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rapport

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Dédicace
À mes chers Parents
Aucune dédicace ne saurait exprimer mon respect, mon amour éternel et ma considération pour les sacrifices
que vous avez consenti pour mon instruction et mon bien être. Je vous remercie pour tout le soutien et l’amour
que vous me portez depuis mon enfance et j’espère que votre bénédiction m’accompagne toujours.
À mes respectables professeurs,
Sans vous je n’aurais atteint ce stade. Je ne sais comment exprimer ma gratitude envers vous…
À mes amis,
Vous êtes pour moi des frères, sœurs et des amis sur qui je peux compter.
Aimablement...
Je dédie ce modeste travail...
Mouttaki ayyoub
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Dédicace
A mon père A ma très chère maman
Qui ont toujours été là pour moi, et qui m’ont donné un magnifique modèle de labeur et
de persévérance.
A mon frère, ma sœur et toute la famille
Pour leur soutien, sacrifice, patience, ainsi pour leurs conseils, que dieux les protèges
et les entoure de bénédiction.
A tous mes amis, mes collègues, mon binôme et à tous ceux qui ont contribué de près
ou de loin à réaliser ce travail
Kaoutar EL-OUAFI
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Remerciements
Ce rapport est bien le fruit d’une vaste contribution, et ce serait injuste de
l’entamer sans rendre aux personnes, grâce auxquelles il a été réalisé, l’hommage qui
leur revient de droit.
Nous tenons à remercier tout d’abord la société OCP qui nous a accueillis en tant
que stagiaires dans son organisme.
Nous tenons à remercier M. Kadi Fouad, Responsable de l’entité électriques et
notre encadrant du stage, pour sa contribution et la disponibilité dont il a su faire
preuve malgré ses charges professionnelles.
Nous remercions Mr.Bounakaya Abdelmoula, responsable de la STEP de
Youssoufia, qui nous a soutenu tout au long de notre projet à travers ses conseils
appréciables, sa disponibilité et pour l’intérêt qu’elle a porté à ce projet.
Nous remercions M. CHAABI Adil, Responsable de l’exploitation de la STEP,
qui nous a permis d’effectuer notre stage dans les meilleures conditions.
Nous remercions également M.Youssef El Merabet notre encadrant pédagogique
de stage, pour ses conseils et ses recommandations pertinentes pour le bon
déroulement du stage. Que toutes les personnes ayant contribué, de près ou de loin, à
la concrétisation de ce travail, trouvent ici l’expression de notre profonde gratitude
Nous tenons à remercier vivement messieurs les membres du jury d’avoir
consacrer de leur temps à la lecture de ce manuscrit, et d’accepter de juger et d’évaluer
ce travail.
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Sujet d’étude
La station d’épuration de Youssoufia a démarré en 2015 pour le traitement des eaux
usées de la ville et utilisation des eaux traitées pour le lavage du phosphate.
Le travail demandé est le suivant :
1-Etude technique de la STEP.
2-Décrire la technologie utilisée pour l’automatisation et la supervision du
procède de traitement à la station.
3-Analyser le fonctionnement de la supervision et proposer les améliorations pour
faciliter la tâche de la conduite à l’opérateur.
4-Etablir la liste des PDR pour garantir la disponibilité de l’automatisation et de
la Supervision.
5-Etablir un programme qui permet l’édition du rapport journalier à partir du
système (HM Station, qualité des eaux…).
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PREAMBULE
Les eaux usées, si elles étaient rejetées dans le milieu sans traitement, pollueraient
gravement l’environnement et la ressource en eau. On distingue trois catégories d’eau
usée :
• Les eaux domestiques, provenant des usages résidentiels tels la lessive, l’eau
de vaisselle, la cuisine, les toilettes et les douches.
• Les eaux industrielles, qui sont les rejets des procédés industriels qui utilisent
de l’eau dans la composition, la fabrication et le nettoyage d’un produit.
• les eaux de pluie, qui proviennent de l’écoulement de la pluie sur les routes et
autres surfaces pavées. En effet, certaines eaux usées contiennent une charge
polluante importante.
Ces eaux constituent une source de trois polluants majeurs de nos cours d’eau : le
carbone, le phosphore et les nitrates. En outre, l’eau issue des toilettes est une importante
source de contamination bactériologique. Les eaux ménagères, quant à elles, contiennent
entre autres des résidus organiques, des solvants, des parfums et des adoucissants. Les
produits nettoyants domestiques sont constitués de milliers de produits chimiques aux
formes variées (des petites molécules simples à de grosses molécules très complexes) et
dont la persistance dans l’environnement varie (de quelques heures à quelques années).
De plus, certains produits domestiques dangereux, telle la peinture, ne sont pas disposés
de manière sécuritaire ce qui pollue gravement les milieux de rejet. Comme les procédés
industriels utilisent une grande variété de produits chimiques et souvent toxiques, les
rejets industriels constituent une principale source de produits nocifs. Les déchets
pharmaceutiques, provenant des hôpitaux et des compagnies fabriquant des médicaments,
sont de plus en plus présents dans les eaux usées. Les hydrocarbures se retrouvent
également et souvent dans les eaux usées des industries et des commerces. Ces eaux sont
toxiques et représentent un réel danger pour la santé. La pollution due à ces rejets est un
problème qui ne date pas d’hier d’où le besoin de suivre une démarche.
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Liste des tableaux
Tableau1 : caractéristiques physico-chimique de l'effluent à traiter en 2035……………………………………21
Tableau 2 : bilan des différentes partis de la STEP……………………………………………………………………………..37
Tableau 3 : Les facteurs d’utilisation et de simultanéité……………………………………………………………………38
Tableau 4 : bilan total de la STEP………………………………………………………………………………………………………..41
Tableau 5 : batteries de compensation fixe………………………………………………………………………………………43
Tableau 6 : Catalogue l’essentiel automatisme et contrôle………………………………………………………………47
Tableaux 7 : les cas d’urgence…………………………………………………………………………………………………………..54
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Liste des Figures
Figure 1-le Gisement de Gantour…………………………………………………………………………………………………17
Figure 2: vision global de la STEP de Youssoufia………………………………………………………………………..…21
Figure 3 : maquette de la STEP de Youssoufia…………………………………………………………………………..….22
Figure 4: dégrillages grossier / Figure 5: dégrillages…………………………………………………………………..25
Figure 6 : Dégrilleurs fins de la STEP Youssoufia………………………………………………………………………..…26
Figure 7: dessablage/Déshuileur de la station de Youssoufia…………………………………………….……..….26
Figure 8: décanteurs primaire de la STEP Youssoufia………………………………………………………………..…27
Figure 9: traitement biologique……………………………………………………………………………………………..….…28
Figure 10: clarification & Extraction des boues décantée…………………..……………………………….….…...28
Figure 11 : Principe de filtration mécanique/ figure 12: Filtre à disque.TEP Youssoufia……………...29
Figure 13: Bassin de filtration sur CAG de la STEP…………………………………………………………………….....30
Figure 14: Bâche de contact de la STEP……………………………………………………………………………….…….…30
Figure 15 : pyramide des contraintes…………………………………………………………………………………….…….31
Figure 16 : Diagramme de puissance……………………………………………………………………………………..….…42
Figure 17 : Décomposition en 4 armoires………………………………………………………………………………..…..44
Figure 16 : Décomposition en 5 armoires……………………………………………………………………….……….…..45
Figure 18: Architecture d'un système SCADA…………………………………………………………………………..….56
Figure 19 : aperçu général sur la supervision……………………………………………………………………….….….57
Figure 20 : Logo de Topkapi………………………………………………………………………………………………….….….58
Figure 21 : les modes de Topkai..………………………………………………………………………………………….....….59
Figure 22 : base de données de Topkapi…………………………………………………………………………………..…59
Figure 23 : vue synoptique de Topkapi………………………………………………………………………………….…....60
Figure 24 : vue des alarmes et historiques…………………………………………………………………………….….…61
Figure 25 : vue d’acquisition de Topkapi………………………………………………………………………………….…..62
Figure 26 : l'ensemble des étapes de traitement des eaux usées………………………………….…………….63
Figure 27 : Arborescence de la supervision………………………………………………………………………………...64
Figure 28 : vue globale sur la step…………………………………………………………………………………………….….65
Figure 29 : vue poste de relevage et bassin d’orage………………………………………………………………..…..66
Figure 30 : vue dégrillage fin……………………………………………………………………………………………………..…67
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Figure 31 : Vue décantation primaire.............................................................................................. 68
Figure 32 : clarificateur et poste des boues biologiques ................................................................. 69
Figure 33 : Filtre à disques bâche tampon ...................................................................................... 70
Figure 34 : Echangeur ballon eaux chaude adoucisseur ................................................................. 71
Figure 35 : Gazomètre & torchère................................................................................................... 72
Figure 36 : Cogénération chaudière bi-combustible ....................................................................... 73
Figure 37 : Filtre à CAG .................................................................................................................... 74
Figure 38 : Digesteur ....................................................................................................................... 75
Figure 39 : Bâche mélange des boues épaississeur......................................................................... 76
Figure 40 : serre de séchage solaire ................................................................................................ 77
Figure 41: bassin de contact & canal comptage by-pass ................................................................ 78
Figure 42: Déshydratation des boues.............................................................................................. 79
Figure 43 : bâche a digères .............................................................................................................. 80
Figure 44 : bassin biologique ........................................................................................................... 81
Figure 45 : types des variables ........................................................................................................ 82
Figure 46 : mnémonique ................................................................................................................. 83
Figure 47 : fenêtre d'affectation des variables................................................................................ 85
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Table des matières
Chapitre 1 : Contexte général………………………………………………………….….13
Présentation de la société d’accueil……………………………………………….14
I.
1.
Introduction……………………………………………………………………..14
2.
Historique :……………………………………………………………………...15
3.
L’OCP et l’eau………………………………………………………………….15
4.
l’OCP et l’énergie :……………………………………………………………..15
5.
l’OCP et la responsabilité environnementale :…………………………………16
6.
l’OCP et la gestion des déchets :………………………………………………..16
7.
Le gisement de Gantour :……………………………………………………….17
8.
Conclusion………………………………………………………………………18
II. Contexte du projet…………………………………………………………………18
Cahier de charge :……………………………………………………………………18
1.
A.
Exigences techniques de la partie électrique……………………………………18
Exigences du maitre d’ouvrage :…………………………………………………..18
a.
Transformateur d’alimentation…………………………………………………….18
b.
GROUPE ELECTROGENE DE SECOURS……………………………………...18
c.
DISTRIBUTION Basse tension…………………………………………………...18
B.
Comptage :…………………………………………………………………………19
C.
Pénalités……………………………………………………………………………19
a.
ENERGIE ELECTRIQUE :………………………………………………………..19
b. REACTIFS…………………………………………………………………………Error! Bookmark
not defined.
c. PENALITES SUR LA GARANTIE DE PRODUCTION D’ELECTRICITE A PARTIR DU
BIOGAZ………………………………………………………………………………...20
A.
2.
Fonctionnement de la station…………………………………………………….21
Présentation générale:……………………………………………………………...21
B.
Description file eau et file boue :…………………………………………………..22
C.
Le prétraitement et le traitement primaire………………………………………….25
D.
Le traitement Primaire :…………………………………………………………….27
E.
Le traitement secondaire :…………………………………………………………..28
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F.
Traitement tertiaire……………………………………………………………….29
① Filtration sur disque :………………………………………………………………29
② Charbon actif en grain (CAG) :……………………………………………………29
③ Désinfection par le chlore :………………………………………………………...30
G.
L’auto surveillance………………………………………………………………..31
H.
Risques du projet………………………………………………………………….31
3.
Conclusion……………………………………………………………………...32
Chapitre 2 : étude technique……………………………………………………………...33
I.
Introduction……………………………………………………………………….34
II. Schéma de liaison à la terre……………………………………………………….34
1.
Introduction……………………………………………………………………..34
2.
Critères de choix du Schéma de liaison à la terre………………………………35
3.
Schémas de liaison à la terre…………………………………………………...Error! Bookmark
not defined.34
4.
Choix du schéma de liaison à la terre…………………………………………...36
III. Bilan de puissance et choix de transformateur…………………………………….36
1.
Collecte d’information…………………………………………………………..37
2.
Puissance d’utilisation et puissance foisonnée…………………………………..38
3.
Bilan de puissance……………………………………………………………….39
4.
A.
Compensation de l’énergie réactive……………………………………………..41
Introduction………………………………………………………………………...41
B.
Principe de la compensation de l’énergie réactive…………………………………42
C.
Compensation de l’énergie réactive des transformateurs………………………….43
5.
Décomposition des armoires électriques………………………………………...43
Chapitre 3: Automatisation de la partie prétraitement de l’eau usée………………………46
Configuration de l’automate d’AGBT 1……………………………………………47
I.
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1.
Processeur premium TSXP571634M :…………………………………………...48
2.
Alimentation TSXPSY1610M :………………………………………………….48
3.
Les racks TSXRKY.EX…………………………………………………………..49
4.
Module d’Entrée TOR TSX DEY 16D2 :………………………………………..51
5.
Module de Sortie TOR TSX DSY 16T2 :………………………………………..51
6.
Module d’entrée analogique TSYAEY1600 :……………………………………52
7.
Embase de raccordement analogique ABE7CPA02 :…………………………….52
8.
Cordon de raccordement TSX CPA 030 :………………………………………...53
9.
Cordon de raccordement TSX CPA 030 :………………………………….….53
10. Architecture de communication inter automates :………………………….….53
11. DESCRIPTIF INSTRUMENTATION…………………………………….…..53
12. ARRETS D’URGENCE……………………………………………………....53
13. MODE DEGRADE…………………………………………………………....53
Chapitre 4 : supervision de la partie prétraitement de l’eau usée………………………..55
I.
Introduction………………………………………………………………………56
II. Généralités sur la supervision…………………………………………………….56
1.
Les objectifs de lasupervision………………………………………………….56
2.
Domaines d’application………………………………………………………...57
III. Logiciel de supervision : TOPKAPI……………………………………………...58
1.
Introduction…………………………………………………………………….58
2.
A.
Les vues de TOPKAPI……………………………………………..................58
Mode tableur……………………………………………………………………...59
B.
Mode synoptique……………………………………………………………….....60
C.
Mode alarme et historique………………………………………………………..61
D.
Mode d’acquisition……………………………………………………………….61
IV. Elaboration du programme de la supervision………………………………….....62
1.
Cahier decharge………………………………………………………………..63
2.
CONFIGURATION DU TOPKAPI…………………………………………...63
3.
Conception des vues de la step…………………………………………………65
4.
Variables etmnémonique……………………………………………………….82
5.
Simulation de lasupervision……………………………………………………85
6.
Conclusion……………………………………………………………………..85
Conclusion générale………………………………………………………………….86
Références bibliographiques………………………………………………………...87
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Introduction générale
Parallèlement avec la formation de base du cycle Master spécialisée dans la faculté
des science de Kenitra un projet de fin d’études est demandé afin de développer
l'autonomie et la responsabilité de ses élèves , à créer une dynamique de groupe et l'esprit
d'un travail collectif et bien sûr à mettre en pratique les enseignements reçus et permettre
ainsi aux étudiants d'affirmer leur savoir-faire et à considérer leurs compétences .
Dans ce sens s’inscrit notre projet au sein de la société OCP «Office chérifienne
Phosphorique».
Un projet intitulé : « étude de l’installation électrique et la réalisation de
l’automatisation et la supervision de la nouvelle station d’épuration des eaux usées de la
ville de Youssoufia».
Nous présentons, par ce présent rapport, le travail fait sous forme de quatre volets
principaux :
➢ Le volet préliminaire portera sur une présentation de l’organisme d’accueil,
une présentation du projet ainsi que les différentes tâches à réaliser tout au
long du projet.
➢ Le deuxième volet s’intéressera essentiellement à l’étude technique de
l’installation électrique de la station, en commençant par l’étude des
différentes parties de l’installation, en passant par la réalisation des
différents schémas, et par la fin une étude technique détaillée de la
réalisation du projet.
➢ Par la suite nous traiterons au niveau d’un troisième volet l’automatisation
de la STEP au niveau de Grafcet.
➢ Le travail se clôturera avec un quatrième volet, qui portera sur la réalisation
du programme de supervision de la partie prétraitement de l’eau usée.
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Chapitre 1 : Contexte général
Dans ce chapitre nous présentons l’organisme d’accueil OCP
puis nous formulons la problématique de notre sujet PFE.
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I.
Présentation de la société d’accueil
1. Introduction
Le Groupe OCP est spécialisé dans l’extraction, la valorisation et la commercialisation de phosphate et
de produits dérivés. Chaque année, plus de 23 millions de tonnes de minerais sont extraites du sous-sol
marocain qui recèle les trois-quarts des réserves mondiales. Principalement utilisé dans la fabrication des
engrais, le phosphate provient des sites de Khouribga, Benguérir, Youssoufia et Boucraâ-Laâyoune.
Selon les cas, le minerai subit une ou plusieurs opérations de traitement :
• Production :
C’est une opération qui se fait à ciel ouvert s’exécute en quatre phases : forage, sautage, décapage et
Dé fruitage, l’OCP produit le minerai de phosphate, l’acide phosphorique et les engrais phosphatés.
• Traitement :
C’est une opération qui se fait après production et qui consiste à enrichir le phosphate en améliorant
sa teneur.
• Transport :
Une fois le phosphate extrait traité il est transporté vers les ports de Casablanca, Safi, El Jadida
destination des différents pays (clients).
• Vente :
Le phosphate est vendu soit brut soit après transformation aux industries chimiques (Engrais,
acide phosphorique), à JorfLasfar ou à Safi, pour être transformé en produits dérivés
commercialisables : acide phosphorique de base, acide phosphorique purifié, engrais solides.
(Criblage, séchage, calcination, flottation, enrichissement à sec…)
Premier exportateur mondial de phosphate sous toutes ses formes, le Groupe OCP écoule 95% de
sa production en dehors des frontières nationales. Opérateur international, il rayonne sur les cinq
continents de la planète où il réalise un chiffre d’affaires annuel de 2,188 milliards de dollars à
l'export. Moteur de l’économie nationale, le Groupe OCP joue pleinement son rôle d’entreprise
citoyenne. Cette volonté se traduit par la promotion de nombreuses initiatives, notamment en faveur
du développement régional et de la création d’entreprises. Dans un contexte de concurrence accrue,
le Groupe OCP poursuit la politique de consolidation de ses positions traditionnelles et développe
de nouveaux débouchés. Avec une exigence sans cesse réaffirmée : améliorer la qualité de ses
produits tout en maintenant un niveau élevé en matière de sécurité et de protection de
l’environnement.
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2. Historique :
L'office chérifien des phosphates OCP a été créé le 7 Août 1920, sous forme d'un organisme d'état à
caractère industriel et commercial, doté d'une organisation à gestion privée : et ceci vu l'importance
des gisements phosphatiques marocains contenant essentiellement des phosphates sableux et des
calcaires phosphatés.
Le début d’exploitation à Khouribga était en 1921, à Gantour en 1931, La prise en charge
exploitation à Boucraâ en 1975 et le début d’exploitation à Benguérir en 1979.
L'OCP est contrôlé par un conseil d'administration qui représente les intérêts permanents de l'Etat. Ce
conseil D’administration est présidé par le premier ministre. L'office exploite essentiellement trois
grands gisements:
✓ Gisement de la zone de Khouribga : 37.35 milliard de m 3.
✓ Gisement de la zone de Gantour (Youssoufia – Ben guérir): 31.09 milliard de m 3.
✓ Gisement de Boucraâ : 1.11 milliard de m 3. Un gisement non exploité se trouve à
Meskala : 15.95Milliard de m 3.
3. L’OCP et l’eau :
Etant donné que les procédés d’enrichissement du phosphate utilisent de l’eau (lavage,
flottation,…), l’OCP a élaboré une Politique Eau, articulé autour de 3 axes :
❖ Optimiser la consommation actuelle, via l’amélioration de la productivité des installations
industrielles minières et chimiques.
❖ Mobiliser
des
ressources
non
conventionnelles,
par
la
réalisation :
d’unités de dessalement d’eau de mer (100 Mm 3/an supplémentaires seront produits à
JorfLasfar et Safi). et de stations d’épuration (STEP) pour recycler les eaux usées des pôles
urbains sur lesquels se trouvent les activités du Groupe.
❖ Abandonner tout recours aux eaux souterraines à l’horizon 2020 et réallouer
géographiquement les prélèvements en eau douce en mettant en œuvre des projets d’adduction,
destinés à substituer aux eaux souterraines actuellement exploitées, des eaux de surface :
•
45 Mm3/an pour Khouribga à partir du barrage ‘AÏT MESSOUD’
•
18
Mm3/an
pour
Gantour
à
partir
du
barrage
‘AL
MASSIRA’.
4. L’OCP et l’énergie :
Les travaux de l’OCP mettent l’accent sur le potentiel actuel et futur de production de
biogaz, méthane, énergie électrique et thermique. La récupération et la valorisation du biogaz
présentent un intérêt sur les plans économique et environnemental (réduction de la facture
énergétique, préservation des ressources, réduction des gaz à effet de serre, évitement des
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Impacts sanitaires et déversement dans la nature de CO2, etc…). Les sites de JorfLasfar et de
Safi atteindront un équilibre énergétique positif grâce à l’énergie capturée générée par les
procédés de production exothermique d’acide sulfurique. En outre, l’usage d’énergies
renouvelables est en cours d’implantation dans les projets de centres urbains verts de Cité
Verte et de Mine Verte Mohamed VI. Les économies d’énergie se feront grâce aux énergies
solaire et éolienne, aux systèmes d’insolation, aux réseaux intelligents, aux compteurs
électriques et à un éclairage économique en énergie. Le transport des phosphates par pipeline
plutôt que par train se traduira par une réduction de 6-7 Dollars US par tonne des coûts de
transport, de même que par une réduction des émissions de CO2 d’environ 900 000 tonnes par
an (plus de 20% de l’empreinte carbone du Maroc). Dans le même sens, le Groupe OCP se
mobilise autour d’une politique ambitieuse d’efficacité énergétique basée sur les énergies
renouvelables, solaire en particulier. Il prévoit de réaliser une « Evaluation des Besoins
Solaires », visant à évaluer les différentes technologies existantes, leurs coûts et leur
adaptabilité
aux
besoins
et
aux
conditions
locales.
5. L’OCP et la responsabilité environnementale :
Conscient des responsabilités qui accompagnent sa position comme acteur responsable dans
le domaine de l’environnement, le Groupe OCP vise à remplir les deux conditions d’une
même ambition : satisfaire les besoins de l’agriculture globale et assurer la préservation de
l’environnement. Et convaincu que le développement durable offre de nouvelles occasions
pour l'industrie du phosphate, le Groupe a intégré les problèmes sociaux, environnementaux et
économiques à tous les niveaux de son activité. De fait, les investissements écologiques
renforcent la compétitivité du Groupe tout en lui permettant, entre autres, de réaliser des
économies en eau et en énergie, de recycler, d’améliorer et d’éliminer les déchets d’une
manière responsable du point de vue de l’environnement. L’engagement volontaire du Groupe
OCP dans des programmes environnementaux vise à renforcer le respect des normes
internationales les plus strictes et démontre son implication dans le développement durable.
Ainsi, le Groupe OCP est la première entreprise marocaine à rejoindre le Programme de
Gestion Sécurisée et Elimination des PCB (BiphénylsPolychlorés). Il a mis en place une
approche innovante pour le management intégré de ses besoins en eau et a implanté un vaste
programme hydraulique.
6. L’OCP et la gestion des déchets :
La gestion éco responsable des déchets est un des chantiers de Développement durable
prioritaires du Groupe OCP. Pour réussir sa mise en œuvre, le Groupe s’est engagé auprès de
partenaires leaders dans ce domaine afin de récupérer, recycler, valoriser et éliminer les
déchets dans le respect de la réglementation en vigueur et dans les conditions de sécurité les
plus strictes. Ces opérations de gestion rationnelle des déchets, initiées par OCP, ont pour
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élément commun d’assurer la traçabilité du processus en entier et de faire d’OCP une
entreprise pionnière sur le plan national.
La stratégie de gestion des déchets d’OCP traite des domaines suivants :
• Réduction de la production des déchets.
• Création des zones dédiées sans danger pour le stockage et l’élimination des
déchets industriels.
• Elimination des déchets à travers de solides partenariats avec des entreprises
spécialisées dans leur valorisation.
• Développement des méthodes innovantes de valorisation.
Cette année, quelque 150 000 tonnes de cendre de pyrrhotine et plus de 1700 tonnes de déchets
industriels sont en cours de déstockage pour être valorisées et servir de substituts au fuel ou à certains
additifs minéraux. Aussi, plus de 50 tonnes de papiers seront recyclées. En outre, la première
opération nationale d’élimination des équipements PCB portant sur 53 tonnes de matériaux et 17
tonnes d’huiles contaminées a vu le jour. Par ailleurs, les méthodes de valorisation de phosphogypse
sont en cours d’essai, notamment, deux des plus prometteuses à savoir l’utilisation de ce sous-produit
dans la construction de routes (remblai) et dans l’agriculture (amendement des sols). Les boues de
lavage des phosphates, riches en éléments minéraux ont également été essayées comme additifs dans
certaines applications agricoles.
7. Le gisement de Gantour :
Figure 1: Le Gisement de Gantour
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8. Conclusion :
Dans cette partie du rapport, nous avons présenté globalement la société d’accueil. Dans le
chapitre suivant nous allons spécifier le cadre du projet qui fait l’objet de notre projet de fin d’études.
II.
Contexte du projet
• Cahier de charge :
La mission qui nous a été confiée dans ce projet touche principalement le volet électrique et
l’automatisation et la supervision du traitement de l’eau usée.
1. Exigences techniques de la partie électrique
A. Exigences du maitre d’ouvrage :
a. Transformateur d’alimentation :
La puissance du poste transformateur est déterminée avec le type d’équipements qui
seront prévus au niveau de l’offre. Donc le lancement de l’Appel d’offres de l’amenée de la
ligne électrique MT ne peut être fait qu’après établissement du bilan de puissance au niveau
de
l’offre.
L’amenée de la ligne électrique jusqu’à la limite du site de la STEP est à la charge de
l’ONEE. Les travaux à la charge de l’entreprise commencent à partir de ce point. Le poste
transformateur HTA/BT ainsi que les équipements de liaisons nécessaires avec la ligne
électrique précitées sont à la charge de l’entreprise).
b. Groupe Electrogène de secours :
L’usine devra être équipée d’un groupe électrogène de secours, avec un inverseur de source
automatique dont la puissance est à définir par l’entreprise. La puissance du groupe électrogène
devra pouvoir assurer au minimum le secours des traitements et de toutes les étapes nécessaires au
cheminement hydraulique et au traitement biologique des effluents jusqu’à la station de pompage
des eaux épurées non compris les ouvrages de traitement des boues (épaississeur, digesteur,
déshydratation des boues). L’installation du groupe électrogène fait partie du présent Appel
d’offres.
c. Distribution Basse tension :
L’architecture du réseau de distribution doit être organisée de manière à limiter la distribution
basse tension au sein des ouvrages et tenir compte des différentes charges locales générées par les
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installations de traitement.
Le régime de neutre est IT, avec contrôleurs permanents et détecteurs d’isolement. La
distribution Basse Tension des installations comprendra essentiellement une armoire de
distribution générale basse tension, et les armoires de distribution dédiées aux systèmes
spécifiques tels que prétraitement, traitement biologique, traitement des boues, désodorisation,
traitement des boues). Chaque bâtiment comprendra également les armoires de distribution des
systèmes de ventilation, d’éclairage et de prises de courant. Chaque système aura son armoire de
commande locale. Les automates programmables définis dans le chapitre SupervisionTélécommande-Surveillance pourront être installés à l’intérieur de ces Armoires, dans un
compartiment prévu à cet effet.
Les capacités en termes d’espace des armoires électriques et d’automatismes sont conçues en
laissant une réserve de 20% de façon individuelle à chaque armoire.
Pour réduire les puissances d’appel au démarrage, les moteurs de puissance supérieure
ou égale à 30 kW seront alimentés par l’intermédiaire de démarreurs électroniques.
B. Comptage :
Tous les équipements sont munis d'un compteur totalisateur de temps de fonctionnement.
L'énergie électrique consommée par l'ensemble de la station d'épuration devra être décomptée de
manière à faire apparaître séparément les consommations suivantes :
➢ Postes généraux notamment :
• Système d'éclairage.
• Consommation des systèmes liés au process.
• Dégrillage automatique.
• Dégraissage-dessablage.
• Aération du bassin d’aération.
• Recirculation et extraction des boues.
• Epaississement primaire et secondaire.
• Déshydratation des boues.
• Extraction de l’air.
➢ Consommation et Production des systèmes liés au process de digestion :
• Mélangeur de boues.
• Dispositif pour la destruction de la couche des boues flottantes.
• Pompes de recirculation des boues (digestion).
• Pompes de mélange des eaux chaudes.
• Equipements de production d’énergie.
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C. Pénalités :
a. Energie Electrique :
Il est admis, sans pénalité, une tolérance de 5 % par rapport aux engagements de l'Entrepreneur, en
référence aux charges à traiter au moment des essais.
• Pour les consommations d'électricité évaluée en kwh consommés, pour tout dépassement
compris entre 5 et 10 % sera appliquée une pénalité de 0,2 % du montant du Marché par
point d'écart en % de dépassement.
•
Au-delà de 10 %, il sera exigé une remise en conformité de l'installation.
b. Réactifs :
•
Il est admis, sans pénalité, une tolérance de 10 % par rapport aux engagements de
l'Entrepreneur, en référence aux charges à traiter au moment des essais.
Pour les consommations de réactifs, évaluées en kg, pour tout dépassement compris entre
10 et 20 % sera appliquée une pénalité de 0,1 % du montant du Marché par point d'écart en
% de dépassement de la limite inférieure.
•
• Au-delà de 20 %, il sera exigé une remise en conformité de l'installation.
c. Pénalités sur la garantie de production d’électricité a partie du biogaz :
Dans le cadre des essais de performances puis de garantie définis précédemment, le
Maître d'Ouvrage peut faire procéder à un constat de production de l’électricité à partir du biogaz La
période de constat portera au moins sur 7 jours consécutifs d'exploitation. Les garanties de production
concernent la valeur moyenne des productions journalières sur cette période. Les sous-productions, audelà de certaines tolérances, feront l'objet de pénalités. Il est admis, sans pénalité, une tolérance de 5 %
par rapport aux engagements de l'Entrepreneur, en référence aux charges à traiter au moment des essais.
•
•
Page | 20
Pour les productions d'électricité évaluée en KWH produits, pour toute sous production
compris entre 5 et 10 % sera appliquée une pénalité de 0,2 % du montant du Marché par
point d'écart en % de dépassement.
Au-delà de 10 %, il sera exigé une remise en conformité de l'installation.
2. Fonctionnement de la station
A. Présentation générale:
Les eaux usées ménagères, industrielles et agricoles sont acheminées jusqu’à la
station d’épuration, qui se situe le plus souvent à l’extrémité d’un réseau de collecte. L’eau est
alors en partie traitée avant d’être rejetées dans le milieu naturel.
Figure 2: vision global de la STEP de Youssoufia
Depuis son départ en 2015 jusqu’aux années 2035 la charge hydraulique et la charge
polluante contenues dans les eaux usées de la ville de Youssoufia, et selon lesquelles la station est
dimensionnée sont représenté dans ce tableau :
Tableau1 : caractéristiques physico-chimique de l'effluent à traiter en 2035
Page | 21
Figure 3 : maquette de la STEP de Youssoufia.
B. Description file eau et file boue :
• File eau :
•
•
•
•
Page | 22
Prétraitement : dégrillage, dessablage, déshuilage.
Traitement biologique par boues activées.
Décantation et clarification.
Désinfection par filtration puis par chloration.
Page | 23
File boue :
• Extraction des boues depuis les clarificateurs.
• Epaississement statique des boues en excès Digestion
anaérobie.
• Déshydratation mécanique des boues.
• Valorisation des gaz de digestion pour la production de
l’énergie électrique.
Page | 24
L’objectif de la station d’épuration n’est pas de rendre l’eau potable mais acceptable par
la nature. Les eaux sales provenant des égouts sont tout d’abord filtrées pour éliminer les débris.
En les laissant ensuite reposer, on peut facilement récupérer les graisses qui flottent et les
particules solides qui coulent. Il ne reste qu’à introduire des bactéries dans les bassins. Elles vont
se nourrir des derniers déchets avant de couler. L’eau, enfin propre, peut retourner à la nature. On
peut distinguer trois opérations principales dans le traitement de l’eau :
C. Le prétraitement et le traitement primaire
C’est une étape qui comprend le dégrillage (qui élimine les déchets volumineux), le Dessablage
(qui permet d’extraire les sables), le déshuilage (qui débarrasse l’eau de ses corps gras) et la
décantation primaire ou la boue est récupérée au fond du bassin.
Première étape: le dégrillage
Les eaux usées qui sortent de votre maison sont acheminées jusqu’à la station
d’épuration par des réseaux d’assainissement. Elles passent alors à travers un dé grilleur, une sorte
de tamis, qui les débarrasse des matières grossières et inertes (chiffons, morceaux de bois,
plastiques, feuilles,...). Après le nettoyage des grilles, les déchets sont évacués avec les ordures
ménagères. Le tamisage, qui utilise des grilles avec de plus faibles espacements, peut compléter
cette phase du prétraitement.
Figure 4: dégrillages grossier.
Page | 25
Figure 5: dégrillages.
Le dégrillage est un moyen utilisé pour retenir les déchets grossiers susceptibles de bloquer
les conduites ou d'endommager les appareils électromécaniques situés en aval, ces déchets
ne pouvant pas être éliminés par un traitement biologiques ou physico-chimique, il faut donc
les éliminer mécaniquement. Les eaux relevées sont dégrillées au moyen de 3 dégrilleurs fins
d’épaisseur 6 mm. Un dé grilleur est installé en secours, la totalité du débit peut être traité
sur 2 dégrilleurs.
Figure 6 : Dégrilleurs fins de la STEP Youssoufia
Deuxième étape: le dessablage et le déshuilage
Les étapes suivantes permettent de débarrasser l’eau des matières qui n’ont pas été filtrées par le
dégrillage.
Figure 7: dessablage/Déshuileur de la station de Youssoufia
Page | 26
Grâce à la réduction de vitesse de l’écoulement, il est possible de récupérer Les sables (par
pompage)
et
les
graisses
(qui
sont
raclées
en
surface).
Les eaux s’écoulent d’abord dans un premier bassin (appelé le « dessaleur ») où les matières plus
lourdes que l’eau (sables, graviers,...) se déposent au fond, puis elles passent dans un deuxième
bassin, où les graisses seront récupérées en surface. Les bassins sont équipés d’un pont automoteur
et de pompes aératrices. Ces pompes, installées le long de chaque ouvrage, diffusent de fines bulles
d’air qui favorisent la remontée des graisses et corps flottants en surface. Le pont automoteur assure
un raclage de surface pour pousser les flottants sur des goulottes et bâches de pompage.
Les produits récupérés sont évacués en vue d’un traitement ultérieur. (Traitement des boues) Les
eaux sont alors évacuées et continuent leur assainissement dans la station.
D. Le traitement Primaire :
o Principe de la décantation primaire :
Figure 8: décanteurs primaire de la STEP Youssoufia.
Une fois dessablé et déshuilé, L’effluent prétraité rejoint un répartiteur assurant une équirépartition entre les deux files de traitement primaire dans les décanteurs de la STEP. La décantation
primaire permet de diminuer les charges à traiter dans les étapes ultérieures, en éliminant une partie
des solides en suspension et d’effectuer une séparation liquide / solide facilement décantable. Les
matières en suspension ont tendances à décanter et à se déposer par gravité au fond sous forme de
boues qui sont ensuite recueillies par pompage du fond, Un pont racleur permet de collecter et
racler les boues vers la partie centrale de l’ouvrage. Quant à l’eau clarifiée, elle quitte le décanteur
pour rejoindre le traitement secondaire. L’étape de décantation primaire permet l’élimination de 50
à 60 % des matières en suspension. L’efficacité du traitement dépend du temps de séjour et de la
vitesse ascensionnelle (qui s’oppose à la décantation).
Vitesse de Hazen : vitesse
S ascensionnelle
Page | 27
E. Le traitement secondaire :
Cette étape se fait le plus souvent de manière « biologique », mais une voie «physico-chimique» peut la
remplacer ou s’y ajouter. Le traitement physico-chimique permet une meilleure coagulation des boues et
favorise notamment la fixation des phosphates provenant des engrais ou des activités agricoles. Le
traitement secondaire comprend l’oxygénation (de l’oxygène est inséré dans l’eau pour la défaire des
substances graisseuses restantes) et la décantation secondaire (qui permet d’extraire une deuxième
quantité de boue).
Première étape : le traitement biologique
C’est la partie essentielle du traitement. Elle consiste à reproduire, mais d’une manière accélérée, le
processus naturel qui existe dans les rivières.
Figure 9: traitement biologique
Les eaux arrivent dans un bassin où se sont développées des bactéries. Ces êtres vivants
microscopiques vont digérer les impuretés et les transformer en boues. Ces techniques se réalisent
avec oxygène (aérobies) ou sans oxygène (anaérobies).
Deuxième étape : la clarification
Cette étape consiste à séparer l’eau des boues ou des résidus secondaires issus de la dégradation
des matières organiques.
Figure 10: clarification&Extraction des boues décantée
Page | 28
Cette décantation est opérée dans des bassins spéciaux, les "clarificateurs". Les boues se déposent
au fond du bassin, où elles sont raclées et évacuées. L’eau débarrassée de 80 à 90 % de ses
impuretés subit alors des analyses et des contrôles avant d’être rejetée dans le milieu naturel.
F. Traitement tertiaire :
Appelé aussi traitement d’épuration avancés, ses procédés visent essentiellement l’élimination des
matières en suspension, de la DBO, des organiques réfractaires (DCO et COT), des nutriments
(azote
et
phosphore),
des
métaux
lourds
et
des
sels
inorganiques.
Au niveau de la STEP Youssoufia trois filtres sont installés :
① Filtration sur disque :
Figure 11 : Principe de filtration mécanique
•
figure 12: Filtre à disques STEP Youssoufia
Fonctionnement :
Après le traitement secondaire l’eau alimente un filtre composé de plusieurs disques.
C’est la première étape du traitement tertiaire elle est appelé filtration sur filtre à disque ou
filtration mécanique, les substances solides sont retenues en surface des filtres. Lorsque les
dépôts solides sur la toile filtrante augmentent, la résistance hydraulique du système
(colmatage) augmente en parallèle, d’où la nécessité du nettoyage du filtre. Quand le
niveau d’eau dans la cuve de filtration atteint le niveau maximum détecté par des
détecteurs de niveau à poire, le nettoyage est déclenché. Les substances solides qui se sont
déposées sont éliminées par l’intermédiaire de dispositifs d’aspiration composées de
pompes submersibles permettant chacune le nettoyage de plusieurs disques. Le tableau
résume les dimensions des filtres à disque.
② Charbon actif en grain (CAG) :
En deuxième lieu du traitement tertiaire et après la filtration à disques, pour plus de qualité, l’eau
pénètre un filtre en charbon actif en grain (CAG). La porosité du charbon lui permet de retenir les
composés organiques dissous, mais aussi certains micropolluants que le filtre à disque n’a pas pu
éliminer. Le colmatage du disque est atteint lorsque la perte de charge maximale prévue lors de la
construction est atteinte (baisse du débit filtré), ce qui exige le lavage pour revenir à l’état initial. Le
Page | 29
mécanisme prédominant d’élimination des micropolluants par le charbon actif est l’adsorption
sur des sites actifs, cette adsorption est un phénomène de surface par lequel des molécules se
fixent sur la surface du CAG grâce à différentes forces (charges électriques, forces de Van der
Waals, etc.). La STEP Youssoufia possède une batterie de 4 filtres à CAG. Le lavage se fait soit
manuellement ou automatiquement, il se déclenche via l’indication de colmatage qui est fournie par
un capteur de type hydrostatique installé à la sortie des eaux filtrées, il est effectué par l’air et l’eau
(envoi d’air puis air et eau à mi- débit, et finalement rinçage à l’eau) grâce à 1 + 1 pompes de
lavage
avec une vitesse de lavage eau qui est de 25 m/h et 1 + 1 suppresseurs de lavage de vitesse lavage
air 35 m/h.
Figure 13: Bassin de filtration sur CAG de la STEP
③ Désinfection par le chlore :
Figure 14: Bâche de contact de la STEP
Ce procédé est un moyen efficace qui permet de fournir une eau bactério logiquement propre
pouvant être réutilisé pour l’arrosage des espaces verts ou pour le lavage du phosphate qui est le but
de cette station. Lechlore ou l’eau de javel est injecté par des pompes afin d’éliminer la majorité des
germes et des microorganismes pathogènes, mais cette méthode demeure pas efficace contre les
virus et les parasites. Le bassin est de type rectangulaire et chicané afin d’assurer une bonne
circulation de flux dans l’ouvrage. Une fois traitée, cette eau désinfectée est ensuite acheminée vers
une station de pompage pour la transmettre vers la laverie.
Page | 30
G. L’auto surveillance :
L’exploitant de la station d’épuration va se livrer à une série de mesures pour évaluer
l’efficacité de l’épuration de l’eau et du traitement des matières produites par l’épuration .
Il va aussi s’assurer du respect des normes de rejets, et surveiller l’ensemble de l’installation
pour détecter les éventuelles anomalies. Un rapport de fonctionnement contenant ces mesures est
établit chaque mois et chaque année par l’exploitant de la station d’épuration.
Ce rapport est ensuite envoyé à la police de l’eau et à l’agence de l’eau.
Le préfet peut augmenter les exigences de l’auto surveillance. Il peut par exemple prendre de
nouvelles mesures ou les raffermir concernant certains polluants. Il peut aussi imposer une
surveillance du milieu naturel accueillant l’eau traitée. Les services chargés de la police des eaux
auprès du préfet vérifient la qualité du dispositif de surveillance mis en place par l’exploitant.
Cette vérification s’opère à deux niveaux :
•
•
Par le contrôle des documents tenus par l’exploitant.
Par des visites sur place pour constater la validité des informations transmises.
H. Risques du projet
Tout projet subit trois contraintes, les délais, les coûts et la qualité. L’investissement dans l’une
des trois se fait au détriment des autres.
Figure 15 : pyramide des contraintes
Délais : Le projet doit être réalisé et livré durant la période du stage. Une période de quatre mois
ne permet pas de finaliser le projet et d’accomplir les procédures administratives.
Les fournisseurs : Les retards de livraison des pièces commandées impacte l’avancement du
projet et le respect du planning prévisionnel. Faillite d’un fournisseur d’appareillage, ce qui remet
la durée de vie du testeur en question
Qualité : les contraintes de qualité domine dans ce projet, leur non-respect est susceptible de
remettre en cause le projet lui-même.
Risques techniques : Le projet implique l’utilisation d’un nouvel environnement de
développement pas encore maîtrisée.
Page | 31
1.
Conclusion
Dans ce chapitre, nous avons présenté l’organisme d’accueil. Nous avons met un cadre
général de notre projet en citant le travail demandé selon l’étude du cahier des charges et le
fonctionnement de la station d’épuration des eaux usées.
Page | 32
Chapitre 2 : Etude Technique
Dans ce chapitre nous présenterons l’étude technique du projet
Page | 33
I.
Introduction
Le dimensionnement d’une installation électrique est un art difficile dans la mesure où il nécessite
de prendre en considération des impératifs techniques, normatifs, économiques, contractuels et
stratégiques. Ces derniers sont définis par les 2 principales pièces marchées
d’un projet :
•
Le
Cahier
des
Clauses
Techniques
Particulières
(CCTP).
L’étude d’une architecture complète présente cinq grandes fonctions élémentaires : la
transformation, le transport, la distribution, la conversion et l’exploitation. Que ce soit dans
le domaine tertiaire ou industriel, l’objectif final est de mettre à disposition les
fonctionnalités électriques auprès de l’exploitant en garantissant la maintenabilité,
l’évolutivité ainsi que la sécurité des biens et des personnes. L'étude de l'installation
consiste à déterminer précisément les canalisations et leurs protections électriques, en
commençant à l'origine de l'installation pour aboutir aux circuits terminaux. Chaque
ensemble constitué par la canalisation et sa protection doit répondre simultanément à
plusieurs conditions qui assurent la sûreté de l'installation.
• Véhiculer le courant d'emploi permanent et ses pointes transitoires normales.
• Ne pas générer de chutes de tension susceptibles de nuire au fonctionnement de certains
récepteurs, comme par exemple les moteurs en période de démarrage, et amenant des
pertes en ligne onéreuses.
En outre le disjoncteur (ou fusible) doit :
• Protéger la canalisation pour toutes les surintensités jusqu'au courant de court-circuit.
• Assurer la protection des personnes contre les contacts indirects dans le cas où la
distribution s'appuie sur le principe de protection du schéma des liaisons à la terre IT ou
TN.
Une installation électrique se fait par plusieurs étapes, parmi ces étapes les étapes suivantes :
❖ Schéma de liaison à la terre.
❖ Bilan de puissance et choix de transformateur d’alimentation.
II.
Schéma de liaison à la terre
1. Introduction
Actuellement, les trois schémas de liaison à la terre, appelés régimes du neutre tels que définis
par la norme NF C 15-100, sont : TN, TT, IT. Ces trois schémas ont une même finalité en termes de
protection des personnes et des biens : la maîtrise des effets des défauts d’isolement. Ils sont
considérés comme équivalents sur le plan de la sécurité des personnes contre les contacts indirects.
Page | 34
Il n’en est pas nécessairement de même pour la sûreté de l’installation électrique BT en ce qui
concerne :
•
La disponibilité de l’énergie.
•
La maintenance de l’installation.
La maîtrise du risque de non disponibilité de l’énergie prend de plus en plus
d’importance. En effet si, pour éliminer le défaut, la partie en défaut est déconnectée
automatiquement, il en résulte :
•
•
Un risque pour les personnes, par exemple : un manque subit d’éclairage ou la
mise hors service d’équipements utiles à la sécurité.
Un risque de déstabilisation du process.
De plus, si le courant de défaut est élevé, les dégâts, dans l'installation ou dans les récepteurs,
peuvent être importants. Ainsi les coûts et les temps de réparation seront élevés.
2. Critères de choix du Schéma de liaison à la terre
Les trois SLT (schémas de liaison à la terre) mondialement utilisés et normalisés par la CEI
60364 ont pour objectif commun la recherche de la meilleure sûreté. Sur le plan de la
protection des personnes, les trois régimes sont équivalents si l’on respecte toutes les règles
d’installation et d’exploitation. Étant donné les caractéristiques de chaque régime, il ne peut
donc être question de faire un choix à priori. Ce choix doit résulter d’une concertation entre
l’utilisateur et le concepteur du réseau sur :
• Les caractéristiques de l’installation.
• Les conditions d’exploitation.
D’abord, il ne faut pas oublier que les trois SLT peuvent coexister dans une même installation
électrique, ce qui est une garantie pour obtenir la meilleure réponse aux besoins de sécurité et de
disponibilité. Ensuite s’assurer que le choix n’est pas recommandé ou imposé
par les normes. Puis dialoguer avec l’utilisateur pour connaître ses exigences et ses moyens.
En résumé, plusieurs paramètres conditionnent le choix du SLT. En effet, c’est le croisement des
impératifs réglementaires, de continuité de service, de continuité d’exploitation et de nature du
réseau et des récepteurs qui détermine le ou les types de schémas les plus judicieux.
Dans certains cas, ce sont les textes réglementaires qui imposent le SLT. Sinon, l’utilisateur est
libre de choisir, la définition du SLT ne pourra résulter que d’une concertation entre lui- même et
le concepteur du réseau. Elle portera :
Page | 35
•
•
•
En premier lieu, sur les impératifs d’exploitation (continuité de service impérative ou
non) et sur les conditions d’exploitation (entretien assuré par un personnel).
En second lieu, sur les caractéristiques particulières du réseau et des récepteurs
3. Choix du schéma de liaison à la terre
Les critères du choix dépendent de plusieurs aspects :
•
Aspects techniques (fonction du réseau électrique, surtensions, courant de défaut
En particulier, il faut réaliser un compromis entre deux considérations techniques importantes :
•
Réduction du niveau des surtensions : Des surtensions trop importantes sont à l’origine
du claquage diélectrique des isolants électriques, avec comme conséquence des courts
circuits.
•
Réduction du courant de défaut à la terre.
Un courant de défaut trop élevé entraîne toute une série de conséquences :
•
Dégâts par l’arc au point de défaut ; en particulier, fusion des circuits magnétiques des
machines tournantes.
•
Tenue thermique des écrans de câble.
•
Dimensions et coût de la résistance de mise à la terre.
•
Induction dans les circuits de télécommunications voisins.
•
Danger pour les personnes, par élévation du potentiel des masses.
Ainsi, d’après la comparaison des différents régimes du neutre, et d’après les exigences du
maitre d’ouvrage à propos de la sécurité de l’installation, le régime du neutre que nous allions
adopter est le régime IT
III.
Bilan de puissance et choix de transformateur
Dans la conception d’une installation, il est nécessaire de connaitre la puissance maximale que
le concessionnaire ONEE devra fournir. Baser ce calcul sur la simple somme
arithmétique des récepteurs installés conduirait à une surévaluation des coûts d’exploitation et
serait en termes d'ingénierie d'une mauvaise pratique. Pour l’optimiser, nous allons définir des
grandeurs prenant en compte :
• La diversité d’utilisation des récepteurs installés
Page | 36
•
Le niveau d’utilisation réel des récepteurs installés.
•
Le niveau d’utilisation prévisionnel des récepteurs installés.
Les valeurs à suivre seront basées sur l’expérience et sur des calculs réalisés durant un mois sur
des installations existantes. En plus de fournir une base de données pour le calcul de
l’installation de chaque circuit, la méthodologie proposée permet, à partir de ces calculs de
base, de fournir une valeur globale pour la puissance d’utilisation de l’installation, sur laquelle
peut être spécifié le système de distribution en énergie (réseaux de distribution, transformateur
HTA/HTB groupe électrogène).
1. Collecte d’information
On se référant à la liste moteur fournit du projet on a pu collecter les puissances des
différentes parties de l’installation :
Tableau 2 : bilan des différentes partis de la STEP
Type d’action
Puissance
installée
(Kw)
PID-POSTE DE RELEVAGE ET BASSIN D’ORAGE
47.63
1,85
PID – DEGRILLAGE Auto FIN
19,34
PID - DESSABLEURS
10,6
PID –REPARTITEUR DECANTATION PRIMAIRE
23,34
PID – REPARTITEUR BASSIN D'AERATION
94,6
PID – CLARIFICATEUR
89
PID - TRAITEMENT TERTIAIRE
36,69
PID - EPAISSISSEMENT PRIMAIRE
PRIMAIRES ET SECONDAIRES
DES
BOUES
25
PID - DIGESTEUR
PID - EPAISSISSEMENT
DIGEREES
SECONDAIRE
:
BOUES
8,36
138,51
PID - DESHYDRATATION DES BOUES
6,5
PID - GAZOMETRE ET TORCHERE
12,69
PID-LOCAL CHAUFFERIE ET COGENERATION
5,2
PID-POSTE TOUTES EAUX
221,5
PID - LOCAL SURPRESSURS
37,12
PID-DESODORISATION sur CAG
50
HORS PID (éclairage, prise de courant.)
Page | 37
2. Puissance d’utilisation et puissance foisonnée
La puissance foisonnée PF d’une distribution est égale à la somme des puissances absorbées et
valorisées par le facteur suivant :
PF = Ks * Pu = Ks * Ku * Pabs
Ks: Facteur de simultanéité : Il traduit le fait qu’un ensemble de récepteurs ne soit pas
utilisé
en
même
temps
et
il
s’applique
à
chaque
regroupement
de
récepteurs.
Ku : Facteur d’utilisation maximum : Il traduit le fait que le régime de fonctionnement
d’un
récepteur
peut
être
inférieur
à
la
puissance
nominale.
Ke: Facteur d’extension : Il représente une réserve de 20% de la puissance foisonnée à
prévoir pour le dimensionnement final de l’installation.
Tableau 3 : Les facteurs d’utilisation et de simultanéité
utilisation
Ku
Utilisation
Ks
Force
0.75
Eclairage
1
motrice
à1
Chauffage
1
Eclairage
1
Prise
0,1
Chauffage
1
courant
Ventilation
1
pc
1
à
0,2
Utilisation
Ks
2à3
0.9
4à5
0.8
6à9
0.7
>=10
Page | 38
de
0.6
3. Bilan de puissance
Le bilan de puissance permet de connaître exactement les besoins électriques et de donner une
dimension précise à la future installation. Cela revient donc à savoir exactement quelles sont les
contraintes et les obligations relatives à une installation. Ainsi notre bilan de puissance sera
comme suit
désignation
Kit Dégrilleur
puissance
nominale
facteur d'utilisation
Ku
1,85
0,8
Pont racleur dessableur file 1
0,37
0,8
Aérateur immergée N°1 file 1
1,50
0,8
Aérateur immergée N°2 file 1
1,50
0,8
Aérateur immergée N°3 file 1
1,50
0,8
Aérateur immergée N°4 file 1
1,50
0,8
1,10
0,8
Pont racleur dessableur file 2
0,37
0,8
Aérateur immergée N°2 file 2
1,50
0,8
Aérateur immergée N°3 file 2
1,50
0,8
Aérateur immergée N°4 file 2
1,50
0,8
Aérateur immergée N°5 file 2
1,50
0,8
1,10
0,8
2,20
0,8
2,20
0,8
Pont racleur décanteur primaire file 1
0,55
0,8
Pont racleur décanteur primaire file 2
0,55
0,8
rossegoulottesurpontracleurdécanteurprimaireFile
0,75
0,8
rossegoulottesurpontracleurdécanteurprimaireFile
0,75
0,8
'extractiondesbouesprimairesn°1File1versEpaississ
4,00
0,8
'extractiondesbouesprimairesn°2File2versEpaississ
4,00
0,8
Pompe d’extractiondesbouesprimairesn°3secoursencom
4,00
0,8
Agitateur zone de contact file 1
3,20
0,8
Agitateur zone de contact file 2
3,20
0,8
Agitateur N°1 zone aération file 1
2,50
0,8
Agitateur N°2 zone aération file 1
2,50
0,8
Agitateur N°1 zone aération file 2
2,50
0,8
Agitateur N°2 zone aération file 2
2,50
0,8
Racleur zone de dégazage file 1
0,37
0,8
Racleur zone de dégazage file 2
0,37
0,8
Pomped'extractiondesécumesversdigesteurfile1
3,10
0,8
Pomped'extractiondesécumesversdigesteurfile2
3,10
0,8
Pont racleur clarificateur file 1
0,55
0,8
Pont racleur clarificateur file 2
0,55
0,8
Brosse rotative clarificateur file 1
0,75
0,8
Brosse rotative clarificateur file 2
0,75
0,8
e derecirculationdesbouesn°1versbassind'aération
21,00
0,8
e derecirculationdesbouesn°2versbassind'aération
21,00
0,8
recirculationdesbouesn°3ensecoursversbassind'aération
21,00
0,8
pomped'extractiondesbouesn°1File 1versépaississeur
4,00
0,8
d'extractiondesbouesn°2ensecoursFile1versépais
4,00
0,8
e derecirculationdesbouesn°1versbassind'aération
21,00
0,8
e derecirculationdesbouesn°2versbassind'aération
21,00
0,8
recirculationdesbouesn°3ensecoursversbassind'aération
21,00
0,8
pomped'extractiondesbouesn°1File2versépaississeur
4,00
0,8
d'extractiondesbouesn°2ensecoursFile2versépais
4,00
0,8
Supresseur N°1 file 1
55,00
0,8
Supresseur N°2 file 1
55,00
0,8
Supresseur N°3 file 2
55,00
0,8
Compresseur Air lift extraction des sables file 1
Compresseur Air lift extraction des sables file 2
Pompe à graisses en commun
Laveur à sable
Page | 39
puissance
utile
1,48
0,296
1,2
1,2
1,2
1,2
0,88
0,296
1,2
1,2
1,2
1,2
0,88
1,76
1,76
0,44
0,44
0,6
0,6
3,2
3,2
3,2
2,56
2,56
2
2
2
2
0,296
0,296
2,48
2,48
0,44
0,44
0,6
0,6
16,8
16,8
16,8
3,2
3,2
16,8
16,8
16,8
3,2
3,2
44
44
44
puissance
Puissance
coefficient
rende absorbée
foisonnée
desimulKs
ment (kW)
(KW)
1
1,97333333
0,75 1,97333333
1
0,39466667
0,75 0,39466667
1
1,6
0,75 1,6
1
1,6
0,75 1,6
1
1,6
0,75 1,6
1
1,6
0,75 1,6
1
1,17333333
0,75 1,17333333
1
0,39466667
0,75 0,39466667
1
1,6
0,75 1,6
1
1,6
0,75 1,6
1
1,6
0,75 1,6
1
1,6
0,75 1,6
1
1,17333333
0,75 1,17333333
1
2,2
0,80 2,2
1
2,2
0,80 2,2
1
0,58666667
0,75 0,58666667
1
0,58666667
0,75 0,58666667
1
0,8
0,75 0,8
1
0,8
0,75 0,8
1
4
0,80 4
1
4
0,80 4
0
0
0,80 4
1
3,2
0,80 3,2
1
3,2
0,80 3,2
1
2,5
0,80 2,5
1
2,5
0,80 2,5
1
2,5
0,80 2,5
1
2,5
0,80 2,5
1
0,39466667
0,75 0,39466667
1
0,39466667
0,75 0,39466667
1
3,1
0,80 3,1
1
3,1
0,80 3,1
1
0,58666667
0,75 0,58666667
1
0,58666667
0,75 0,58666667
1
0,8
0,75 0,8
1
0,8
0,75 0,8
1
21
0,80 21
1
21
0,80 21
0
0
0,80 21
1
4
0,80 4
0
0
0,80 4
1
21
0,80 21
1
21
0,80 21
0
0
0,80 21
0,80 4
1
0
0,90 48,8888889 1
0,90 48,8888889 1
0,90 48,8888889 1
0,80 4
4
0
48,8888889
48,8888889
48,8888889
Supresseur N°4 file 2
Supresseur N°5 en secours commun
Ventilateur piège à son
Grouped'eauindustrielle(2pompeenmarche+1en
secours)
0,90 48,8888889 1
0,8
44
44
1,2
0,75 1,6
1
48,8888889
0
1,6
11,00
0,8
8,8
0,80 11
1
11
0,80 24
0,75 1,6
1
1
1
1
1
24
18,5
18,5
54
1,6
0,75 1,6
0
0
55,00
0,8
55,00
0,8
1,50
24,00
0,8
ventilateurN°1d'extractionairàdésodoriserfile1
18,50
0,8
ventilateurN°1d'extractionairàdésodoriserfile2
18,50
0,8
54,00
0,8
1,50
0,8
19,2
14,8
14,8
43,2
1,2
1,50
0,8
1,2
kit filtre à disques file 1
kit Unité de désinfection UV 1
Pompe 1 de relevage toutes eaux filère eau
Pompe 2 de relevage toutes eaux filère eau (en
secours installé)
0,90 48,8888889 0
0,80 18,5
0,80 18,5
0,80 54
0,55
0,8
0,096
1,76
1,76
0,144
0,144
3,2
3,2
0,624
0
0
0,44
0,55
0,8
0,44
0,75
0,58666667 0
0
4,00
0,8
0,80
4,00
0,8
Table d'égouttage n°1
2,20
0,8
Table d'égouttage n°2 (secours)
2,20
0,8
pompe de reprise des boues égouttées N°1
4,00
0,8
pompe de reprise des boues égouttées N°2
4,00
0,8
pompe à boues N°1 alimentation digesteur 1
4,00
0,8
pompe à boues N°2 alimentation digesteur 2
4,00
0,8
pompe à boues N°3 alim entation digesteur secours
4,00
0,8
Dilacérateur des boues m ixtes N°1
2,20
0,8
Dilacérateur des boues m ixtes N°2
2,20
0,8
pompen°1derecirculationdesbouesverséchangeur1
5,00
0,8
pompen°1derecirculationdesbouesverséchangeur2
5,00
0,8
3,2
3,2
1,76
1,76
3,2
3,2
3,2
3,2
3,2
1,76
1,76
4
4
0,80
4
4
2,2
2,2
4
4
4
4
4
2,2
2,2
5
5
1
0
1
0
1
1
1
1
0
1
1
1
1
4
0
2,2
0
4
4
4
4
0
2,2
2,2
5
5
5,00
0,8
4
0,80
5
0
0
0,12
0,8
Dilacérateur N°1
2,20
0,8
Dilacérateur N°2
Pompe doseuse de l'acide
2,20
0,8
Herse N°1 d'épaississement
0,18
0,8
Herse N°2 d'épaississement
0,18
0,8
Agitateur bâche tampon boues biologiques file 1
4,00
0,8
Agitateur bâche tampon boues biologiques file 2
4,00
0,8
Agitateur 1 centrale polym ère égouttage
Agitateur 2 centrale polym ère égouttage
0,8
0,78
Trémie dosage polym ères
Pompe doseuse polym ère égouttage N°1
PompedoseusepolymèreégouttageN°2installéeensecours
Commun
pompe à boues N°1 alim entation tables d'égouttage
pompeàbouesN°2alimentationtablesd'égouttagesecours
pompe n°2 de recirculation des boues vers échangeur en
secours com m un
désignation
Agitateur pendulaire digesteur N°1
Agitateur pendulaire digesteur N°2
Herse d'épaississement N°1
Herse d'épaississement N°2
pompe n°1 alimentation centrifugeuse
pompe n°2 alimentation centrifugeuse (secours installé)
pompe n°3 alim entation centrifugeuse
Dévouteur silo à chaux file 1
Doseur silo à chaux file 1
Injecteur silo à chaux file 1
Dévouteur silo à chaux file 2
Doseur silo à chaux file 2
Page | 40
0,8
0,8
0,75 0,128
0,75
1
1
1
1
1
1
1
1
0,832 1
1
0,58666667 1
0,128
2,2
2,2
0,192
0,192
4
4
0,832
0
0
0,58666667
0,80
0,80
0,75
0,75
0,80
0,80
0,75
0,80
0,80
0,80
0,80
0,80
0,80
0,80
0,80
0,80
0,80
0,80
2,2
2,2
0,192
0,192
4
4
facteur
puissance
puissance
puissance
rendement absorbée
d'utilisation
nominale
utile
Ku
(kW)
7,50
0,80
6
7,5
0,8
7,50
0,80
6
7,5
0,8
0,18
0,8
0,144
0,75
0,192
0,18
0,144
0,75
0,192
0,8
4,00
3,2
0,8
4
0,8
4,00
3,2
0,8
4
0,8
4,00
3,2
0,8
4
0,8
0,55
0,44
0,75
0,58666667
0,8
1,10
0,88
0,75
1,17333333
0,8
0,37
0,296
0,75
0,39466667
0,8
0,55
0,44
0,75
0,58666667
0,8
1,10
0,88
0,75
1,17333333
0,8
Puissance
coefficient
foisonnée
desimulKs
(KW)
1
7,5
1
7,5
1
0,192
1
0,192
1
4
0
0
1
4
1
0,58666667
1
1,17333333
1
0,39466667
1
0,58666667
1
1,17333333
Pompe doseuse polym ère N°1 file 1
Pompe doseuse polym ère N°2 file 1 installée en secours
com m un
0,75
0,8
0,296
36
6
36
6
8,8
8,8
1,08
0
0
0,6
0,75
0,8
0,6
0,75
0,8
0
0
Pompe doseuse polym ère N°3 file 2
0,75
0,8
Pompe lubrification sortie pompes gaveuses
0,37
0,8
Moteur porte sectionnelle 1
0,25
0,8
Moteur porte sectionnelle 2
0,25
0,8
Agitateur silo à boues n°1
0,25
0,8
Agitateur silo à boues n°2
0,25
0,8
Agitateur silo à boues n°3
0,25
0,8
Ventilateur n°1 enveloppe gazomètre
1,50
0,8
Ventilateur n°2 enveloppe gazomètre
1,50
0,8
Torchère
2,50
0,8
Pompe vide-cave de regard pot de purge
2,50
0,8
pompe à fuel alim entation chaudière file 1
0,55
0,8
Unité de desulfuration
2,00
0,8
pompe eau froide/chaude file 1
4,00
0,8
pompe eau froide/chaude file 1 secours installé
4,00
0,8
Ventilateur d'extraction d'air chaud local chaufferie
1,50
0,8
Electrovanne arrosage unité traitement biogaz
0,01
0,8
Vanne 4 voies de contrôle eau chaude tout ou rien
0,01
0,8
Pompe 1 de relevage toutes eaux filère boues
Pompe 2 de relevage toutes eaux filère boues (en secours
installé)
3,70
0,8
0,6
0,296
0,2
0,2
0,2
0,2
0,2
1,2
1,2
2
2
0,44
1,6
3,2
3,2
1,2
0,008
0,008
2,96
0,75
0,75
0,75
0,75
0,75
0,75
0,75
0,75
0,75
0,75
0,75
0,75
0,75
0,8
0,8
0,75
0,75
0,75
0,8
0,8
0,39466667
0,26666667
0,26666667
0,26666667
0,26666667
0,26666667
1,6
1,6
2,66666667
2,66666667
0,58666667
2,13333333
4
4
1,6
0,01066667
0,01066667
3,7
1
1
1
1
1
1
1
1
1
1
1
1
1
1
0
1
1
1
1
0,8
0,39466667
0,26666667
0,26666667
0,26666667
0,26666667
0,26666667
1,6
1,6
2,66666667
2,66666667
0,58666667
2,13333333
4
0
1,6
0,01066667
0,01066667
3,7
3,70
0,8
2,96
0,8
3,7
0
Injecteur silo à chaux file 2
0,37
0,8
Moteur N°1 ET 2 centrifugeuse N°1
45,00
0,8
Pompe boues deshydratées sous centrifugeuse N°1
7,50
0,8
Moteur N°1 ET 2 centrifugeuse N°2
45,00
0,8
Pompe boues deshydratées sous centrifugeuse N°2
7,50
0,8
Pompe gaveuse boues deshydratées file 1
11,00
0,8
Pompe gaveuse boues deshydratées file 2
11,00
0,8
0,8
Agitateur 1 centralepolym ère file 2
0,8
1,35
Agitateur 2 centrale polym ère file 2
0,8
Trémie dosage polym ères
0,75
0,85
0,8
0,85
0,8
0,8
0,8
0,75
0,39466667
42,3529412
7,5
42,3529412
7,5
11
11
0,8
1
1
1
1
1
1
1
1
1
1
1
0,39466667
42,3529412
7,5
42,3529412
7,5
11
11
1,44
0
0
0,8
0,75
1,44
50
Auxilère
Total
0,00
50,00
809,00
Tableau 4 : bilan total de la STEP
Puissance totale foisonnée en (KW) 809
4. Compensation de l’énergie réactive
A. Introduction
Les réseaux électriques à courant alternatif fournissent deux formes d'énergie :
•
L'énergie « active » Ea a mesurée en kWh qui est transformée en énergie mécanique
(travail), chaleur, lumière, etc…
•
L'énergie « réactive » Er mesurée en kVARh qui prend 2 formes :
-
l’une nécessaire et consommée par les circuits inductifs (transformateurs,
moteurs, etc...).
Page | 41
l’autre fournie par les circuits capacitifs (capacité des câbles, batteries de
condensateurs, etc.).
Les équipements de compensation (condensateurs et batteries) permettent de diminuer
la consommation d’énergie réactive afin de réaliser des économies sur les factures
d’électricité et d’optimiser le dimensionnement des équipements électriques.
B. Principe de la compensation de l’énergie réactive
Le diagramme de puissance ci-dessous représente le principe de la compensation de
l’énergie réactive :
Figure 16 : Diagramme de puissance
Avec :
•
Qc : Puissance réactive du condensateur.
•
P : Puissance active.
•
Q : Puissance réactive sans condensateur.
•
Q’: puissance réactive avec condensateur.
•
S (respectivement S’) : Puissance apparente avant (respectivement après) compensation.
La puissance réactive Qc requise pour la compensation est calculée à partir de la puissance
active P et de la mesurée sur l’installation :
𝑸𝑪 = 𝑷 × (𝐭𝐚𝐧 𝝋 − 𝐭𝐚𝐧 𝝋′)
Page | 42
C. Compensation de l’énergie réactive des transformateurs
Lors de la définition d’une installation de compensation d’énergie réactive, il est conseillé
de prévoir un condensateur fixe correspondant à la consommation réactive interne du
transformateur chargé à 75%.
Un transformateur a besoin, pour assurer son fonctionnement, d’énergie réactive interne
nécessaire à la magnétisation de ses enroulements. Le tableau ci- dessous donne, à titre
indicatif, la valeur de la batterie fixe à installer.
Tableau 5 : batteries de compensation fixe
La puissance réactive absorbée par un transformateur ne peut pas être négligée, et peut
être estimée à (environ) 5% de la puissance du transformateur quand celui-ci fonctionne à
pleine charge. (Schneider Electric).
5. Décomposition des armoires électriques
La décomposition des armoires électrique (AGBT : Armoires Générales Basse Tension) se
fait, tenant compte de :
Page | 43
•
Emplacement des locaux électriques.
•
Groupement de plusieurs opérations sur un seul tableau électrique bien spécifié en se
basant sur la liste des consommateurs et le PID.
•
Dimensions des locaux électriques.
•
Encombrement des armoires. En effet, la taille des armoires ne doit pas devenir
source de contraintes (difficulté de fabrication de manu tension, dépassement des
dimensions des locaux électrique,...).
Ainsi l’étude à fait ressortir 2 solutions possibles :
Première solution
Décomposition en quatre armoires :
Figure 17 : Décomposition en 4 armoires
Cette solution engendrera des armoires de grandes dimensions qui dépassent les 20 mètres
de longueurs vu que le nombre des départs est important.
Page | 44
Deuxième solution
Décomposition en cinq armoires
Figure 16 : Décomposition en 5 armoires
Cette solution est la plus optimale, elle permet à la fois de minimiser les tailles des
armoires électriques et en même temps elle facilite l’accès aux départs en cas de
maintenance.
Page | 45
Chapitre 3: Automatisation de La Partie
Prétraitement de l’Eau Usée
Dans ce chapitre nous allons traiter les points suivants :
Etablissement de la configuration d’automatisme.
Page | 46
I.
Configuration de l’automate d’AGBT 1.
Matériel d’automatisme :
Nous allons décrire l’automate avec lequel nous avons travaillé dans la supervision en citant ses
caractéristiques et le fonctionnement de chaque bloc qui le constitue. Cet automate est le
processeur
premium
TSXP571634M.
Le TSXP571634M est un processeur de la gamme Premium de Schneider Electrique, optimisé
pour les machines complexes, les procédés manufacturiers. Ses principaux atouts :
•
Encombrement réduit, Modules d’E/S haute densité, Système multi-rack temps réel.
Tableau 6 : Catalogue l’essentiel automatisme et contrôle
TSXP571634M
Caractéristiques
Processeur
Nbr d’E/S TOR
512
Nbr d’E/S analogique
24
Température
de
0…..60 ºc
fonctionnement
Humidité relative
10…95 %
Degré de protection
IP 20
Alimentation
Fournie par l’alimentation du
rack
Capacité mémoire
Module
Ethernet
TCP/IP
intégré
Sans extension
96 Ko programme et données
Avec extension PCMCIA
224 Ko programmes
Interface physique
RJ
Débit binaire
10/100
45
Mbit/s
reconnaissance auto
Page | 47
avec
1. Processeur premium TSXP571634M :
1.
Bloc de visualisation de 5 voyants
relatifs au
Processeur.
2.
Bloc de visualisation relatif au port Ethernet intégré.
3.
Connecteur mini-DIN femelle 8 contacts repéré TER
pour le raccordement d’un terminal de programmation ou
de réglage.
4.
Connecteur type USB repéré TER pour le raccordement d’un terminal de programmation ou
de réglage.
5.
Connecteur mini-DIN femelle 8 contacts repéré AUX pour le raccordement d’un
périphérique RS 485.
6.
Connecteur RJ45
7.
Emplacement pour une carte PCMCIA extension mémoire.
8.
Emplacement pour une carte PCMCIA de communication ou extension mémoire de
stockage de données.
9.
Connecteur SUB-D9 pour liaison Fipio gestionnaire de bus
2. Alimentation TSXPSY1610M :
Le module d’alimentation TSXPSY1610M est destiné à l’alimentation de chaque rack et de ses
modules installés. Il comprend les éléments suivants :
1.
Bloc de visualisation comportant :
1. un voyant OK (vert), allumé si tension présente et correcte.
2. un voyant BAT (rouge), allumé si pile défectueuse ou absente.
3. un voyant 24 V (vert), allumé lorsque la tension capteur est
présente.
Page | 48
2.
Bouton-poussoir RESET provoquant une reprise à chaud de l’application.
3.
Emplacement recevant une pile assurant la sauvegarde de la mémoire RAM interne du
processeur.
4.
5.
Volet assurant la protection de la face avant du module.
Bornier à vis permettant le raccordement :
1. au réseau d’alimentation.
2. du contact du relais alarme.
3. de l’alimentation capteurs pour les alimentations à courant alternatif.
6.
7.
Passage pour collier de serrage des câbles.
Fusible situé sous le module et assurant la protection de la tension primaire sur les autres
alimentations.
3. Les racks TSXRKY.EX
Les racks TSX RKY. EX constituent les éléments de
base des configurations multirack Premium. Ils assurent la fonction électrique suivante :
• Des alimentations nécessaires à chaque module d’un même rack.
• Des signaux de service et des données pour l’ensemble de la station automate dans le cas
où celle-ci comporte plusieurs racks.
Pour répondre aux besoins de l’utilisateur, plusieurs types de racks sont proposés (4, 6, 8 ou 12
positions), afin de constituer des configurations automates comportant jusqu’à 16 racks maxi
répartis sur le bus X d’extension.
Page | 49
1.
Un support métallique.
2.
Des fenêtres destinées à l’ancrage des ergots du module.
3.
Des connecteurs type 1/2 DIN 48 contacts femelles pour la connexion modules/rack (le
premier connecteur est réservé au module alimentation).
4.
Une fenêtre de détrempage du module alimentation.
5.
Des trous taraudés pour la fixation du module.
6.
Quatre trous de fixation du rack.
7.
Emplacement pour repérage de l’adresse du rack.
8.
Emplacement pour repérage de l’adresse réseau de la station.
9.
Deux bornes de terre pour mise à la terre du rack.
10.
11.
Des micro-interrupteurs pour codage de l’adresse du rack (sur racks extensibles).
Deux connecteurs femelles type SUB-D 9 contacts pour le déport du bus X vers un autre
rack.
Page | 50
4. Module d’Entrée TOR TSX DEY 16D2 :
TSX DEY 16D2
CARACTERISTIQUES
Valeurs
≤5V
tension
limites
A
d’entrée
l’état
≤ 2 mA
courant
0
4 ms
Temps de réponse
Le module TSX DEY 16D2 est destiné à l’acquisition des informations binaires (0 ou 1), en
provenance des capteurs et représentant les états (marche/arrêt) (ouvert / fermé)…etc.
TSX DEY 16D2
CARACTERISTIQUES
Nombre d’entrées
16
Tension nominale d’entrée
24 – V
7 mA
Courant
nominal
Valeurs
A
limites
l’état
d’entrée
1
d’entrée
tension
≥ 11 V
courant
≥ 6,5 mA
5. Module de Sortie TOR TSX DSY 16T2 :
Le module de sortie TSX DSY 16T2 permet d’envoyer des commandes tout ou rien (0 ou 1) sur les
borniers de sortie vers des actionneurs.
Page | 51
TSX DEY 16T2
CARACTERISTIQUES
Nombre de sorties
16
Raccordement
Bornier à vis
Tension nominale de sortie
24 -- V
Courant nominal de sortie
0,5 mA
Temps de réponse
1,2 ms
6. Module d’entrée analogique TSYAEY1600 :
Le TSYAEY1600 est un module d’acquisition de valeurs analogiques mesurées (Débit, niveau,
température …).
TSX AEY 1600
CARACTERISTIQUE
Nombre de voies
16
Raccordement
2 connecteurs SUB-D 25
Entrée
4…20 mA
Conversion analogique/ numérique
Sur 12 bits
Période d’acquisition
51 ms
7. Embase de raccordement analogique ABE7CPA02 :
L’ABE7CPA02 est un accessoire de raccordement à 8 voies sur borniers, reliant l’interface
automate (SUB-D 25) aux capteurs.
Page | 52
8. Cordon de raccordement TSX CPA 030 :
Le TSX CPA 030 est un medium de liaison entre le connecteur (SUB-D 25) d’E/S
analogique de l’automate et l’embase ABE7CPA02.
9. Cordon de raccordement TSX CPA 030 :
Le TSX CPA 030 est un medium de liaison entre le connecteur (SUB-D 25) d’E/S
analogique de l’automate et l’embase ABE7CPA02.
10. Architecture de communication inter automates :
Afin de d’assurer la continuité de communication, les différents automates seront interconnectés
par réseau Ethernet TCP/IP, topologie anneau, permettant le passage à une autre forme de
configuration de type ligne en moins de 0,5 s en cas de coupure accidentelle du câble de
communication.
• Un SWITCHE sera inséré au niveau de chaque connexion Automate/ réseau.
• La liaison entre les différents SWITCHES sera par des câbles Ethernet standards (CAT 5 E).
11.
Descriptif Instrumentation :
Chaque instrument est reporté sur la supervision. Ces informations sont de type suivant :
•
Poire de niveau soit en indication de niveau soit en alarme/sécurité.
•
Mesure de débit ou niveau pour enregistrement de courbes.
•
Mesure électrochimiques (pH, Redox, etc.….) pour enregistrement de courbes.
•
Impulsion de débit pour cumul des débits passés pour les bilans.
12.
Arrêts d’urgence :
Les arrêts d’urgence sont de type arrêts de zone : chaque arrêt d’urgence d’un ouvrage ou d’un local
provoque la coupure pour l’ensemble des appareillages de l’ouvrage ou du local concerné. A chaque
chapitre du présent document sont précisés le nombre d’arrêts d’urgence prévu et les appareillages
concernés par les arrêts d’urgence décrit. Chaque BP d’arrêt de zone sera câblé sur une entrée
indépendante de l’automate permettant un affichage précis en supervision du BP activé.
13. Mode Dégrade :
Pour garantir l'objectif de fiabilité des installations en cas de panne de l'automate, des sécurités
primaires et des relayages électromécaniques, permettent le maintien en fonctionnement des organes
vitaux de la file eau hors automate. De façon générale, en cas de panne automate, il est prévu une reprise
manuelle sur commutateur sur chacun des équipements : - en face avant d’armoire par commutateur
AUTO/M/A - par l’intermédiaire des coffrets locaux. En cas de fonctionnement sur horloge ou par
reprise manuelle (commutateur MANU) les sécurités primaires des organes concernés sont actives.
Ces sécurités primaires sont décrites à chaque chapitre, pour chaque type de moteurs. Le mode
dégradé a donc pour but, en cas de panne automate :
• d’éviter le débordement des eaux.
• de conserver la biomasse vivante.
• de ne pas bloquer les décanteurs lamellaires.
Pour les autres organes non vitaux, une reprise manuelle par le commutateur MANU sera
possible. Pour la liste des moteurs ci-dessous il est prévu le mode dégradé suivant en cas de
panne automate :
Page | 53
Tableaux 7 : les cas d’urgence
poste
moteur
Poste de relevage
Marche sur poires de niveau, sécurité primaire
Dégrillage
Marche continue
Dessableur-dégraisseur
Raclage et turbine immergée : marche continue
Pompe à sables et classificateur : commutateur
MANU pour une marche continue/arrêt
Zone de contact et Anaérobie
Les agitateurs fonctionnent en marche continue
Surpresseurs
Les agitateurs fonctionnent en marche continue.
Les
surpresseurs
fonctionnement
basculent
sur
un
sur
horloge
par
relayage
sur
horloge
par
relayage
électromécanique
Recirculation
Fonctionnement
électromécanique (les sécurités primaires par
poires de niveaux sont actives)
Extraction des boues
Fonctionnement
sur
horloge
par
relayage
électromécanique (les sécurités primaires par
poires de niveaux sont actives)
Désodorisation
Ventilateur et désodorisation commandés par
commutateur MANU : marche continue/arrêt
Silo à boues
L’agitateur est en marche continu avec sécurité
primaire niveau bas
Déshydratation
L’ensemble des moteurs est commandé par
commutateurs MANU : marche continue/arrêt
Chaulage des boues
L’ensemble des moteurs est commandé
par
commutateurs
MANU
:
marche
continue/arrêt
Bâche eaux traitées et filtration arrosage
L’ensemble des moteurs est commandé par
commutateurs MANU : marche continue/arrêt
(les sécurités primaires par mesure de pression et
par poire de niveau sont actives)
Traitement tertiaire
L’ensemble des moteurs est commandé par
commutateurs MANU
Postes toutes eaux
Fonctionnement sur les poires de niveaux
Poste pompage eaux traitées vers Laverie
Marche sur poires de niveau, sécurité primaire
Page | 54
Chapitre 4 : Supervision de La Partie Prétraitement
De l’Eau Usée
Dans ce chapitre nous allons aborder les différentes étapes de la
réalisation des vues synoptiques ainsi le programme de supervision du
traitement de l’eau usée
Page | 55
I.
Introduction
L’automatisation d’un processus de production devient une justification du pouvoir
concurrentiel de l’entreprise industrielle. En effet, la maitrise des systèmes de contrôle
commande permet aux entreprises d’améliorer la qualité des produits, d’améliorer la
productivité et de sécuriser l’ensemble des équipements
II.
Généralités sur la supervision
La supervision d’automates permet le suivi du procédé ainsi qu’une interaction de
l’utilisateur sur celui-ci. Il peut en effet rentrer des consignes et des commandes mais aussi
avoir des retours de signalisations, de défauts et de mesures. Une supervision est donc
composée d’un ou plusieurs ordinateurs en réseau équipés du logiciel adéquat. Mais celleci se trouve aussi sur des consoles ou des écrans tactiles, cependant de plus en plus de
supervision se font à l’aide d’ordinateurs car leur coût de revient de plus en plus faible
font d’eux des outils plus compétitifs et pratiques. Voici un exemple d’une configuration:
Figure 18: Architecture d'un système SCADA
1.
Les objectifs de la supervision :
Lorsqu’on introduit un ordinateur au pied d'une machine de production deux grandes
catégories de fonctions peuvent être attendues :
Page | 56
•
•
Aide à la production (Supervision, pilotage,…).
Enregistrement (Traçabilité, Journalisation, Expertise, Analyse statistique…).
Figure 19 : aperçu général sur la supervision
2. Domaines d’application :
➢
La gestion technique de bâtiments et gestion technique centralisée(GTC):
•
•
•
•
gestion des moyens de chauffage et d'éclairage (économies d'énergie).
gestion des alarmes incendies.
gestion des alarmes intrusion.
Contrôle d'accès.
Le pilotage de grandes installations industrielles automatisées :
•
•
•
Production pétrolière.
stockage et production agroalimentaire (lait, céréales...).
production manufacturière (automobile, biens de consommation...).
•
•
•
Le pilotage d'installation répartie :
alimentation en eau potable.
traitement des eaux usées.
gestion des flux hydrauliques (canaux, rivières, barrages...).
➢
➢
Page | 57
III.
Logiciel de supervision : TOPKAPI
Introduction
1.
TOPKAPI est un logiciel de supervision et de contrôle-commande des procédés
automatisés, crée par AREAL. Il permet aux opérateurs d’obtenir et de visualiser aisément
les données relatives aux procédés et aux installations surveillées.
TOPKAPI est adapté pour communiquer avec de nombreux équipements comme par
exemple les stations de télétransmission et les automates programmables communicants
sous protocole MODBUS, PROFIBUS et ETHERNET…
Figure 20 : Logo de Topkapi
Le logiciel présent deux modes d’exploitation :
1- Le mode de configuration est utilisé pour le paramétrage des fonctionnalités,
pour les teste et la mise au point de la configuration.
2- Le mode exploitation est utilisé par les opérateurs pour visualiser et
commander les procédés et les installations surveillées. Il offre différents
environnements de travail.
2.
Les vues de TOPKAPI
Topkapi contient quatre modes différents :
Page | 58
•
Mode Synoptique
•
La vue Tableur
•
La vue Alarme
•
La vue Acquisition
Figure 21 : les modes de Topkapi
A.
Mode tableur
Sur cette vue est représenté l’état des variables automates liées à l’animation sur le
synoptique, c’est une visualisation de la base de données de Topkapi où transite les
variables entre l’automate et le logiciel.
Figure 22 : base de données de Topkapi
Page | 59
Les variables (ou mnémoniques) sont créées sur le tableur et rangées en six catégories
sous forme de colonnes, il y a les variables de :
•
signalisation
•
défaut
•
commande
•
consigne
•
mesure
•
comptage
En bleu nous avons le descriptif de la variable (Niveau de la vis x, Etat moteur x) et
en face l’état de la variable (oui/non, défaut/normal, marche/arrêt, etc.…) Ce rangement
permet une meilleure lecture ainsi qu’une classification qui peut s’avérer pratique pour
une éventuelle mise à jour ou un ajout de variables. Une page sur la vue tableur représente
un automate. Cette image représente par exemple la page tableur de l’automate fonction
1C. A la création d’une page, on doit l’affecter à la page tableur son automate fédérateur.
B.
Mode synoptique
C’est l’interface graphique avec l’utilisateur, elle représente le process et sur cette vue
sont représentées toutes les informations de mesures, de défauts etc. C’est aussi à partir de
cette vue que l’on peut interagir en rentrant des consignes :
Figure 23 : vue synoptique de Topkapi
Page | 60
On peut insérer des dessins (moteurs, vannes, cuves, etc…) et les faire animer par
clignotement, changement de couleur, disparition à partir d’un changement d’état renvoyé
par l’automate à la supervision. On peut aussi y voir des afficheurs qui indiquent des
niveaux par exemple. Représenter les équipements et les faire animer représentent un
travail très long, il m’a fallu 2 mois pour représenter l’ensemble des vues du process.
C.
Mode alarme et historique
Cette page est très utilisée par les exploitants. Elle permet de visualiser tous les
défauts ou alarmes et d’y faire un acquittement logiciel. Toutes les variables et leur état y
figurant sont générés automatiquement à la création de la page tableur.
Figure 24 : vue des alarmes et historiques
D.
Mode d’acquisition
Cette vue représente les automates fédérateurs que gère Topkapi, car Topkapi ne
récupère les états des variables que du fédérateur, ce qui veut dire que les informations
transitent des automates fonction vers l’automate fédérateur relayées ensuite vers la
supervision ainsi que dans le sens contraire, supervision vers automates fonction. C’est en
tout cas la configuration rencontrée à Clos de Hilde. C’est sur cette vue que l’on ajoute de
nouveaux automates fédérateurs et que l’on règle le type de connexion.
Page | 61
Figure 25 : vue d’acquisition de Topkapi
Les automates fédérateurs sont nommés de A1 à Ax , idem quand l’on nomme leur
page tableur associée. En cliquant sur un automate fédérateur, une fenêtre d’option s’ouvre
comme ci-dessus, et en sélectionnant le bouton Feuilles associées, une liste des pages
tableurs des automates fonction associés à l’automate fédérateur apparaît.
IV. Elaboration du programme de la supervision
L’ensemble des étapes (Dégrillage fin, Dessablage et déshuilage, Décantation
primaire, Filtration biologique, Filtration biologique, Digestion des boues, Déshydratation
des boues) et les différentes parties de la chaîne de traitement de l’eau représentent le
cycle la supervision de la STEP de Youssoufia.
Page | 62
Figure 26 : l'ensemble des étapes de traitement des eaux usées
1.
Cahier décharge
La mission qui nous a été confiée dans cette partie est de réaliser les différentes vues
du traitement de l’eau usée.
2.
Configuration Du TOPKAPI
La création de la supervision sur TOPKAPI se fait de la manière suivante :
•
•
•
•
Page | 63
Création des vues synoptiques
Création des vues tableurs
Création des icônes d’animation
Tests du dialogue supervision /automates
Pour représenter les vues, il est impératif tout d’abord de se renseigner sur le
fonctionnement et la chaîne de traitement de la STEP, savoir les équipements mis en jeu,
leur représentation, leur rôle, leurs connexions vis-à-vis d’autres équipements, leur ordre
dans la chaîne.
Figure 27 : Arborescence de la supervision
Page | 64
3.
Conception des vues de la STEP
Vue générale
Figure 28 : vue globale sur la STEP
Cette vue englobe tous les équipements et l’architecture de la STEP. Aussi, elle facilite
l’accès à chaque vue détaillée.
Page | 65
Poste de relevage et bassin d’orage
Figure 29 : vue poste de relevage et bassin d’orage
Les effluents bruts arrivent par une conduite gravitaire dans le poste de relevage en tête de
station, équipé en entrée d’un dégrilleur automatique grossier.
Si la mesure de niveau de la sonde est haute ou très haut on démarre la pompe pour
l’évacuation de l’eau vers le bassin d’orage pour éviter le débordement
Page | 66
Vue dégrillage fin
Figure 30 : vue dégrillage fin
L’eau arrive par l’entrée eaux usées, elle passe dans les dégrilleurs. Ces derniers sont
équipés de deux moteurs animés en supervision : vert en marche, rouge en défaut et bleu à
l’arrêt (sur l’image nous sommes donc à l’arrêt). Les dégrilleurs ont pour rôle d’enlever les
détritus de l’eau sale les plus gros comme des branches par exemple.
Page | 67
Vue décantation primaire
Figure 31 : Vue décantation primaire
Le répartiteur permet une équiré partition du flux sur les deux files de traitement biologique.
Chaque file est isolable par une vanne murale. Les décanteurs primaires sont de type circulaire raclé.
Chaque pont racleur est équipé d’une racle de surface pour les flottants et une racle de fond pour les
boues. Le pont racleur est à fonctionnement continu. Un arrêt d'urgence type "coup de poing" est
installé à proximité de chaque ouvrage.
Page | 68
Vue clarificateur et poste des boues biologiques
Figure 32 : clarificateur et poste des boues biologiques
L’eau
dégazée
est
admise
dans
deux
clarificateurs,
un
par
file.
Le pont racleur de chaque clarificateur est à fonctionnement continu. Un arrêt d'urgence type "coup
de
poing"
est
installé
à
proximité
de
chaque
ouvrage.
Une mesure de la hauteur du voile de boues est prévue sur chaque ouvrage. Chaque clarificateur est
équipé d’une sonde de détection du voile de boue, qui est enregistrée en continu et affichée en
supervision. Sur détection niveau haut voile de boues, une alarme est générée et forçage de
l’extraction des boues en continu jusqu’à perte du seuil d’alarme.
Page | 69
Vue Filtre à disques bâche a tampon
Figure 33 : Filtre à disques bâche tampon
Les eaux filtrées rejoignent une bâche tampon de pompage équipée de deux groupes
électropompes, dont une en secours, qui refoulent les effluents vers les filtres à CAG.
Les pompes sont équipées de variateurs de fréquence, de protection thermique moteur de type
interrupteur bilame et de sonde détection d’humidité
Page | 70
Vue Echangeur ballon eaux chaude adoucisseur
Figure 34 : Echangeur ballon eaux chaude adoucisseur
Idéal pour le réchauffement d'eau sanitaire en combinaison avec une Chaudière, un système bas
températures et installations solaires. Fonctionnement élargi grâce à la possibilité de mettre une
Résistance électrique.
Page | 71
Vues Gazomètre & Torchère
Figure 35 : Gazomètre&torchère
Le gazomètre est un réservoir souple à double membrane qui permet de stocker le biogaz en
provenance du digesteur.
La membrane intérieure du gazomètre se gonfle et se dégonfle en fonction du volume de biogaz. Le
surplus en cas de trop forte pression est détruit par un équipement périphérique du gazomètre appelé
torchère.
Page | 72
Vues Cogénération chaudière bicombustible
Figure 36 : Cogénération chaudière bicombustible
Comme son nom l'indique, le système de : Cogénération chaudière bicombustible (ou chaudières
biénergies) permet de combiner et d'alterner deux énergies différentes dans un même système de chauffage.
Page | 73
Vues Filtre a CAG
Figure 37 : Filtre à CAG
Les filtres à charbon actif sont utilisés par certains fabricants de purificateurs d’air pour arrêter les
contaminants au niveau moléculaire. Ils sont efficaces sur les produits chimiques, les odeurs et les gaz
présents dans l’air mais ne traitent pas les particules.
Page | 74
Vues Digesteur
Figure 38 : Digesteur
Un digesteur, aussi appelé réacteur à biogaz ou méthaniseur, désigne une cuve utilisée dans le
processus
de méthanisation lequel
produit
du biogaz grâce
anaérobie des matières organiques de diverses provenances.
Page | 75
à
un
procédé
de fermentation
Vues Bâche mélange des boues épaississeur
Figure 39 : Bâche mélange des boues épaississeur
Il s'agit de la première étape de traitement des boues, qui s'opère en général avant le mélange des
boues issues des différentes étapes d'épuration des eaux usées (boues primaires, secondaires, et
éventuellement tertiaires). Cette étape peut être précédée de l'ajout de floculant organiques de
synthèse (poly électrolytes) ou minéraux (chaux, sels de fer ou d'aluminium), afin de faciliter la
séparation des phases solide et liquide des boues.
L'épaississement consiste à laisser s'écouler les boues par gravitation à travers un silo placé audessus d'une table d'égouttage ou d'une toile semi-perméable. Autre technique de concentration : la
flottation, basée sur l'injection de gaz dans les boues, ce qui sépare les phases liquides et solides par
différence de densité. En sortie, les boues sont encore liquides avec une siccité de 4 à 6 %.
Page | 76
Vues serre de séchage solaire
Figure 40 : serre de séchage solaire
Le séchage solaire est un procédé récent de déshydratation des boues qui est présenté comme une
technique rustique et s'inscrivant dans une politique de développement durable .
Une série de grilles de chauffage est installée au-dessus du lit de boue. Elle apporte au processus
de chauffage la chaleur résiduelle d'une installation de biogaz attenante. La serre est équipée d'un
système d'évacuation spécial de l'eau de condensation pour réduire la réhumi dification des boues. Les
grilles de chauffage sont galvanisées pour éviter la corrosion. Elles présentent également des
dimensions qui permettent d’appliquer la puissance calorifique souhaitée même en cas d’encrassement.
Des ventilateurs sont également installés sur le lit de boue. Ils renouvellent l'air sec et chaud à la
surface du sécheur et le brasse à travers le bâtiment. La vitesse des ventilateurs est réglable.
.
Page | 77
Vues bassin de contact & canal comptage by-pass
Figure 41: bassin de contact & canal comptage by-pass
La bâche de contact reçoit un by-pass des filtres Tertiaires réalisé par Une vanne murale
située dans la bâche tampon La mesure du débit de l’eau est de type ultrasons + venturi.
L'indication et la totalisation Des volumes by-passés sont reportées en salle de commande.
Page | 78
Vues Déshydratation des boues
Figure 42: Déshydratation des boues
C’est un procédé qui permet de déshydrater tout type de boues issues du traitement des eaux
résiduaires selon 3 étapes :
1.
un pré chaulage des boues décantées ou épaissies
2.
un conditionnement avec polymères
3.
une déshydratation par centrifugeuse
Cette technique permet d’obtenir un mélange très homogène boue-chaux.
Page | 79
Vues Bâche A boues Digères
Figure 43 : bâche a digères
Les boues digérées peuvent ensuite être :
• utilisées comme amendement organique et participer ainsi à la reconstitution de
l’humus des sols. Elles peuvent être épandues directement, ou être au
préalable chaulées, compostées ou séchées.
• éliminées par incinération, avec le cas échéant, une valorisation énergétique.
Elles sont alors séchées thermiquement.
• enfouies en installation de stockage des déchets, après chaulage ou compostage.
Page | 80
Vues Bassin biologique
Figure 44 : bassin biologique
Un bassin biologique avec zone de contact, zone anaérobie permettant d’éliminer une partie du
phosphore, zone aérée permettant d’éliminer la pollution carbonée.
Page | 81
4. Variables et mnémonique
Types des variables
Après avoir dessiné les vues représentant le dégrilleur et le dessablage-déshuilage,
ainsi que les icônes d’animations (pas encore programmées), on doit insérer les variables
reflétant les états renvoyés à la supervision. Le tableur remplit alors le rôle de base de
données.
D’abord créer la cellule où l’on va rentrer la variable, un large choix est proposé par
Topkapi: TOR, analogiques, etc.…
Figure 45 : types des variables
Page | 82
Mnémonique
A partir de là, on y rentre le mnémonique, titre, et opérateurs autorisés…
Figure 46 : mnémonique
Affectation des variables
Après un double clic, une fenêtre s’affiche. L’onglet couleur gère l’apparition / disparition du mot
affiché ou son changement de couleur sur modification du mnémonique.
Si la variable « M_DEGPORTA+2*M_DEGPORTM » a pour valeur 0, le moteur
est en arrêt. Si la valeur passe à 1, le moteur est en marche. Si elle passe à 2, le moteur est
en défaut.
•
On peut aussi générer des clignotements.
•
On a ainsi jusqu’à seize possibilités différentes avec huit variables aux
maximum pour des changements découler.
Page | 83
Figure 47 : fenêtre d'affectation des variables
5. Simulation de la supervision
Après avoir créé toutes les vues synoptiques de la partie prétraitement et d’y avoir
ajoutées les icônes de supervision, ainsi que d’avoir ajoutés les nouveaux automates
internes dans la vue Acquisition, il reste de simuler et tester leur comportement avec
l’automate.
6. Conclusion
Les parties des traitements se termine à cette étape, restent encore quelques tests à
effectuer. Le travail de supervision est toujours en cours de conception au niveau de la
base de données sur TOPKAPI, les vues synoptiques se fait de la même façon.
Page | 85
Conclusion générale
Dans ce travail, nous avons respecté le cahier des charges qui nous a été
proposé tout en intégrant à chaque fois, les orientations et les priorités de
l’entreprise, ainsi que les remarques des professionnels du domaine
électrique.
Il est nécessaire de citer que la contrainte du temps pesait lourd : les
quatre mois du stage n’ont pas été assez suffisants pour réaliser toute la
partie de l’automatisation du projet. C’est pour cette raison que nous avions
opté à un rythme de travail accéléré dès le début.
Cependant, ce Projet de Fin des Etudes fut une opportunité d’enrichir nos
compétences techniques, managériales et relationnelles. En effet, ce travail
nous a permis de participer à la phase d’étude et d’ingénierie d’un projet de
construction d’une station d’épuration des eaux d’usées, qui représente un
supplément riche à notre formation, dont nous avons eu la chance d’en
bénéficier.
Ce projet nous a permis également de découvrir et d’utiliser plusieurs
logiciels professionnels à savoir : TOPKAPI.
Page | 86
Références bibliographiques
Bibliographie :
•
Guide de l’installation électrique, Schneider Electric.
•
Schneider Electric - Catalogue distribution électrique 2002.
•
ELECTROTECHNIQUE –THEODORE WILDI avec collaboration de Gilbert
Sybille.
•
Analyse fonctionnel de la STEP de Youssoufia.
•
PID général de la STEP de Youssoufia
Webographie :
•
http://fr.electrical-installation.org/frwiki/
•
http://www.mcinet.gov.ma/~mcinetgov/sites/default/files/11_Liste_des_normes_d_a
pplications_Obligatoires_3-2016.pdf
Page | 87
•
www.topkapi-scada.com
•
http://www.floee.com/supervision_station_epuration.aspx
•
http://www.kitano.free.fr/rapport_final.pdf.
Annexes
PID : poste de relevage et bassin dorage
PID : Dégrillage automatique fin
Page | 88
PID : Dés sableurs dégraisseurs
PID : Répartiteur décantation primaire
Page | 89
PID : Répartiteur Bassin d'aération
PID : Air process air comprimé air surprisse
Page | 90
PID : Clarificateurs fosses à flottants
PID : Extraction et recirculation des boues
Page | 91
PID : Filtre à disques bâche tampon
PID : Filtre à CAG réserve de lavage
Page | 92
PID: Basin de contact Canal by-pass
PID : Poste hypochlorite de sodium
Page | 93
PID : Bâche eaux sales
PID : Bâche mélange des boues épaississeur
Page | 94
PID : Déshydratation des boues
PID : Poste polymère
Page | 95
PID : Ballon eau chaude adoucisseur
PID : Cogénération chaudière bicombustible
Page | 96
PID :Bâche à boues épaissies
PID : Bâche à boues digérées
Page | 97
PID : Digesteur
PID : Gazomètre Torchère
Page | 98
PID : Serre de séchage solaire
PID : Désodorisation sur CAG
Page | 99
Page | 100
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