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imagerie des pneumoconioses

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32-450-A-20
Imagerie des pneumoconioses
hors amiante
M. Brauner, J. Durrleman, D. Piver, P.-Y. Brillet
Les pneumoconioses sont des réactions tissulaires dues à l’accumulation de poussières minérales dans
les poumons. En fonction de la nature des particules, on distingue les pneumoconioses fibrogènes, les
pneumoconioses de surcharge et les formes mixtes, les plus fréquentes. Ces maladies sont le plus souvent
dues à une exposition professionnelle. Les pneumoconioses les plus fréquentes sont la silicose, la pneumoconiose du mineur de charbon et l’asbestose. L’imagerie a souvent un rôle clé dans l’évaluation de ces
maladies. Elle évoque souvent le diagnostic qui est fait par sa confrontation à l’histoire professionnelle.
© 2017 Elsevier Masson SAS. Tous droits réservés.
Mots-clés : Pneumoconiose ; Silicose ; Pneumoconiose du mineur de charbon ;
Pneumoconiose due aux métaux ; Talcose
Plan
■
Introduction
1
■
Guide technique
1
■
Silicose
Silicose aiguë
Silicose chronique classique
2
2
2
■
Pneumoconiose du mineur de charbon (PMC)
Forme simple
Forme compliquée
3
3
3
■
Pneumoconioses liées aux métaux
Pneumoconiose aux métaux durs
Bérylliose
Pneumoconioses de surcharge par exposition à des particules
métalliques inertes ou non métalliques
3
4
4
4
■
Talcoses
4
■
Pneumoconiose du prothésiste dentaire
5
■
Conclusion
6
Introduction
Les pneumoconioses sont le plus souvent dues à une exposition professionnelle. En fonction de la nature des particules, on
distingue les pneumoconioses fibrogènes, les pneumoconioses de
surcharge et les formes mixtes.
Les pneumoconioses fibrogènes donnent une réaction tissulaire
fibreuse, nodulaire comme dans la silicose, la bérylliose et la talcose ou diffuse comme dans l’asbestose, traitée dans un autre
article.
Les pneumoconioses de surcharge donnent une réaction tissulaire non fibreuse sous forme de particules inertes s’accumulant
dans les macrophages comme dans la sidérose, la stannose et la
barytose [1, 2] .
Les pneumoconioses les plus fréquentes sont la silicose, la pneumoconiose du mineur de charbon et l’asbestose, traitée dans un
autre article.
Guide technique
La tomodensitométrie (TDM) thoracique apparaît comme un
complément essentiel de la radiographie thoracique et a une
place de choix dans la stratégie d’exploration des pneumoconioses. Elle doit être intégrée parmi les autres investigations dans
une optique qui, selon les cas, peut être diagnostique ou de surveillance évolutive. La TDM permet de détecter certaines formes
infraradiographiques de pneumoconioses, d’en orienter le diagnostic dans les formes atypiques, de surveiller l’évolution et de
dépister certaines complications.
L’examen TDM doit être un examen « haute résolution »
(TDM HR) pour optimiser la résolution spatiale. Il comprend
soit des coupes millimétriques échantillonnées tous les centimètres, soit une acquisition volumique. Cette exploration de base
peut être complétée dans certains cas par des coupes en procubitus pour apprécier le caractère gravito-dépendant de certaines
images ou par des coupes en expiration à la recherche d’un
piégeage ou d’une trachéo-broncho-malacie. Les techniques de
post-traitement sont parfois utiles, notamment l’analyse en projection d’intensité minimale (miniP) qui potentialise l’analyse
de l’emphysème et des lumières bronchiques. Pour l’analyse en
miniP, les coupes doivent être épaissies de 5 mm et reconstruites en filtre mou. L’analyse en projection d’intensité maximale
(MIP) permet de mieux évaluer la distribution de micronodules
à l’échelle du lobule pulmonaire secondaire, surtout lorsqu’ils
sont peu nombreux. Les coupes doivent être alors épaissies de 5 à
7 mm.
EMC - Radiologie et imagerie médicale - cardiovasculaire - thoracique - cervicale
Volume 12 > n◦ 4 > novembre 2017
http://dx.doi.org/10.1016/S1879-8535(17)77292-3
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1
32-450-A-20 Imagerie des pneumoconioses hors amiante
L’injection de produit de contraste est généralement inutile en
première intention. Elle peut néanmoins dans certains cas aider à
reconnaître des adénopathies médiastinales et surtout hilaires ou
une dilatation des artères pulmonaires et une dilatation ou une
hypertrophie du cœur droit.
La surveillance évolutive est effectuée à faible dose d’irradiation.
La perte modérée de qualité des examens ne gêne pas
l’interprétation dans la majorité des cas.
Silicose
La silicose est une maladie pulmonaire provoquée par
l’inhalation de poussières contenant de la silice cristalline
(dioxyde de silice SiO2 ). De nombreux métiers peuvent être
impliqués. Ils sont listés dans le Tableau 25 des maladies
professionnelles du régime général (www.inrs-mp.fr/mp/cgibin/mppage.pl?state=1&acc=5&gs=&rgm=2) ou dans le Tableau
22 du régime agricole. Les secteurs les plus exposés concernent les
extractions de roches, les travaux de sablage, ponçage ou meulage,
les industries du verre et de la céramique.
Silicose aiguë
Il s’agit d’une silicoprotéinose provoquée par l’inhalation d’une
grande quantité de silice sur une courte période de temps. Elle
est rare et grave avec une dyspnée progressant rapidement. Elle
concernait principalement les travaux sans protection de sablage
ou de creusement de galeries dans des roches riches en silice cristalline. Elle ne se voit plus en France.
En TDM HR, la silicoprotéinose se manifeste par de nombreux
micronodules centrolobulaires et des condensations bilatérales
postérieures contenant souvent des calcifications [3] . Des ganglions hilaires calcifiés sont généralement présents. L’aspect TDM
est différent de la protéinose alvéolaire primitive qui s’exprime
principalement par un crazy paving et ceci alors que les deux affections ont pourtant un même aspect pathologique [4] .
Silicose chronique classique
Elle est la conséquence d’une exposition aux poussières de silice,
faible et prolongée.
Le diagnostic repose sur la notion d’exposition et sur la radiographie thoracique. Néanmoins, la radiographie thoracique peut
être normale dans les formes peu sévères.
La forme simple est caractérisée par les nodules silicotiques de
1 à 10 mm qui ont un centre de collagène et une périphérie de
macrophages chargés de particules qui apparaissent biréfringentes
en lumière polarisée. La forme compliquée est faite de masses
de fibrose progressive formées par la confluence de nodules et
associée à des lésions d’emphysème.
Les particules fines de 1 à 5 ␮m de diamètre se déposent
dans les bronchioles respiratoires au centre du lobule pulmonaire
secondaire. Les différences de flux lymphatique selon les zones
pulmonaires expliquent la faible clairance des particules et en
conséquence le maximum de lésions dans le territoire postérieur
du lobe supérieur droit [5] .
Forme simple (Tableau 1)
En radiographie, elle se manifeste par de petits nodules de 2 à
5 mm, bien limités, prédominant dans les territoires supérieurs et
postérieurs (Fig. 1A). Des adénomégalies hilaires et médiastinales
sont fréquentes, le plus souvent calcifiées, typiquement à leur
périphérie en « coquille d’œuf ». En TDM HR, ces petits nodules
sont à la fois centrolobulaires et sous-pleuraux (Fig. 1B, 2A). Ils
sont parfois calcifiés. La présence de micronodules centrolobulaires branchés est possible et il y a parfois des septa interlobulaires
épaissis [6] (Fig. 1B).
Akira [7] a étudié 90 cas de pneumoconiose avec petits nodules
sur la radiographie thoracique et parmi eux 61 cas de silicose. Ces
61 patients se répartissaient en 32 qui avaient de petits nodules
de moins de 1,5 mm de diamètre de type p selon l’International
Labour Organization, 23 qui avaient de petits nodules de 1,5 à
3 mm de diamètre de type q et six qui avaient des opacités rondes
de plus de 3 mm de diamètre de type r. Ces nodules avaient des
aspects différents en TDM HR. Les nodules de type p en radiographie correspondaient à des opacités centrolobulaires mal définies
avec parfois un aspect branché et souvent un emphysème centrolobulaire focal associé. Cet emphysème centrolobulaire est ignoré
par la radiographie thoracique, d’où l’intérêt du scanner pour
rechercher, décrire et caractériser ces images. Les nodules de type
q et r en radiographie correspondaient soit à des nodules ronds
bien limités, soit à des nodules irréguliers.
Forme compliquée (Tableau 1)
En radiographie, elle se manifeste par de grandes opacités initialement situées principalement dans la périphérie des lobes
supérieurs puis qui ont tendance à se rapprocher des hiles,
Tableau 1.
Signes tomodensitométriques de la silicose chronique.
Forme simple
Forme compliquée
Micronodules centrolobulaires et
sous-pleuraux
Nodules et masses de fibrose
Prédominance supérieure et
postérieure
Prédominance supérieure et
postérieure
Parfois calcifiés
Calcifications fréquentes
Septa interlobulaires épaissis
(rares)
Emphysème paracicatriciel
fréquent
Adénomégalies souvent calcifiées
Adénomégalies souvent calcifiées
Cavitation possible
Figure 1. Silicose simple.
A. Radiographie de thorax. Micronodules et réticulations à larges mailles diffuses.
B. Coupe TDM. Micronodules lymphatiques
(centrolobulaires et sous-pleuraux), polygones
septaux déformés et distorsion de la grande scissure droite.
A
2
B
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Imagerie des pneumoconioses hors amiante 32-450-A-20
Figure 2. Silicose. TDM.
A. Silicose simple. Coupe TDM en 2003.
Micronodules denses et bien limités, polygones
septaux et distorsions scissurales.
B. Silicose compliquée. Coupe TDM en 2016.
Masses de fibrose périhilaires, polygones septaux
déformés et épaississements pleuraux bilatéraux.
A
B
Figure 3. Silicose compliquée. TDM.
A. Coupe TDM en 2002. Masses de fibrose
des lobes supérieurs, bulles d’emphysème souspleurales à gauche et épaississements pleuraux
modérés.
B. Coupe TDM en 2008. Surinfection à Mycobacterium kansasii. Cavitations bilatérales à paroi
épaisse, masses de fibrose et nodules. Majoration
nette de l’épaississement pleural bilatéral.
A
laissant des zones d’emphysème entre les masses et la plèvre. Les
adénopathies hilaires sont fréquentes et souvent calcifiées.
En TDM HR, il y a des nodules et des masses de fibrose
(Fig. 2B, 3A) associées à des signes de distorsion et à des
bulles d’emphysème paracicatriciel [8] . Ces masses contiennent
souvent des calcifications. Elles sont le plus souvent lobaires supérieures, mais elles peuvent s’étendre à d’autres territoires. Les
adénomégalies hilaires et médiastinales sont fréquentes [9] . Les
épaississements pleuraux sont fréquents (Fig. 3A, B), et les épanchements pleuraux rares [10] .
Des cavités peuvent se développer dans les masses. Elles
peuvent être dues à une nécrobiose aseptique des masses silicotiques ou à une mycobactériose (Fig. 3B). D’autres complications
sont possibles : greffe aspergillaire, pneumothorax, insuffisance
respiratoire chronique, cœur pulmonaire chronique, cancer bronchique.
B
formes compliquées apparaissent des masses noires et amorphes
d’anthracose avec du collagène en périphérie. Ces masses peuvent
évoluer vers la nécrose et la cavitation.
Forme simple
La radiographie des formes simples de PMC est faite de petits
nodules de 1 à 5 mm dont les contours sont souvent moins bien
définis que dans la silicose. La TDM HR peut montrer de petits
nodules non visibles sur la radiographie [13] .
En TDM HR, les petits nodules sont diffus mais prédominent
dans les régions supérieures et postérieures. À l’échelle du lobule
pulmonaire secondaire, ils sont centrolobulaires et sous-pleuraux.
Ces nodules sous-pleuraux peuvent confluer en pseudoplaques
lorsqu’ils sont nombreux [14] . Des adénomégalies hilaires et
médiastinales sont parfois présentes.
Corrélations fonctionnelles
La présence de nodules confluents et de masses en radiographie
et en scanner est associée à une perte de volume pulmonaire, à
un trouble ventilatoire obstructif et à des anomalies des échanges
gazeux par comparaison aux travailleurs exposés qui n’ont pas ces
anomalies [11] .
Les corrélations entre la profusion nodulaire en TDM et les
perturbations fonctionnelles sont médiocres. Il y a, en revanche,
une bonne corrélation entre le score d’emphysème en TDM et
le trouble ventilatoire obstructif ou les anomalies du transfert du
CO [12] .
Pneumoconiose du mineur
de charbon (PMC)
Cette pneumoconiose résulte de l’inhalation de poussières de
charbon contenant des quantités variables mais généralement
faibles de silice. Malgré d’importantes similitudes en imagerie, la
PMC est une maladie différente de la silicose avec une histologie
différente [1] .
La lésion initiale est la macule péribronchiolaire, centrolobulaire, zone pigmentée noire faite de macrophages riches en
poussières de charbon, contenant une faible quantité de collagène et entourée de petites zones d’emphysème. Dans les
Forme compliquée
Elle est caractérisée par des masses de fibrose, ovales et entourées
parfois d’emphysème paracicatriciel.
Celui-ci semble moins important que dans la silicose. Ces
masses s’accompagnent d’une distorsion de l’architecture pulmonaire. Elles contiennent des calcifications dans 25 % des cas et des
zones de nécrose avec ou sans cavitation dans 30 % des cas [13] .
Chez ces patients, le diagnostic différentiel entre masse de fibrose
progressive et cancer du poumon peut être difficile en scanner.
L’imagerie par résonance magnétique (IRM) a un intérêt majeur :
toutes les masses de fibrose sont en hyposignal T2 alors que le
cancer du poumon est presque toujours en signal intermédiaire
ou en hypersignal T2 [15] .
Pneumoconioses liées
aux métaux
Les pneumoconioses liées aux poussières et aux fumées de
métaux donnent des pathologies variées que l’on peut classer en
trois groupes de sévérités très différentes (Tableau 2) :
• les métaux durs responsables de pneumonie interstitielle à cellules géantes et de fibrose pulmonaire ;
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Tableau 2.
Pathologie des atteintes pulmonaires dues aux métaux (d’après Kelleher [24] ).
Cobalt
Béryllium
Pneumonie à cellules géantes
++
Granulomes sarcoid like
+
++
Fibrose interstitielle
+
+
Cadmium
Aluminium
Pneumonie aiguë (pneumonie chimique, œdème)
++
Nickel
+
++
+
+
+
• la bérylliose dont la pathologie respiratoire granulomateuse est
liée à un mécanisme d’hypersensibilité ;
• les pneumoconioses de surcharge par exposition à des particules
métalliques inertes comme le fer, sans retentissement clinique
et fonctionnel sauf lorsqu’elles sont associées à d’autres particules plus nocives.
Nous ne traitons pas les pneumonies chimiques qui peuvent
être observées par exemple avec le mercure, le cadmium et le
nickel.
Pneumoconiose aux métaux durs
Il s’agit de pneumoconioses provoquées par l’exposition à des
poussières de métaux durs : principalement carbure fritté de tungstène généralement associé au cobalt qui sert de liant (le frittage est
une opération métallurgique qui consiste à mélanger une poudre
de carbure avec le liant, le plus souvent le cobalt, sous haute pression et haute température). Ils servent à fabriquer des outils très
résistants du fait de leur dureté. L’exposition aux poussières de
cobalt seul peut également être pathogène.
L’aspect le plus caractéristique de la pneumoconiose aux
métaux durs est la pneumonie interstitielle à cellules géantes [16] ,
mais d’autres aspects ont été décrits : bronchiolite oblitérante,
pneumopathie d’hypersensibilité [17] , pneumonie interstitielle
desquamative, fibrose interstitielle diffuse de type pneumopathie
interstitielle commune et fibrose des lobes supérieurs [18] sans que
l’on connaisse les liens entre ces différentes affections qui pour
certaines correspondent peut-être à des stades évolutifs différents
d’une même maladie.
La pneumonie interstitielle à cellules géantes est la mieux
décrite. La radiographie thoracique montre généralement des
foyers de « verre dépoli » et des opacités réticulées des lobes
inférieurs, plus rarement des opacités réticulonodulaires et des
condensations [19] . La TDM HR montre des foyers de « verre
dépoli » et des micronodules centrolobulaires, des opacités réticulées, des opacités linéaires curvilignes sous-pleurales, des bulles
sous-pleurales et des bronchectasies par traction [18, 19] . Les foyers
de « verre dépoli » et les réticulations sont les anomalies les plus
fréquentes [16] . Un « rayon de miel » peut apparaître dans les
formes évoluées.
Les stades précoces sont réversibles mais ce n’est plus le cas des
formes évoluées. Les pneumoconioses aux métaux durs exposent
au risque de cancer du poumon [20] .
Bérylliose (Tableau 3)
Le béryllium reste largement utilisé dans l’industrie. Les professions les plus exposées sont la fabrication d’alliages, l’industrie
nucléaire, électronique et aéronautique. L’exposition au béryllium
entraîne un risque de bérylliose pulmonaire chronique, surtout
chez les sujets ayant une prédisposition génétique. La présence
d’une inflammation granulomateuse du poumon et un test de
prolifération lymphocytaire positif en présence de béryllium sont
la clé du diagnostic [21] . La biopsie pulmonaire met en évidence
des granulomes identiques à ceux de la sarcoïdose. La corticothérapie est indiquée lorsqu’il y a des anomalies fonctionnelles
significatives.
L’imagerie est très proche de celle de la sarcoïdose. Dans une
série de 28 patients ayant une bérylliose prouvée, 15 (54 %)
4
Mercure
+
++
Surcharge macrophagique
Pneumonie interstitielle desquamative
Fer
++
++
++
Tableau 3.
Signes tomodensitométriques (TDM) de la bérylliose pulmonaire
chronique.
Forme habituelle
Forme avancée
TDM normale (25 %)
Opacités linéaires et réticulées
Micronodules
Bronchectasies par traction
Lignes septales
Cavités en « rayon de miel »
Épaississement des parois bronchiques
Masses de fibrose
« Verre dépoli »
Kystes
Adénomégalies
avaient des anomalies radiographiques et 21 (75 %) au moins une
anomalie en TDM attribuable à la bérylliose [22] .
Dans cette même série, il y avait en TDM des micronodules
chez 16 patients (57 %), des lignes septales chez 14 (50 %), un
épaississement des parois bronchiques chez 13 (46 %), des zones
de « verre dépoli » chez neuf patients (32 %) (Fig. 4A, B, 5A, 6A), des
adénopathies médiastinales et/ou hilaires chez 11 patients (39 %).
L’intensité des anomalies radiologiques, du « verre dépoli » en
particulier, est corrélée à la gravité clinique [23] (Fig. 6A).
Dans les formes avancées, une fibrose apparaît sous forme
d’opacités linéaires et réticulées (Fig. 5B), principalement dans la
périphérie des lobes inférieurs (Fig. 6B). Parfois il s’agit de bronchectasies par traction, d’un « rayon de miel » ou de masses de
fibrose [22] , voire de kystes sous-pleuraux ou non.
L’aluminium et le cobalt peuvent également être responsables
de granulomatose et de fibrose (Tableau 1) [24] .
Pneumoconioses de surcharge par exposition
à des particules métalliques inertes
ou non métalliques
Les pneumoconioses de surcharge sont observées après
l’inhalation de particules inertes métalliques : fer, étain, titane,
baryum, ou non métalliques : antimoine, charbon pur. La mieux
connue est la sidérose.
Ces pneumoconioses sont caractérisées par des anomalies radiologiques.
La sidérose pure est due à l’exposition à des particules de fer
ou à des fumées d’oxyde de fer. Elle touche surtout les soudeurs à
l’arc. Elle n’entraîne généralement pas de perturbation fonctionnelle, ni de fibrose pulmonaire, sauf lorsque le fer inhalé est associé
à la silice (silicosidérose). Néanmoins, chez certains patients, la
sidérose peut entraîner des signes cliniques et des perturbations
fonctionnelles [24] .
Dans la sidérose pure, les anomalies radiographiques sont des
micronodules prédominant dans les régions moyennes et périhilaires [2] . Ils sont réversibles à l’arrêt de l’exposition. La TDM
HR montre des micronodules centrolobulaires, peu denses, mal
définis avec ou sans petites opacités linéaires branchées et plus
rarement des plages de « verre dépoli » [25, 26] .
Talcoses
Le talc est un silicate de magnésium hydraté. Il a de multiples usages, en particulier dans l’industrie des cosmétiques
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Figure 4. Bérylliose pulmonaire chronique.
A. Radiographie de thorax. Adénomégalies
hilaires bilatérales et augmentation modérée de
la densité pulmonaire.
B. Coupe TDM. « Verre dépoli » diffus hétérogène associé à des micronodules lymphatiques
et à de rares lignes septales.
A
B
Figure 5. Bérylliose pulmonaire chronique.
A. Coupe TDM en juillet 2006. Foyers de
condensations alvéolaires et de « verre dépoli »
multifocaux.
B. Coupe TDM en janvier 2008. Rétraction des
lobes supérieurs avec opacités linéaires et bronchectasies par traction prédominant à droite,
témoignant d’une fibrose telle qu’on peut la voir
dans les sarcoïdoses fibreuses.
A
B
Figure 6. Bérylliose pulmonaire chronique.
A. Coupe TDM en octobre 1993. « Verre dépoli »
dense et étendu prédominant dans les lobes inférieurs.
B. Coupe TDM en juillet 2004. Évolution fibreuse
avec réticulations, cavités en « rayon de miel » et
diminution de volume du lobe inférieur droit.
A
et du caoutchouc. Les talcosilicoses et les talcoasbestoses ont
une présentation qui dépend surtout du minéral associé. Nous
n’envisageons que les talcoses pures. L’exposition au talc peut
se faire par inhalation ou par voie veineuse chez les usagers de drogues [27] . Le talc inhalé ou injecté est responsable
d’inflammation granulomateuse non nécrosante qui conduit à des
masses de fibrose progressive [28] .
La radiographie thoracique montre des petits nodules disséminés sans prédominance topographique et de grandes opacités
formées par la coalescence des petits nodules. Les grandes opacités ont plus nettement tendance à progresser que les petits
nodules [29] .
Dans la série d’Akira [29] de talcose par inhalation, la TDM HR
mettait en évidence comme anomalie prédominante des micronodules centrolobulaires de 1 à 2 mm chez 12 des 14 patients.
Dans dix cas, il n’y avait pas de prédominance zonale. Des opacités plus volumineuses, de plus de 1 cm de diamètre, étaient
présentes dans neuf cas. Les autres principales anomalies étaient
des lignes septales (dix cas), des lignes sous-pleurales (neuf cas), du
« verre dépoli » (huit cas), des plaques pleurales calcifiées ou non
(sept cas). Huit patients avaient des adénomégalies modérées. Des
anomalies identiques ont été trouvées dans la série de Ferreira [30] .
La talcose par voie intraveineuse est le plus souvent due à l’auto®
injection par les drogués de méthylphénidate (Ritaline ). Ward [31]
B
®
a rapporté 12 cas de talcose dont sept liés à la Ritaline et cinq
à d’autres drogues. En TDM HR, des micronodules diffus, très
fins, de moins de 1 mm, étaient présents dans cinq cas et chez
trois d’entre eux il y avait aussi des masses des lobes supérieurs.
Il y avait des opacités en « verre dépoli » dans deux cas et un
emphysème panlobulaire chez six des sept patients drogués à la
®
Ritaline . Cette fréquence d’un emphysème panlobulaire ressem®
blant à celui du déficit en alpha-1-antitrypsine avec la Ritaline
[32]
avait déjà été observée par Stern
.
Il y a d’autres silicatoses plus rares que la talcose comme la
kaolinose ou la schistose (maladie des ardoisiers).
Pneumoconiose du prothésiste
dentaire
La fabrication de prothèses dentaires expose le technicien à
l’inhalation de poussières diverses et souvent associées : silice,
métaux durs, alliages métalliques et résines acryliques. La silice
et les alliages métalliques à base de chrome, cobalt et molybdène
sont le plus souvent responsables de pneumoconioses avec une
prévalence proche de 11 % en France [33] . Les pneumopathies
d’hypersensibilité sont liées à diverses substances : méthacrylates
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[6]
[7]
[8]
[9]
[10]
Figure 7. Pneumoconiose du prothésiste dentaire. Aspect de silicose
avec micronodules lymphatiques et lignes septales nodulaires.
Tableau 4.
Aspect radiologique des pneumoconioses.
[11]
[12]
Nodulaire
Réticulaire
Nodulaire et/ou
réticulaire
Silicose
Asbestose
Pneumoconiose
aluminium
Mineur de charbon
Pneumoconiose métaux durs Pneumoconiose
mixte
Sidérose
Talcoasbestose
Talcosilicose
[13]
[14]
[15]
Bérylliose pulmonaire
chronique
[16]
utilisés dans les résines, métaux durs et en particulier cobalt, béryllium mais aussi titane, gallium, indium et palladium. En fait,
l’évolution des techniques entraîne des modifications dans les
produits utilisés [33] . L’imagerie est dépendante de la nature et de
la durée des produits employés (Fig. 7) et du niveau de protection
dans les ateliers.
Conclusion
Les pneumoconioses sont des maladies professionnelles. Les
deux plus fréquentes sont la silicose et la pneumoconiose du
mineur de charbon. Dans certains cas, l’aspect en scanner
est d’emblée évocateur mais généralement, la combinaison de
l’histoire professionnelle et de l’imagerie permet de faire le diagnostic (Tableau 4). Certaines pneumoconioses sont fibrosantes et
d’autres pas. Le scanner permet une bonne analyse des composantes fibreuses et non fibreuses.
[17]
[18]
[19]
[20]
[21]
[22]
Déclaration de liens d’intérêts : les auteurs déclarent ne pas avoir de liens
d’intérêts en relation avec cet article.
Références
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EMC - Radiologie et imagerie médicale - cardiovasculaire - thoracique - cervicale
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M. Brauner, Professeur honoraire ([email protected]).
Service de radiologie, Hôpital Avicenne, AP–HP, 125, rue de Stalingrad, 93009 Bobigny, France.
J. Durrleman, Chef de clinique-assistant.
Service de radiologie, Hôpital Avicenne, AP–HP, 125, rue de Stalingrad, 93009 Bobigny, France.
Université Paris 13, Pôle de recherche et d’enseignement supérieur (PRES) Sorbonne-Paris-Cité, UPRES EA 2363, 74, rue Marcel-Cachin, 93017 Bobigny,
France.
D. Piver, Praticien hospitalier mi-temps.
Service de radiologie, Hôpital Avicenne, AP–HP, 125, rue de Stalingrad, 93009 Bobigny, France.
P.-Y. Brillet, Professeur des Universités, praticien hospitalier.
Service de radiologie, Hôpital Avicenne, AP–HP, 125, rue de Stalingrad, 93009 Bobigny, France.
Université Paris 13, Pôle de recherche et d’enseignement supérieur (PRES) Sorbonne-Paris-Cité, UPRES EA 2363, 74, rue Marcel-Cachin, 93017 Bobigny,
France.
Toute référence à cet article doit porter la mention : Brauner M, Durrleman J, Piver D, Brillet PY. Imagerie des pneumoconioses hors amiante. EMC - Radiologie
et imagerie médicale - cardiovasculaire - thoracique - cervicale 2017;12(4):1-7 [Article 32-450-A-20].
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Iconosup 8
Pneumoconiose du mineur de charbon simple. Petits nodules diffus mais prédominant dans les régions supérieures et
postérieures. Ils sont centrolobulaires et sous-pleuraux.
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Pneumoconiose du mineur de charbon compliquée. Masses de fibrose, ovales, associées à quelques petits nodules à contours
flous, avec très peu d'emphysème paracicatriciel.
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