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1,2,4 Triazoles: Synthèse et applications dans l’inhibition de la corrosion de l’acier doux dans HCl 1M

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REPUBLIQUE ALGERIENNE DEMOCRATIQUE ET POPULAIRE
MINISTERE DE L’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR
ET DE LA RECHERCHE SCIENTIFIQUE
UNIVERSITE DE CONSTANTINE 1
FACULTE DES SCIENCES EXACTES
DEPARTEMENT DE CHIMIE
N° d’ordre :
Série :
THESE
Présentée par :
Mina BOULKROUNE
En vue de l’obtention du diplôme de
DOCTORAT EN SCIENCES EN CHIMIE
Option : Chimie Analytique et Physique
THEME
INHIBITION DE LA CORROSION DU ZINC EN MILIEU
ACIDE
Soutenue le : 04/ 02 / 2014
Devant le jury :
Président :
T. Douadi
Professeur
Université Ferhat Abbas - Sétif
Rapporteur :
A.Chibani
Professeur
Université Constantine 1
Examinateurs :
S. Chafaa
Professeur
Université Ferhat Abbas - Sétif
C. Mouats
Professeur
Université Constantine 1
A mes parents
A mon frère et mes sœurs
A toute ma famille
A tous ceux qui me sont chers
Avant propos
Avant propos
Les travaux présentés dans cette thèse ont été réalisés à l’unité de recherche CHEMS de
l’université Constantine1 sous la direction de Monsieur le Professeur A. Chibani. Qu’il trouve ici
l’expression de ma profonde reconnaissance pour la confiance qu’il m’a accordée en m’accueillant dans son
équipe et pour toutes les connaissances que j’ai acquises à ses côtés. je tiens également à le remercier d’avoir
accepté de diriger ce travail et d’avoir mis à ma disposition tous les moyens qui m’ont permis de mener à
terme cette étude et aussi pour ses précieux conseils et ses encouragements.
Je remercie vivement Monsieur T. Douadi, Professeur à l’université Ferhat Abbas de Sétif, pour
l’intérêt qu’il a bien voulu porter à ce travail ainsi que pour l’honneur qu’il m’a fait en présidant le jury de
cette thèse.
Qu’il me soit permis d’adresser mes remerciements à Monsieur S. Chafaa, Professeur à l’université
Ferhat Abbas de Sétif pour m'avoir fait l'honneur d'appartenir à ce jury.
Je remercie également Monsieur C. Mouats, Professeur à l’université Constantine1, qui a
aimablement accepté de siéger à ce jury pour juger ce travail.
Je ne saurais oublier tous mes amis ainsi que tous les membres du laboratoire dont l’aide et l’amitié
m’ont été un grand soutien moral au cours de la réalisation de ce travail.
Je souhaite exprimer ma reconnaissance envers toutes les personnes qui ont, d’une manière ou d’une
autre, participé à la réalisation de ce travail.
Enfin je ne saurais assez exprimer ma sincère gratitude à l’égard de ma famille pour son soutien
sans faille durant toutes ces années.
Grand merci à toute personne ayant contribué
de prés ou de loin à l’élaboration de ce travail.
Table des Matières
Introduction générale
1
Chapitre I
Corrosion et protection
I.1. Introduction
3
I.2. La corrosion
3
I.2.1. Les modes de corrosion
4
I.2.1.1. Corrosion chimique
4
I.2.1.2. Corrosion électrochimique
4
I.2.1.3. Corrosion biologique
4
I.2.1.4. Corrosion liée à des facteurs mécaniques
5
I.3. Stabilité et corrosion du Zinc
5
I.3.1. Le Zinc
5
I.3.2. Préparation
5
I.3.3. Utilisation du zinc
6
I.3.4. Stabilité du Zinc en milieu aqueux
6
I.4. Les inhibiteurs de corrosion
7
I.4.1. Historique
7
I.4.2. Définition
8
I.4.3. Les classes d’inhibiteurs
9
I.4.3. 1. Domaine d’application
9
I.4.3. 2. Composition chimique
10
I.4.3.3. Influence sur les réactions électrochimiques partielles
10
I.4.3.4. Mécanismes d’inhibition
11
I.4.4. Inhibition de la corrosion en milieu acide
13
I.4.4.1. Inhibiteurs spécifiques à la corrosion du zinc
13
I.4.4.2. Utilisation des thiophènes comme inhibiteurs de la corrosion en milieu acide
16
Chapitre II
Méthodes et conditions expérimentales
II.1. Matériau
21
II.2. Milieu d’étude
22
II.3. Les méthodes d’évaluation de la corrosion
24
II.3.1. La gravimétrie
24
II.3.2. Les méthodes électrochimiques
24
II.3.2.1. Le suivi du potentiel en circuit ouvert
25
II.3.2.2. Les courbes de polarisation
25
II.3.2.3. Méthode transitoire : la spectroscopie d’impédance électrochimique
26
II.3.2.3.1. Principe
27
II.3.2.3.2. Représentations graphiques
28
II.3.2.3.3. Circuits équivalents
30
II.3.3. Analyse de la surface
31
II.3.3.1. La microscopie électronique à balayage (MEB)
31
II.3.3.2. Spectrométrie à dispersion d’énergie (EDS)
31
II.4. Conditions opératoires
31
II.4.1. Tests gravimétriques
31
II.4.2. Tests électrochimiques
32
II.4.2.1. Mesure du potentiel libre
32
II.4.2.2. La polarisation potentiodynamique
32
II.4.2.3. La spectroscopie d’impédance électrochimique
33
II.4.3. Analyse de la surfase
33
Chapitre III
Etude du comportement du zinc en milieu acide
III.1. Effet de la nature de l’acide sur la corrosion du zinc
34
III.2. Effet de la concentration de l’acide phosphorique
35
III.3. Effet de la durée d’exposition au milieu acide phosphorique
36
III.4. Effet de la température sur la corrosion du zinc en milieu H3PO4 1M
37
III.5. Effet de la présence de quelques anions sur la corrosion du zinc en milieu H3PO4
1M
38
III.5.1. Effet des nitrates sur la corrosion du zinc en milieu H3PO4 1M
38
III.5.1.1. Etude gravimétrique
39
III.5.1.2. Suivi du potentiel en circuit ouvert
40
III.5.1.3. Analyse de la surface
41
III.5.2. Effet des phosphates sur la corrosion du zinc en milieu H3PO4 1M
42
III.5.2.1. Etude gravimétrique
42
III.5.2.2. Suivi du potentiel en circuit ouvert
44
III.5.2.3. Analyse de la surface
45
III.5.3. Effet des chromates sur la corrosion du zinc en milieu H3PO4 1M
46
III.5.3.1. Etude gravimétrique
46
III.5.3.2. Suivi du potentiel en circuit ouvert
47
III.5.3.3. Analyse de la surface
48
III.6. Conclusion
50
Chapitre IV
Etude de l’inhibition de la corrosion du zinc par les thiophènes
IV.1. Effet des thiophènes sur la corrosion du zinc en milieu H3PO4 1M
51
IV.2. Inhibition de la corrosion du zinc par le 2-acétylthiophène (AcT)
54
IV.2.1. Etude gravimétrique
54
IV.2.2. Suivi du potentiel en circuit ouvert
56
IV.2.3. Les courbes de polarisation
57
IV.2.4. La spectroscopie d’impédance électrochimique
59
IV.2.5. Effet de la température
61
IV.2.6. L’ isotherme d’adsorption
65
IV.2.7. Analyse de la surface
68
IV.3. Inhibition de la corrosion du zinc par le 2-thiophène carboxaldehyde (TCAl)
70
IV.3.1. Etude gravimétrique
70
IV.3.2. Suivi du potentiel en circuit ouvert
71
IV.3.3. Les courbes de polarisation
72
IV.3.4. La spectroscopie d’impédance électrochimique
74
IV.3.5. Effet de la température
77
IV.3.6. L’ isotherme d’adsorption
80
IV.3.7. Analyse de la surface
82
IV.4. Conclusion
84
Conclusion générale
86
Références bibliographiques
88
Liste des figures
95
Liste des tableaux
99
Résumé
101
Abstract
102
‫ﻣﻠﺨﺺ‬
103
Introduction générale
Dans l’industrie, les acides sont utilisés dans le décapage et le nettoyage des métaux.
La nature de l’acide utilisé dans cette opération est fonction du métal et du type de pollution.
D’une manière générale, les oxydes métalliques présentent un caractère basique ou amphotère
pour certains (cas de l’alumine par exemple). C’est la raison pour laquelle les solutions de
décapage sont essentiellement acides et plus particulièrement composées d’acides minéraux,
peu onéreux et faciles à retraiter.
Pour enlever les dépôts indésirables présents sur les surfaces des métaux, les pièces
métalliques sont immergées dans des bains acides dans lesquels l’attaque acide entraîne la
dissolution des dépôts mais aussi partiellement celle de la surface métallique. Dans le but de
réduire la dissolution du métal et la consommation de l’acide, des inhibiteurs de corrosion
doivent être ajoutés au bain de traitement. Ces substances doivent répondre à un certain
nombre d’exigences : ils doivent limiter la dissolution du métal, ne pas retarder l’action de
l’acide sur les impuretés, être efficaces à faibles concentrations et être les moins toxiques
possibles.
Les hétérocycles sont généralement d’excellents inhibiteurs de la corrosion des métaux en
milieu acide. Les résultats encourageants obtenus avec les thiophènes dans l’inhibition de la
corrosion de quelques métaux [FOU 1986, FOU 2011, BEN 2006, GAL 2005], nous ont
incités à évaluer l’efficacité inhibitrice d’une série de thiophènes substitués en position 2, sur
la corrosion du zinc en milieu H3 PO4.
Ce manuscrit comporte quatre chapitres :
Le chapitre 1 est consacré à une mise au point bibliographique sur la corrosion et les
inhibiteurs de corrosion, et plus spécialement, ceux utilisés pour la protection du zinc en
milieu acide.
1
Introduction générale
Le chapitre 2 présente les techniques chimiques et électrochimiques utilisées dans
cette étude. Les méthodes de caractérisation mises en œuvre ainsi que les conditions
expérimentales adoptées sont également représentées dans ce chapitre.
Les résultats expérimentaux sont regroupés dans deux chapitres :
Le chapitre 3 est relatif à l’étude du comportement du zinc en milieu acide
phosphorique ainsi qu’à l’influence de certains paramètres sur le processus de corrosion, tels
que la concentration de l’acide, le temps d’immersion, la température et la présence de
quelques anions. Les testes gravimétriques et électrochimiques sont complétés par des
observations à la Microscopie Electronique à Balayage (MEB)
Le chapitre 4 porte sur l’évaluation de l’efficacité inhibitrice d’une série de
thiophènes sur la corrosion du zinc en milieu acide phosphorique. Cette étude comprend :
- L’influence de l’inhibiteur sur les réactions électrochimiques partielles de la corrosion à
l’aide des techniques électrochimiques.
- La mise en évidence du processus d’adsorption pour expliquer les interactions métalinhibiteur.
- L’analyse de la surface métallique par microscopie électronique à balayage (MEB) couplée à
l’EDS (analyse dispersive en énergie de rayons X).
2
Chapitre I
Corrosion et protection
Ce chapitre est consacré à la présentation de généralités sur l’inhibition de la corrosion
et à une mise au point bibliographique sur les inhibiteurs de corrosion utilisés en milieu acide.
I.1. Introduction
Un métal conservé dans le vide ou ayant une surface parfaitement isolée reste stable
indéfiniment. Si l’isolation est imparfaite, la surface du métal en contact avec le milieu
ambiant peut dans certains cas subir des modifications. Dans ces conditions , en effet le métal
n’est en général plus stable, il devient sensible à la corrosion qui se manifeste sous des aspects
plus variés.
Les progrès de la technique, qui ont amené à l’utilisation croissante des matériaux
métalliques, ont entrainé aussi une augmentation grandissante des pertes par corrosion et ont
conduit à en chercher les causes et à en trouver les solutions [LAM 1994].
I.2. La corrosion
Le terme corrosion provient du latin corrodere, qui signifie ronger, attaquer. La
corrosion, au sens large, peut s’exprimer comme la détérioration d’un matériau par le milieu
dans lequel il se trouve. Elle résulte d'interactions physico-chimiques entre le matériau
3
Chapitre I
Corrosion et protection
métallique et son environnement, entraînant des modifications des propriétés du métal
souvent accompagnées d'une dégradation fonctionnelle de ce dernier (altération de ses
propriétés mécaniques, électriques, optiques, esthétiques, etc.). Observé depuis toujours, ce
phénomène n’est étudié scientifiquement que depuis 1830 [LAM 1994].
I.2.1. Les modes de corrosion
Le phénomène de corrosion peut se développer suivant différents processus :
I.2.1.1. Corrosion chimique
Elle correspond à la réaction du matériau métallique avec une phase gazeuse ou une
phase liquide [PER 1999]; dans le premier cas on parle de corrosion sèche et il se forme un
dépôt solide plus ou moins protecteur .Les cas de corrosion chimique par une phase liquide et
ne relevant pas de la corrosion électrochimique sont extrêmement rares. On peut cependant
citer l’exemple de la réaction d’un métal avec un autre métal liquide comme lors de la
formation d’un amalgame entre le mercure liquide et des métaux tels que le cuivre, le
cadmium,…etc. [PER 1999].
I.2.1.2. Corrosion électrochimique
C’est le mode le plus fréquent. Elle se traduit par des transferts électroniques entre un
métal et une solution électrolytique à son contact ( circulation d’un courant électrique) [SUT
1998].
I.2.1.3. Corrosion biologique
Elle résulte de l’action de bactéries ou de produits provenant de l’activité bactérienne
tels que des acides organiques ou des gaz comme CO2 et SO2, sur le matériau métallique. Les
canalisations enterrées sont sujettes à ce type de corrosion [PER 1999].
4
Chapitre I
Corrosion et protection
I.2.1.4. Corrosion liée à des facteurs mécaniques
Des phénomènes de corrosion ont parfois lieu lorsque le matériau est en présence
d’une sollicitation mécanique externe ou interne [LAN 1993], telle que : les frottements,
l’érosion, l’abrasion, les vibrations,...etc.
I.3. Stabilité et corrosion du Zinc
I.3.1. Le Zinc
Le zinc est employé depuis l'Antiquité sous forme d'alliages avec le cuivre et l'étain, il
a été cité pour la première fois sous sa dénomination actuelle par Paracelsus dans son traité
De re metallurgica au début du XVIe siècle. Son exploitation a commencé en Angleterre en
1740, mais il ne fut considéré comme un élément à part entière qu'en 1746.
Le zinc est assez abondant dans la croûte terrestre. On ne le trouve pas à l'état libre
dans la nature, mais sous deux formes principales : d’une part, les variétés sulfurées, blende et
wurtzite ; d’autres part, les variétés oxydées, smithsonite, hydrozincite (carbonates),
franklinite, zincite (oxydes), hémimorphite (ou calamine), willemite (silicates). Les teneurs en
zinc du minerai varient de 2 à 12 % [UNI 1965]. Les minerais à partir desquels on prépare le
zinc sont principalement les blendes.
I.3.2. Préparation
Il existe deux procédés d'extraction du zinc, l'extraction par voie thermique et
l'extraction par voie humide, ou procédé électrolytique. Dans les deux cas, la première
étape consiste à transformer le minerai en oxyde, par grillage à haute température. Ensuite on
procède à une désulfuration du produit. L'oxyde final contient alors de 0,1 à 0,5 % de soufre.
Dans le procédé d’extraction par voie thermique, l'oxyde de zinc est réduit par du carbone
à une température voisine de 1200 °C [CRO 1983]. Le zinc est récupéré sous forme gazeuse,
puis condensé en liquide qui contient de 0,5 à 1,5 % d'impuretés (fer, arsenic, cadmium et
plomb). On effectue ensuite un raffinage par liquation. On récupère ainsi un métal de pureté
atteignant 99,99 %.
Lors de l’extraction par voie électrolytique, l’oxyde de zinc est dissous dans l'acide
sulfurique [CRO 1983], après élimination des impuretés, la solution de sulfate de zinc
5
Chapitre I
Corrosion et protection
obtenue est électrolysée. Le zinc extrait par électrolyse est généralement très pur (99,95 99,99 %).
I.3.3. Utilisation du zinc
Le zinc est l’un des métaux les plus utilisés dans l’industrie, son application s’étend de
la construction à l’agriculture, en passant par l'électroménager, l'automobile, les équipements
industriels, etc. Il est employé soit sous forme massive, soit allié à d'autres métaux. On
l’utilise
principalement
comme
revêtement
protecteur
anti-corrosion
des
aciers
(galvanisation).
Il est également employé dans la construction sous forme de tôles laminées qui sert surtout à
la réalisation des toitures [CRO 1983].
Des anodes sacrificielles de zinc sont utilisées dans les systèmes de protection
cathodiques pour protéger les coques de navire ou les conduites enterrées contre la corrosion
[BRA 1965]. On le trouve également dans les plaques des piles électriques sèches.
I.3.4. Stabilité du Zinc en milieu aqueux
Thermodynamiquement instable en présence d’eau et de solutions aqueuses, le zinc
tend à se dissoudre dans les solutions acides, neutres, ou fortement alcalines [POU 1963].
Le facteur essentiel agissant sur le comportement de corrosion du zinc dans des
environnements aqueux, est le pH de la solution. D’autres facteurs tels que l'agitation,
l'aération, la température, la polarisation, et la présence des inhibiteurs peuvent également
avoir un effet sur le taux de corrosion. Dans la gamme de pH de passivation pour le zinc, un
film protecteur se forme sur la surface du zinc et le protège en ralentissant la corrosion [AGA
2000]. La nature du film protecteur dépend de la composition chimique de l'environnement.
Feiknecht a observé que différentes variétés d’hydroxydes peuvent se former lors de la
corrosion du zinc par des solutions aqueuses [POU 1963]. En présence de solutions
modérément alcalines, de pH compris entre environ 8.5 et 10.5, le zinc peut, conformément à
la figure I.1, se recouvrir d’un film d’hydroxyde.
6
Chapitre I
Corrosion et protection
Figure I.1. Diagramme d’équilibres tension-pH du système zinc-eau, à 25°C
La figure I.1 représente un diagramme établi en considérant une passivation par un film de
Zn(OH)2. On remarque qu’à pH = 7 le zinc se corrode. Cependant, dans un milieu riche en
CO2, il se forme un carbonate ZnCO3, ou bien ZnCO3.3Zn(OH)2 qui étant insolubles,
modifient le diagramme par l’élargissement de la zone de passivation de pH = 6 à pH = 11
[PET 1979].
I.4. Les inhibiteurs de corrosion
En matière de protection contre la corrosion, il est possible d’agir sur le matériau luimême (choix judicieux, formes adaptées, contraintes en fonction des applications, …), sur la
Zn
surface du matériau (revêtement, peinture, tout type de traitement de surface, …) ou sur
Immunit
l’environnement avec lequel le matériau est
en contact (inhibiteurs de corrosion).
é
I.4.1. Historique
L’idée d’inhiber est très ancienne et remonte au moyen âge où les maitres armuriers
ajoutaient de la farine ou de la levure pour éviter la fragilisation des armes lors d’un décapage
7
Chapitre I
Corrosion et protection
acide [VAR 2002]. Le mot inhibition a été employé en chimie et en science de la corrosion
depuis 1907 [VAR 2002].
En 1945, on comptait moins de 30 articles traitant l’inhibition de la corrosion. Dans un
article de 1948 [WAL 1948], Waldrip se référait à un rapport datant de 1943 portant sur la
protection contre la corrosion des puits de pétrole. De nombreux articles concernant
l’inhibition ont été rédigés durant la période couvrant 1945 à 1954 : ceux-ci traitaient entre
autres de l’inhibition dans les domaines de l’aviation, des chaudières, des circuits de
refroidissement, des moteurs diesel, des sels de déneigement, des raffineries de pétrole, des
pétroliers…etc. Les articles publiés durant cette période témoignent d’un grand
développement technologique en matière d’inhibition. En 1970, 647 articles traitant
l’inhibition de la corrosion sont dénombrés [HAM 1973].
I.4.2. Définition
Les inhibiteurs de corrosion constituent un moyen de lutte original contre la corrosion
des métaux. L’originalité vient du fait que le traitement anticorrosion ne se fait par sur le
métal lui-même mais par l’intermédiaire du milieu corrosif.
Selon la norme ISO 8044, un inhibiteur est une substance chimique ajoutée au système
de corrosion à une concentration choisie pour son efficacité, celle-ci entraîne une diminution
de la vitesse de corrosion du métal sans modifier de manière significative la concentration
d’aucun agent corrosif contenu dans le milieu agressif [FIA 2002].
L’association nationale des ingénieurs de corrosion aux Etats-Unis (NACE) définit
l’inhibiteur de corrosion comme étant un composé chimique qui, ajouté en faible
concentration au milieu corrosif, ralentit ou stoppe le processus de corrosion du métal en
contact avec le milieu corrosif [NGC 1965].
L'action particulière d'un inhibiteur de corrosion peut s'avérer complexe car elle
dépend du couple milieu corrosif-métal et est fonction de la température et des concentrations
utilisées.
Un inhibiteur est efficace s'il satisfait un certain nombre de critères. Pour cela, il doit :
- réduire la vitesse de corrosion du métal sans affecter les propriétés physicochimiques du
milieu ou du métal,
8
Chapitre I
Corrosion et protection
- être stable aux températures d'utilisation et en présence des autres constituants du milieu, en
particulier avec les oxydants,
- être soluble et dispersible dans le milieu,
- être efficace à faible concentration,
- respecter les normes de non-toxicité,
- être peu onéreux.
I.4.3. Les classes d’inhibiteurs
Il existe plusieurs façons de classer les inhibiteurs de corrosion. Généralement, ils sont
classés en fonction de leur domaine d’application, de la formulation des produits (inhibiteur
organique, inhibiteur inorganique), de la réaction électrochimique inhibée (inhibiteur
cathodique, inhibiteur anodique ou mixte), ou du mécanisme réactionnel mis en jeu
(adsorption, passivation, précipitation et élimination de l’agent corrosif) [FIA 2002, LAN
1997, TRA 1970, BRA 1992].
I.4.3.1. Domaine d’application
Dans la classification relative au domaine d’application, on peut distinguer les
inhibiteurs de corrosion utilisés en milieux aqueux, organiques ou gazeux. Ceux utilisés en
milieux aqueux sont choisis en fonction du pH du milieu. Les inhibiteurs pour milieux acides
sont employés, entre autres, pour éviter une attaque chimique des métaux lors du décapage.
Dans l’industrie pétrolière on les ajoute aux fluides de forage. Les inhibiteurs pour milieux
neutres servent surtout à protéger les circuits d’eau de refroidissement.
En milieu organique, les inhibiteurs de corrosion sont utilisées dans les lubrifiants pour
moteurs et dans l’essence. Ces liquides contiennent souvent des traces d’eau et des espèces
ioniques qui peuvent provoquer une corrosion. Les inhibiteurs sont également utilisés dans les
peintures (les pigments inorganiques ou les tannins).
Enfin, les inhibiteurs pour phases gazeuses sont généralement employés pour une protection
temporaire de différents objets métalliques pendant le transport et le stockage. Il s’agit le plus
souvent de composés organiques ayant une pression de vapeur élevée. Ces composés
s’adsorbent sur la surface métallique et la protègent contre la corrosion atmosphérique [LAN
1993].
9
Chapitre I
Corrosion et protection
I.4.3. 2. Composition chimique
Dans la classification relative à la formulation des produits, on peut distinguer les
inhibiteurs organiques et les inhibiteurs minéraux.
-
Les inhibiteurs organiques.
Les inhibiteurs organiques sont généralement constitués de sous-produits de l’industrie
pétrolière. Ils comportent une partie non polaire, hydrophobe, constituée d’une ou plusieurs
chaînes hydrocarbonées et une partie polaire, hydrophile, constituée d’un ou plusieurs groupes
fonctionnels : amine (-NH2), hydroxyle (-OH), mercapto (-SH), phosphonate (-PO3H2),
sulfonate (-SO3H), carboxyle (-COOH) et leurs dérivés (les groupes fonctionnels usuels,
permettant de se fixer sur la surface du métal). Les inhibiteurs organiques sont généralement
utilisés en milieu acide ; cependant, en raison de leur écotoxicité, ils sont de plus en plus
utilisés en milieu neutre/alcalin.
-
Les inhibiteurs minéraux.
Les inhibiteurs minéraux sont utilisés en milieu neutre/alcalin mais rarement en milieu acide.
Ce sont souvent leurs produits de dissociation (anion ou cation) qui sont efficaces en tant
qu’inhibiteurs de corrosion. Parmi les anions inhibiteurs, on trouve les chromates, les
phosphates, les molybdates, les nitrates, les nitrites, les silicates, etc… et parmi, les cations
inhibiteurs on trouve essentiellement les ions Ca2+ et Zn2+ et ceux qui forment des sels
insolubles avec certains anions tels que l’hydroxyle OH-.
Les inhibiteurs minéraux sont de moins en moins utilisés en raison de leur toxicité. Leur
emploi se limite à certains systèmes en circuit fermé [NACE 1965, LAN 1997, TRA 1970].
I.4.3.3. Influence sur les réactions électrochimiques partielles
D’après leur influence sur la vitesse des réactions électrochimiques partielles, on
différencie trois types d’inhibiteurs : anodiques, cathodiques et mixtes.
- Un inhibiteur anodique diminue la densité de courant partiel anodique et déplace le
potentiel de corrosion dans le sens positif.
10
Chapitre I
Corrosion et protection
Même si les inhibiteurs anodiques sont très efficaces et souvent utilisés, ils ont généralement
une propriété indésirable: si la teneur en inhibiteur est/ou devient progressivement abaissée, la
surface métallique n'est plus entièrement couverte, et elle fonctionne comme anode, obtenant
ainsi une combinaison dangereuse, une petite anode et une grande cathode, conduisant à la
corrosion par piqûres. Dans ce cas, l'inhibiteur fait plus de mal que de bien. C’est pour ça que
les inhibiteurs anodiques sont souvent désignés comme dangereux.
- Un inhibiteur cathodique, au contraire, diminue la densité de courant partiel cathodique et
déplace le potentiel de corrosion dans le sens négatif. Du fait de leur mode d’action, les
inhibiteurs cathodiques sont considérés comme plus sûrs que les inhibiteurs anodiques car ils
ne risquent pas de favoriser la corrosion localisée.
- Un inhibiteur mixte diminue la vitesse des deux réactions partielles, mais il modifie peu le
potentiel de corrosion [LAN 1997].
I.4.3.4. Mécanismes d’inhibition
D’après le mécanisme réactionnel, on distingue l’inhibition par :Adsorption,
Passivation, Précipitation ou Elimination de l’agent corrosif.
-
Adsorption des molécules inhibitrices à la surface métallique
La corrosion peut être ralentie suite à l’adsorption d’un inhibiteur à la surface du métal. Les
inhibiteurs agissant par adsorption sont en général les inhibiteurs organiques. Ils empêchent
l’action du milieu agressif en se fixant sur la surface du métal. Leur fixation se fait
principalement par la fonction active de l’inhibiteur, cependant, les parties polaires peuvent
être également adsorbées.
Entre l’espèce adsorbée et la surface métallique existent deux types de liaisons: liaison
électrostatique et liaison chimique, donc deux types distincts d’adsorption: la physisorption et
la chimisorption.
La première, encore appelée adsorption physique conserve l’identité aux molécules adsorbées
; trois types de forces sont à distinguer :
Les forces de dispersion (Van der waals, London) toujours présentes,
Les forces polaires, résultant de la présence de champ électrique,
Les liaisons hydrogène dues aux groupements hydroxyle ou amine.
11
Chapitre I
Corrosion et protection
La chimisorption, au contraire, consiste en la mise en commun d’électrons entre la partie
polaire de la molécule et la surface métallique, ce qui engendre la formation de liaisons
chimiques bien plus stables car basées sur des énergies de liaison plus importantes. Les
électrons proviennent en grande majorité des doublés non appariés des molécules inhibitrices
tels que O, N, S, P, etc. (tous ces atomes se distinguant des autres par leur grande
électronégativité). L’adsorption chimique s’accompagne d’une profonde modification de la
répartition des charges électroniques des molécules adsorbées, et présente souvent un
mécanisme irréversible [BOM 2005].
Le degré d’inhibition dépend de l’équilibre entre les espèces dissoutes et celles adsorbées. Un
tel équilibre est exprimé par une des isothermes d’adsorption.
-
Inhibition par passivation
Les inhibiteurs agissant par passivation sont en général les inhibiteurs minéraux. Ils
provoquent la passivation spontanée du métal en renforçant la couche d’oxyde formée
naturellement sur la surface du métal. Ils se réduisent sur les pores de la couche
d’oxyde/hydroxyde plus ou moins protectrice qui se forme naturellement sur la surface du
métal. L’ion chromate est l’un des inhibiteurs passivant par excellence mais son caractère
cancérigène et sa forte toxicité réduisent notablement son utilisation. Des agents tampons, qui
augmentent le pH près de la surface métallique, peuvent aussi favoriser la passivation dans
certains cas.
-
La formation de films superficiels par précipitation
Les inhibiteurs agissant par précipitation provoquent la formation d’un film superficiel
constitué de sels minéraux ou de complexes organiques peu solubles formés lors de la
précipitation des produits de réaction cathodique tout en bloquant la dissolution anodique. Il
s’agit généralement de sels d’acide faible et de base forte comme les borates, les silicates, les
phosphates, les polyphosphates et les sels de zinc [FIA 2002, LAN 1997, BRA 1992].
-
Elimination de l’agent corrosif
L’inhibition par l’élimination de l’agent corrosif n’est applicable que dans des systèmes
fermés. Elle se pratique notamment dans les circuits d’eau chaude fermés des centrales
thermiques. Une faible quantité de sulfite de sodium (Na2SO3) ou d’hydrazine (N2H4) ajoutée
12
Chapitre I
Corrosion et protection
à l’eau préalablement dégazée et désionisée, supprime les dernières traces d’oxygène et
élimine ainsi la corrosion [LAN 1997].
I.4.4. Inhibition de la corrosion en milieu acide
Parmi les inhibiteurs pour solutions acides, on trouve un grand nombre de substances
organiques différentes, notamment des molécules aromatiques et des macromolécules à
chaines linéaires ou branchées. Ils s’adsorbent à la surface du métal et ralentissent ainsi la
corrosion. Leur efficacité dépend, entre autres, de leur structure moléculaire et de leur
concentration.
Les molécules organiques utilisées comme inhibiteurs contiennent une partie non
polaire, hydrophobe et relativement volumineuse, constituée principalement d’atomes de
carbone et d’hydrogène, et une partie polaire, hydrophile, constituée d’un ou plusieurs
groupes fonctionnels, tels –NH2 (amine), -SH (mercapto), -OH (hydroxyle), -COOH
(carboxyle), -PO3 (phosphate) et leurs dérivés. La molécule se lie à la surface par son groupe
fonctionnel, alors que sa partie non polaire, plus volumineuse, bloque partiellement la surface
active. Ce phénomène ne se limite d’ailleurs pas aux solutions acides, il s’applique à tous les
inhibiteurs organiques [LAN 1997].
I.4.4.1. Inhibiteurs spécifiques à la corrosion du zinc
Le zinc métallique a de nombreux usages. Son utilisation s’étend à différents
domaines, à savoir la construction,
l’agriculture, l'électroménager, l'automobile, les
équipements industriels, etc..
L’inhibition de la corrosion du zinc en milieu acide a fait l’objet de nombreuses études dans
lesquelles différentes techniques ont été utilisées. Nous citons ici quelques résultats.
Talati et coll. [TAL 2005] ont étudié les aniline-N-salicylidenes substitués en position
méta ( aniline-N-salicylidene (ANS), m-toluidene-N-salicylidene (m-TNS), m-anisidine-Nsalicylidene (m-AnNS), m-chloroaniline-N-salicylidene (m-CNS) et
m-aminophenol-N-
salicylidene (m-APNS)) comme inhibiteurs de corrosion pour le zinc en milieu acide
sulfurique. Une efficacité inhibitrice supérieure à 99% a été noté. Parmi ces cinq composés, il
s’est avéré que le m-CNS
présente des caractéristiques d’inhibition meilleures. Il ont
également constaté que les inhibiteurs étudiés sont du type mixte avec une prédominance
13
Chapitre I
Corrosion et protection
cathodique, et que leur adsorption sur la surface métallique s’effectue selon l’isotherme
d’adsorption de Langmuir.
L’influence de l’hexamine et de l’aniline sur la corrosion du zinc en milieu acide
phosphorique a été étudiée par Vashi et coll. [VAS 2010-a, VAS 2011]. Ils ont trouvé en
utilisant la perte de poids et les courbes de polarisation, que l’efficacité inhibitrice des deux
composés augmente avec l’augmentation de la concentration en inhibiteur, et diminue avec
l’élévation de la température. L’étude a également révélé que ces composés agissent comme
inhibiteurs mixtes et que leur adsorption sur la surface métallique suit l’isotherme d’adsorption
de Langmuir.
L’effet de quelques N-arylpyrroles substiués, à savoir le 1-(2-chlorophenyl)-2,5dimethylpyrrole-3-carbaldehyde, le 1-(2-methylphenyl)-2,5-dimethylpyrrole-3-carbaldehyde,
le 1-phenyl-2,5-dimethylpyrrole-3-carbaldehyde, le 1-(2-chlorophenyl)-2,5-dimethylpyrrole3,4-dicarbaldehyde, le 1-(2-methylphenyl)-2,5-dimethylpyrrole-3,4-dicarbaldehyde et le 1phenyl-2,5-dimethylpyrrole-3,4-dicarbaldehyde, sur la corrosion du zinc en milieu acide
chlorhydrique 0.5 M a été étudié par Stupnisek-Lisac et coll., en utilisant la gravimétrie et les
techniques électrochimiques [STU 1994]. Il a été trouvé que ces produits sont efficaces dans
le milieu corrosif étudié et que contrairement à la plupart des inhibiteurs commerciaux
utilisés en milieu acide, les N-arylpyrroles substitués sont des composés non toxiques et ne
présentent aucun danger sur l’environnement.
Une étude de l’efficacité inhibitrice obtenue par l’extrait du Nypa Fruticans Wurmb, et
celle obtenu par le 1,5 Diphenyl carbazone (DPC), sur la corrosion du zinc en milieu acide
chlorhydrique, a été réalisée par Orubite-Okorosaye et coll. en utilisant la méthode
gravimétrique [ORU 2004]. Les auteurs ont trouvé que les produits testés agissent par
physisorption, et obéissent à l’isotherme d’adsorption de Langmuir.
Foad El-Sherbini et coll. [FOA 2005] ont étudié l'effet des acides gras éthoxylés
(polyoxyethylene(n)mono-oleate [CH3–(CH2)6–CH=CH–(CH2)8–COO(CH2–CH2–O)n–H],
d’où n = 20, 40 et 80) sur la corrosion du zinc en milieu HCl 1M et H2SO4 1M en utilisant la
gravimétrie et les méthodes électrochimiques. Ils ont remarqué que l’efficacité inhibitrice
devient plus importante au fur et à mesure que la chaine de l’acide gras est plus longue.
14
Chapitre I
Corrosion et protection
L'effet d'un certain nombre d'additifs sur la dissolution du zinc dans HCl 3N a été
examiné par Aziz et coll. [AZI 1965] en utilisant la méthode thermométrique de Mylius et la
mesure de la perte de poids. Les résultats ont montré que parmi les additifs testés, la gélatine,
l’albumine d’œufs, le glycogène, l’amidon, la 8-hydroxyquiniline, la carboxy-cellulose (tylose
KN-2000), la carboxy-cellulose (tylose KN-25) et la methylcellulose (tylose SL-600) ont un
pouvoir inhibiteur sur la corrosion du zinc. Le p-toluènesulfonic acid, le sulfosalicylic acid et
l’urée n’ont aucun effet sur la corrosion du zinc alors que la thiourée et le sufate d’hydrazine
jouent le rôle d’agents accélérateurs vis-à-vis de la corrosion du zinc en milieu acide
chlorhydrique.
L’étude de l’inhibition de la corrosion du zinc en milieu H3PO4 1M par le
Propyltriphenylphosphonium bromide (PrTPhPBr), le Propargyltriphenylphosphonimum
bromide (PgTPhPBr), le Cyclopropyltriphenylphosphonium bromide (CpTPhPBr), le
Tetrabutylammonium bromide (TBuNBr), le Tetrabutylphosphonium bromide (TBuPBr) et le
Benzyltributylammonium chloride (BTBuNCl) a été réalisée par Morad [MOR 1999] en
utilisant les techniques électrochimiques à savoir les courbes de polarisation et la
spectroscopie de l’impédance électrochimique. Selon l’auteur, parmi les composés étudiés,
ceux qui contiennent un cycle aromatique offrent une meilleurs inhibition à la corrosion et
s’adsorbent sur la surface métallique suivant l’isotherme d’adsorption de Frumkin, alors que
les autres composés obéissent à l’isotherme d’adsorption de Langmuir. Les testes
électrochimiques ont révélé que les molécules ajoutées au milieu corrosif inhibent la
corrosion du zinc sans avoir changé le mécanisme des réactions anodiques et cathodiques.
L’influence du 2-mercaptobenzimidazole (MBM) [WAN 2003] et celle du 2mercaptopyrimidine (MPM) [WAN 2002] sur la corrosion du zinc en milieu acide
phosphorique a été étudiée par Lin Wang et coll.. Les résultats obtenus indiquent que les deux
composés contribuent positivement à l’inhibition de la dissolution du zinc, et que le MBM
joue le rôle d’un inhibiteur mixte avec une prédominance anodique.
L’inhibition de la corrosion du zinc en milieu HCl 0.4 M par le (Z)-2-(2-(4methoxyphenyl)hydrazono)-3-(5,6,7,8-tetrahydrocarbazol-9-yl)-3-oxopropanenitrile, le (Z)-2(2-(4-chlorophenyl)hydrazono)-3-(5,6,7,8-tetrahydrocarbazol-9-yl)-3-oxopropanenitrile,
le
(Z)-2-(2-phenylhydrazono)-3-(5,6,7,8-tetrahydrocarbazol-9-yl)-3-oxopropanenitrile et le (Z)2-(2-(4-nitrophenyl)hydrazono)-3-(5,6,7,8-tétra hydrocarbazol-9-yl)-3-oxopropanenitrile en
15
Chapitre I
Corrosion et protection
utilisant la perte de poids, les courbes de polarisation, la spectroscopie d’impédance
électrochimique et la modulation de fréquence électrochimique, a été étudiée par Fouda et
coll. [FOU 2010]. Il a été montré que l’efficacité inhibitrice de ces composés augmente avec
l’augmentation de la concentration en inhibiteur, et diminue avec l’élévation de la
température. Selon les auteurs, les inhibiteurs étudiés sont du type mixte, et leur adsorption
sur la surface du métal s’effectue selon l’isotherme d’adsorption de Langmuir.
Abdallah et coll. [ABD 2012] ont étudié l’effet de quelques dérivés du benzaldehyde
sur la corrosion du zinc en milieu HCl 0.5 M en utilisant la perte de poids, la polarisation
potentiodynamique et
la spéctroscopie d’impédance électrochimique. Les auteurs ont
constaté que le processus d’adsorption suit l’isotherme de Temkin et que les composés étudiés
inhibent les réactions anodique et cathodique.
I.4.4.2. Utilisation des thiophènes comme inhibiteurs de la corrosion en milieu acide
Une étude a été menée par fouda et ses collaborateurs [FOU 1986] afin de vérifier le
comportement du fer dans le milieu HNO3 en présence des composés : Thiophène,
2-acetylthiophene, 2-thiophene carboxylic acid et 2-thiophene carboxaldehyde. Selon les
auteurs, les composés étudiés agissent par adsorption sur les sites anodiques et cathodiques.
Ils ont trouvé que l’introduction des groupements électrophiles dans la structure du thiophène
augmente son efficacité inhibitrice, et que le 2-thiophene carboxaldehyde est le plus efficace
par rapport au autres molécules étudiées.
D’autres dérivés du thiophène ont fait l’objet d’une étude réalisée par fouda et coll.
[FOU 2011]. Les résultats des tests gravimétriques, et électrochimiques ont montré que le 2Thienyl ethanol présente une meilleur inhibition de la corrosion du cuivre en milieu HNO3,
comparé au Thiophene et au 2-Thiophene carboxylic acid.
D’après une étude électrochimique, les dérivés du thiophène sous forme de : 2-amino5,6-dihydro-4H-cyclopenta[b]thiophene-3-carboxylic
acid,2-amino-4,5,6,7-tetrahydrobenzo
[b]thiophene-3-carboxylic acid et 2-amino-5,6,7,8-tetrahydro-4H-cyclohepta[b]thiophene-3carboxylic acid, ont prouvé leur efficacité comme inhibiteurs de la corrosion de l’alliage Al-Si
en milieu H2SO4. Fouda et ces collaborateurs [FOU 2010-a] ont trouvé que ces composés
sont des inhibiteurs anodiques et que leur adsorption se fait selon l’isotherme de Temkin.
16
Chapitre I
Corrosion et protection
Le triphenyltin 2-thiophene carboxylate (TTC), un nouveau composé synthétisé et
testé comme inhibiteur de corrosion de l’acier en milieu acide chlorhydrique et phosphorique.
L’étude a été réalisée en utilisant la gravimétrie, les courbes de polarisation et la spectroscopie
d’impédance électrochimique. Selon Benabdellah et ses collaborateurs [BEN 2006, BEN
2011], le TTC agit comme inhibiteur cathodique en milieu phosphorique, alors qu’en milieu
chlorhydrique il se comporte comme inhibiteur mixte. L’adsorption de cette molécule
s’effectue suivant le modèle de Langmuir.
L’effet de quelques dérivés du thiophène ( le 2-acetyl thiophene (AcT), le 2-thiophene
carboxylic acid (TCA), le 3-thiophene carboxyaldehyde (TCAL) et le 2-thiophene carboxylic
hydrazide (TCH) ) sur la corrosion de l’acier inoxydable AISI 316 dans le milieu H2SO4
0.5M, en présence des ions chlorures, a été étudié par Galal et ses collaborateurs [GAL 2005,
GAL 2005-a]. Selon les résultats obtenus, et d’après les tests électrochimiques, les inhibiteurs
étudiés sont considérés en tant qu’inhibiteurs du type mixte. Les efficacités inhibitrices des
composés étudiés sont classées dans l’ordre TCH > TCAL > TCA > AcT.
Bouklah et ses collaborateurs ont étudié l’efficacité du thiophène et ses dérivés à
savoir le 2-thienylmethanol (TM), le methyl-2-thiophene carboxylate (MTC), l’ethyl-2thiophene carboxylate(ETC), le 5-tert-butoxythiophene-2-carbaldehyde phenylhydrazone
(TBCP), le 5-tert-butoxythiophene-2-carboxylic acid (TBCA), le 2-ethylamine thiophene
(T1 ) et le 3-ethylamine thiophene (T2), en tant qu’inhibiteurs de la corrosion de l’acier en
milieu H2SO4 0.5 M [BOU 2004, BOU 2005], en utilisant la gravimétrie et les méthodes
électrochimiques. Ils ont constaté que le 2-ethylamine thiophene présente un caractère
inhibiteur satisfaisant, et atteint une efficacité inhibitrice égale à 98% pour une concentration
de 5×10-3 M. Les tests électrochimiques ont révélé que (TBCP), T1 et T2 agissent comme
inhibiteurs cathodiques et que leur adsorption suit le modèle de Frumkin.
Une étude électrochimique sur le comportement de l’acier doux en milieu acide
sulfurique en présence et en absence
du thiophène et quelques uns de ses dérivés
monosubstitués en position 2 et 3, à savoir le 2- thienylmethanol, le 2-methylthiophene, le 3methylthiophene, le 2-chlorothiophene, le 2-bromothiophene, le 2-thiophenecarboxylic acid,
le 3-bromothiophene, le 2-acetylthiophene, le 2-thiophenecarboxaldehyde et le Methyl 2thiophene carboxylate, a été réalisée par Szklarska-Smialowska et coll. [SZK 1973]. Ils ont
17
Chapitre I
Corrosion et protection
constaté que tous les composés étudiés s’adsorbent sur la surface métallique à l’état
moléculaire, et qu’ils ralentissent la réaction de corrosion sans changer le mécanisme de celleci.
S
S
H2N
H2N
2- Ethylamine thiophene
3- Ethylamine thiophene
O
S
S
S
O
OH
Thiophene
2- Thienylmethanol
Methyl 2- thiophene carboxylate
O
O
O
N
S
N
H
S
Ethyl 2- thiophene carboxylate
5-Tert-butoxythiophene-2-carbaldehyde phenylhydrazone
O
O
S
OH
5-Ttert-butoxythiophene-2-carboxylic acid
OH
S
S
O
2-Acetylthiophene
O
2-Thiophene carboxylic acid
18
Chapitre I
Corrosion et protection
S
S
OH
O
2-Thiophene carboxaldehyde
2-Thienyl ethanol
COOH
NH2
S
2-Amino-5,6-dihydro-4H-cyclopenta[b]thiophene-3-carboxylic acid
COOH
S
NH2
2-Amino-4,5,6,7-tetrahydrobenzo[b]thiophene-3-carboxylic acid
COOH
S
NH2
2-Amino-5,6,7,8-tetrahydro-4H-cyclohepta[b]thiophene-3-carboxylic acid
S
2-Methylthiophene
S
3-Methylthiophene
19
Chapitre I
Corrosion et protection
Cl
Br
Br
S
S
S
2-Bromothiophene
2-Chlorothiophene
3-Bromothiophene
O
O
Sn
S
Triphenyltin 2-thiophene carboxylate
O
O
S
3-Thiophene carboxyaldehyde
S
H
N
NH2
2-Thiophene carboxylic hydrazide
Figure I.2. Thiophènes utilisés comme inhibiteurs de la corrosion en milieu acide
20
Chapitre II
Méthodes et conditions expérimentales
Ce chapitre a pour but de présenter les méthodes expérimentales utilisées dans cette
étude. Une description du matériau, de l’électrolyte et des montages effectués, permet dans un
premier temps de fixer une démarche expérimentale assurant une bonne reproductibilité des
résultats. Les méthodes d’analyse chimique et de topographie de surface utilisées permettent
d’apporter des informations souvent complémentaires à l’interprétation des résultats.
II.1. Matériau
Les échantillons utilisés dans cette étude sont découpés à partir de feuilles de Zinc de
pureté commerciale (l’épaisseur est de 0.9mm).
Afin d’obtenir des résultats fiables et reproductibles, les échantillons subissent avant chaque
essai, un prétraitement, qui consiste en un polissage de la surface de l’échantillon au papier
abrasif de granulométrie de plus en plus fine ( grade 200-400-800-1200 ) suivi d’un rinçage à
l’eau distillée, un dégraissage avec de l’acétone, un deuxième rinçage à l’eau distillée, et enfin
l’échantillon est séché.
21
Chapitre II
Méthodes et conditions expérimentales
II.2. Milieu d’étude
Le milieu corrosif est préparée à partir de la solution commerciale d’acide
Phosphorique H3PO4 85% et de l'eau distillée.
Les composés organiques testés dans cette étude représentent une série de thiophènes
substitués en position 2 et dont les structures sont représentés dans le tableau II.1.
Tableau II.1. Structures des thiophènes testés comme inhibiteurs de la corrosion du zinc en
milieu H3PO4 1M
Cl
S
2-Chlorothiophene (ClT)
Br
S
2-Bromothiophene (BrT)
O
S
2-Acetylthiophene (AcT)
O
S
2-Thiophene carboxaldehyde (TCAl)
O
Thiophene-2-acetic acid (TAcA)
HO
S
22
Chapitre II
Méthodes et conditions expérimentales
O
S
OH
NH2
3-(2-Thienyl)-DL-alanine (TA)
N
S
2-Thiophene carbonitrile (TCN)
O
S
NH2
2-Thiophene carboxamide (TCAm)
H2N
2-Thiophene methylamine (TMA)
S
O
S
OH
2-Thiophene carboxylic acid (TCA)
O
2-Thiophene acetyl chloride (TAcCl)
S
Cl
H2N
S
2-Thiophencarboxylic acid hydrazide (TCAH)
NH
O
23
Chapitre II
Méthodes et conditions expérimentales
II.3. Les méthodes d’évaluation de la corrosion
II.3.1. La gravimétrie
Cette méthode présente l'avantage d'être d'une mise en œuvre simple, de ne pas
nécessiter un appareillage important, mais ne permet pas l'approche des mécanismes mis en
jeu lors de la corrosion. Son principe repose sur la mesure de la perte de poids subie par un
échantillon de surface S, pendant un temps d'immersion t dans une solution corrosive
maintenue à température constante.
Le taux de corrosion est déterminé par la formule suivante :
W= K / t
(II.1)
Où :
W : vitesse de corrosion
t : temps d’immersion en heures.
K : consommation de matière (perte de poids (mg/cm2))
K = (m0 – mt) / S
(II.2)
Avec m0, mt et S sont respectivement : masse initiale, masse à l’instant t et la surface de
l’échantillon étudié [LAM 1994].
L'efficacité inhibitrice d'un composé organique est donnée par la relation suivante:
(II.3)
où W et Winh sont respectivement les vitesses de corrosion de l'échantillon après immersion
dans le milieu corrosif sans et avec addition de l’inhibiteur.
II.3.2. Les méthodes électrochimiques
La complexité des phénomènes de corrosion nécessite l'utilisation d'un grand nombre
de méthodes expérimentales pour déterminer le taux de la corrosion et la nature des
mécanismes qui interviennent au cours de l'attaque du métal. Parmi ces méthodes nous avons
utilisé:
24
Chapitre II
Méthodes et conditions expérimentales
II.3.2.1. Le suivi du potentiel en circuit ouvert
Egalement désigné par potentiel d’abandon ou potentiel libre, cette technique apporte
des informations préliminaires sur la nature des processus en cours à l'interface électrode de
travail /électrolyte (corrosion ,passivation ), et indique le type de l'inhibiteur suivant le sens de
déviation du potentiel par rapport au potentiel mesuré en absence d'inhibiteur [FIA 1990].
Elle permet également de connaître la durée d'immersion nécessaire à l'établissement d'un
régime stationnaire indispensable aux mesures potentiodynamiques ou d'impédance
électrochimique.
II.3.2.2. Les courbes de polarisation
La détermination des courbes intensité-potentiel des matériaux en milieu corrosif est
un outil fondamental de l'étude des phénomènes de corrosion .Elles donnent la variation de
l'intensité du courant qui circule entre l'électrode à étudier et une électrode auxiliaire, en
fonction du potentiel imposé à l'électrode à étudier repéré par rapport à une électrode de
référence. L'examen de ces courbes permet d'obtenir un grand nombre de renseignements sur
le comportement du métal immergé dans l'électrolyte. Elle permet de déterminer le
mécanisme de corrosion et de distinguer l'influence de l'inhibiteur sur chacune des réactions
élémentaires, anodique et cathodique, à l'électrode de travail [FIA 1990]. Cependant, il
importe de signaler que la forme des courbes et les potentiels qui les caractérisent sont très
sensibles à un certain nombre de facteurs comme l'état de surface, l'électrolyte, la présence de
traces d'impuretés dans le réactif [BER 1969].
Cette méthode permet de déterminer d'une façon précise les paramètres
électrochimiques d'un métal au contact d'un électrolyte à savoir: la densité du courant de
corrosion (icorr), le potentiel de corrosion (Ecorr), les pentes de Tafel, la résistance de
polarisation (Rp), les courants limites de diffusion. Elle donne des mesures rapides et sa mise
en œuvre est relativement simple.
Pour déterminer expérimentalement ces paramètres électrochimiques, une représentation
logarithmique de la densité de courant est en général préférable, car elle met en évidence la
relation linéaire entre le logarithme de la densité de courant et le potentiel.
Les pentes de Tafel cathodiques (bc) et anodiques (ba) et les densités de courant de corrosion
sont obtenues graphiquement par l'intersection des droites de Tafel anodique et cathodique
25
Chapitre II
Méthodes et conditions expérimentales
extrapolées au potentiel de corrosion, en estimant que la cinétique des réactions
électrochimiques responsables de la corrosion est limitée par l'étape de transfert de charge.
Figure II.1. Détermination du courant de corrosion par la méthode des droites de Tafel
L'efficacité inhibitrice E, est calculée en appliquant la relation:
(II.4)
d’où icorr et i'corr sont respectivement, les densités de courant de corrosion du zinc en absence et
en présence de l'inhibiteur.
II.3.2.3. Méthode transitoire : la spectroscopie d’impédance électrochimique
Les techniques dites non-stationnaires ou transitoires sont basées sur la perturbation
des grandeurs physiques du système électrochimique de sorte que la réponse du système
puisse être analysée dans un domaine linéaire invariant dans le temps. Ces techniques ont été
développées afin de pallier un certain nombre de contraintes apparues lorsque l’on veut
calculer la vitesse de corrosion d’un métal ou lorsque l’on étudie les mécanismes réactionnels
26
Chapitre II
Méthodes et conditions expérimentales
mis en jeu. Si une étude stationnaire suffit parfois, elle se révèle nettement insuffisante quand
le degré de complexité du système électrochimique s’accroît.
II.3.2.3.1. Principe
La spectroscopie d’impédance électrochimique repose sur la mesure d’une fonction de
transfert dans une large gamme de fréquences suite à la perturbation du système étudié. La
non linéarité de la plupart des systèmes électrochimiques nécessite une analyse locale autour
d’un point de polarisation et l’utilisation d’un signal de perturbation de faible amplitude
comme le montre la figure II.2, afin de travailler dans un domaine linéaire [GAB 1991].
Le mode de perturbation (potentiostatique ou galvanostatique) dépend du système
électrochimique, en particulier de la forme de la courbe I = f(E) au voisinage du point de
polarisation. Le mode galvanostatique sera préféré lorsque les courants au voisinage du
potentiel de polarisation sont importants et peuvent entraîner une dégradation de l’électrode
de travail.
En mode potentiostatique, un signal perturbateur de type sinusoïdal ΔE (II.5) donnera une
réponse en courant ΔI de forme sinusoïdale mais qui sera déphasée d’un angle φ par rapport
au potentiel (II.6) [GAB 1991]:
ΔE = |ΔE| sin(ωt)
(II.5)
ΔI = |ΔI| sin(ωt-φ)
(II.6)
Où est la fréquence angulaire (= 2)
L’impédance Z(ω) est définie comme étant le rapport entre le signal de perturbation et la
réponse associée [GAB 1991]:
(II.7)
Où j est l’unité imaginaire
L’impédance Z(ω) est un nombre complexe caractérisé par son module |Z| et sa phase φ :
Z(ω) = ZRe(ω) + j ZIm(ω)
(II.8)
|Z| = (ZRe2 + ZIm2)1/2
(II.9)
27
Chapitre II
Méthodes et conditions expérimentales
φ = tan-1 (ZIm/ZRe)
(II.10)
Figure II.2. Système électrochimique non linéaire soumis à une perturbation sinusoïdale
[GAB 1991]
II.3.2.3.2. Représentations graphiques
Il existe deux modes de représentation des diagrammes d’impédance électrochimique.
La représentation de Nyquist (figure II.3) consiste à porter sur un repère orthonormé la partie
imaginaire de l’impédance -ZIm(ω) en fonction de la partie réelle de l’impédance ZRe(ω)
pour les différentes fréquences. La représentation de Bode (figure II.4) comprend deux
graphiques où sont portés le module |Z| et la phase φ de l’impédance en fonction du
logarithme de la fréquence. Ces deux modes de représentation de l’impédance donnent des
visualisations des résultats différentes mais restent complémentaires. La représentation de
Bode sera préférée lorsque des informations observées à haute fréquence sont masquées par la
représentation
de
Nyquist.
A
l’inverse,
l’identification
de
certains
phénomènes
caractéristiques se déroulant à l’interface électrode de travail/électrolyte sera facilitée par la
représentation de Nyquist.
28
Chapitre II
Méthodes et conditions expérimentales
A partir des diagrammes d’impédance réalisés au potentiel de corrosion Ecorr, nous
accéderons à RT, à Cdl et donc au taux d’inhibition dans les conditions opératoires utilisées.
Les résistances de transfert de charge (RT ) sont calculées à partir de la différence
d’impédance aux hautes et basses fréquences sur l’axe des réels, comme suggéré par Tsuru et
Haruyama [TSU 1978].
La résistance de l’électrolyte Re est la limite de l’impédance à haute fréquence. La capacité de
la double couche Cdl est déterminée à partir de la relation:
(II.11)
fc : étant la fréquence correspondant au sommet du demi-cercle.
L’efficacité inhibitrice de corrosion est calculée à partir de la résistance de transfert de
charges selon la relation :
(II.12)
où RT0 et RT sont respectivement les valeurs des résistances de transfert de charges sans et
avec addition de l’inhibiteur.
Figure II.3. Diagramme de Nyquist correspondant à une interface électrode/solution
29
Chapitre II
Méthodes et conditions expérimentales
Figure II.4. Diagramme de Bode correspondant à une interface électrode/solution.
II.3.2.3.3. Circuits équivalents
L’impédance d’un système électrochimique, quel qu’il soit, peut être assimilée par
analogie à une impédance électrique. Chaque phénomène physico-chimique se déroulant à
l’interface électrode de travail/électrolyte peut être modélisé par un composant électrique
(résistance, condensateur, bobine) placé en série ou en parallèle avec d’autres composants,
constituant un circuit électrique équivalent. Ces circuits permettent d’ajuster les spectres
d’impédance expérimentaux et d’extraire les paramètres (résistance R, capacité C, inductance
L) associés aux phénomènes physico-chimiques. L’analyse de ces paramètres électriques est
particulièrement utile dans la compréhension du système étudié et de son évolution avec le
temps.
30
Chapitre II
Méthodes et conditions expérimentales
II.3.3. Analyse de la surface
II.3.3.1. La microscopie électronique à balayage (MEB)
La microscopie électronique à balayage est actuellement la technique la plus utilisée
en matière de topographie à l’échelle microscopique. Son avantage considérable par rapport à
des microscopes optiques, par exemple, réside dans le fait que l’image ne souffre pas d’une
profondeur de champ limitée.
Le principe du balayage consiste à explorer la surface de l'échantillon par lignes successives
et à transmettre le signal du détecteur à un écran cathodique dont le balayage est exactement
synchronisé avec celui du faisceau incident. Les microscopes à balayage utilisent un faisceau
très fin qui balaie point par point la surface de l'échantillon.
Le matériau analysé doit être conducteur afin d’éviter des phénomènes de charges dus aux
électrons : la métallisation peut s’effectuer par exemple au carbone ou encore à l’or.
I.3.3.2. Spectrométrie à dispersion d’énergie (EDS)
Cette technique repose sur l’analyse de Castaing qui permet de déterminer la
concentration des éléments présents dans un volume de matière très réduit. Son principe est
fondé sur l’exploitation du rayonnement X émis par l’échantillon bombardé par un faisceau
d’électron focalisé à sa surface. L’émission de photons X résulte de la désexcitation de
l’atome (passage d’un électron d’un niveau supérieur à un niveau inférieur) après
bombardement par des électrons. Chaque photon émis a une énergie discrète caractéristique
d’un atome donné ; c’est pourquoi l’exploitation du spectre de raies obtenu à partir d’une
cible inconnue permet, après identification de chaque raie, de caractériser les atomes contenus
dans la cible.
II.4. Conditions opératoires
II.4.1. Tests gravimétriques
Les mesures gravimétriques sont réalisées sur des échantillons de zinc, de surface
égale à 2 cm². Ces échantillons sont immergés dans 100 mL de l’électrolyte durant un temps t.
31
Chapitre II
Méthodes et conditions expérimentales
A la fin du test, les échantillons sont retirés de l’électrolyte, rincés avec de l’eau distillée et de
l’acétone respectivement, et enfin séchés et pesés à l’aide d’une balance de précision
(Sartorius BL 60S).
Les essais de perte de poids ont été effectués dans une cellule à double parois reliée à un bain
thermostaté permettant le maintien de l’électrolyte à la température désirée.
II.4.2. Tests électrochimiques
Les essais électrochimiques sont effectués dans une cellule cylindrique, en verre
contenant 200 mL de l’électrolyte. Elle est munie d’une double-enveloppe permettant la
régulation de la température par l’intermédiaire d’un bain thermostaté.
La cellule est équipée d’un montage conventionnel à trois électrodes, le zinc comme électrode
de travail (ET), le platine comme électrode auxiliaire (CE) et une électrode au calomel saturée
en chlorure de potassium (ECS) comme électrode de référence.
L’électrode de travail est un disque de zinc placé dans un porte échantillon, et dont la surface
apparente est de 0.95 cm2. L’électrolyte est une solution d’acide phosphorique 1M, désaérée
par barbotage d’azote, et maintenue à 25°C.
Pour le suivi du potentiel libre et les courbes de polarisation, les tests ont été réalisés à
l’aide d’un potentiostat/galvanostat Radiometer (PGP201), piloté par un ordinateur permettant
l'acquisition des données. Ces derniers sont traitées grâce au logiciel VoltaMaser1.
La spectroscopie d’impédance électrochimique a été effectuée en utilisant un
potentiostat/galvanostat/ZRA Gamry (Reference 3000), manipulé par un ordinateur. Le
traitement des résultats est réalisé en utilisant le logiciel Gamry Echem Analyst.
II.4.2.1. Mesure du potentiel libre
Le suivi de la variation du potentiel libre en fonction du temps a été réalisé pour une
durée d’une heure à partir du temps d’immersion de l’électrode de travail dans l’électrolyte.
II.4.2.2. Les courbes de polarisation
Les courbes de polarisation, sont enregistrées à une vitesse de balayage de 20 mV.s-1,
après 15 min d'immersion de l'électrode dans l’électrolyte.
32
Chapitre II
Méthodes et conditions expérimentales
II.4.2.3. La spectroscopie d’impédance électrochimique
Les mesures de l’impédance électrochimique sont effectuées sur l’électrode de travail
au potentiel de corrosion Ecorr, après 15 min d’immersion dans la solution. l’amplitude de la
tension sinusoïdale appliquée au potentiel de polarisation est de 10 mV crête à crête, à des
fréquences comprises entre 100 kHz et 0.01 Hz.
II.4.3. Analyse de la surface
L’examen des échantillons a été effectué en utilisant un microscope électronique à
balayage de marque
JEOL JSM 6400, destiné à l’observation des échantillons secs et
conducteurs, équipé d’un système d'analyse par un spectromètre de dispersion d'énergie
OXFORD Link Isis permettant d’effectuer des microanalyses.
33
Chapitre III
Etude du comportement du zinc en milieu acide
Avant d’étudier l’inhibition de la corrosion du zinc en milieu acide, il convient dans
un premier temps d’avoir une idée sur le comportement du zinc en milieu acide. Ce chapitre,
qui met en œuvre l’utilisation de différentes techniques, a pour objectif : la connaissance du
comportement du zinc en milieu H3PO4, et l’étude de l’influence de quelques paramètres
physiques et chimiques sur la stabilité de ce métal.
III.1. Effet de la nature de l’acide sur la corrosion du zinc
Thermodynamiquement instable, le zinc tend à se dissoudre dans les solutions acides
[POU 1963]. Dans le but d’étudier l’effet de la nature de l’acide sur la corrosion du zinc, nous
avons considéré quatre acides comme des milieux corrosifs ; l’acide chlorhydrique, l’acide
sulfurique, l’acide nitrique et l’acide phosphorique ; pour une durée d’immersion égale à 30
min, et à une température de 25°C.
La figure III.1 représente la variation de la perte de poids du zinc dans les milieux HCl 1M,
H2SO4 1M, HNO3 1M et H3PO4 1M. D’après cette figure, il est claire que l’acide
phosphorique est le moins agressif comparé aux autres acides testés.
34
Chapitre III
Etude du comportement du zinc en milieu acide
90
perte de poids (mg/cm²)
80
70
60
50
40
30
20
10
0
HCl
H2SO4
HNO3
H3PO4
Figure III.1. Variation de la perte de poids en fonction de la nature de l’acide
En se basant sur ce résultat, tous les tests de cette étude seront réalisés en
milieu acide phosphorique.
III.2. Effet de la concentration de l’acide phosphorique
En traçant la courbe de la variation de la perte de poids du zinc en fonction de la
concentration de l’acide phosphorique, pour un temps d’exposition égale à 1h (figure III.2 ),
on remarque que la quantité du métal dissoute varie exponentiellement avec la concentration
de l’acide, traduisant une augmentation de l’agressivité du milieu.
35
Chapitre III
Etude du comportement du zinc en milieu acide
120
perte de poids (mg/cm²)
100
80
60
40
20
0
0,0
0,2
0,4
0,6
0,8
1,0
1,2
1,4
1,6
1,8
C (mol/L)
Figure III.2. Variation de la perte de poids du zinc en fonction de la concentration de
l’acide phosphorique
III.3. Effet de la durée d’exposition au milieu acide phosphorique
Une série d’expériences a été menée afin d’évaluer dans nos conditions opératoires,
l’influence de la durée d’immersion sur la corrosion du zinc en milieu acide phosphorique.
Pour cela, nous avons testé les trois concentrations suivantes : 0.5M, 1M et 2M.
En examinant les courbes de la variation de la perte de poids du zinc en fonction du temps
d’immersion dans l’acide phosphorique pour les trois concentrations étudiées (figure III.3),
on remarque que la quantité du métal dissoute varie exponentiellement avec le temps
d’exposition, et que la pente de la courbe augmente avec la concentration de l’acide. On peut
36
Chapitre III
Etude du comportement du zinc en milieu acide
constater que la cinétique de dissolution du zinc devient de plus en plus rapide lorsque le
temps d’exposition augmente.
180
perte de poids (mg/cm²)
160
0.5 M
1M
2M
140
120
100
80
60
40
20
0
0,0
0,2
0,4
0,6
0,8
1,0
1,2
1,4
1,6
t (h)
Figure III.3. Variation de la perte de poids du zinc en milieu H3PO4 en fonction du temps
d’immersion à 25 °C
III.4. Effet de la température sur la corrosion du zinc en milieu H3PO4 1M
La température est l’un des facteurs susceptibles de modifier le comportement d’un
matériau dans un milieu corrosif. La figure III.4 illustre la variation de la perte de poids du
zinc en fonction de la température du milieu d’étude après 1h d’immersion. On remarque que
la quantité du métal dissoute varie exponentiellement avec la température du milieu corrosif
dans l’intervalle de température qui s’étend de 25 à 65 °C. Ceci montre clairement qu’en
faisant augmenter la température, le milieu devient plus agressif.
37
Chapitre III
Etude du comportement du zinc en milieu acide
220
200
perte de poids (mg/cm²)
180
160
140
120
100
80
60
40
20
20
30
40
50
60
70
T (°C)
Figure III.4. Variation de la perte de poids du zinc en milieu H3PO4 1M en fonction de la
température
III.5. Effet de la présence de quelques anions sur la corrosion du zinc en
milieu H3PO4 1M
III.5.1. Effet des nitrates sur la corrosion du zinc en milieu H3PO4 1M
L’ion nitrate est un agent oxydant. En milieu acide, l’attaque du zinc par les nitrates se
fait selon les équations suivantes [UHL 1965]:
2
+ 8 H+ + 3 Zn → 2 NO + 4 H2O + 3 Zn2+
(III.1)
8
+ 8 H+ + 3 Zn → 2 NO + 4 H2O + 3 Zn(NO3)2
(III.2)
38
Chapitre III
Etude du comportement du zinc en milieu acide
III.5.1.1. Etude gravimétrique
Les mesures de la perte de poids ont été réalisées sur des échantillons de zinc
immergés pendant 1h de temps dans le milieu H3PO4 1M, en présence et en absence des
nitrates.
La figure III.5. représente l’évolution de la perte de poids du zinc en fonction de la
concentration des ions nitrates.
160
perte de poids (mg/cm²)
140
120
100
80
60
40
20
0,00
0,02
0,04
0,06
0,08
0,10
0,12
0,14
0,16
0,18
CNO (mol/L)
-
3
Figure III.5. Variation de la perte de poids du zinc en fonction de la concentration en ions
nitrates à 25 °C
En examinant la courbe représentée sur la figure III.5, on remarque qu’elle se
compose de trois parties : une première partie caractérisée par l’augmentation de la perte de
poids lorsque la concentration en nitrates augmente, pour atteindre un maximum de 145
mg/cm² à 4×10-2M, suivie d’une diminution de la perte de poids, et enfin une stabilité est
remarquée au-delà de 10-2M en ions nitrates. Ce comportement peut être attribué à la
formation d’une couche passivante sur la surface du zinc lorsque la concentration en nitrates
39
Chapitre III
Etude du comportement du zinc en milieu acide
est importante. Cette couche est composée de produits de corrosion sous forme de Zn(NO3)2,
ou bien sous d’autres formes.
III.5.1.2. Suivi du potentiel en circuit ouvert
La figure III.6 représente l’évolution du potentiel en fonction du temps, pour
différentes concentrations en nitrates à 25 °C.
-0,92
-0,93
-0,94
-0,95
E (V/ECS)
-0,96
-0,97
-0,98
-0,99
blanc
-3
5x10 M
-2
10 M
-2
4x10 M
-1
1,2x10 M
-1,00
-1,01
-1,02
-1,03
0,0
0,2
0,4
0,6
0,8
1,0
t (h)
Figure III.6. Suivi du potentiel en circuit ouvert du zinc en milieu H3PO4 1M en présence
et en absence des ions nitrates à 25 °C
L’évolution du potentiel pour l’essai réalisé en milieu H3PO4 1M caractérise la
corrosion de l’échantillon. Lorsque les essais sont conduits en présence des ions nitrates, on
observe un anoblissement du potentiel d’autant plus marqué que la concentration en nitrates
est importante. L’essai mené en présence de 1,2×10-1 M de nitrates présente une évolution
intermédiaire, à savoir un anoblissement puis une chute du potentiel libre après 1 minute
40
Chapitre III
Etude du comportement du zinc en milieu acide
d’immersion suivi d’une stabilité du potentiel, ce qui laisse présager la formation d’une
couche passivante constituée de produits de corrosion.
III.5.1.3. Analyse de la surface
Des images MEB de la surface du zinc après 1h d’immersion dans une solution de
H3PO4 1M contenant 1,5×10-1M en ions nitrates, sont représentées sur la figure III.7.
Figure III.7. Images MEB de la surface du zinc après 1h d’immersion dans H3PO4 1M en
présence de 1,5×10-1M en ions nitrates
41
Chapitre III
Etude du comportement du zinc en milieu acide
L’observation de la surface du métal, révèle la présence d’une quantité importante de
produits de corrosion, couvrant toute la surface de l’échantillon. Ceci confirme les résultats
obtenus précédemment.
III.5.2. Effet des phosphates sur la corrosion du zinc en milieu H3PO4 1M
III.5.2.1. Etude gravimétrique
Le tracé de la variation de la perte de poids du zinc immergé dans H3PO4 1M , en
présence et en absence de différentes concentrations en ions phosphates est représenté sur la
figure III.8.
35
perte de poids (mg/cm²)
30
25
20
15
10
5
0
0,00
0,02
0,04
0,06
0,08
0,10
0,12
0,14
0,16
CPO (mol/L)
-3
4
Figure III.8. Variation de la perte de poids du zinc en fonction de la concentration en ions
phosphates à 25 °C
42
Chapitre III
Etude du comportement du zinc en milieu acide
D’après la figure III.8., la quantité du métal dissoute après 1h d’immersion dans le
milieu d’étude diminue au fur et à mesure que la concentration en ions phosphates croît. On
constate que la corrosion du zinc est inhibée en présence des ions phosphates dans le milieu
corrosif.
La figure III.9 illustre la variation du taux d’inhibition de la corrosion du zinc en
milieu acide phosphorique 1M à 25 °C après 1h d’immersion, en présence de différentes
concentrations en ions phosphates.
80
E (%)
60
40
20
0
0,00
0,02
0,04
0,06
0,08
0,10
0,12
0,14
0,16
CPO (mol/L)
-3
4
Figure III.9. Variation du taux d’inhibition de la corrosion du zinc en fonction de la
concentration en ions phosphates à 25 °C
On remarque que le taux d’inhibition augmente avec l’augmentation de la
concentration en ions phosphates, et atteint un maximum d’environ 80 % pour une
concentration de 1.5×10-1M. Ceci est attribué à la formation d’un film inhibiteur sur la surface
du zinc.
43
Chapitre III
Etude du comportement du zinc en milieu acide
III.5.2.2. Suivi du potentiel en circuit ouvert
La figure III.10 représente l’évolution du potentiel en circuit ouvert pendant une
heure d’immersion à 25 °C. Les courbes obtenues en présence de différentes concentrations
en ions phosphates ont été comparées à la courbe obtenue avec H3PO4 1M seul.
-0,97
blanc
-2
10 M
-2
5x10 M
-1
10 M
-1
1,2x10 M
-1
1,5x10 M
-0,98
-0,99
E (V/ECS)
-1,00
-1,01
-1,02
-1,03
-1,04
-1,05
0,0
0,2
0,4
0,6
0,8
1,0
t (h)
Figure III.10. Suivi du potentiel en circuit ouvert du zinc en milieu H3PO4 1M en présence
et en absence des ions phosphates à 25 °C
On note que les courbes tracées en présence et en absence des ions phosphates ont la
même allure, avec un déplacement du potentiel vers les valeurs négatives d’autant plus
marqué que la concentration en ions phosphates est importante.
En présence d’une concentration supérieure ou égale à 1,2×10-1M en ions phosphates, on
obtient une stabilisation du potentiel au bout d’une demi heure d’immersion. Un tel
comportement caractérise la formation d’un film sur la surface du zinc.
44
Chapitre III
Etude du comportement du zinc en milieu acide
III.5.2.3. Analyse de la surface
Afin de valider les résultats obtenus par les tests gravimétriques et électrochimiques,
une analyse de la surface d’un échantillon de zinc immergé pour une durée de 1h de temps
dans une solution de H3PO4 1M contenant 1,5×10-1M en ions phosphates a été réalisée par
MEB.
Figure III.11. Images MEB de la surface du zinc après 1h d’immersion dans H3PO4 1M en
présence de 1,5×10-1M en ions phosphates
45
Chapitre III
Etude du comportement du zinc en milieu acide
La figure III.11 montre que la surface du zinc est couverte d’une couche de produits
de corrosion, confirmant la présence d’un film protecteur.
III.5.3. Effet des chromates sur la corrosion du zinc en milieu H3PO4 1M
III.5.3.1. Etude gravimétrique
La variation de la perte de poids du zinc après 1h d’immersion dans le milieu H3PO4
1M à 25 °C, en présence et en absence de différentes concentrations en ions chromates, est
représentée sur la figure III.12.
35
perte de poids (mg/cm²)
30
25
20
15
10
5
0
0,00
0,02
0,04
0,06
0,08
0,10
0,12
0,14
0,16
0,18
CCr0 (mol/L)
-2
4
Figure III.12. Variation de la perte de poids du zinc en fonction de la concentration en ions
chromates à 25 °C
On voit clairement sur la représentation graphique, une forte diminution de la quantité
du zinc dissoute, suivie d’une stabilité. La perte de poids atteint une valeur presque nulle à
46
Chapitre III
Etude du comportement du zinc en milieu acide
partir d’une concentration égale à 2×10-2M en ions chromates, traduisant l’effet inhibiteur de
ces ions sur la corrosion du zinc.
100
E (%)
80
60
40
20
0
0,00
0,02
0,04
0,06
0,08
0,10
0,12
0,14
0,16
0,18
CCr0 (mol/L)
-2
4
Figure III.13. Variation du taux d’inhibition de la corrosion du zinc en fonction de la
concentration en ions chromates à 25 °C
L’analyse du tracé de la variation du taux d’inhibition en fonction de la concentration
en ions chromates, représenté sur la figure III.13, montre clairement une inhibition presque
totale, avec un taux d’inhibition atteignant une valeur maximale de 99,25 %.
III.5.3.2. Suivi du potentiel en circuit ouvert
L’évolution du potentiel en circuit ouvert du zinc en fonction du temps d’immersion
dans l’acide phosphorique 1M à 25 °C, en présence et en absence de différentes
concentrations en ions chromates est représentée sur la figure III.14.
47
Chapitre III
Etude du comportement du zinc en milieu acide
-0,93
-0,94
-0,95
-0,96
E (V/ECS)
-0,97
-0,98
-0,99
-1,00
blanc
-2
2x10 M
-2
5x10 M
-2
7x10 M
-1
1,2x10 M
-1
1,7x10 M
-1,01
-1,02
-1,03
-1,04
0,0
0,2
0,4
0,6
0,8
1,0
t (h)
Figure III.14. Suivi du potentiel en circuit ouvert du zinc en milieu H3PO4 1M en présence
et en absence des ions chromates à 25 °C
On peut observer une diminution du potentiel libre lorsque la concentration en ions
chromates augmente, avec une stabilisation du potentiel pour toutes les concentrations
étudiées, indiquant la formation d’une couche protectrice sur la surface de l’échantillon.
Il est à noter que le temps de stabilisation du potentiel diminue au fur et à mesure que
la concentration en ions chromates croit. Pour la concentration 1,7×10-1M, le potentiel se
stabilise dans les premières minutes d’immersion.
III.5.3.3. Analyse de la surface
Les images de microscopie électronique à balayage de la surface d’un échantillon de
zinc immergé pendant 1h de temps dans une solution de H3PO4 1M contenant 1,5×10-1 M en
ions chromates à 25 °C, sont représentées sur la figure III.15.
48
Chapitre III
Etude du comportement du zinc en milieu acide
En examinant les images MEB, on confirme la présence d’un film protecteur sur la
surface du zinc.
Figure III.15. Images MEB de la surface du zinc après 1h d’immersion dans H3PO4 1M en
présence de 1,5×10-1M en ions chromates
49
Chapitre III
Etude du comportement du zinc en milieu acide
III.6. Conclusion
Dans Ce chapitre, nous nous sommes intéressés à l’étude du comportement du zinc en
milieu acide. Les résultats obtenus nous ont permis de faire les constatations suivantes :
Le zinc est un métal très sensible à la corrosion par les acides. Sa vitesse de corrosion
dépend de la nature de l’acide, de sa concentration, de la température du milieu, et de la durée
d’exposition au milieu corrosif.
En présence des ions nitrates, le milieu H3PO4 1M devient de plus en plus agressif au
fur et à mesure que la concentration en ions nitrates croît. Pour des concentrations supérieures
à 4×10-2M en ions nitrates, la quantité du zinc dissoute devient moins importante avec la
formation d’une couche de produits de corrosion sur la surface du métal.
La présence des ions phosphates en milieu H3PO4 1M, provoque la diminution de la
quantité du zinc dissoute, et par conséquent l’inhibition de la corrosion du zinc, suite à la
formation d’une couche protectrice sur la surface du matériau.
Les ions chromates présentent un caractère inhibiteur de la corrosion du zinc en milieu
H3PO4 1M. Une inhibition presque totale est atteinte à partir d’une concentration égale à
2×10-2M en ions chromates. L’analyse de la surface confirme la présence d’un film protecteur
sur la surface du zinc.
50
Chapitre IV
Etude de l’inhibition de la corrosion du zinc par les
thiophènes
Ce chapitre est consacré à l’étude de l’effet des thiophènes sur la corrosion du zinc en
milieu acide phosphorique. Dans un premier temps, l’efficacité de chaque composé a été
évaluée en utilisant la gravimétrie. Une étude plus approfondie a été consacrée au composés
pour lesquels l’efficacité inhibitrice était importante.
IV.1. Effet des thiophènes sur la corrosion du zinc en milieu H3PO4 1M
Dans cette partie de l’étude, nous avons effectué des mesures gravimétriques sur le
zinc en milieu H3PO4 1M en absence et en présence de différentes concentrations d’une série
de composés dérivés du thiophène. Les échantillons de zinc ont été exposés au milieu corrosif
pour une durée de 1h de temps, à une température de 25°C.
Le tableau IV.1 donne les valeurs de la vitesse de corrosion (W) et du pourcentage de
l’efficacité inhibitrice (E%) calculées à partir des mesures gravimétriques pour différentes
concentrations des thiophènes en milieu acide phosphorique.
51
Chapitre IV
Etude de l’inhibition de la corrosion du zinc par les thiophènes
Tableau IV.1. Vitesses de corrosion et efficacités inhibitrices de la corrosion du zinc en absence et
en présence de thiophènes à 25 °C
Concentration (M)
Blanc
Wcorr (mg/cm2 h)
E (%)
33.4
-
1  10-3
38.85
-16.32
2  10-3
41.75
-25
-3
44.35
-32.78
1  10-3
41.65
-24.7
2  10-3
42.25
-26.5
5  10-3
44.6
-33.53
1  10-3
34.25
-2.54
2  10-3
38.9
-16.47
5  10-3
45.75
-36.98
1  10-3
33.15
0.75
2  10
-3
35.25
-5.54
5  10-3
35.95
-7.63
1  10-3
26.55
20.51
2  10-3
29.95
10.33
5  10-3
30.25
9.43
1  10-3
30.45
8.83
2  10-3
31
7.18
5  10-3
32.75
1.95
TCA
5  10
TA
TCAH
TAcA
TMA
TCAm
52
Chapitre IV
Etude de l’inhibition de la corrosion du zinc par les thiophènes
TCN
1  10-3
32.45
2  10-3
30.85
5  10-3
30.25
9.43
1  10-3
27.65
17.21
2  10
-3
25.65
23.2
5  10-3
23.75
28.89
1  10-3
30.75
7.93
2  10-3
25.85
22.6
5  10-3
24.3
27.24
1  10-3
24.1
27.84
2  10-3
23.1
30.84
5  10-3
20.1
39.82
16.7
50
1  10
13.15
60.63
2  10-3
9.25
72.3
3  10-3
9.8
70.66
4  10-3
7.65
77.09
5  10-3
8.65
74.1
5  10-4
15.8
52.69
1  10-3
11.28
66.28
2  10-3
4.95
85.18
3  10-3
3.65
89.07
4  10-3
2.00
94.01
-3
1.15
96.56
2.84
7.63
ClT
BrT
TAcCl
AcT
5  10-4
-3
TCAl
5  10
53
Chapitre IV
Etude de l’inhibition de la corrosion du zinc par les thiophènes
6  10-3
1.35
95.95
-3
1.25
96.26
7  10
L’analyse des résultats du tableau IV.1 montre clairement que les composés testés
dans cette étude, peuvent se classer en trois catégories. Une première catégorie en présence de
laquelle la corrosion du zinc s’accélère au fur et à mesure que la concentration du composé
croît, tel que le TCA, TA, TCAH et TAcA. Une deuxième catégorie qui inhibe légèrement la
corrosion lorsqu’elle est présente en faibles concentrations dans le milieu corrosif. En faisant
augmenter la concentration de ces composés, l’efficacité inhibitrice diminue (TMA et le
TCAm).
Pour les composés restants, l’augmentation de la concentration de ces derniers conduit à une
diminution de la vitesse de corrosion, et un accroissement de l’efficacités inhibitrice.
Parmi les composés testés, seulement l’AcT et le TCAl possèdent des propriétés inhibitrices
satisfaisantes. Le meilleur taux d’inhibition est obtenu en présence du TCAl (96,56%). Le
comportement d’inhibition peut résulter du fait que le taux de recouvrement de la surface
augmente avec la concentration en inhibiteur, ainsi la surface du métal est séparée du milieu
corrosif [ABD 2008].
Dans la suite du travail, nous allons considérer le AcT et le TCAl pour réaliser une
étude plus approfondie.
IV.2. Inhibition de la corrosion du zinc par le 2-acétylthiophène (AcT)
IV.2.1. Etude gravimétrique
La figure IV.1 représente la variation de la perte de poids du zinc avec la durée
d'immersion dans H3PO4 1M en présence et en absence de différentes concentrations de
l’AcT à 25 °C.
54
Chapitre IV
Etude de l’inhibition de la corrosion du zinc par les thiophènes
80
Blanc
-3
10 M
-3
2x10 M
70
perte de poids (mg/cm²)
60
50
40
30
20
10
0
0
20
40
60
80
100
t (min)
Figure IV.1. Variation de la perte de poids du zinc en fonction du temps d’immersion dans
H3PO4 1M en présence et en absence de l’AcT à 25 °C
La figure IV.1 montre que la perte de poids du zinc varie exponentiellement avec le temps
d’immersion dans les trois milieux, et que la quantité du zinc dissoute diminue en présence de
l’inhibiteur pour les différentes périodes d’immersion. On constate que l'addition de l’AcT
ralentit le processus de corrosion, et que ce composé inhibe la corrosion du zinc quelque soit
la durée d’immersion.
55
Chapitre IV
Etude de l’inhibition de la corrosion du zinc par les thiophènes
IV.2.2. Suivi du potentiel en circuit ouvert
-0,96
-0,97
E (V/ECS)
-0,98
-0,99
blanc
4
5x10 M
-3
10 M
-3
2x10 M
-1,00
-1,01
-1,02
-1,03
0,0
0,2
0,4
0,6
0,8
1,0
t (h)
Figure IV.2. Suivi du potentiel en circuit ouvert du zinc en milieu H3PO4 1M en présence et
en absence de l’AcT à 25 °C
La figure IV.2 représente l’évolution du potentiel en circuit ouvert du zinc durant 1h
d’immersion dans H3PO4 1M avec et sans addition de différentes concentrations de l’AcT.
D’après ces courbes, nous remarquons que le potentiel devient de plus en plus noble avec
l’augmentation de la concentration de l’inhibiteur.
En présence de l’AcT à une concentration égale à 2×10-3 M, le potentiel se stabilise au bout
des premières minutes d’immersion, révélant la formation d’un film protecteur sur la surface
du zinc. Pour des concentrations inférieures, le potentiel se stabilise après 8 à 12 minutes
d’immersion, ensuite il évolue vers des potentiels plus positifs. Ce comportement peut être
attribué à des ruptures locales du film formé à la surface de l’électrode.
56
Chapitre IV
Etude de l’inhibition de la corrosion du zinc par les thiophènes
IV.2.3. Les courbes de polarisation
Les courbes de polarisation du zinc en milieu H3PO4 1M à 25 °C, en absence et en
présence de l’AcT à différentes concentrations, sont représentées sur la figure IV.3.
-1,0
-1,5
-2,0
-2,5
Blanc
-4
5x10 M
-3
10 M
-3
2x10 M
-3
5x10 M
log I
-3,0
-3,5
-4,0
-4,5
-5,0
-5,5
-6,0
-1,6
-1,4
-1,2
-1,0
-0,8
-0,6
-0,4
E (V/ECS)
Figure IV.3. Courbes de polarisation du zinc dans H3PO4 1M à 25 °C, sans et avec
addition de différentes concentrations de l’AcT
Sur les représentations log I = f(E), on distingue deux parties pour chaque courbe. Une
partie cathodique qui correspond à la réaction de réduction des protons à la surface du zinc, et
une partie anodique qui représente l’oxydation du zinc.
Dans le domaine cathodique, l’ajout de l’AcT induit une diminution importante du courant
partiel cathodique. Cette diminution est proportionnelle à la teneur en inhibiteur. Alors que
dans le domaine anodique, l’addition de l’inhibiteur provoque une diminution moins
importante du courant partiel anodique. En se basant sur ce résultat, on peut dire que l’AcT
est un inhibiteur mixte, avec une prédominance cathodique.
57
Chapitre IV
Etude de l’inhibition de la corrosion du zinc par les thiophènes
Les valeurs de la densité de courant de corrosion (Icorr), du potentiel de corrosion
(Ecorr), des pentes de Tafel cathodique et anodique (bc et ba) et de l’efficacité d’inhibition
E(%) pour différentes concentrations de l’AcT en milieu H3PO4 1M sont reportés dans
le tableau IV.2.
Tableau IV.2. Paramètres électrochimiques et efficacités inhibitrices de la corrosion du
zinc dans H3PO4 1M sans et avec addition de différentes concentrations de l’AcT à 25 °C,
déterminés à partir des courbes de polarisation
Concentration
(M)
Blanc
Ecorr
(mV/ECS)
Icorr
(mA/ cm2 )
ba
(mV/dec)
bc
(mV/dec)
E
(%)
-
-1011
6.637
789.4
-701.8
5  10-4
-987
3.636
773.9
-571
45.22
10-3
-973
2.144
733.4
-565
67.69
2  10-3
-964
1.614
661.2
-554.6
75.68
-3
-961
1.265
643
-551.3
80.94
AcT
5  10
L’analyse des données représentés dans le tableau IV.2, montre clairement que Les
densités de courant de corrosion (Icorr) diminuent au fur et à mesure que la concentration en
AcT croît, et que l’efficacité inhibitrice (%) augmente avec l’accroissement de la
concentration en inhibiteur pour atteindre un maximum de 80.94% à 5  10-3 M de l’AcT.
Ceci confirme le caractère inhibiteur de l’AcT obtenu précédemment à l’aide des mesures de
la perte de poids.
L’ajout de l’AcT au milieu corrosif entraine une modification des valeurs des pentes de Tafel,
indiquant que les deux réactions anodique et cathodique sont affectées.
En présence de l’AcT, le potentiel de corrosion se déplace vers des valeurs plus nobles. Selon
Ferreira et col. [FER 2004] et Li et col. [LI 2008], si le potentiel de corrosion en présence de
l’inhibiteur se déplace d’une valeur supérieur à 85 mV par rapport au blanc, l’inhibiteur peut
être considéré comme inhibiteur anodique ou cathodique. Dans notre cas, la variation du
potentiel ne dépasse pas 50 mV. Ce résultat nous amène à dire que l’AcT est un inhibiteur du
type mixte.
58
Chapitre IV
Etude de l’inhibition de la corrosion du zinc par les thiophènes
IV.2.4. La spectroscopie d’impédance électrochimique
Les diagrammes de Nyquist du zinc immergé dans H3PO4 1M sans et avec addition de
différentes concentrations de l’AcT, sont représentés sur la figure IV.4.
Figure IV.4. Diagrammes de Nyquist du zinc dans H3PO4 1M à 25 °C, sans et avec
addition de différentes concentrations de l’AcT
La figure IV.4 montre qu’en absence de l’inhibiteur, on obtient une boucle capacitive
dans le domaine des hautes fréquences, suivie d’une boucle inductive à des faibles fréquences.
En présence de l’inhibiteur, le diagramme d’impédance est constitué de deux boucles
capacitives et d’une boucle inductive. La première apparaît dans le domaine des hautes
fréquences, et pour laquelle seuls les derniers points sont mesurables. Cette boucle est relative
à une conduction ionique du film formé sur le zinc [NOR 2004]. Pour les fréquences
inférieures à 10 kHz, on remarque l’apparition d’une deuxième boucle capacitive plus ou
moins aplatie, présentant un déphasage par rapport à l’axe des réels. La taille de cette boucle
augmente avec la concentration de l’AcT. Ce type de diagramme est généralement associé à
un mécanisme de transfert de charges sur une surface inhomogène [POP 2003].
A basses fréquences, l’apparition d’une boucle inductive, peut être attribuée à la relaxation
des espèces adsorbées à la surface du métal [ABD 2001, BAR 1988].
59
Chapitre IV
Etude de l’inhibition de la corrosion du zinc par les thiophènes
Les paramètres électrochimiques, et les efficacités inhibitrices obtenus par
spectroscopie d’impédance électrochimique sont réunis dans le tableau IV.3.
Tableau IV.3. Paramètres électrochimiques et efficacités inhibitrices de la corrosion du
zinc dans H3PO4 1M sans et avec addition de différentes concentrations de l’AcT à 25 °C,
déterminés à partir des diagrammes de Nyquist
Concentration
(M)
Cdl
(μF.cm-2 )
E
(%)
1.66
482.76
-
10-3
4.22
189.9
60.66
2  10-3
6.75
93.42
75.41
5  10-3
8.1
77.85
79.51
Blanc
RT
(Ω.cm²)
AcT
D’après les résultats du tableau IV.3, on remarque que les valeurs de la résistance de
transfert de charge (RT) et celles de l’efficacité inhibitrice E(%) deviennent plus importantes
avec la concentration de l’AcT, tandis que la capacité de la double couche (Cdl) diminue. Ceci
est associée à l’adsorption des molécules de l’inhibiteur sur la surface du zinc. En effet, plus
l’inhibiteur s’adsorbe, plus l’épaisseur du film organique augmente et plus la capacité de la
double couche diminue.
La relation entre l’épaisseur du dépôt et la capacité de la double couche est présentée dans le
modèle d’Helmotz:
(IV.1)
Où e est l’épaisseur du dépôt, S est la surface de l’électrode, ε0 est la permittivité du milieu et
ε est la constante diélectrique.
Le taux d’inhibition atteint un maximum de 79.51% en presence de l’AcT à une concentration
égale à 5  10-3M.
La variation de l’efficacité inhibitrice de l’AcT en fonction de sa concentration dans le
milieu H3PO4 1M déterminée par la gravimétrie et les méthodes électrochimiques, est illustrée
à la figure IV.5.
Pour les trois méthodes, on remarque que l’efficacité de l’AcT augmente avec la
concentration de ce dernier, et que pour chaque concentration de l’inhibiteur, les valeurs de
60
Chapitre IV
Etude de l’inhibition de la corrosion du zinc par les thiophènes
l’efficacité inhibitrice sont très proches. On constate que les résultats obtenus par les trois
méthodes sont en bon accord.
Gravimétrie
Courbes de polarisation
SIE
E%
90
80
70
60
50
40
30
20
10
0
5×10-4
10-3
2×10-3
5×10-3
C (mol/L)
Figure IV.5. Variation de l’efficacité inhibitrice de l’AcT en fonction de sa concentration,
dans H3PO4 1M
IV.2.5. Effet de la température
Lors de décapages et de détartrages à haute température, les inhibiteurs utilisés doivent
avoir une certaine stabilité qui leur permettra de protéger les surfaces métalliques face aux
attaques acides.
L’influence de la température sur l’efficacité des inhibiteurs, notamment en milieu
acide a fait l’objet de plusieurs études. Il a été prouvé, qu’avec l’augmentation de la
température,
peu de molécules gardent leur pouvoir inhibiteur [SIN 1996, WAH 2002].
Concernant les thiophènes, Fouda et col. [FOU 2011], ont étudié l’action inhibitrice du
thiophene et ses dérivés ( le 2-thiophene carboxylic acid et le 2-thienyl ethanol ) sur la
corrosion du cuivre en milieu HNO3 2M. Ils ont trouvé que l’efficacité inhibitrice de ces
composés
diminue avec l’augmentation de la température du milieu dans l’intervalle
30-60 °C. Un comportement similaire a été obtenu avec le Triphenyltin 2-thiophene
carboxylate, lors des tests réalisés sur l’acier dans le milieu H3PO4 2M, dans l’intervalle de
température 25-75 °C [BEN 2006].
61
Chapitre IV
Etude de l’inhibition de la corrosion du zinc par les thiophènes
Afin de déterminer l’effet de la température sur l’efficacité inhibitrice de l’AcT, nous
avons effectué des mesures gravimétriques sur le zinc en milieu H3PO4 1M en absence et en
présence de ce composé à 10-3M. Les échantillons de zinc ont été exposés au milieu corrosif
pour une durée de 1h à différentes températures (25-65 °C). Les valeurs de la vitesse de
corrosion (W) et du pourcentage de l’efficacité inhibitrice (E%) sont regroupés dans le
tableau IV.4.
Tableau IV.4. Vitesses de corrosion et efficacités inhibitrices de la corrosion du zinc en
absence et en présence de l’AcT à 10-3M pour différentes températures
T (°C)
W0 (mg.cm-1.h-1)
W (mg.cm-1.h-1)
E (%)
25
33.4
13.15
60.63
35
67.05
37.4
44.22
45
98.65
88.85
9.93
55
154.6
137.05
11.35
65
207.6
195.8
5.68
Les résultats du tableau IV.4. montrent que pour chaque température, la présence de
l’inhibiteur provoque une inhibition de la corrosion du zinc. On remarque également que
lorsque la température de l’électrolyte passe de 25 °C à 65 °C, la vitesse de corrosion
augmente, et par conséquent, l’efficacité inhibitrice diminue. Ce comportement peut être
attribué au fait que la température modifie l’équilibre adsorption-désorption en faveur du
processus de désorption, ce qui diminue le pouvoir inhibiteur de la molécule.
La dépendance, de type Arrhenius, observée entre le vitesse de corrosion et la
température, est exprimée par l’équation [HUA 2006] :
W = A exp(
)
où W est la vitesse de corrosion, A
(IV.2)
est
le constante d’ Arrhenius, Ea est
l’énergie
d'activation, R est la constante des gaz parfaits, et T est la température absolue.
La variation du logarithme de la vitesse de corrosion en fonction de l’inverse de la
température absolue est représentée sur la figure IV.6. Les valeurs de l’énergie d’activation
sont calculées à partir des pentes des droites d’Arrhenius, et regroupées dans le tableau IV.5.
62
Chapitre IV
Etude de l’inhibition de la corrosion du zinc par les thiophènes
5,5
Blanc
AcT
4,5
-2
-1
Ln(W) (mg.cm .h )
5,0
4,0
3,5
3,0
2,5
2,9
3,0
3,1
3,2
3,3
3,4
-1
1000/T (K )
Figure IV.6. Droites d’Arrhenius pour le zinc dans H3PO4 1M avec et sans addition
de l’AcT à 10-3 M
Nous pouvons déterminer l’enthalpie et l’entropie en utilisant la formule alternative
de l’équation d’Arrhenius suivante [FOA 2005, BOU 2006, ABD 2004]:
(IV.3)
Où h est la constante de Planck, N est le nombre d’Avogadro,
d’activation, et
est l’enthalpie
est l’entropie d’activation.
63
Chapitre IV
Etude de l’inhibition de la corrosion du zinc par les thiophènes
-0,4
-0,6
Blanc
AcT
-0,8
-1
-1
-1,4
-1,6
Ln(W/T) (mg.cm .h .K )
-1,2
-2
-1,0
-1,8
-2,0
-2,2
-2,4
-2,6
-2,8
-3,0
-3,2
-3,4
2,9
3,0
3,1
3,2
3,3
3,4
-1
1000/T (K )
Figure IV.7. Variation de Ln W/T en fonction de l’inverse de la température pour le zinc
dans H3PO4 1M avec et sans addition de l’AcT à 10-3 M
La figure IV.7 représente la variation de ln (W /T) en fonction de l’inverse de la
température. La droite obtenue a une pente de ((Ln R/Nh +
/ R) et une ordonnée à l’origine égale à
/R). Les valeurs calculées des enthalpies et des entropies sont données dans
le tableau IV.5.
Tableau IV.5. Paramètres d’activation pour le zinc en milieu H3PO4 1M sans et avec
addition de l’AcT à 10-3M
Ea (kJ/mol)
H3PO4 1 M
AcT 10-3 M
37.76
56.54
(kJ/mol)
(J/mol.K)
35.13
- 97.05
53.9
- 40.87
La comparaison des énergies d’activation obtenues en présence et en absence de l’inhibiteur,
permet de connaître le type de l’adsorption. Selon Radovici [RAD 1965], si l’énergie
64
Chapitre IV
Etude de l’inhibition de la corrosion du zinc par les thiophènes
d’activation en présence de l’inhibiteur est supérieure à celle en son absence, ce dernier
s’adsorbe sur la surface métallique en formant des liaisons de nature électrostatique (liaisons
faibles). Ce type de liaison est sensible à la température, et ne permet pas de lutter
efficacement contre la corrosion quand la température est élevée.
Les résultats du tableau IV.5 montrent que l’énergie d’activation en présence de l’AcT
est supérieure à celle obtenue dans l’acide seul. On peut conclure que l’inhibiteur étudié
s’adsorbe à la surface en formant des liaisons de nature électrostatiques (physisorption).
Les signes positifs des enthalpies reflètent la nature endothermique du processus de
dissolution du zinc. En effet, l’augmentation de l’enthalpie d’activation avec la concentration
correspond à une diminution de la dissolution du métal.
Les valeurs élevées et négatives de l’entropie signifient qu’il y a diminution du désordre lors
de la transformation des réactifs en complexe zinc-molécule activé dans la solution [BEN
2007, MAR 2002, ABD 1999].
IV.2.6. L’ isotherme d’adsorption
L’inhibition de la corrosion des métaux par les composés organiques est le résultat de
l’adsorption de ces derniers sur la surface métallique. Les quantités adsorbées à l’équilibre
pour un système adsorbat–adsorbant sont généralement caractérisées par des isothermes
d’adsorption déterminées à une température donnée.
Au cours de cette étude et afin de trouver l’isotherme d’adsorption convenable,
différents types d’isothermes ont été testés à savoir : Langmuir, Temkin et Frumkin
(figures IV.8 , IV.9 , et IV.10). Pour ces isothermes, le taux de recouvrement Ɵ est relié à la
concentration en inhibiteur C par les équations suivantes :
(Langmuir)
(IV.4)
(Temkin)
(IV.5)
(Frumkin)
(IV.6)
Où K désigne le coefficient d’adsorption (ou la constante d’équilibre du processus d’adsorption)
et C la concentration de l’inhibiteur dans la solution.
Le réaménagement de ces relations donne :
(Langmuir)
(IV.7)
65
Chapitre IV
Etude de l’inhibition de la corrosion du zinc par les thiophènes
(Temkin)
(IV.8)
(Frumkin)
(IV.9)
La constante d'adsorption K est liée à l'énergie libre standard d’adsorption
par l'équation
suivante [MOR 1999, LEB 2007]:
(IV.10)
La valeur 55,5 est la concentration de l'eau en solution (mol.L-1 ).
Les valeurs du taux de recouvrement Ɵ pour différentes concentrations de l’AcT, obtenues à partir
des mesures gravimétriques à 25 °C, ont été déterminées par l’équation suivante :
Ɵ=
(IV.11)
où W et Winh sont respectivement les vitesses de corrosion de l'échantillon après immersion
dans le milieu corrosif, sans et avec addition de l’inhibiteur.
0,007
0,006
C/
0,005
0,004
0,003
0,002
0,001
0,000
0,000
0,001
0,002
0,003
0,004
0,005
C(mol/L)
Figure IV.8. Isotherme d’adsorption de Langmuir du zinc dans H3PO4 1M en présence de
l’AcT à 25 °C
66
Chapitre IV
Etude de l’inhibition de la corrosion du zinc par les thiophènes
0,80
0,75
0,70

0,65
0,60
0,55
0,50
-8,0
-7,5
-7,0
-6,5
-6,0
-5,5
-5,0
Ln C
Figure IV.9. Isotherme d’adsorption de Temkin du zinc dans H3PO4 1M en présence de
l’AcT à 25 °C
-6,2
-6,4
Ln [C (1- ) /  ]
-6,6
-6,8
-7,0
-7,2
-7,4
-7,6
-7,8
0,50
0,55
0,60
0,65
0,70
0,75
0,80

Figure IV.10. Isotherme d’adsorption de Frumkin du zinc dans H3PO4 1M en présence de
l’AcT à 25 °C
67
Chapitre IV
Etude de l’inhibition de la corrosion du zinc par les thiophènes
Tableau IV.6. Les valeurs du coefficient de corrélation linéaire pour les isothermes
d’adsorption de l’AcT
Langmuir
R²
0.9968
Temkin
Frumkin
0.91135
0.68843
Les figures ( IV.8 , IV.9 , et IV.10 ) montrent que les isothermes tracés sont sous
forme de droites. Le coefficient de corrélation R² a été utilisé pour choisir l'isotherme
convenable. D’après le tableau IV.6,on remarque que la valeur du coefficient de corrélation
linéaire pour l’isotherme de Langmuir est très proche de 1. On constate que l’adsorption de
l’AcT sur la surface du zinc en milieu H3PO4 1M, obéit à l’isotherme d’adsorption de
Langmuir. Ce modèle d’adsorption suppose l’existence d’un nombre déterminé de sites
d’adsorption et que chaque site ne peut accueillir qu'une seule espèce adsorbée. De
plus, le modèle suppose qu’il n y a pas d’interactions entre les particules adsorbées [ABD
2004, ELE 2005], et que l’énergie d’adsorption est considérée comme constante.
L’énergie libre standard calculée à partir de la constante d'adsorption K, est de l’ordre de
-29,61 kJ.mol-1. Cette valeur révèle la spontanéité du processus de physisorption de l’AcT sur
la surface du zinc [HER 2007, OUC 2005].
IV.2.7. Analyse de la surface
Dans cette étude nous avons employé un microscope électronique à balayage afin de
pouvoir déterminer l’état de surface du zinc avant et après immersion dans le milieu corrosif.
L’analyse élémentaire est obtenue par le couplage avec un système d’analyse dispersive en
énergie (EDS).
Nos observations au MEB ont porté sur des échantillons de zinc avant (figure IV.11.
(a, a`)), et après 1h d’immersion dans H3PO4 1M seul (figure IV.11. (b, b`)), et avec addition
de 5×10-3 M de l’AcT (figure IV.11. (c, c`)).
On remarque sur les images (a, a`), que le zinc utilisé dans cette étude contient à l’origine
quelques piqûres, et que sur sa surface on observe des rayures, ces derniers sont le résultat
d’un polissage mécanique utilisé lors de la préparation de la surface. Après 1h d’immersion
dans H3PO4 1M (images b, b`), il est clair que la surface du zinc est fortement endommagée,
et que le nombre de piqûres s’est multiplié, sans oublier la présence de produits de corrosion
sur la surface du zinc.
68
Chapitre IV
Etude de l’inhibition de la corrosion du zinc par les thiophènes
(a)
(a`)
(b)
(b`)
(c)
(c`)
Figure IV.11. Images MEB de la surface du zinc avant (a, a`) et après 1h d’immersion
dans H3PO4 1M sans (b, b`) et avec adition de 5×10-3 M de l’AcT (c,c`) à 25 °C
69
Chapitre IV
Etude de l’inhibition de la corrosion du zinc par les thiophènes
En présence de l’AcT, on remarque sur l’image (c), qu’une partie de la surface du zinc est
attaquée, et sur laquelle on trouve des produits de corrosion (image c`). On constate que la
surface du zinc n’est pas totalement couverte par l’AcT, et par conséquent , elle n’est pas bien
isolée du milieu corrosif.
Figure IV.12. Spectre EDS de la surface du zinc après 1h d’immersion dans H3PO4 1M
contenant 5×10-3M de l’AcT à 25 °C
L’analyse EDS de la surface du zinc après 1h d’immersion dans H3PO4 1M contenant
5×10-3M de l’AcT, représentée sur la figure IV.12, révèle la présence de traces d’oxygène,
de carbone et de soufre, et confirme l’adsorption de l’AcT sur la surface du zinc.
IV.3. Inhibition de la corrosion du zinc par le 2-thiophène carboxaldehyde
(TCAl)
IV.3.1. Etude gravimétrique
La variation de la perte de poids du zinc en fonction de la durée d'immersion dans
H3PO4 1M en présence et en absence de différentes concentrations en TCAl, est représentée
sur la figure IV.13.
Il est clair que la perte de poids du zinc varie exponentiellement avec le temps d’immersion
que ce soit en présence ou en absence de l’inhibiteur. On remarque également que la quantité
du zinc dissoute ainsi que la pente de la courbe diminue en présence de l’inhibiteur pour les
différentes périodes d’immersion, révélant le ralentissement du processus de corrosion. Ceci
montre que le TCAl garde son caractère d’inhibiteur quelque soit la durée d’immersion.
70
Chapitre IV
Etude de l’inhibition de la corrosion du zinc par les thiophènes
80
70
Blanc
-3
10 M
-3
5x10 M
perte de poids (mg/cm²)
60
50
40
30
20
10
0
0
20
40
60
80
100
t (min)
Figure IV.13. Variation de la perte de poids du zinc en fonction du temps d’immersion dans
H3PO4 1M en présence et en absence de TCAl à 25 °C
IV.3.2. Suivi du potentiel en circuit ouvert
La figure IV.14 montre l’évolution du potentiel en circuit ouvert du zinc durant 1h
d’immersion dans H3PO4 1M avec et sans addition de différentes concentrations de TCAl.
En présence de TCAl, le potentiel tend vers des valeurs positives au fur et à mesure que la
concentration en inhibiteur augmente. L’évolution du potentiel pour les essais menés avec des
concentrations supérieures ou égale à 10-3M de l’inhibiteur, est caractérisée par une stabilité.
Ceci reflète la formation d’un film protecteur résultant de l’adsorption des molécules
inhibitrices à la surface métallique [ABD 2008, HEL 2008].
71
Chapitre IV
Etude de l’inhibition de la corrosion du zinc par les thiophènes
-0,94
-0,95
-0,96
E (V/ECS)
-0,97
-0,98
-0,99
Blanc
-4
5x10 M
-3
10 M
-3
2x10 M
-3
5x10 M
-1,00
-1,01
-1,02
-1,03
0,0
0,2
0,4
0,6
0,8
1,0
t (h)
Figure IV.14. Suivi du potentiel en circuit ouvert du zinc en milieu H3PO4 1M en présence
et en absence de TCAl à 25 °C
IV.3.3. Les courbes de polarisation
Les courbes de polarisation obtenues pour le zinc en présence et en absence de TCAl
sont représentées sur la figure IV.15. Les conditions sont les mêmes que celles utilisées pour
l’AcT.
Lorsqu’on ajoute du TCAl au milieu corrosif, on remarque un décalage des deux parties de la
courbe de polarisation ( anodique et cathodique) vers le bas, ce décalage est beaucoup plus
important dans la partie cathodique. Ceci reflète la nature mixte de l’inhibiteur avec une
prédominance cathodique.
72
Chapitre IV
Etude de l’inhibition de la corrosion du zinc par les thiophènes
-1,0
-1,5
-2,0
-2,5
-3,0
log I
-3,5
Blanc
-4
5x10 M
-3
10 M
-3
2x10 M
-3
5x10 M
-3
7x10 M
-4,0
-4,5
-5,0
-5,5
-6,0
-6,5
-1,6
-1,4
-1,2
-1,0
-0,8
-0,6
-0,4
E (V/ECS)
Figure IV.15. Courbes de polarisation du zinc dans H3PO4 1M à 25 °C, sans et avec
addition de différentes concentrations de TCAl
Les paramètres électrochimiques (la densité de courant de corrosion (Icorr), le
potentiel de corrosion (Ecorr), les pentes de Tafel cathodique et anodique (bc et ba)) et
l’efficacité d’inhibition E(%) pour différentes concentrations de TCAl en milieu H3PO4 1M
sont reportés dans le tableau IV.7.
D’après les données du tableau IV.7, nous remarquons que la densité de courant de corrosion
(Icorr) diminue avec l’accroissement de la concentration de TCAl. Par conséquent, l’efficacité
inhibitrice E(%) augmente pour atteindre un maximum de 97,29 % en présence de 5×10-3M
de TCAl.
L’addition de TCAl au milieu corrosif, conduit à un déplacement du potentiel de corrosion
vers des valeurs plus positives. Le plus grand écart de potentiel obtenu dans cette étude ne
dépasse pas 57 mV. Puisque cette valeur est inférieure à 85 mV, on peut considérer le TCAl
comme un inhibiteur mixte [FER 2004, LI 2008].
73
Chapitre IV
Etude de l’inhibition de la corrosion du zinc par les thiophènes
Tableau IV.7. Paramètres électrochimiques et efficacités inhibitrices de la corrosion du
zinc dans H3PO4 1M sans et avec addition de différentes concentrations de TCAl à 25 °C,
déterminés à partir des courbes de polarisation
Concentration
(M)
Blanc
Ecorr
(mV/ECS)
Icorr
(mA/ cm2 )
ba
(mV/dec)
bc
(mV/dec)
E
(%)
-1011
6.637
789.4
-701.8
-
5  10-4
-993
4.8305
676.3
-614.8
27.22
10-3
TCAl
-981
2.897
633.4
-502.7
56.35
2  10
-3
-969
0.8453
600
-389.7
87.26
5  10-3
-961
0.1795
511.9
-306.7
97.29
7  10-3
-954
0.2084
495.3
-434.4
96.86
Les valeurs des pentes de Tafel sont modifiées en présence de TCAl. Ceci peut être
interprété par le fait que les réactions anodique et cathodique sont affectées.
L’étude électrochimique par les courbes de polarisation nous a permis de confirmer le résultat
obtenu par la méthode de la perte de poids concernant l’efficacité de TCAl comme inhibiteur
de la corrosion du zinc en milieu H3PO4 1M.
IV.3.4. La spectroscopie d’impédance électrochimique
L’acquisition des diagrammes d’impédance électrochimique au potentiel de corrosion
et pour différentes concentrations en TCAl, a pour but de compléter la compréhension des
mécanismes intervenant dans l’inhibition de la corrosion du zinc en milieu H3PO4 1M.
La figure IV.16 représente les diagrammes de Nyquist du zinc immergé dans H3PO4 1M sans
et avec addition de différentes concentrations de TCAl.
Le diagramme de Nyquist tracé pour le zinc en contact avec H3PO4 1M, présente une
boucle capacitive dans le domaine des hautes fréquences, et une boucle inductive dans le
domaine des basses fréquences. Pour de faibles concentrations en TCAl, on remarque la
présence de deux boucles capacitives suivies d’une boucle inductive. La première boucle
capacitive apparaît dans le domaine des hautes fréquences, et pour laquelle seulement les
derniers points sont enregistrés. Cette dernière reflète la conduction ionique du film formé sur
la surface du zinc. La deuxième boucle capacitive apparaît pour des fréquences inférieures à
30 kHz, cette dernière est relative au processus de transfert de charges.
74
Chapitre IV
Etude de l’inhibition de la corrosion du zinc par les thiophènes
Figure IV.16. Diagrammes de Nyquist du zinc dans H3PO4 1M à 25 °C, sans et avec
addition de différentes concentrations de TCAl
Lorsque la concentration en inhibiteur est supérieure à 2×10-3M, seulement deux boucles
apparaissent. Une boucle capacitive liée au phénomène de transfert de charge, suivie d’une
boucle inductive.
La présence d’une boucle inductive, est généralement attribuée à la relaxation des espèces
adsorbées à la surface du métal.
En augmentant la concentration de l’inhibiteur, on remarque un accroissement de la taille de
la boucle capacitive. Ce résultat traduit l’influence de l’inhibiteur sur le processus de transfert
de charge à l’interface zinc/ milieu corrosif. La forme aplatie des boucles capacitives, et le
déphasage par rapport à l’axe des réels montre que la surface du métal n’est pas homogène
[POP 2003].
Les valeurs de la résistance de transfert de charge, de la capacité de la double couche,
et de l’efficacité inhibitrice obtenues par spectroscopie d’impédance électrochimique sont
regroupées dans le tableau IV.8.
75
Chapitre IV
Etude de l’inhibition de la corrosion du zinc par les thiophènes
L’accroissement de la concentration de TCAl, se traduit par l’augmentation de la résistance de
transfert de charge (RT) et la diminution de la capacité de la double couche (Cdl). Ceci est le
résultat de la formation d’un film protecteur sur la surface du métal.
L’efficacité inhibitrice de TCAl s’améliore avec l’augmentation de sa concentration, pour
atteindre un maximum de 98,58 à 5  10-3M.
Tableau IV.8. Paramètres électrochimiques et efficacités inhibitrices de la corrosion du
zinc dans H3PO4 1M sans et avec addition de différentes concentrations de TCAl à 25 °C,
déterminés à partir des diagrammes de Nyquist
Concentration
(M)
Blanc
RT
(Ω.cm²)
1.66
Cdl
(μF.cm-2 )
482.76
E
(%)
-
TCAl
5  10-4
3.63
138.97
54.27
10-3
9.29
86.26
82.13
2  10-3
16.09
49.81
89.68
5  10-3
116.6
2.7
98.58
7  10-3
114.02
2.2
98.54
L’étude de l’inhibition de la corrosion du zinc par le TCAl à été réalisée en utilisant la
gravimétrie, les courbes de polarisation et la spectroscopie d’impédance électrochimique. Une
comparaison entre les résultats obtenus par les trois méthodes est représentée sur
la figure IV.17.
Les valeurs de l’efficacité inhibitrice obtenues avec les différentes méthodes sont en accord,
et varient de la même façon en fonction de la concentration de l’inhibiteur. Cependant, en
présence de faibles concentrations de TCAl, l’écart entre les valeurs de l’efficacité inhibitrice
déterminées par les trois méthodes est visible.
76
Chapitre IV
Etude de l’inhibition de la corrosion du zinc par les thiophènes
Gravimétrie
Courbes de polarisation
SIE
E%
100
90
80
70
60
50
40
30
20
10
0
5×10-4
10-3
2×10-3
5×10-3
7×10-3 C (mol/L)
Figure IV.17. Variation de l’efficacité inhibitrice du TCAl en fonction de sa concentration,
dans H3PO4 1M
IV.3.5. Effet de la température
Une étude gravimétrique dans le domaine de température 25-65 °C a été réalisée sur
des échantillons de zinc dans le milieu H3PO4 1M sans et avec addition de TCAl à 10-3M.
Les valeurs de la vitesse de corrosion (W) et du pourcentage de l’efficacité inhibitrice (E%)
sont représentées dans le tableau IV.9.
Tableau IV.9. Vitesses de corrosion et efficacités inhibitrices de la corrosion du zinc en
absence et en présence de TCAl à 10-3M pour différentes températures
T (°C)
W0 (mg.cm-1.h-1)
W (mg.cm-1.h-1)
E (%)
25
33.4
11.28
66.23
35
67.05
24.3
63.76
45
98.65
44.63
54.76
55
154.6
78.15
49.45
65
207.6
135.8
34.59
77
Chapitre IV
Etude de l’inhibition de la corrosion du zinc par les thiophènes
En analysant les résultats du tableau IV.9, on constate que l’élévation de la température a
pour conséquence l’accroissement de la vitesse de corrosion du zinc en présence ou en
absence de TCAl, et l’affaiblissement de l’efficacité inhibitrice. Ceci peut être expliqué par le
fait que la vitesse de formation du film protecteur est moins rapide que celle de sa
détérioration.
On remarque également que pour chaque température, la présence de la molécule étudiée dans
le milieu corrosif conduit à une inhibition de la corrosion du zinc.
Les droites d’Arrhenius en présence et en absence de TCAl, sont représentées sur la
figure IV.18, et les valeurs de l’énergies d’activation sont données dans le tableau IV.10.
5,5
Blanc
TCAl
5,0
-2
-1
LnW (mg.cm .h )
4,5
4,0
3,5
3,0
2,5
2,0
2,9
3,0
3,1
3,2
3,3
3,4
-1
1000/T (K )
Figure IV.18. Droites d’Arrhenius pour le zinc dans H3PO4 1M avec et sans addition
de TCAl à 10-3 M
La figure IV.19 montre une représentation graphique de la variation de ln (W /T) en
fonction de l’inverse de la température, en présence et en absence de TCAl. Les valeurs de
l’enthalpie et de l’entropie calculées à partir des droites obtenues sont regroupées dans le
tableau IV.10.
78
Chapitre IV
Etude de l’inhibition de la corrosion du zinc par les thiophènes
-0,4
-0,6
Blanc
TCAl
-0,8
-1
-1,4
-1
-1,2
-1,6
-2
Ln(W/T)(mg.cm .h .K )
-1,0
-1,8
-2,0
-2,2
-2,4
-2,6
-2,8
-3,0
-3,2
-3,4
2,9
3,0
3,1
3,2
3,3
3,4
-1
1000/T (K )
Figure IV.19. Variation de Ln W/T en fonction de l’inverse de la température pour le zinc
dans H3PO4 1M avec et sans addition de TCAl à 10-3 M
En comparant les énergies d’activation, on remarque que la valeur obtenue en présence
de TCAl est supérieure à celle en son absence. D’après ces valeurs, on constate que les
liaisons formées lors de l’adsorption de l’inhibiteur sur la surface du zinc sont de nature
électrostatique [RAD 1965].
Les valeurs calculées de l’enthalpie d’activation sont positives traduisant la nature
endothermique du processus de corrosion. Une augmentation de l’enthalpie d’activation en
présence de TCAl, reflète l’inhibition de la corrosion du métal.
Concernant l’entropie d’activation, les valeurs obtenues montrent qu’il y a une diminution du
désordre résultant de la transformation des réactifs en complexe [BEN 2007, MAR 2002,
ABD 1999] lors de l’adsorption du composé sur la surface du zinc.
79
Chapitre IV
Etude de l’inhibition de la corrosion du zinc par les thiophènes
Tableau IV.10. Paramètres d’activation pour le zinc en milieu H3PO4 1M sans et avec
addition de TCAl à 10-3M
Ea (kJ/mol)
(kJ/mol)
(J/mol.K)
H3PO4 1 M
37.76
35.13
- 97.05
TCAl 10-3 M
51.55
48.91
- 60.26
IV.3.6. L’ isotherme d’adsorption
Les résultats obtenus par la méthode gravimétrique avec différentes concentrations de
TCAl, ont été utilisés afin de trouver laquelle parmi les isothermes de Langmuir, Temkin et
Frumkin, décrit l’adsorption de TCAl.
Les représentations graphiques des isothermes d’adsorption (figures IV.20, IV.21 et IV.22 )
sont sous forme de droites. Le choix de l’isotherme convenable est basé sur la valeur du
coefficient de corrélation linéaire.
Le tableau IV.11 regroupe les valeurs du coefficient de corrélation linéaire pour les
isothermes d’adsorption de TCAl .
0,008
0,007
0,006
0,005
C/
0,004
0,003
0,002
0,001
0,000
0,000
0,001
0,002
0,003
0,004
0,005
0,006
0,007
0,008
C (mol/L)
Figure IV.20. Isotherme d’adsorption de Langmuir du zinc dans H3PO4 1M en présence de
TCAl à 25 °C
80
Chapitre IV
Etude de l’inhibition de la corrosion du zinc par les thiophènes
1,0
0,9

0,8
0,7
0,6
0,5
-8,0
-7,5
-7,0
-6,5
-6,0
-5,5
-5,0
Ln C
Figure IV.21. Isotherme d’adsorption de Temkin du zinc dans H3PO4 1M en présence de
TCAl à 25 °C
-7,4
-7,6
Ln [C (1- ) /  ]
-7,8
-8,0
-8,2
-8,4
-8,6
-8,8
0,5
0,6
0,7
0,8
0,9
1,0

Figure IV.22. Isotherme d’adsorption de Frumkin du zinc dans H3PO4 1M en présence de
TCAl à 25 °C
81
Chapitre IV
Etude de l’inhibition de la corrosion du zinc par les thiophènes
Le tableau IV.11 montre que parmi les valeurs du coefficient de corrélation, celle
obtenue pour l’isotherme de Langmuir est la plus proche de 1 (0,99959). Ceci indique que
l’adsorption de TCAl sur la surface du zinc en milieu H3PO4 1M obéit à l’isotherme
d’adsorption de Langmuir. On constate que l’inhibition de la corrosion est due à la formation
d’une mono couche à la surface métallique, limitant l’accès de l’électrolyte.
Tableau IV.11. Les valeurs du coefficient de corrélation linéaire pour les isothermes
d’adsorption du TCAl
Langmuir
R²
0,99959
La valeur calculée de
Temkin
Frumkin
0,95364
0,67518
(-28.94 kJ.mol-1) reflète la spontanéité du processus de
physisorption de TCAl sur la surface du zinc [HER 2007, OUC 2005].
IV.3.7. Analyse de la surface
Nous avons effectué des analyses de la surface du zinc avant et après immersion dans
H3PO4 1M
sans et avec addition de 5×10-3M de TCAl, en utilisant la microscopie
électronique à balayage (MEB). Les images obtenues sont représentées sur la figure IV.23.
En comparant les images (b, b`) et (c, c’), on constate que le zinc n’a subit aucune attaque en
présence de TCAl. L’état de surface du zinc avant (images a, a`) et après immersion dans le
milieu corrosif contenant du TCAl (images c, c`) est presque identique. Les rayures résultant
du polissage mécanique de la surface sont toujours présents. L’examen de l’image (c`) montre
clairement la présence d’un film protecteur sur la surface du zinc. Ceci confirme que
l’inhibition de la corrosion du zinc est due à la formation d’un film adhérent et stable sur la
surface du métal, lui conférant une protection contre l’agressivité de l’acide.
82
Chapitre IV
Etude de l’inhibition de la corrosion du zinc par les thiophènes
(a)
(a`)
(b)
(b`)
(c)
(c`)
Figure IV.23. Images MEB de la surface du zinc avant (a, a`) et après 1h d’immersion
dans H3PO4 1M sans (b, b`) et avec adition de 5×1-3 M de TCAl (c, c`) à 25 °C
83
Chapitre IV
Etude de l’inhibition de la corrosion du zinc par les thiophènes
Figure IV.24. Spectre EDS de la surface du zinc après 1h d’immersion dans H3PO4 1M
contenant 5×10-3M de TCAl à 25 °C
Afin de connaître la nature du film formé sur la surface du zinc après 1h d’immersion
dans H3PO4 1M, en présence de 5×10-3M de TCAl, une analyse élémentaire a été réalisée en
utilisant un système d’analyse dispersive en énergie. Le spectre EDS représenté sur la figure
IV.24 montre la présence du carbone, de l’oxygène et du soufre sur la surface du zinc. On
constate que le film formé sur la surface du métal résulte de l’adsorption de l’inhibiteur.
IV.4. Conclusion
Dans ce chapitre nous avons étudié l’efficacité d’une série de thiophènes comme
inhibiteurs de la corrosion du zinc dans le milieu H3PO4 1M.
Les résultats obtenus ont montré que parmi les composé testés, seulement l’AcT et le
TCAl ont montré un caractère inhibiteur satisfaisant, et que le meilleur taux d’inhibition est
obtenu avec le TCAl.
L’étude a révélé que la quantité du zinc dissoute en présence des deux inhibiteurs
augmente avec la température et la durée d’immersion, et diminue avec la concentration du
composé.
Les testes électrochimiques ont prouvé que l’AcT et le TCAl sont des inhibiteurs
mixtes, et que l’inhibition de la corrosion est liée au processus de transfert de charge.
84
Chapitre IV
Etude de l’inhibition de la corrosion du zinc par les thiophènes
D’après les données thermodynamiques, nous avons constaté que l’inhibition de la
corrosion du zinc par ces deux composés est le résultat de leur physisorption sur la surface du
zinc. Ces molécules s’adsorbe sur la surface métallique en formant une mono couche,
obéissant à l’isotherme de Langmuir.
Les observations réalisés par microscopie électronique à balayage ont montré qu’en
présence de l’AcT, la surface est partiellement attaquée, alors que le TCAl, couvre toute la
surface et l’isole totalement du milieu agressif.
85
Conclusion générale
L’objectif de ce travail est de trouver des composés organiques capables d’inhiber la
corrosion du zinc en milieu acide. Notre choix s’est porté sur les thiophènes en se basant sur
les résultats encourageants obtenus avec quelques dérivés du thiophène dans le domaine de
l’inhibition de la corrosion des métaux.
Dans un premier temps nous avons étudié le comportement du zinc en milieu acide, en
utilisant la gravimétrie et le suivit du potentiel libre. Les résultats ont montré que le zinc est
un métal très sensible à la corrosion par les acides, et que la quantité du métal dissoute est
proportionnelle à : la nature et la concentration de l’acide, la durée d’immersion et la
température du milieu. Les tests réalisés en présence des ions nitrates, ont montré que ces
derniers jouent le rôle d’accélérateurs de la corrosion du zinc en milieu H3PO4 1M, et que
pour des concentrations supérieures à 4×10-2M, la quantité du zinc dissoute devient moins
importante, avec la formation d’une couche passivante.
Les ions phosphates et chromates ont révélé un effet inhibiteur de la corrosion du zinc en
milieu H3PO4 1M. Une inhibition presque totale est atteinte à partir d’une concentration égale
à 2×10-2M en ions chromates. L’analyse de la surface des échantillons exposés au milieu
corrosif en présence de chacun des deux ions, a confirmé la formation d’une couche
protectrice sur la surface du zinc.
La deuxième partie de ce travail a été consacrée à l’évaluation du pouvoir inhibiteur
d’une série de thiophènes sur la corrosion du zinc en milieu H3PO4 1M, en utilisant la
gravimétrie, le suivi du potentiel en circuit ouvert, les courbes de polarisation et la
spectroscopie d’impédance électrochimique. L’analyse de la surface des échantillons a été
86
Conclusion générale
effectuée par microscopie électronique à balayage (MEB) couplée a un système d’analyse
dispersive en énergie (EDS).
D’après les résultats trouvés, seulement l’AcT et le TCAl possèdent un caractère inhibiteur
satisfaisant. L’évaluation du pouvoir inhibiteur a révélé que le TCAl est l’inhibiteur le plus
efficace. Les tests gravimétriques et électrochimiques ont prouvé que l’efficacité inhibitrice
de ces deux composés augmente en fonction de la concentration.
Les courbes de polarisation ont montré une diminution de la densité des courants anodique et
cathodique en fonction de la concentration, révélant que ces molécules sont des inhibiteurs
mixtes. Les diagrammes d’impédance ont montré que l’inhibition de la corrosion est liée au
processus de transfert de charge.
Les essais concernant l’effet de la température sur le pouvoir inhibiteur de l’AcT et du TCAl,
ont été menés dans l’intervalle 25-65 °C. Les résultats ont montrés que l’augmentation de la
température induit une diminution de l’efficacité inhibitrice des deux composés pour une
concentration de 10-3M. Les paramètres thermodynamiques nous ont permis de mettre en
évidence la physisorption des molécules étudiées sur la surface du zinc. La diminution de
l’efficacité inhibitrice avec la température suggère également la physisorption des molécules
testées.
Le tracé des différentes isothermes (Langmuir, Temkin et Frumkin) a montré que l’adsorption
de l’AcT et du TCAl obéit à l’isotherme de Langmuir. Ce modèle suppose que l’inhibition de
la corrosion est due à la formation d’une mono couche à la surface métallique, limitant
l’accès de l’électrolyte, et que les interactions entre les particules adsorbées sont négligeables.
La microscopie électronique à balayage a montré que le TCAl couvre toute la surface du zinc,
alors qu’en présence de l’AcT, la surface est partiellement attaquée.
Nous pouvons envisager quelques perspectives pour la poursuite de ce travail :
- La synthèse de nouveaux dérivés du thiophène.
- L’évaluation de l’efficacité de ces composés comme inhibiteurs de la corrosion des métaux
dans différents milieux.
- L’utilisation des ressources de la chimie quantique pour établir des corrélations entre la
structure moléculaire et l’activité inhibitrice des thiophènes étudiés.
87
Références bibliographiques
[A]
[ABD 1999]
[S. S. Abd El-Rehim, M. A. M. Ibrahim and K. F. Khaled, Journal of Applied
Electrochemistry, 29 (1999) 593-599.]
[ABD 2001]
[S.S. Abd El-Rehim, H.H. Hassan, M.A. Amin, Materials Chemistry and
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94
Liste des figures
Figure I.1. Diagramme d’équilibres tension-pH du système zinc-eau, à 25 °C
Figure I.2. Composés utilisés comme inhibiteurs de la corrosion en milieu acide
7
20
Figure II.1. Détermination du courant de corrosion par la méthode des droites de Tafel 26
Figure II.2. Système électrochimique non linéaire soumis à une perturbation sinusoïdale28
Figure II.3. Diagramme de Nyquist correspondant à une interface électrode/solution
29
Figure II.4. Diagramme de Bode correspondant à une interface électrode/solution
30
Figure III.1. Variation de la perte de poids en fonction de la nature de l’acide
35
Figure III.2. Variation de la perte de poids du zinc en fonction de la concentration de
l’acide phosphorique
36
Figure III.3. Variation de la perte de poids du zinc en milieu H3PO4 en fonction du temps
d’immersion à 25 °C
37
Figure III.4. Variation de la perte de poids du zinc en milieu H3PO4 1M en fonction de la
température
38
Figure III.5. Variation de la perte de poids du zinc en fonction de la concentration en ions
nitrates à 25 °C
39
Figure III.6. Suivi du potentiel en circuit ouvert du zinc en milieu H3PO4 1M en présence
et en absence des ions nitrates à 25 °C
40
95
Liste des figures
Figure III.7. Images MEB de la surface du zinc après 1h d’immersion dans H3PO4 1M en
présence de 1,5×10-1M en ions nitrates
41
Figure III.8. Variation de la perte de poids du zinc en fonction de la concentration en ions
phosphates à 25 °C
42
Figure III.9. Variation du taux d’inhibition de la corrosion du zinc en fonction de la
concentration en ions phosphates à 25 °C
43
Figure III.10. Suivi du potentiel en circuit ouvert du zinc en milieu H3PO4 1M en présence
et en absence des ions phosphates à 25 °C
44
Figure III.11. Images MEB de la surface du zinc après 1h d’immersion dans H3PO4 1M en
présence de 1.5×10-1M en ions phosphates
45
Figure III.12. Variation de la perte de poids du zinc en fonction de la concentration en ions
chromates à 25 °C
46
Figure III.13. Variation du taux d’inhibition de la corrosion du zinc en fonction de la
concentration en ions chromates à 25 °C
47
Figure III.14. Suivi du potentiel en circuit ouvert du zinc en milieu H3PO4 1M en présence
et en absence des ions chromates à 25 °C
48
Figure III.15. Images MEB de la surface du zinc après 1h d’immersion dans H3PO4 1M en
présence de 1,5×10-1M en ions chromates
49
Figure IV.1. Variation de la perte de poids du zinc en fonction du temps d’immersion dans
H3PO4 1M en présence et en absence de l’AcT à 25 °C
55
Figure IV.2. Suivi du potentiel en circuit ouvert du zinc en milieu H3PO4 1M en présence et
en absence de l’AcT à 25 °C
56
Figure IV.3. Courbes de polarisation du zinc dans H3PO4 1M à 25 °C, sans et avec
addition de différentes concentrations de l’AcT
57
Figure IV.4. Diagrammes de Nyquist du zinc dans H3PO4 1M à 25 °C, sans et avec
addition de différentes concentrations de l’AcT
59
96
Liste des figures
Figure IV.5. Variation de l’efficacité inhibitrice de l’AcT en fonction de sa concentration,
dans H3PO4 1M
61
Figure IV.6. Droites d’Arrhenius pour le zinc dans H3PO4 1M avec et sans addition de
l’AcT à 10-3 M
63
Figure IV.7. Variation de Ln W/T en fonction de l’inverse de la température pour le zinc
dans H3PO4 1M avec et sans addition de l’AcT à 10-3 M
64
Figure IV.8. Isotherme d’adsorption de Langmuir du zinc dans H3PO4 1M en présence de
l’AcT à 25 °C
66
Figure IV.9. Isotherme d’adsorption de Temkin du zinc dans H3PO4 1M en présence de
l’AcT à 25 °C
67
Figure IV.10. Isotherme d’adsorption de Frumkin du zinc dans H3PO4 1M en présence de
l’AcT à 25 °C
67
Figure IV.11. Images MEB de la surface du zinc avant (a, a`) et après 1h d’immersion
dans H3PO4 1M sans (b, b`) et avec adition de 5×10-3 M de l’AcT (c,c`) à 25 °C
69
Figure IV.12. Spectre EDS de la surface du zinc après 1h d’immersion dans H3PO4 1M
contenant 5×10-3M de l’AcT à 25 °C
70
Figure IV.13. Variation de la perte de poids du zinc en fonction du temps d’immersion dans
H3PO4 1M en présence et en absence de TCAl à 25 °C
71
Figure IV.14. Suivi du potentiel en circuit ouvert du zinc en milieu H3PO4 1M en présence
et en absence de TCAl à 25 °C
72
Figure IV.15. Courbes de polarisation du zinc dans H3PO4 1M à 25 °C, sans et avec
addition de différentes concentrations de TCAl
73
Figure IV.16. Diagrammes de Nyquist du zinc dans H3PO4 1M à 25 °C, sans et avec
addition de différentes concentrations de TCAl
75
Figure IV.17. Variation de l’efficacité inhibitrice du TCAl en fonction de sa concentration,
dans H3PO4 1M
77
97
Liste des figures
Figure IV.18. Droites d’Arrhenius pour le zinc dans H3PO4 1M avec et sans addition de
TCAl à 10-3 M
78
Figure IV.19. Variation de Ln W/T en fonction de l’inverse de la température pour le zinc
dans H3PO4 1M avec et sans addition de TCAl à 10-3 M
79
Figure IV.20. Isotherme d’adsorption de Langmuir du zinc dans H3PO4 1M en présence de
TCAl à 25 °C
80
Figure IV.21. Isotherme d’adsorption de Temkin du zinc dans H3PO4 1M en présence de
TCAl à 25 °C
81
Figure IV.22. Isotherme d’adsorption de Frumkin du zinc dans H3PO4 1M en présence de
TCAl à 25 °C
81
Figure IV.23. Images MEB de la surface du zinc avant (a, a`) et après 1h d’immersion
dans H3PO4 1M sans (b, b`) et avec adition de 5×1-3 M de TCAl (c, c`) à 25 °C
83
Figure IV.24. Spectre EDS de la surface du zinc après 1h d’immersion dans H3PO4 1M
contenant 5×10-3M de TCAl à 25 °C
84
98
Liste des tableaux
Tableau II.1. Structures des thiophènes testés comme inhibiteurs de la corrosion du zinc en
milieu H3PO4 1M
22
Tableau IV.1. Vitesses de corrosion et efficacités inhibitrices de la corrosion du zinc en absence et
en présence de thiophènes à 25 °C
52
Tableau IV.2. Paramètres électrochimiques et efficacités inhibitrices de la corrosion du
zinc dans H3PO4 1M sans et avec addition de différentes concentrations de l’AcT à 25 °C,
déterminés à partir des courbes de polarisation
58
Tableau IV.3. Paramètres électrochimiques et efficacités inhibitrices de la corrosion du
zinc dans H3PO4 1M sans et avec addition de différentes concentrations de l’AcT à 25 °C,
déterminés à partir des diagrammes de Nyquist
60
Tableau IV.4. Vitesses de corrosion et efficacités inhibitrices de la corrosion du zinc en
absence et en présence de l’AcT à 10-3M pour différentes températures
62
Tableau IV.5. Paramètres d’activation pour le zinc en milieu H3PO4 1M sans et avec
addition de l’AcT à 10-3M
64
Tableau IV.6. Les valeurs du coefficient de corrélation linéaire pour les isothermes
d’adsorption de l’AcT
68
Tableau IV.7. Paramètres électrochimiques et efficacités inhibitrices de la corrosion du
zinc dans H3PO4 1M sans et avec addition de différentes concentrations de TCAl à 25 °C,
déterminés à partir des courbes de polarisation
74
99
Liste des tableaux
Tableau IV.8. Paramètres électrochimiques et efficacités inhibitrices de la corrosion du
zinc dans H3PO4 1M sans et avec addition de différentes concentrations de TCAl à 25 °C,
déterminés à partir des diagrammes de Nyquist
76
Tableau IV.9. Vitesses de corrosion et efficacités inhibitrices de la corrosion du zinc en
absence et en présence de TCAl à 10-3M pour différentes températures
77
Tableau IV.10. Paramètres d’activation pour le zinc en milieu H3PO4 1M sans et avec
addition de TCAl à 10-3M
80
Tableau IV.11. Les valeurs du coefficient de corrélation linéaire pour les isothermes
d’adsorption du TCAl
82
100
Résumé
Le présent travail est consacré à l’étude de l’effet d’une série de thiophènes sur la corrosion
du zinc en milieu H3PO4 1M, en utilisant la gravimétrie et les méthodes électrochimiques. Les
résultats obtenus ont montré que la vitesse de dissolution du zinc dépend de la structure
moléculaire et de la concentration du composé ajouté au milieu corrosif. La comparaison des
efficacités inhibitrices montre que le 2-acétylthiophène (AcT) et le 2-thiophènec
arboxaldéhyde (TCAl) sont les meilleur inhibiteurs de la série des thiophènes testés.
L'efficacité inhibitrice atteint un maximum de 97 % en présence de TCAl pour une
concentration de 5×10-3M. L'allure des courbes de polarisation a montré que l’AcT et TCAl
sont des inhibiteurs mixtes. Les paramètres thermodynamiques ont indiqués que ces deux
composés agissent par physisorption sur la surface du zinc suivant le modèle de Langmuir.
Mots clés : inhibition, corrosion , zinc, acide, thiophène.
101
Abstract
The present work is devoted to the study of the effect of some thiophene compounds on the
corrosion behaviour of zinc in 1M H3PO4 by weight loss and electrochemical methods. The
results showed that the dissolution rate is dependent on the structure and the concentration of
the compound. From comparison of the inhibition efficiencies, it was found that 2acetylthiophene (AcT) and 2-thiophenecarboxaldehyde (TCAl) are the best inhibitors. The
inhibition efficiency reaches a maximum value of 97% in the presence of TCAl at 5×10-3M.
Polarisation measurements showed that both AcT and TCAl act as mixed type inhibitors.
Thermodynamic parameters indicated that the two compounds act by physisorption on zinc
surface according to Langmuir isotherm model.
Key words : inhibition, corrosion, zinc, acid, thiophene.
102
‫ملخص‬
‫فوريك ‪ 1‬موالري‪،‬‬
‫فوس‬
‫يوفين علىتآكل الزنكفي محلول حمضال‬
‫لسلة من مركباتالت‬
‫ﯿﺘﻀﻤن اﻟﺒﺤث اﻟﺤﺎﻟﻲ دراﺴﺔ ﺘﺄﺜﯿرس‬
‫نتائجالمحصلعلي ها أثبتتبأن سرعةتآكل الزنكتتعلقبالصيغةالكيميائي ة‬
‫باستخدامالطرقالوزنية اإللكتروكيميائية‪.‬ال‬
‫كيزه‪.‬‬
‫للمركبالمضاف وتر‬
‫بوكسالد هيد ‪ TCAl‬هما األكثر‬
‫فين كر‬
‫تيو‬
‫فين ‪ AcT‬و ‪-2‬‬
‫المقارنةبينفعاليات التثبيطللمركبات المدروسة أثبتت أن ‪-2‬أسيتيلتيو‬
‫تركيز ‪11 ×5‬‬
‫قصىقيمةل ها ‪% 79‬في وجود ‪TCAl‬ب‬
‫كفاءة التثبيطية أ‬
‫فعالية‪ ،‬حيثبلغتال‬
‫‪3-‬‬
‫والري‪.‬‬
‫تفاعالتالمصعدية والمهبطيةفي آن واحد‪ .‬كما‬
‫قياساتالك هروكيميائية أنالمركبين ‪ AcT‬و ‪TCAl‬يؤثران علىال‬
‫بينتال‬
‫يائي علىسطح معدن الزنك‬
‫فيز‬
‫يناميكية أن آلية عمل هذينالمركبين هي إلدمصاصال‬
‫أظ هرت نتائج الدراساتالترمود‬
‫وفقالقانون النغموير‪.‬‬
‫يوفين‪.‬‬
‫فتاحية ‪:‬تثبيط‪،‬تآكل‪ ،‬زنك‪ ،‬حمض‪،‬ت‬
‫لكلمات ال م‬
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‫‪103‬‬
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