alger.
-
La mise en œuvre de programmes de logements publics, lors de la période
postindépendance, qui a conduit à l’occupation des espaces disponibles, dans la
périphérie du centre tertiaires, par de grands ensembles d’édifices d’habitations, et
finalement la croissance de la construction illégale et précaire qui répond aux besoins
des groupes de population qui ne sont pas encore couverts par les programmes
publics de logement.
Cet accroissement du parc logement dans les périphéries algéroises s’est fait d’une
manière exponentielle pour répondre à une demande urgente.
-
Nous pouvons également citer l’impact des entreprises, qui eux ont un impact sur
l’étalement urbain. Comme pour les individus, les coûts de terrain et de construction
sont souvent plus faibles en dehors de la ville
-
De plus, un réseau autoroutier bien élaboré incite les entreprises à placer leurs entrepôts
près de ses accès qui se situent à l’extérieur de la ville.
En
entreprises
d’espace
périphérie,
disposent
pour
les
Figure 78 : Carte des différentes espaces et centralité des deux communes.
d’avantage
installer
leurs
bâtiments et les parkings pour leurs
employés
travailleurs
et
leurs
de
ces
clients.
Les
entreprises,
préfèrent habiter proches de leur lieu
de travail et suivent leurs employeurs
hors de la ville.
-
Source : http://apceucalyptus.com
Les enjeux de la consommation foncière actuelle des communes de Baraki est
Eucalyptus sur les trois piliers de la durabilité de la ressource foncière : Du diagnostic de la
situation de la consommation foncière des deux communes, plusieurs enjeux de la durabilité
PARTIE III : Impact et Enjeux de la périurbanisation pour 148
l’aménagement de l’espace Algérois, perspective de développement « cas
d’étude communes de Baraki et Eucalyptus »
de la ressource foncière de leurs territoires se déclinent sur le plan environnemental,
économique et social.
Sur le plan environnemental, les deux principaux enjeux qui découlent sont
l’artificialisation du foncier agricole et la raréfaction et l’épuisement du foncier agricole.
Surtout concernant la commune de Baraki selon les données de subdivision agricole de la Daïra
de Baraki
L’enjeu principal, sur le plan économique, est la spéculation foncière, à Baraki le prix
du m² de terrain est de 3U/m² en 2010 et devient 9,50U/m² en 2017 ( selon des études
préalablement mentionnées dans la 2eme partie de ce mémoire ) donc dans l’espace de 7ans le
prix du terrain a triplé, et même chose pour la commune d’Eucalyptus en 2010 le prix était à
l’ordre de 3.50 U/m² et c’est presque le double du prix en 2017 à s’avoir 5,50U/m².
Par rapport au pilier social, il en résulte un enjeu capital qui est la difficulté d’accès au
logement dont le prix exorbitants est inaccessible par la couche moyenne de la société et à la
terre vivrière en raison de la pression et de la spéculation sur les terres agricoles.
Impact de la réglementation foncière et la politique urbaine
La gestion du foncier agricole et urbain repose sur les principaux instruments : schémas
D’orientation agricole établis au niveau wilaya , régional et national, les plans et les
programmes de développement qui traduisent les orientations des schémas visant la
concrétisation des objectifs qui leur sont assignés, ainsi que les instruments d’encadrement.
« Depuis l’indépendance du pays et jusqu’en 1989, le régime juridique de la terre a été
régi par un ensemble de textes qui correspondaient au cadre institutionnel et aux politiques
mises en œuvre dans ce contexte. Les textes consacrant ces politiques ont permis de gérer et
d’administrer toutes les catégories de terre sous le sceau de la domanialité et de la limitation
de la propriété privée. »102
Les choses ont changé avec la loi d’accession à la propriété de 1983, la constitution de
1989, la loi d’orientation foncière de 1990 et la loi d’orientation agricole de 2008.
La fonction rurale et agricole qui domine dans les deux communes d’étude qui
représente 43.12% de la surface totale de Baraki et 67.70% de la surface totale de la commune
d’Eucalyptus.
102
Abdelmalek Ahmed ALI, La législation foncière agricole en Algérie et les formes d’accès à la terre, Dans
Cahiers Options Méditerranéennes, vol. 66, 2011, p. 35-51 ; auquel nous avons emprunté des passages.
PARTIE III : Impact et Enjeux de la périurbanisation pour 149
l’aménagement de l’espace Algérois, perspective de développement « cas
d’étude communes de Baraki et Eucalyptus »
La fonction Urbaine la plus dominante dans la commune de Baraki avec 57.88% de la
superficie de la commune, qu’on trouve moins importante dans la commune d’Eucalyptus qui
d’ordre de 32.30% de sa surface totale, et d’après l’analyse des formes urbaines des deux
communes on trouve la dominance de l’habitat individuel avec un taux respectif de 91,80% et
59%( source ONS 2008) de la surface réservé à l’habitat.
Deux facteurs sont à l’origine de ce nombre important d’habitat individuelle
consommateur du foncier, notamment on trouve :
-
La loi des réserves foncières qui a permis aux APC de constituer leurs portes
feuille foncier et qui a été investie dans la réalisation des lotissements
-
La nature juridique privé du foncier qui a laissé les propriétaires vendre et
construire d’une manière illicite, surtout que l’état n’a pas pu trouver de solution
pour la maitrise du foncier d’un côté et de l’autre ils n’ont pas pu définir la
propriété foncière.
les construction illicites et informels sont situés en général sur les parties périphériques
de la commune, le taux d’habitat individuel relativement important a eu un effet négatif sur la
consommation d’espace .l’étalement des constructions individuelles suivants les voies
principales des deux communes ( CW14 et CW115 pour la commune de Baraki et RN08 et
RN61 pour la commune d’Eucalyptus) , accentue le développement horizontal qui annonce une
conurbation avec les autres communes avoisinantes .
Le résultat étant un entassement de la population et donc une surcharge du parc
logements et l’émergence des constructions illicites en l’absence de toutes les règles
d’urbanisme notamment L’accaparement et l’extension illicite des parcelles et Les transactions
foncières illicites. En plus du manque de la prise en charge en matière de planification urbaine
a eu aussi sa trace dans ce mode d’occupation d’espace.
Le foncier agricole à Alger est géré de la même manière qu’ailleurs en Algérie. Il existe
des propriétaires privés mais la majorité de meilleures terres sont publiques. Ce sont des
exploitants agricoles qui ont un droit de jouissance de la part des services des domaines.
Actuellement nous parlons du nouveau système de concession, à la différence de la loi n° 8719 du 8 décembre 1987.
Cette dernière loi lors de son application en 1988 a laissées un impact très important ,
c’est durant cette dernière que plusieurs ensembles agricole( EAC, EAI) ont cédés leurs terrains
pour des problèmes d’ordre financiers et de la mauvaise gestion des terres et cela pour des
construction de cité de logements surtout entre 1989 et 1990, c’est de la que naisse plusieurs
PARTIE III : Impact et Enjeux de la périurbanisation pour 150
l’aménagement de l’espace Algérois, perspective de développement « cas
d’étude communes de Baraki et Eucalyptus »
quartier dans les communes de Baraki et Eucalyptus tel que Delboz Hai Houch ,Hai Djilali
…ect (pour la commune de Baraki) et cité ouled el Hadj, cité El Hidouci , cité Slimani …ect (
concernant la commune d’Eucalyptus)
Ce problème persiste à ce jour, en plus de la mauvaise gestion du foncier suivant cette
loi y a eu aussi la crise de l’insécurité qui a touché le pays et beaucoup plus les communes rurale
périphérique tel que Baraki et Eucalyptus.
La consommation foncière des terres agricoles au profile de la réalisation des logements
sur toutes leurs formes a continué jusqu'à l’approbation de la loi n°10-03 du 15 aout 2010 fixant
les conditions et modalités d’exploitation des terres agricoles du domaine privé de l’Etat charge
à titre exclusif l’administration des domaines, après saisine par l’Office National des Terres
Agricoles (ONTA), de l’établissement de tous les actes de concession initiaux ainsi que de tous
les actes de concession103 qui consacreront les changements futurs des titulaires de concession
et ce, pour mieux suivre toutes les situations portant sur le transfert du droit de concession d’une
personne à l’autre sur l’ensemble du territoire national.
La concession c’est l’acte par lequel l’Etat consent à une personne physique de nationalité Algérienne appelée
« exploitant concessionnaire », sur la base d’un cahier des charges, des terres agricoles du domaine privé de l’Etat
et les biens superficialités (constructions, plantations et les infrastructures hydrauliques) , moyennant le paiement
d’une redevance annuelle , pour une durée maximale de 40 ans renouvelable. Le droit de concession est cessible,
transmissible et saisissable". Guide de l’ONTA, MADR, 2010.
103
PARTIE III : Impact et Enjeux de la périurbanisation pour 151
l’aménagement de l’espace Algérois, perspective de développement « cas
d’étude communes de Baraki et Eucalyptus »
Conclusion :
La situation géographique de Baraki et Eucalyptus, sur la périphérie du grand Alger font
d’elles un lieu de transit important. Elles subissent entre autre les pressions urbaines de la
métropole provoquant un mitage sans cesse croissant des terres agricoles.
La consommation d’espace (par l’urbanisation), dans les deux communes, a fait un bond
prodigieux au cours de ces dernières années, non seulement en fonction de l’accroissement
généralisé de la proportion de la population urbaine, mais aussi en raison des modifications des
besoins de la population et de la nouvelle politique de logement.
Néanmoins, le potentiel agricole demeure important et vaste faisant d’elles des
communes à vocation essentiellement agricole, du moins à moyens terme.
Mais face aux nouveaux enjeux de durabilité, d’image de la ville, de gestion économique
de sol urbain et de protection du foncier comme étant une source non renouvelable, l’habitat
individuel présente plusieurs défaillances entre autre Une consommation abusive des sols
négligeant le long terme, et une image urbaine incohérente qui donne l’aspect de chantier
éternel.
L’habitat individuel sous ses différents aspects qui résulte de l’impact de la
règlementation foncière est également associer à une consommation foncière très élevée. Ce
dernier est le résultat d’une gestion foncière non rationnelle. Ceci est le reflet d’une mauvaise
gestion foncière relative au non-respect des instruments d’urbanisme.
PARTIE III : Impact et Enjeux de la périurbanisation pour 152
l’aménagement de l’espace Algérois, perspective de développement « cas
d’étude communes de Baraki et Eucalyptus »
Chapitre VI :
Perspectives de développement et Recommandation
d’Aménagement
Dans les contextes de mondialisation, et d’urbanisation effrénée, les besoins fonciers
urbains ne cessent de s’accroitre au fil des années et pourront atteindre ou même dépasser les
60% des réserves foncières au niveau mondial d’ici l’an 2030. La menace sur la sécurité
alimentaire augmente et suit le rythme de l’urbanisation effrénée. Ce danger met en péril, plus
que tout, les petites et moyennes villes à vocation agricole qui disposent de disponibilités
foncières agricoles convoitées continuellement par l’urbanisation. L’adhésion au processus du
développement durable des territoires s’avère urgent et indispensable104.
La question foncière devient cruciale.105 La compétition pour l’accès aux ressources
naturelle, et plus précisément la terre, augmente sous les effets conjugués de la croissance
démographique, des différentes formes d’urbanisations, périurbanisation, étalement urbain, la
fragmentation spatiale consomment démesurément le foncier, provoquent le déséquilibre de
spatial traduit par l’emprise croissante et abusive des sols et de même la politique urbaine
exercé.
Le foncier se trouve au centre des principaux enjeux qui animent les phénomènes
d’expansion spatial et les programmes d’organisation socio-spatiale des territoires (comme les
plans de développement et d’aménagement des espaces ruraux et urbains, les plans
d’occupation du sol, etc.) Cette consommation effrénée de la ressource foncière et ce
déséquilibre de l’écosystème foncier constituent les enjeux majeurs de la non durabilité de la
ressource foncière.
MECHEURI L « la maitrise foncière pour la durabilité du foncier agricole « cas de la commune d’el Kseur
wilaya de Bejaia, Mémoire de magister , université de Biskra 2014 ».
105
NEMOUCHI H ,La question du foncier agricole en Algérie Pratiques foncières / pratiques sociales Le cas de
Salah Bouchaour (nord-est algérien) ESo-CAEN UNIVERSITÉ CAEN-BASSE-NORMANDIE - UMR 6590 –
CNRS
104
PARTIE III : Impact et Enjeux de la périurbanisation pour 153
l’aménagement de l’espace Algérois, perspective de développement « cas
d’étude communes de Baraki et Eucalyptus »
I.
Une stratégie foncière pour la durabilité de la ressource
foncière :
Le foncier urbain constitue, dans les nouveaux contextes de développement durable et
de mondialisation, un enjeu majeur pour un développement socioéconomique durable des
territoires et le motif de recherche de nouvelles approches foncières faute des résultats des
politiques foncières antérieures adoptées jusqu’à nos jours. La population mondiale devenant
de plus en plus urbaine, exige un foncier urbain conséquent qui puise ses besoins dans le foncier
agricole menaçant ainsi la sécurité alimentaire de l’homme. Le lien entre les modes de
production agricole et urbain est irréversible. L’étalement de l’urbanisation signifie la réduction
de la production agricole et la provocation de l’insécurité alimentaire.
L’apparition de phénomènes urbains tels la périurbanisation, l’étalement urbain et la
fragmentation spatiale ont conduit, dans la plupart des cas, à l’empiètement de l’urbanisation
sur le foncier agricole.
En Algérie, la situation du foncier est à la fois complexe et problématique. Sa complexité
s’explique par l’absence d’une politique clairement énoncée. Alors que son problème réside
dans la présence d’une situation où les forces qui façonnent habituellement le marché ont des
stratégies, des comportements et des pratiques qui entrainent souvent des situations nuisibles
rendant l’accès au foncier difficile et délicat.
La situation de crise multiforme qu'a connu Alger, l’exiguïté de l’espace central, la
défaillance et la mauvaise application des plans d'aménagement, le gel des transactions
foncières après l’indépendance et la libéralisation du foncier depuis 1990 sont des facteurs
parmi d’autres à l'origine de la crise du foncier dans la capitale Alger.
Cette crise est d’autant préoccupante pour un ensemble de raisons dont la principale est
particulièrement liée à l’épuisement des réserves foncières communales, notamment dans les
communes du centre de l’agglomération algéroise, caractérisées par la saturation et l’étroitesse
de leur superficie.
Par contre, les communes périphériques, qu’elles disposant d’un réservoir foncier
encore intact, ont été sollicitées pour répondre aux besoins d'extension de la ville d'Alger et de
ce fait, le développement de la capitale montre une nouvelle organisation socio-spatiale et
fonctionnelle.
Cette nouvelle organisation se traduit sur le terrain par une périurbanisation aux formes
incontrôlées et anarchiques des espaces périphériques.
PARTIE III : Impact et Enjeux de la périurbanisation pour 154
l’aménagement de l’espace Algérois, perspective de développement « cas
d’étude communes de Baraki et Eucalyptus »
la disponibilité de terrains dans des espaces à vocation rurale et agricole, a permis aux
interventions publiques et aux initiatives privées de produire un cadre bâti, les premières sous
formes de grands ensembles et de constructions individuelles dans la périphérie.
Cette émergence d’espaces résidentiels nouveaux a été d’autant plus rapide et forte que
la législation en vigueur n’imposait pas aux initiatives publiques et privées, durant les premières
années de l’indépendance, des contraintes particulières dans le domaine de la construction,
notamment dans les communes rurales non soumises à des plans d’urbanisme. De plus, la
multiplication des procédures et des intervenants, dans une situation d’anarchie, permis une
diffusion massive de la fonction résidentielle sous diverses formes en périphérie sur les terres
agricoles.
II.
Des objectifs fixés pour un projet foncier support de la
stratégie foncière :
Les objectifs de la durabilité de la ressource foncière, classés par rapport aux trois
milieux constituant le développement durable, visent l’équilibre de l’écosystème foncier et la
réduction de l’empreinte écologique.
Les objectifs pour le milieu environnemental :
Les objectifs à atteindre pour le milieu environnemental sont : La préservation et la
valorisation de la ressource foncière, la préservation et la mise en valeur du foncier agricole, la
réduction de l’artificialisation du sol agricole, le maintien de la biodiversité et des paysages
naturels.
Les objectifs économiques :
Les objectifs économiques attendus sont : la régulation des marchés fonciers, le maintien
et l’équilibre entre les activités supportées par les différents types de foncier (urbain, agricole
et industriel), l’investissement dans la valorisation de la production agricole et la régulation des
marchés immobiliers.
Les objectifs sociaux :
Les objectifs sociaux de la durabilité de la ressource foncière sont : la sécurité
alimentaire, la cohésion sociale, la mixité sociale et territoriale, la sécurité d’accès à la terre
dans les pays du Sud, l’accès facile au foncier agricole pour les agriculteurs en dépit des
PARTIE III : Impact et Enjeux de la périurbanisation pour 155
l’aménagement de l’espace Algérois, perspective de développement « cas
d’étude communes de Baraki et Eucalyptus »
pressions et de la concurrence exercées par l’urbanisation et le maintien des identités culturelles
(rurale, urbaine…).
III. Un modèle de maîtrise foncière approprié pour la durabilité
de la ressource foncière. (Proposition urbaine à l’échelle
communale de la zone d’étude ; (Baraki et eucalyptus) :
Partant de la problématique de la périurbanisation en général et celle du foncier en
particulier, le sujet qui nous intéresse et nous interpelle à la fois est celui de la maîtrise foncière
pour la durabilité du foncier agricole abordé dans nos cas d’étude, il s’agit des deux communes
de la wilaya d’Alger « Baraki et Eucalyptus ». Le sujet est traité à partir de la non maîtrise
foncière, principale cause de la raréfaction du foncier agricole, et ses liens avec les concepts de
périurbanisation, d’étalement urbain, de fragmentation spatiale et de fragmentation paysagère,
associés à la notion de développement durable.
« La durabilité de la ressource foncière semble tributaire de la maîtrise foncière dont
le rôle est de tenir compte de la capacité de charge de la ressource foncière et de maîtriser
l’équilibre entre le foncier urbain et le foncier agricole.106 »
La durabilité de la ressource foncière implique implicitement tous les paramètres
inhérents aux fondements du développement durable à savoir le social, l’économique
l’environnemental et leurs rapports aux fonciers agricole et urbain. Alors que la maîtrise
foncière oriente la réflexion sur l’ensemble des outils qui relèvent de la gestion du foncier tant
dans les stratégies que dans les moyens mis en place pour une meilleure garantie de durabilité
foncière.
Le rôle de la maîtrise foncière dans la durabilité de la ressource :
1-Analyser les outils législatifs et réglementaires de la maîtrise foncière dans la capitale
2-Mettre en exergue les conséquences de la non maîtrise foncière sur la consommation
du foncier agricole des deux communes.
MECHEURI L « la maitrise foncière pour la durabilité du foncier agricole « cas de la commune d’el Kseur
wilaya de Bejaia, Mémoire de magister, université de Biskra 2014 ».
106
PARTIE III : Impact et Enjeux de la périurbanisation pour 156
l’aménagement de l’espace Algérois, perspective de développement « cas
d’étude communes de Baraki et Eucalyptus »
3. Analyser les systèmes fonciers déjà utilisés (la municipalisation, la propriété privée)
et la notion de stratégie foncière moyennant le projet territorial ou urbain foncier.
4. Contribuer à une thématique qui présente des enjeux majeurs dans le développement
Urbain durable de nos territoires
Ce lien entre la ressource foncière et sa durabilité est expliqué par les différentes
pressions foncières subites par la ressource foncière et par l’écosystème foncier, sur les
domaines environnemental, économique et social, traduites par des enjeux de la non durabilité
de la ressource foncière sur chacun des domaines.
-Proposition urbaine à l’échelle communale de la zone d’étude ; Baraki et
Eucalyptus :
Après avoir identifié et analysé la situation de nos communes Baraki et Eucalyptus en
terme d’urbanisation dans ces périphérie , nous a permis de ressortir un certain nombre de
dysfonctionnement
problèmes entravant ces deux derniers. Or, d’apporter des solutions
adéquates, semblent une chose incontournable, dans l’achèvement de notre travail.
De ce fait, ce chapitre a consacré pour certaines actions et propositions possibles et en
convenance avec la situation des communes. Concernant l’amélioration qualitativement.
Ces actions et propositions se présentent en projets encore de réalisation, à des actions
et propositions plus directes sur l’articulation entre l’espace urbain et l’espace agricole en
protègent s terres agricoles.
De ce qui précède, nous proposons une synthèse des actions d’intervention urbaines à
menés sur le territoire qui nous permet de mettre en évidence nos hypothèses de travail. Et de
répondre aux enjeux majeurs du phénomène de périurbanisation, à savoir le grignotage
incontrôlé de la nature, et des terres agricoles :
Orientations d’aménagement:
En termes de Gestion et de Gouvernance urbaine :

Le respect de la réglementation et les orientations des instruments d’urbanisme,
- La mise en valeur de la place de la commune dans la gestion urbaine, avec plus de
pouvoir et de poids décisionnel augmentera les possibilités de voir un
développement homogène et efficace.
PARTIE III : Impact et Enjeux de la périurbanisation pour 157
l’aménagement de l’espace Algérois, perspective de développement « cas
d’étude communes de Baraki et Eucalyptus »
- La concertation, la coordination et l’échange de données entre les différents secteurs
affaiblira les anomalies et les aspects négatifs de la gestion horizontale dans la
commune.
- La démocratisation de l’information ainsi que la concertation de tous les acteurs de la
commune (même les citoyens) dans les choix stratégiques de développement
garantira la pérennité du développement.
- L’utilisation des TIC, comme moyen de communication et de gestion, accélérera le
développement de la commune avec un rendu de qualité
- Identifier les exploitations à protéger par une analyse agricole, et valoriser celles à
haut potentiel.
- Veiller à ce que la gamme de réglementation soit appliquée sur le terrain (charger des
comités de suivi et de contrôle), et intégrer de nouveaux acteurs, département des
forêts et de l’environnement, agence de protection de l’environnement, chercheurs,
etc.
- Mettre en œuvre une politique volontariste et développer les documents d’urbanisme
communaux, ainsi qu’élaborer les documents d’urbanisme à l’échelle
intercommunale
- Des études de faisabilité devront être engagées préalablement au projet
d’aménagement ou d’urbanisme, pour s’assurer de sa viabilité et de sa pertinence
pour le territoire.
- Des études d’impact qui consiste en une étude scientifique ayant pour objet l’étude
des impacts d’extension urbain éventuels sur l’environnement d’un projet de
travaux, d’ouvrage ou d’aménagement, ainsi que les mesures prises pour réduire ces
impacts.
- Les orientations d’aménagement recommandées pour les zones à urbaniser du PDAU
doivent prendre en compte la gestion des espaces, tampons entre l’emprise
consacrée aux futures constructions et les limites des espaces agricoles, afin de
réduire les risques de conflits de voisinage.
- Mettre en lien les différents espaces écologiques, réseaux verts, trame verte, et trame
urbaine proche ; situés notamment en périphérie, sous forme de couloirs
écologiques.
PARTIE III : Impact et Enjeux de la périurbanisation pour 158
l’aménagement de l’espace Algérois, perspective de développement « cas
d’étude communes de Baraki et Eucalyptus »
- Tenir compte des contraintes d’exploitation dans les aménagements, et améliorer
l’intégration architecturale et paysagère des constructions et les projets agricoles
- Rechercher de nouvelles formes d’urbanisation qui lie la ville et la compagne dans de
meilleures conditions.
- Intégrer des activités et des espaces complémentaires, comme les randonnées
d’équitation, les laboratoires de recherche agricole, ainsi que diversifier les
cultures et les techniques d’élevage.
- Interdire l’exploitation de la nappe phréatique, à l’exception des situations extrême,
élaboré des nouvelles techniques permettant l’économie de l’eau pour l’irrigation.
- Diminuer les risques d’inondation par des stations d’épuration, et le drainage des
eaux de pluies et de desserte pour réutilisation.
- Veiller sur L’applicabilité des lois d’urbanisme ainsi que les plans réglementaires
- Le Contrôle de la nature juridique de la propriété foncière pour une meilleure gestion
foncière.
- Assurer une bonne gestion foncière par la consommation rationnelle des terres
- La régulation des marchés agricoles et fonciers.
- Encourager les investissements et les investisseurs privés
- Financement des coûts de libération du foncier (libération des logements, démolition,
remboursement des emprunts,…)
- Assurer la coordination entre les différents acteurs concernés (APC, la direction des
domaines, le cadastre, agence du foncier, la Duch,) pour une meilleure gestion.
- Concertation et participation de la société civile.
En termes d’aménagement et de projets urbains :
D'autres mesures d'aménagement sont à mettre en œuvre dans le but de mieux appréhender
le développement il s'agit :
-
Du renforcement de la restructuration du tissu urbain existant :
-Elaboration d’un plan global d’intervention sur les quartiers anciens (intégré dans la
définition d’une politique locale. intercommunale)
-De création de nouvelles centralité secondaire dans ces communes de la ville par des grands
projets urbains structurants et d’injection des activités à valeurs ajoutés afin de promouvoir sans
développement d’une part et d’atténuer la pression sur la capitale (création d’emploi, logement,
PARTIE III : Impact et Enjeux de la périurbanisation pour 159
l’aménagement de l’espace Algérois, perspective de développement « cas
d’étude communes de Baraki et Eucalyptus »
services..) d’autre part (exemple du stade de Baraki , projet a l’échelle national et international qui
permettra à la capitale un développement économique et social par la participation aux événements
mondial et international.)
-De la récupération foncière des terrains vides et de la réappropriation des sites d’habitat
précaire éradiqué et des immeubles menacent ruine.
-De l'adaptation des terres de référence des P.O.S (retenus ou envisagés) aux fonctions de
la ville (moyen et long terme)
-Du réaménagement cohérent et harmonieux des quartiers anciens, dégradés ou
Vétustes, par des interventions de réhabilitation, reconversion et de la rénovation urbaine. Les
zones déjà urbanisées devront être optimisées par la densification, la diversification des types
d’habitat, et la réhabilitation de l’habitat existant.
-De la création d'espace verts et des espaces publics notamment dans les sites à forte
densité urbaine d’une part de densifier les surface constante, c'est à dire d’arrêter de grignoter
sur les espaces naturels, par une diversité typologique d’habitat qui permettra de répondre à
la demande de logements pour ensemble des catégories, La mixité proposée n'est pas seulement
une mixité typologique, elle est aussi sociale et fonctionnelle, avec des ratios bien spécifique et
une occupation de sols maximale(rentabilité foncière).
-Régularisation juridique des constructions illicites et de la situation des habitations déjà
conçu par des particulier généralement sur des terrains privés (lotissements et /ou habitat spontané)
par les différents actes d’urbanisme (permis de construire et des certificats de conformités…).
-
Contrôle de la croissance démographique :
Deux niveaux de perception, en ce qui concerne le contrôle du croit démographique :
- Une répartition judicieuse de l'excédent de population attendu par rapport aux données
et Conditions du milieu.
- Une atténuation des flux de population vers les deux commune à l'effet de stabiliser le
peuplement notamment dans les zones rurales marginalisées, grâce à une dynamique de
développement socio-économique.
Cette maîtrise du croit démographique ne pourra être concrétisée que grâce à une
réorganisation de l'armature urbaine actuelle dont la trame de fond celle des centres à
promouvoir, vu leur importance dans la nouvelle approche de l'aménagement du territoire de la
wilaya.
-
La promotion des espaces agricoles périurbains :
PARTIE III : Impact et Enjeux de la périurbanisation pour 160
l’aménagement de l’espace Algérois, perspective de développement « cas
d’étude communes de Baraki et Eucalyptus »
Elle est tributaire de la mise en œuvre d'une série de mesures visant :
-Une occupation rationnelle des sols et une lutte efficiente et énergique contre
l'urbanisation abusive et anarchique des terres.
-Une protection réglementée des terres agricoles situées à l'extérieur du périmètre urbain
actuel.
-La mise en valeur des vocations des communes par une organisation et une
structuration par rapport à la ville conformément à son rôle et sa place dans la hiérarchie urbaine
du la partie Est de la capitale.
-Création des parcs urbains et des agris parcs au niveau des terres agricoles recensés
dans les deux communes afin de les protéger et de freiner urbanisation aléatoire et assurer une
articulation entre l’espace l’urbain et l’espace rural afin d’arriver à une harmonie et un exilant
paysage
-Une bande d’arboriculture peut entourer la commune, exprimant le caractère de
protection, des jardins familiaux, sur les sols de bonnes qualités irriguées, des jardins
d’ornementation, des agris parcs, des parcs naturels, des serres agricoles, des parcours équestre,
en plus des espaces pour l’élevage…..etc.
-Les jardins portagés et les jardins familiaux assurent un rôle récréatif mais aussi
nourricier, créateurs de lien social et de convivialité, ainsi que d’organiser une cohabitation
réussie entre l’activité agricole et la vie urbaine.
-les Fermes biologique, et les fermes verticales afin d’assurer des produits biologiques
locaux, Assurer l’éducation biologique, Contrôler et assurer la bonne qualité des produits
agricoles locaux.
-Des Jardin d’ornementation pour donner un caractère aux parcs comme étant des
compléments qui les enrichissent et développer la production florale.
PARTIE III : Impact et Enjeux de la périurbanisation pour 161
l’aménagement de l’espace Algérois, perspective de développement « cas
d’étude communes de Baraki et Eucalyptus »
Conclusion :
Le phénomène de périurbanisation met en évidence tous les conflits possibles autour
duquel des nouvelles fonctions de l’espace et de la maîtrise foncière, pose le problème de la
mobilisation des pouvoirs locaux et de leurs stratégies vis-à-vis de l’occupation de l’espace et
sa gestion.
D’après La lecture de la notion de la « durabilité de la ressource foncière » nous
constatons que cette dernière est conditionnée par un ensemble d’indicateurs répartis selon les
différents domaines environnemental, économique et social du développement durable.
Le lien entre la ressource foncière et sa durabilité est expliqué par les différentes
pressions foncières subites par la ressource foncière et par l’écosystème foncier, sur les
domaines environnemental, économique et social, traduites par des enjeux du non durabilité de
la ressource foncière sur chacun des domaines. Ces enjeux constituent le moteur de la recherche
de la durabilité de la ressource foncière visée aux moyens d’objectifs environnementaux,
économiques et sociaux et mesurée aux moyens d’indicateurs de la durabilité de la ressource
foncière que nous avons essayé d’élaborer.
L’ensemble des recommandations émises présentent un modèle d’intervention urbaine
à l’échelle communale qui peuvent être applicables aux différentes échelles, pas uniquement
au niveau des limites communales du Baraki et d’ Eucalyptus, mais pouvant bien s’adapter aux
autres communes de la capitale d’Alger afin d’assurer une meilleur maitrise foncière et un
aménagement urbain harmonieux entre ville /compagne, urbain/périurbain qui peuvent
contribuer aux développement économiques et social de la ville mère « la métropole » et son
insertion au rang internationale de mondialisation.
CONCLUSION GENERALE
162
CONCLUSION GENERALE :
Croissance urbaine, dispersion urbaine, ou encore étalement urbain, différentes
acceptions relatives au même phénomène, et au même danger, nous ont imposé de tirer la
sonnette d’alarme pour secourir l’espace agricole périurbain, situé dans l’interface entre la ville
et la campagne.
La périurbanisation s’accélère avec le développement de la population, et se traduit
par le dépeuplement des espaces centraux au profit de ses marges, dont l'extension ne connait
plus de bornes, la multiplication des zones de polarité, la dispersion de l’habitat et la
concentration des zones d’activité, qui conduisent, il fallait s’en douter, à une ville fragmentée,
consommatrice d’espace et génératrice de déplacements engendre des enjeux et des impacts sur
l’aménagement du territoire qui sont d’ordre spatial, économique ,social et environnemental
notamment des lieux divers qui concurrencent l’agriculture proche de la ville, qui se manifeste
par le recul graduel de la terre fertile et du foncier agricole
En effet, la dichotomie entre l’urbain et le rural devient floue et obsolète, elle n’est
plus marquée à cause de l’invasion de la ville, qui ne connait pas de limites pour s’arrêter, ce
qui engendre la disparition de ses liens, jusque-là distincts, avec la campagne.
Dans les pays maghrébins, la métropolisation est également un processus directement
lié à la mondialisation et à l’impérieuse nécessité d’arrimer les plus grandes villes au systèmemonde.
Alger, tout comme Tunis et Casablanca métropoles littorales "effectives" de rang
international, s’étendent aujourd’hui, suite aux dynamiques de desserrement et d’étalement, de
sorte qu’elles donnent lieu à de nouvelles formes urbaines sur des espaces, de plus en plus
éloignées. Pôle économique et politique du pays, Alger enregistre le taux d’urbanisation le plus
fort du pays. Elle se présente comme une ville primatiale "primate city" et se détache du reste
des villes algériennes. Le diagnostic du processus d’urbanisation de la ville d’Alger, révèle une
relation de dépendance fonctionnelle entre le mouvement de population et celui de
périurbanisation.
L’espace périurbain d’Algérois, dans un contexte de changement économique et face
à une artificialisation de son foncier suite à une amélioration du niveau de consommation et
d’équipement, est le champ de mutations importantes qui se traduisent par une recomposition
spatiale, fonctionnelle et sociale. Ces transformations ont été marquées à la fois par des
évolutions d’ordre démographique (taux d’accroissement, mobilité résidentielle…), d’ordre
spatial (périurbanisation/étalement, spéculation foncière, nouveaux instruments d’urbanisme,
CONCLUSION GENERALE
163
prolifération d’habitat informel …) et d’ordre fonctionnel (tertiaire de service et nouvelles
fonctions, nouveaux projets, nouvelles centralités…). Le tout contribuant à une recomposition
de l’agglomération toute entière qui s’est élargi et étendu en progressant dans toutes les
directions.
Face a notre problématique qui consistait principalement aux impacts et enjeux du
phénomène de la périurbanisation pour l’aménagement du territoire ainsi que la spécificité de
ce phénomène sur l’aménagement de l’aire métropolitain algérois, nous avons établis une étude
de la genèse de développement urbanisme du périmètre algérois ,une tel analyse qui nous a
permis de mieux connaitre les causes et conséquences du phénomène ainsi que sa spécifité pour
la capitale « Alger » d’une part et d’autre part ,nous avons choisie une zone d’étude ,il s’agissent
des deux communes à caractère agricole, situées sur les terres les plus fertiles du pays, a des
impacts directs sur l'espace et ses composantes à l'échelle locale, régionale et même nationale
afin faire ressortir les différents impacts de la périurbanisation sur la périphérie algéroise .
Nous avons constatons que l'espace rural des ces deux communes qui sont en pleines
mutations, la ville est devenue de plus en plus consommatrice de foncier agricole qu’il faut
maitriser, et mieux gérer et ce, pour une durabilité de la ressource foncière. L’espace agricole
périurbain reste considéré principalement comme une réserve foncière pour l’extension de la
ville. Ces dernières comme beaucoup de communes de la wilaya d’Alger présentent le même
tableau clinique, caractérisé par un recul de l’agriculture périurbaine, la dégradation des
paysages par une urbanisation anarchique et une formation de ghettos sociaux favorisant la
ségrégation sociale, dépourvu d’urbanité et du civisme ainsi économique, politique et culturel.
A cette effet nous avons recommandé une séries d’orientations et propositions
d’aménagement urbains à l’échelle communale qui peuvent être applicables a tous les échelles
du territoires que nous avons juger nécessaires pour remédier a ces maux urbanistiques, il
s’articule autour de :
-
La préservation et la valorisation de la ressource foncière, la préservation et la mise en
valeur du foncier agricole, la réduction de l’artificialisation du sol agricole, le maintien de
la biodiversité et des paysages naturels par des aménagements urbains appropriés (agriparcs,
ceinture vertes,…) ainsi que sa rentabilité (investissement économique)
-
Un
développement urbanistique doit être lier à une structure urbaine adéquate
basé sur une mixité et une densification spatial , permettant d’améliorer à la fois la qualité
de vie de la population et la qualité urbanistique des localités ,le respect du patrimoine
CONCLUSION GENERALE
164
culturel et naturel national et local lors de poursuite des objectifs définis.la sécurité ,la
salubrité et l’hygiène publiques .
-
De la récupération foncière des terrains vides et de la réappropriation des sites d’habitat
précaire éradiqué et des immeubles menacent ruine.
-
De l'adaptation des terres de référence des P.O.S (retenus ou envisagés) aux fonctions de la
ville (moyen et long terme)
-
Du réaménagement cohérent et harmonieux des quartiers anciens, dégradés ou Vétustes,
par des interventions de réhabilitation, reconversion et de la rénovation urbaine. Les zones
déjà urbanisées devront être optimisées par la densification, la diversification des types
d’habitat, et la réhabilitation de l’habitat existant.
-
Un management territorial, une politique de formation, de perfectionnement
et de recyclages, assortis d’un système d’évaluation objectif et permanent, restent à
promouvoir.
-
Le respect de la réglementation et les orientations des instruments d’urbanisme,
-
Mise en valeur de la place de la commune dans la gestion urbaine, avec plus de pouvoir et
de poids décisionnel augmentera les possibilités de voir un développement homogène et
efficace.
-
Une bonne gouvernance, basé sur et la concertation de tous les acteurs directe et indirecte
et la participation citoyenne.
-
Veiller à ce que la gamme de réglementation soit appliquée sur le terrain (charger des
comités de suivi et de contrôle), et intégrer de nouveaux acteurs, département des forêts et
de l’environnement, agence de protection de l’environnement, chercheurs, etc.
A titre de synthèse, Alger continue à s’urbaniser et à s’étendre par de nouvelles zones habitées
mais rattachées à la ville-centre sur le plan fonctionnel, à l’échelle micro-spatiale, elle se
désurbanise, c’est à dire que ses zones trop denses et son centre perdent leur population en
faveur d’espaces nouveaux, partiellement urbanisées et qui sont les périphéries.
La désurbanisation est en fait le déplacement de la population à partir d’une zone urbaine
caractérisée par des densités fortes de population et de bâti et dans laquelle s’expriment une
culture et une manière d’être et de se comporter à l’intérieur d’une collectivité, vers une zone
qui n’est plus un espace rural, mais qui n’est pas encore un espace urbain.
Beaucoup plus que les nouveaux instruments d’urbanisme, la nouvelle loi foncière
de 1990, par la réhabilitation de la propriété privée et l’introduction de nouveaux acteurs a
donné le feu vert à une série de dispositions importantes et a accéléré le processus de
CONCLUSION GENERALE
165
recomposition spatiale. L’inflation des prix fonciers et la rareté des terrains en milieu urbain
ont un rôle important sur les nouvelles formes d’urbanisation, avec étalement de la ville,
fragmentation du tissu et apparition de nouvelles centralités beaucoup plus formelles que
fonctionnelles. La recomposition spatiale de la capitale est un processus largement entamé et
touche aussi bien ses composantes humaines, économiques que physique et environnementales.
Malheureusement, nous pouvons constater qu’en l’absence d’un cadre réglementaire
adapté
et d’orientations précises ,et de gouvernance ,et devant les phénomènes actuels
du développement urbain et aux formes qu’il revêt, les principes du développement durable et
de la protection des populations, du cadre bâti et de l’environnement ne sont la plupart du temps
pas pris en charge, ainsi que la question de la préservation du foncier agricole de se référer aux
ancrages juridiques françaises, qui interdit le parcellaire des terres agricoles, ainsi que la loi
anglaise qui stipule aucun permis de construire n’est délivré sur une terre agricole.
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RESUME 172
RESUME
La métropolisation, phénomène majeur de notre temps (Bailly A, Huriol J.P., 1999), ne
cesse de s’accentuer, au point de dominer le monde (Fremont A., 1999). Elle est définie comme
le «double mouvement spatial qui affecte la croissance de la ville : concentration des richesses,
des hommes, des capitaux, des savoirs, des techniques…, et extension urbaine avec satellisation
du territoire périphérique par la ville-centre»107.Elle est devenue indissociable de la
mondialisation, autre processus contemporain, lié à «la libéralisation économique et
l’unification du marché à l’échelle de la planète»108. Parmi les conséquences de ces deux
processus figure, le «bouleversement spatial dans l’organisation urbaine posant de nouveaux
défis à l’aménagement du territoire (Sassen, 1996)»109 dans le cadre du développement durable,
dont lesquels figure le phénomène de périurbanisation.
Ce le phénomène de la périurbanisation révèle des enjeux et des impacts importants sur
le fonctionnement et du développement des territoires d’ordres : spatial, fonctionnel,
économique, social, environnemental, et politique, culturel, quant à la lisibilité de l’espace, son
paysage, sa gestion et son aménagement.
L’Algérie a connu un mouvement inadmissible en matière de croissance urbaine. Une
dynamique démographique qui a renforcé la concentration des hommes et de leurs activités sur
sa frange littorale où se localisent les quatre métropoles nationales, Oran, Annaba, et Alger,
dont l’empreinte du développement de ces métropoles, est considérable notamment celui
d’Alger qui s’est manifesté par une extension excessive de son tissu urbain sur sa périphérie.
Ce processus d’artificialisation du sol a marqué la morphologie de toute la région algéroise et
provoqué, entre autres, la dégradation environnementale et la diminution des ressources
naturelles tel que le foncier, ressource naturel qui est rare, soumis aux rivalités de son
appropriation, de son occupation et de son exploitation et sa maitrise foncière en terme ca
durabilité de cette surtout pour la partie orientale et plus précisément quand il s’agit des terres
fertiles de la Mitidja qui contiennent et entourent Alger .
Les communes périphériques de l’agglomération algéroise connaissent une forte
dynamique démographique, qui a donné lieu à diverses mutations spatiales, notamment dans la
partie orientale du périmètre algérois. Dont les deux communes Baraki et Eucalyptus
appartiendrait et sont considérait comme des espaces périurbains qui subirait l’ensemble des
impacts de la périurbanisation en terme de consommation foncière des terres agricoles.
Mots Clefs : métropolisation, mondialisation, développement durable,
Périurbanisation, aménagement, territoire, impact, ressource naturelle, foncier, maitrise
foncière, terre agricole.
107 Lévy A., 2005/«Formes urbaines et significations : revisiter la morphologie ur-baine», Espaces et sociétés, 2005/4 no
122, p. 25-48.
108
Idem
109
Idem
RESUME 173
ABSTRACT
Metropolization, a major phenomenon of our time (Bailly A, Huriol, J.P., 1999), is
steadily increasing to the point of dominating the world (Fremont, 1999). It is defined as the
"dual spatial movement that affects the growth of the city: concentration of wealth, people,
capital, knowledge, techniques ... and urban extension with the satellization of the peripheral
territory by the central city". Has become indissociable from globalization, another
contemporary process, linked to "economic liberalization and the unification of the market on
the planet". Among the consequences of these two processes is the "spatial upheaval in the
urban organization posing new challenges to spatial planning (Sassen, 1996)" within the
framework of sustainable development, of which the phenomenon of periurbanization.
This phenomenon of periurbanization reveals important stakes and impacts on the
functioning and development of territories: spatial, functional, economic, social,
environmental, political and cultural, as to the legibility of space, its Landscape, management
and development.
Algeria has experienced an inadmissible movement in terms of urban growth. A
demographic dynamics which has strengthened the concentration of people and their activities
on its coastal fringe, where the four national metropolises, Oran, Annaba, and Algiers, which
are marked by the development of these metropolises, are considerable, notably that of
Algiers Which was manifested by an excessive extension of its urban fabric on its periphery.
This process of artificialisation of the soil has marked the morphology of the whole Algerian
region and caused, inter alia, environmental degradation and the diminution of natural
resources such as land, a natural resource that is rare, subject to the rivalries of its
appropriation, Its occupation and its exploitation and its land management in terms of the
durability of this especially for the eastern part and more precisely when it comes to the fertile
lands of the Mitidja that contain and surround Algiers.
The peripheral communes of the Algiers agglomeration are experiencing a strong
demographic dynamics, which has given rise to various spatial mutations, notably in the
eastern part of the Algiers perimeter. The two communes, Baraki and Eucalyptus, belong to it
and are considered as peri-urban areas that would suffer the full impact of peri-urbanization in
terms of land consumption of agricultural land.
Keywords : Metropolisation, globalization, sustainable development, urbanization,
development, territory, impact, natural resource, land, land management, agricultural land.
ANNEXE 174
ANNEXE
I.
Concept d’agri parc :
Le concept d’Agri parc ou parc agricole est une idée nouvelle, mais le concept s'inspire
de différents modèles existants. Le concept « d'Urban Bord agricole Parcs » découle de l'idée
simple que l'endroit le plus critique pour créer un terrain commun entre des intérêts urbains et
ruraux est dans l’interface : un endroit avec la possibilité d'un métissage riche d'activités
urbaines et rurales.
Cette visibilité à long terme sur la vocation des espaces crée les conditions d’un
réinvestissement agricole ; elle permet de concevoir le développement d’une agriculture
valorisant la proximité de la ville en prenant appui sur des circuits courts de distribution.
Ces parcs sont envisagés comme des entités qui facilitent le fermage agricole par
multiples petits producteurs. C’est aussi un outil pédagogique à disposition des écoles qui
permet de découvrir une activité économique liée à la nature.
Un parc agricole ou Ag Park est une combinaison d'une ferme en activité et un parc
municipal qui se trouve à la lisière urbaine afin de soutenir les agriculteurs avec des possibilités
de terrains abordables, une infrastructure partagée.
Objectifs d’agri parc :
- Le maintien et le développement de la production agricole.
- Le développement de l’offre de commercialisation en circuits courts.
- La protection et la valorisation de l’environnement.
- Une offre en matière de loisir, de découverte et d’éducation.
- Il est à noter que l’agri parc doit être vivant, ni un musée de l’agriculture ni un parc
urbain, où les fonctions urbaines, agricoles et naturelles doivent pouvoir s’enrichir
mutuellement, et où l’utilisateur de cet espace n’est plus un visiteur qui utilise un espace mais
au contraire, quelqu’un qui s’intéresse au devenir du lieu, à son rôle économique de production,
et qui peut même être consommateur de ses produits et prend conscience que derrière les
productions agricoles auxquelles peuvent être substituées d’autres produits plus ou moins
transformés et plus ou moins naturels, il y a des hommes avec leur travail et leur passion du
métier.
ANNEXE 175
Le agri parc d’Alger :
Figure 80: Carte de délimitation des 23 agri-parcs proposés par le PDAU d'Alger 2016.
Source : direction de la protection des fortes et ceinture verte.
‐ le PDAU prévoit la création d’un agri-parc (ceinture verte entourant la ville de la
commune et contenant des espaces verts même agricole qui jouera le rôle d’un obstacle pour
l’extension de la ville).
Figure 79: Figure de agri parc proposé par le PDAU.
Source : Parque EXPO , PDAU d’Alger 2016
Concept de ceinture verte :
« Une ceinture verte vise à entourer une agglomération d’une zone non bâtie où
l’urbanisation est interdite, afin de conserver un espace privilégié pour le développement de
l’agriculture, des forêts et des loisirs de plein air (…) Cette ceinture doit être accompagnée de
ANNEXE 176
corridors verts pénétrant les zones densément urbanisées, permettant ainsi une meilleure
circulation de la biodiversité »110.
Bien qu’il n’y ait pas de définition précise à la ceinture verte, vu que chaque ville a une
particularité et adapte le concept selon ses besoins, elle sert à établir autour d’une grande ville
une zone où l’urbanisation est limitée dans le but d’y maintenir un espace où l’agriculture, les
forêts et les loisirs de plein air peuvent se développer, ayant comme but principal d’empêcher
l’étalement urbain.
Objectifs de la ceinture verte agricole :
Les objectifs de la ceinture verte sont multiples et prennent plus ou moins de place selon
les époques et les modes, elle vise à pérenniser les espaces naturels situés en limites des
agglomérations dans un double objectif, de limiter l’extension en tache d’huile de
l’agglomération, et de maintenir l’agriculture aux portes de la ville. A travers un sursaut sur
Objectifs environnementaux :
-Bénéficier des effets de la proximité des
espaces verts agricoles (qualité de l’air,
régulation climatique, protection contre les
intempéries …)
-la création d’un cadre naturel d’agrément,
de détente et de loisirs pour la jeunesse
- l’amélioration de la qualité de
l’environnement
-Conserver des paysages attrayants et
valoriser les paysages, à proximité de
l'endroit où les gens vivent
Objectifs politiques et territoriaux :
-Maîtriser le front urbain.
-Limiter l’étalement urbain et favoriser une
utilisation plus optimale du territoire.
-Assurer l’union entre l’agglomération et la
compagne (entre urbain et rural).
-Favoriser le maintien de l’agriculture
périurbaine, éviter le morcellement des
espaces par les nouvelles infrastructures,
-Améliorer la lisibilité des grands sites et
paysager les entrées de la ville,
-Investir dans le domaine agricole pour
endiguer l’exode rural.
La ceinture verte
agricole
Objectifs économiques :
- Assurer une capacité de production
alimentaire à proximité.
- Promouvoir l’économie agroalimentaire
locale, et assurer la sécurité alimentaire
Objectifs sociaux :
-Assurer la cohésion sociale entre
-Producteurs et consommateurs.
-Offrir des possibilités de récréation et de
loisirs en plein air près des zones urbaines
Source : Travaille des étudiantes
110
CONSEIL REGIONAL DE L’ENVIRONNEMENT DE MONTREAL, 2011, p. 22.
ANNEXE 177
différents cas de pays qui l’ont adopté, nous tirons les objectifs extrêmement liés au
développement durable.
Enjeux émergeants de la ceinture verte agricole :
Les enjeux émergeants de la ceinture verte agricole qui s’imposent pour tous les pays
sont multiples :
L’un des premiers enjeux c’est de tenir la ville, d’éviter l’étalement urbain qui
est indésirable.
Elle joue un grand rôle dans la préservation de l’agriculture périurbaine
et dans la lutte contre le réchauffement climatique.
L’approvisionnement alimentaire
Concept de parc naturel et régional :
L’agriculture devient un des piliers de la politique menée dans les parcs naturels. Au
niveau économique, le parc naturel doit contribuer à augmenter la rentabilité des exploitations
dans une optique de durabilité, en maintenant une agriculture à dimension familiale. Pour cela,
il faudra privilégier la qualité par rapport à la quantité, diminuer la dépendance du secteur visà-vis des grands marchés et rendre les produits de l’agriculture concurrentiels (qualité,
promotion et valeur ajoutée).
A ce titre, le parc encourage les initiatives de diversification des productions agricoles
locales. Afin de donner une image davantage positive de la profession, ce type de parc naturel
souhaite recréer et renforcer le lien qui unit le producteur au consommateur, et encourager les
processus de production respectueux de l’environnement.
Comme cela se fait déjà dans plusieurs parcs naturels, une garantie de qualité (le cas des
produits du parc naturel de la Haute-Sûre et de la Forêt d’Anlier), pourrait être une opportunité
pour changer les modes de production et accéder à des niveaux de prix et de qualité supérieurs.
ANNEXE 178
II.
Réglementation :
Accession à la propriété foncière agricole :
Lois :
Loi n°83-18 du 13 août 1983 relative à l’accession à la propriété foncière agricole
(APFA), JORA N° 34 du 16-08-1983, p. 1373
Décrets exécutifs :
Décret 83-724 du 10 décembre 1983 fixant les modalités d’application de la loi 8318 du 13 Août 1983 relative à l’accession à la propriété foncière agricole. JORA N° 51 du 1312-1983, p. 3046.
Arrêtés interministériels :
Arrêté interministériel du 26 mai 1985 fixant les modalités d'octroi de crédits pour le
financement des opérations de mise en valeur des terres à vocation agricole. JORA N° 41 du
02-10-1985, p. 992.
Orientation foncière :
Lois et ordonnances :
Loi N°90-25 du 18 novembre 1990 portant orientation foncière. JORA N° 49 du 1811-1990, p. 1332.
Ordonnance N°95-26 du 25 Septembre 1995 modifiant et complétant --la loi N°9025 du 18 novembre 1990 portant orientation foncière. JORA N° 55 du 27-09-1995, p.8.
Décrets exécutifs :
Décret exécutif N° 91-254 du 27 juillet 1991 fixant les modalités d'établissement et
de délivrance de certificat de possession institué par l'article 39 de la loi N° 90-25 du 18
novembre 1990 portant orientation foncière. JORA N° 36 du 31-07-1991, p. 1116.
Décret exécutif N°96-119 du 18 Dhou El Kaada 1416 correspondant au 6 avril 1996
déterminant les modalités d’application de l’article 11 de l’ordonnance N°95-26 du 25
septembre 1995 modifiant et
Annexes 7-2 complétant la loi N°90-25 du 18 novembre 1990 portant orientation
foncière. JORA N° 22 du 10-04-1996, p.5.
Décret exécutif N° 97- 490 du 20 Chaâbane 1418 correspondant au 20 décembre
1997 fixant les conditions de morcellement des terres agricoles. JORA N° 84 du 21-12-1997,
p.16.
ANNEXE 179
Décret exécutif N°09-339 du 3 Dhou El Kaada 1430 correspondant au 22 octobre
2009 modifiant et complétant le décret exécutif n°96-87 du 6 Chaoual 1416 correspondant au
24 février 1996 portant création de l’office national des terres agricoles. JORA N°61 du 25
octobre 2009, P. 5.
Décret exécutif N° 03-313 du 19 Rajab 1424 correspondant au 16 septembre 2003
fixant les conditions et les modalités de reprise des terres agricoles du domaine national
intégrées dans un secteur urbanisable. JORA N° 57 du 21-09-2003, p. 7.
-Arrêté du 8 Chaâbane 1431 correspondant au 20 juillet 2010 modifiant l’arrêté du 8
Rabie El Aouel 1431 correspondant au 22 février 2010 portant nomination des membres du
conseil d’administration de l’office national des terres agricoles. JORA N°17 du 20 mars 2011,
P. 45.
Arrêtés interministériels :
-Arrêté interministériel du 7 Rajab 1427 correspondant au 2 août 2006 fixant la
composition et les modalités de fonctionnement de la commission centrale d’élaboration du
projet de schéma directeur sectoriel de développement agricole. JORA N°71 du 12.11.06, p.
14.
Orientation agricole :
Lois et ordonnances :
-Loi N°08-16 du Aouel Chaâbane 1429 correspondant au 3 août 2008 portant
orientation agricole. JORA N°46 du 10.08.08, p.3.
-Loi N° 10-03 du 15 août 2010 fixant les conditions et modalités d’exploitation des
terres agricoles du domaine privé de l’Etat. JORA N° 46 du 18-08-2010, p. 4.
Décrets exécutifs :
-Décret exécutif N° 10-326 du 23 décembre 2010 fixant les modalités de mise en
œuvre du droit de concession pour l’exploitation des terres agricoles du domaine privé de l’Etat.
JORA N° 79 du 29-12-2010, p.11.
-Décret exécutif N° 11-06 du 10 janvier 2011 précisant les modalités
d’exploitation des terres agricoles relevant du domaine privé de l’Etat et affectées ou
rattachées à des organismes et établissements publics. JORA N° 02 du 12-01-2011, p.
7.Annexes 7-3
ANNEXE 180
Arrêtés :
-Arrêté du 24 Rabie El Aouel 1432 correspondant au 29 mars 2011 portant
approbation du cahier des charges fixant les modalités de concession aux organismes publics
des terres agricoles relevant du domaine privé de l’Etat. JORA N°34 du 19 juin 2011, P. 14.
Circulaire :
-Circulaire interministérielle MADR/MICL N°108 du 23 février 2011 portant
création de nouvelles exploitations agricoles et d’élevage.
Instruction :
-Instruction N°219 du 14 mars 2011 portant conditions et modalités de mise en œuvre
de partenariats en vue de la gestion et de l’exploitation des fermes pilotes érigées en entreprises
publiques économiques (SPA).
Note :
Note N°246 du 24 mars 2011 portant création de nouvelles exploitations agricoles et
d’élevage.
Mise en valeur des terres agricoles par les concessions :
Lois et ordonnances :
Ordonnance N° 95-27 du 8 Chaâbane 1416 correspondant au 30 décembre 1995
portant loi de finances pour 1996, notamment son article 148. JORA N° 82 du 31-12-1995, p.3.
Loi N° 97-02 du Ramadhan 1418 correspondant au 31 décembre 1997 portant loi de
finances pour1998, notamment son article 51. JORA N° 89 du 31-12-1997, p.3.
Loi N° 98-08 du 12 Rabie Ethani 1419 correspondant au 05 août 1998 portant loi de
finances pour1998, notamment son article 7. JORA N° 58 du 09-08-1998, p.12.
Décrets exécutifs :
Décret exécutif N°97-483 du 15 Chaâbane 1418 correspondant au 15 décembre 1997
fixant les modalités, charges et conditions de la concession de parcelles de terre du domaine
privé de l’Etat dans les périmètres de mise en valeur.JORA N° 83 du 17-12-1997, p.12.
Décret exécutif N°97-484 du 15 Chaâbane 1418 correspondant au 15 décembre 1997
fixant la composition de l’organe ad - hoc ainsi que la procédure de mise en œuvre de la
constatation du non exploitation des terres agricoles. JORA N° 83 du 17-12-1997, p.17.
Annexes 7-4
Décret exécutif N°98-372 du 4 Chaâbane 1419 correspondant au 23 novembre 1998
modifiant et complétant décret exécutif N°97-483 du 15 décembre 1997 fixant les modalités,
ANNEXE 181
charges et conditions de la concession de parcelles de terre du domaine privé de l’Etat dans les
périmètres de mise en valeur. JORA N° 88 du 25-11-1998, p.18.
Décret exécutif n° 10-22 du 26 Moharram 1431 correspondant au 12 janvier 2010
portant déclassement d’une parcelle de terrain agricole affectée à la réalisation de l’usine de
dessalement de l’eau de mer de Oued Sebt, commune de Gouraya, wilaya de Tipaza. JORA
N°4 du 17.01.2010, p.10.
Décret exécutif n° 11-237 du 7 Chaâbane 1432 correspondant au 9 juillet 2011
portant déclassement de parcelles de terres agricoles affectées pour la réalisation de logements
publics et équipements d’accompagnement dans certaines wilayas. JORA N°39 du 13 juillet
2011, P. 3.
Décret exécutif N° 11-335 du 22 Chaoual 1432 correspondant au 20 septembre 2011
portant déclassement de parcelles de terres agricoles affectées pour la réalisation de logements
et d’équipements publics au niveau de la wilaya d’Alger . JORA N°53 du 28 septembre 2011,
P. 48.
Arrêtés interministériels :
-Arrêté interministériel du 29 octobre 1998 fixant la composition et le
fonctionnement de la commission de wilaya chargée d’étudier les dossiers des postulants à la
concession de parcelles de terre du domaine privé de l’Etat dans les périmètres de mise en
valeur, JORA N° 95 du 20-12-1998, p.16.
-24 Arrêtés interministériels du 9 juillet 2002 portant délimitation des périmètres de
mise en valeur des terres agricoles. JORA N°53 du 03.09.2003, P. 8 – 22.
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