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Oriental: Des pistes de relance
Par
Ali KHARROUBI
| Edition N°:4822 Le 27/07/2016 | Partager
7 projets touristiques en cours pour 3.952 lits additionnels
Des encouragements fiscaux pour la PME
Le Family hôtel club est un village de vacances avec une capacité d’accueil de 400
lits. Il sera délivré en 2017 et confortera ainsi l’offre des résidences hôtelières (Ph.
AK)
La station balnéaire de Saïdia, le programme Marchica et le tourisme de l’arrière-pays
ou culturel sont en mesure de booster l’économie régionale dans l’Oriental et de
générer des milliers d’emplois pérennes. Toutefois, l’impact convoité n’est pas encore
ressenti. Ce qui explique les nouveaux programmes et structures lancés au niveau de
deux stations de la région (cf. notre édition n° 4805 du 29 juin). Concernant Saïdia qui
a bénéficié d’investissements colossaux, il est temps de mieux la marketer auprès des
tour-opérateurs, touristes et professionnels du secteur avec des offres promotionnelles
le long de l’année, précisent certains investisseurs touristiques.
Une approche agressive est nécessaire de la part des acteurs du secteur (la Société de
développement de Saïdia (SDS), le CRT, le Conseil régional, l’ONMT, le
département du Tourisme) pour développer des offres novatrices. C’est le cas des
bateaux de croisière. «Une
piste prometteuse car la compagnie maritime spécialisée dans les navires de croisière
Pullmatur s’est déjà intéressée à la région, mais s’est heurtée à l’absence d’un port
pour l’accostage de ses bateaux. Avec des arrivées de plus de 4.000 personnes, c’est
toute l’activité touristique qui sera métamorphosée», souligne Jamal Belouchi, un
professionnel à la marina de Saïdia.
Source: CRI/Oriental
Forts taux de commercialisation au niveau de la zone PME de la Technopole (72%),
de l’Agropole (42%). En revanche, le parc de Selouane n’en a commercialisé que
25%. La zone franche et le bâtiment d’offshoring cherchent toujours preneurs
En attendant que ce type d’offre prenne forme, la SDS multiplie ses investissements
pour renforcer la capacité d’accueil de la station balnéaire. 7 projets, qui sont en cours
de réalisation, seront achevés avant 2018 et nécessiteront plus de 1,7 milliard de DH.
Ils concerneront la construction de 4 nouveaux hôtels pour une capacité additionnelle
de 3.952 lits. Ce qui portera l’offre litière à 50% de la capacité touristique prévue. En
parallèle, un projet résidentiel pour 640 lits supplémentaires est aussi en construction.
En détail, il s’agit d’un
Family hôtel club (VVT1 étalé sur 3,9 ha) qui se présente sous forme de village de
vacances avec une capacité de 400 lits. Le Beach hôtel (H2 construit sur 5.5 ha) est un
hôtel 5* avec 792 lits, 5 restaurants, un centre de conférences, Spa et kids club. Deux
résidences hôtelières Melia (RH1) et (H4) de 2.760 lits et une résidence immobilière
mixte (RM1) aussi prévues. Et un 2e golf de 18 trous étalé sur 7,5 hectares nécessitant
108 millions de DH. Ceci dit, les PME constituent la trame essentielle de l’économie
au niveau de la région. Elles représentent 98% du tissu productif et procurent plus de
95% des emplois créés. Toutefois, les mesures d’accompagnement et les incitations
fiscales ou bancaires ne répondent pas àleurs réelles attentes. Elles sont confrontées à
plusieurs difficultés: l’accès au financement et aux marchés, le prix élevé du foncier,
la compétitivité (plusieurs produits de Casablanca sont commercialisés moins chers
que ceux produits sur place). «D’autres difficultés se rapportant à la recherche et
développement, l’innovation, les profils adaptés en ressources humaines pour les
créneaux porteurs handicapent l’émergence d’un secteur défricheur», précise Rachid
Oumokhtar,
délégué
provincial
du
ministère
de
l’Industrie.
Pour les accompagner, sur le plan industriel, plusieurs programmes leurs sont
réservés. C’est le cas d’Imtiaz croissance et Istitmar croissance. Mais les PME de la
région ne sont pas outillées pour profiter de ces programmes qui se présentent sous
forme de concours nationaux. Une sélection qui profite à ceux qui ont les meilleurs
projets à impacts socioéconomiques. Ce n’est pas le cas des PME de l’Oriental. Elles
ont besoin d’un accompagnement dans la présentation et le montage de leurs dossiers,
notamment en matière d’affiliation à la CNSS, acquittement fiscal ou non exigibilité.
De surcroît, elles ne peuvent avoir les attestations qui leur permettent de se souscrire à
ces concours et bénéficier des programmes d’appui. Malgré ces difficultés, ce sont les
PME qui assurent le fort taux de commercialisation au niveau des trois parcs
industriels de la région (voir tableaux).
Les pistes pour améliorer le climat des affaires
Le Comité régional de l’environnement des affaires œuvre pour la mise en place de
conditions favorables pour le développement des entreprises locales. Des réunions regroupant
acteurs économiques, politiques et services territoriaux sont tenues pour impulser
l’investissement privé et renforcer l’attractivité de la région. Une feuille de route est finalisée
par le CREA pour booster l’investissement. Elle concerne les actions suivantes:
- Réexaminen du régime fiscal appliqué aux entreprises de la région pour améliorer leur
compétitivité.
Mobilisation
du
foncier
pour
la
promotion
de
l’investissement.
- Restructuration du Fonds d’investissement de la région de l’Oriental (FIRO) via la révision
de ses dispositions statutaires afin de s’ouvrir davantage sur la PME.
- Création d’un fonds régional d’appui aux investisseurs pour la création d’emplois.
Mise
en
place
d’un
référentiel
de
compétences.
- Instauration d’une cellule pour la mise à niveau administrative des entreprises et la
promotion
de
la
culture
entrepreneuriale.
Amélioration
des
débouchés
au
niveau
régional.
- Amélioration de la desserte aérienne de la RAM à Oujda et Nador.
- Mise au point des spécificités de l’offre territoriale et élaboration d’une démarche de
marketing
territorial
unifiée.
- Création d’un observatoire sur la compétitivité régionale.
Oriental: Des pistes de relance
Une nouvelle stratégie pour
booster l’investissement
Par
Ali KHARROUBI
| Edition N°:4822 Le 27/07/2016 | Partager
Incitations et mise en confiance de l’investisseur, indispensables
2,5 milliards de DH d’investissement et 3.000 emplois créés en 2016
Selon Mohamed Mhidia, wali de l’Oriental, pour le décollage économique de la
région, il faut miser sur trois approches: la promotion territoriale, la valorisation des
potentialités régionales et les moteurs d’appui y afférents (Ph. AK)
Une nouvelle ambiance s’installe au niveau de l’Oriental autour de l’investissement
et les accompagnements à opérer notamment pour la mise à niveau du développement
régional, l’encouragement des investissements productifs, ou encore la consolidation
des équipements structurants. Une stratégie d’envergure qui nécessite des budgets
adéquats et l’expertise en matière de suivi et gestion. Des tops et des flops que la
région essaie de canaliser pour anticiper les enjeux d’une économie régionale en
pleine mutation, mais qui souffre de plusieurs maux.
Mohamed Mhidia, wali de la région et gouverneur de la préfecture OujdaAngad, livre, dans l’entretien qu’il accorde à L’Économiste, sa propre
conception du développement à initier.
- L’Economiste: Depuis le lancement de la stratégie«Oujda Vision 2020», plusieurs
chantiers sont en cours de finalisation. En quoi consiste votre approche pour le
développement
de
l’investissement
privé?
- Mohamed Mhidia: Partant de l’analyse du contexte économique, marqué par la
montée de la logique d’attractivité et de compétitivité, la stratégie proposée puise ses
fondements dans un diagnostic territorio-organisationnel. Un constat qui a servi de
préalable pour maîtriser l’offre territoriale. L’objectif sous-jacent est de repérer les
facteurs d’amélioration et les conditions de leur développement pour dynamiser
l’investissement à travers trois éléments clés: la promotion territoriale, la valorisation
des potentialités régionales et les moteurs d’appui y afférents.
Cette ambition est portée par plusieurs enjeux de croissance: le repositionnement
stratégique de l’Oriental, la réduction des disparités de développement spatial, la
création d’une dynamique d’investissement autour des moteurs de croissance, la
réduction du taux de chômage et l’augmentation du PIB régional. En somme, tout ce
qu’il faut pour réussir un décollage économique. A titre indicatif et non exhaustif, le
volume d’investissement privé injecté durant le premier semestre 2016 avoisine les
2,5 milliards de DH et permettra de générer à terme quelque 3.000 emplois. A noter
l’émergence de deux territoires (Jerada et Taourirt) qui ont bénéficié d’un volume
d’investissement encourageant. Idem pour le secteur de l’agro-industrie.
- Sur le terrain, comment se concrétise cette nouvelle vision?
- Il s’agit de mieux structurer l’approche économico-institutionnelle à travers
plusieurs axes. D’abord, l’organisation. Il s’agit de la restructuration du CRI en
adéquation avec le nouvel organigramme du ministère de l’Intérieur, en précisant
clairement le mode de fonctionnement des services. C’est le cas de la création
d’entités dédiées au marketing territorial et à la prospection des investisseurs, à
l’appui aux initiatives régionales et à l’amélioration du climat des affaires. In fine,
établir une notoriété associée à leurs missions et instaurer une image de marque
confortée de crédibilité et d’efficacité. Ensuite, il s’agit de travailler sur le
fonctionnement des entités. Il faut aussi renforcer le dispositif informationnel via une
banque de données qui couvre l’ensemble des aspects de la vie économique locale. En
parallèle, accompagner les investisseurs à travers la mise en place d’une cellule d’aide
au montage de projets, d’information sur les opportunités économiques. etc.
L’accompagnement personnalisé des investisseurs a permis, pour ne citer que cet
exemple, la création de 18 stations-services dans des délais records et avec la
simplification des procédures pour un montant d’investissement de 210 millions de
dirhams
générant
400
emplois
stables.
Quant au troisième axe d’action, il est d’ordre institutionnel et s’inscrit dans une
démarche de bonne gouvernance visant le renforcement de la proximité des annexes
du CRI au niveau des provinces de la région de l’Oriental.
Y
a-t-il
une
synergie
entre
les
organismes
spécialisés?
- La coordination entre le CRI et l’Amdi permettra d’agir dans une plus grande
complémentarité. La coordination devrait également être renforcée avec les
collectivités locales et les services déconcentrés. Outre les managers territoriaux, les
CCI et les clubs d’investisseurs constituent une autre cible stratégique.
Le dernier ordre d’action est territorial et se veut un outil de rationalisation du
potentiel régional et de valorisation via une banque d’opportunités découlant de la
stratégie régionale, des stratégies territoriales, des apports des élus, des apports des
services déconcentrés et de l’expertise de l’Agence de l’Oriental.
- Qu’avez-vous prévu pour les PME et le secteur informel?
- Parallèlement au recensement des opportunités régionales, le renforcement des
capacités des TPE et PME et la reconversion du secteur informel figurent parmi nos
priorités. Le but est de convertir l’informel vers l’économie structurée pour qu’elle
puisse être éligible aux différents programmes de soutien en vigueur. Derrière cette
vision, réside la conviction que ce tissu est un important vivier de croissance,
d’emplois, de recettes fiscales, de cotisations sociales. Le soutien escompté couvrira
des prestations sur le plan technique, commercial et de gestion. Il permettra, en
amont, de renforcer les capacités techniques et fonctionnelles de ce tissu pour assurer
la stabilité des emplois créés. Séminaires thématiques, rencontres B2B, networking,
ateliers de coaching… sont autant de canaux qu’on compte emprunter pour
encourager la croissance à travers une véritable économie inclusive.
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