Schizophrénie
Démence précoce décrite par Bleuler : dissociation des fonctions psychiques. 2 catégories
de symptômes :
- Symptômes positifs : idées délirantes, hallucinations, discours désorganisé,
comportement désorganisé ou catatonique.
- Symptômes négatifs : émoussement affectif et perte de volonté.
Définitions DSM IV, critères diagnostiques schizophrénie : deux ou plus des manifestations
suivantes (pendant au moins 1 mois) :
- Idées délirantes.
- Hallucinations.
- Discours désorganisé.
- Comportement désorganisé ou catatonique.
- Symptômes négatifs.
Fin de l’adolescence, milieu de la trentaine. Autant d’hommes que de femmes. Début
progressif et insidieux. Retrait social interroge.
Revalidation : dysfonctionnement cognitif chez environ 80% des patients. On retrouve une
corrélation importante entre les troubles et les difficultés rencontrées dans la vie quotidienne
et aux capacités d’insertion sociale et professionnelle.
I.
Fonctionnement global
Méta-analyse de Jeinrichs et Zaknazis (98) : le trouble est sélectif. Toutes les fonctions
cognitives peuvent cependant être touchées (mémoire, performances motrices, vitesse,
attention, langage…).
Atteinte particulière de la mémoire et déficit mnésique important chez des patients qui
n’ont que peu de perturbations cognitives.
Précocité de la maladie joue : niveau d’étude plus faible ce qui entraîne des difficultés. Mais
à QI égal on observe des déficits s’expriment pour la mémoire et dans le ralentissement de la
vitesse de traitement.
Mémoire de travail
Salamé et al. (98) : empan de chiffre et de mot (BP), block de corsi, empan de figure
(CV), double tâche (CE) + vitesse de lecture.
Résultats : déficits observés aux différentes composantes de la mdt. Mais quand on
contrôle la vitesse de la lecture : les lecteurs seuls (déficit global) et les lecteurs rapides (déficits
dans les tâches visuospatiales et une épreuve mesurant le centre exécutif (génération
aléatoire).
Tek et al (2002) : traitement perceptif difficile ? Ajuster sur les performances du
traitement perceptif. Résultats : déficits de discrimination perceptive mais déficits également
en mdt malgré l’ajustement des capacités de discrimination.
Vitesse de traitement
Ralentissement de la vitesse de traitement. Morrens et al. : ralentissement plus
important à partir du moment où la tâche utilise un matériel complexe. C’est donc un
ralentissement cognitif.
Attention et fonctions exécutives
Attention sélective, vigilance, attention divisée, fonctionnement exécutif. Etude de
Tyson et al. : déficits notamment au niveau attentionnel. Le fonctionnement exécutif est en lien
avec le fonctionnement social et la qualité de vie.
CCL : atteinte de toutes les fonctions cognitives dans la schizophrénie. Profil hétérogène :
fonctions cognitives et patients.
Déficits spécifiques ou facteurs généraux ? Ralentissement cognitif notamment.
Comparaisons de scores obtenus à des épreuves de QI entre des patients et des sujets sains.
Quelle que soit l’épreuve les patients ont un score déficitaire. Quand on contrôle
statistiquement (médiation de la vitesse de traitement corrélée à la pathologie et aux épreuves)
la vitesse de traitement on constate que la variance diminue considérablement pour toutes les
épreuves. Réduction des effets du groupe de 40 à 70%.
Méta-analyse de Aleman et al. (1999) : déficits significatifs dans toutes les tâches. Effet
de la pathologie de type gradient : rappel libre < rappel indicé < reconnaissance. Ce qui met en
évidence que plus la tâche de mémoire est simple et moins ils seront pénalisés. Le déficit
s’observe pour le matériel verbal et non verbal.
La mémoire épisodique est la plus touchée, puis sémantique. Pas d’effet pour le
priming. Et peu voire pas d’effet sur la mémoire procédurale. Donc la pathologie touche la
mémoire consciente (processus contrôlés seraient touchés).
Pas de lien direct entre la symptomatologie et les résultats. Et d’autres montrent un
lien. Dans tous les cas il y a un lien avec la qualité de vie, les capacités d’adaptation et insertion
sociale.
La vie quotidienne (Green) : dans quelle mesure ce déficit cognitif peut prédire le
fonctionnement des patients dans la vie quotidienne ?
Le déficit en mémoire verbale entraîne un déficit dans le fonctionnement social. La
vigilance et l’attention soutenue entraînent une difficulté dans l’acquisition d’habiletés
sociales, résolutions de problèmes sociaux. WCST (Wisconsin) : intégration dans la
communauté.
Dickinson et Coursey : WAIS + échelle de fonctionnement. Contribution significative de
la mémoire de travail et de la vitesse de traitement qui médiatisent les difficultés cognitives. Le
contrôle de ces facteurs permet d’expliquer 37% de la variance dans le statut fonctionnel.
Le déficit cognitif est relié au statut fonctionnel mais une part de la variance dans le
statut fonctionnel n’est pas expliquée par les déficits cognitifs.
Critiques : les mesures utilisées sont trop générales. D’autres auteurs ont proposé d’étudier
des sphères spécifiques du statut fonctionnel.
- Milieu professionnel (McGurk et Meltzer).
Etude chez des patients qui ont participé à un programme de revalidation professionnelle
(un an après). 3 types de statuts au travail : emploi stable à temps plein, emploi à mi-temps et
sans emploi.
On observe des différences significatives dans le fonctionnement cognitif entre le groupe
temps plein et le groupe sans emploi au niveau des fonctions exécutives, mdt, et vigilance.
Différence entre le fonctionnement cognitif des patients temps plein et patients mi-temps
surtout sur les fonctions exécutives et la vigilance.
- Activités (Rempfer).
Comme le shopping qui demande un effort cognitif. Tâche de laçage (écologique) : intérêt
procédural (nœuds de plus en plus compliqués). Les patients ont une liste de 10 produits. Ils
doivent les acheter, sélectionner la quantité correcte et le prix le plus bas possible. On mesure
l’exactitude, la redondance (mesure de l’efficacité des trajets dans les allés du magasin) et la
durée.
Corrélations significatives pour les indices de précision et de redondance avec le
fonctionnement cognitif en particulier.
Implication des fonctions exécutives et de l’attention. Un fonctionnement exécutif efficient
permet une bonne planification et des compétences organisationnelles : un comportement
efficace. Intéressant d’avoir utilisé une tâche écologique.
Tâche de cuisine : choisir un menu, acheter les ingrédients manquants et préparer le menu.
Cette tâche de cuisine est évaluée par des juges indépendants. Pour chaque étape on mesure
les erreurs, les répétitions et les omissions.
Déficit dans l’organisation et planification des choses, au niveau de la préparation du repas
(tâche la plus déficitaire chez les patients). Les déficits exécutifs ont un impact important sur
les activités quotidiennes : la préparation du repas est la tâche la plus exigeante pour les
patients (multitastking) qui demande la réalisation simultanée et la coordination de plusieurs
activités. Lien fort entre erreurs et flexibilité (shifting) : problème de désengagement de
l’attention au bon moment.
Un grand nombre d’études attestent d’un lien entre déficits cognitifs et statut fonctionnel.
Quid de la nature de ce lien encore mal compris ?
II.
La mémoire
Mémoire explicite vs mémoire implicite (pour les comparer il faut toujours faire un
apprentissage incident) : ce qui les différencie c’est la consigne lors de la récupération.
Sponheim et al. : groupe sujets sains, groupes de sujets dont un des parents atteint de
schizophrénie et groupes de sujets schizophrènes. Tâche : présentation de mots et rappel
explicite (rappel libre et reconnaissance) ou rappel implicite (décision lexicale où on devrait
observer un effet de priming). Les patients schizophrènes ont un effet de priming identique à
celui des deux autres groupes. Mais performances altérées pour les tâches explicites. Les sujets
avec un parent atteint ont des performances identiques aux sujets sains mais ils montrent un
déficit pour la tâche de rappel libre. Effet différentiel de la pathologie : atteinte sélective de la
mémoire explicite. Les processus contrôlés sont touchés mais pas les processus automatiques
donc la mémoire est préservée.
Des auteurs proposent que les troubles mnésiques chez ces patients s’expliqueraient par
un problème associé à la conscience elle-même associée à la mémoire (Danion).
Tulving proposent que les différents types de mémoire se distinguent aussi par rapport au
niveau de conscience associé lors de la récupération de l’information. Termes de conscience
anoétique, noétique et autonoétique.
 Conscience autonoétique associée à la mémoire d’un souvenir passé qui en voyageant
mentalement dans le temps on peut revivre le contexte d’apprentissage.
 Conscience noétique est la conscience du savoir qui permet d’appréhender les
connaissances générales sur notre environnement.
Parmi les souvenirs épisodiques on pourrait observer une différenciation également :
souvenirs épisodiques associés à un niveau de conscience noétique par exemple. Il propose
d’utiliser une approche introspective pour avoir une mesure du souvenir épisodique de nature
plus qualitative. Paradigme remember/know (Gardiner) : apprentissage d’une liste d’items puis
tâche de reconnaissance et on demande au sujet si RK pour les items reconnus :
- Remember donc conscience autonoétique. Le sujet doit fournir des éléments
spécifiques à l’apprentissage de ce mot-là.
- Know donc conscience noétique.
- Guess donc incertitude pour rendre plus pure la mesure K.
Etude de Huron et al. : utilisation de deux types de matériel (mots fréquents et non
fréquents). R et K sous tendus par des processus différents. Si division de l’attention lors de
l’encodage on diminue le score de réponse R. Le taux de réponse K ne change pas. On sait que
les réponses R sont sensibles à l’âge et pas K. On sait que R est sensible à la fréquence des mots
utilisée : quand les mots sont pas ou peu fréquents ils sont plus associés à une réponse R.
Résultats : globalement déficit de mémoire observé pour les patients schizophrènes. Pour
les sujets contrôles on observe l’effet classique : pour les mots fréquents il y a autant de K que
de R et plus de R que de K pour les mots non fréquents. Chez les patients : pour les mots
fréquents pas de différences R/K mais pour les mots non fréquents on n’observe pas l’effet
bénéfique de la fréquence rare sur le niveau de conscience. Déficit entre les patients et sujets
contrôles en ce qui concerne les réponses R pour les mots rares. Pas de différences pour les
réponses K et R pour les mots fréquents.
La schizophrénie perturbe sélectivement la conscience autonoétique tout en préservant la
conscience noétique. Difficulté dans la mise en œuvre des processus stratégique lors de
l’encodage.
Etude de Danion : paradigme RK associé à la mémoire de source (se souvenir à la fois de
l’information cible et du contexte d’apprentissage). On peut créer lors de l’encodage un
contexte particulier qui n’est pas personnel. Apprentissage d’une série d’objets : la moitié est
appariée par le sujet lui-même et l’autre moitié par l’expérimentateur. Consigne de mémoriser
les paires d’objets et qui a réaliser l’appariement (source). Tâche de reconnaissance des paires
d’objets, jugement RK sur la cible, demander la source et jugement RK sur la source.
On constate que les performances des patients sont altérées par rapport aux sujets
contrôles : ils reconnaissances moins d’items lorsqu’ils ont été appariés par l’expérimentateur.
Les réponses R associés à ces items sont moins importantes chez les patients que chez les sujets
contrôles. Quand on leur demande la nature de la source on constate plus d’erreurs de la
source chez les patients.
Quand ils ont fait l’appariement on observe un profil général assez identique que
précédemment mais moins marqué dans le déficit. Le fait de créer soi-même les paires facilite
la tâche.
Déficit de conscience autonoétique = indicateur de l’incapacité des patients schizophrènes
à relier entre les différents aspects d’un événement.
Troubles de mémoire dans la schizo concernent principalement les liens entre mémoire et
conscience. Les comportements ont alors d’autant plus de risques d’être inadaptés qu’ils se
basent sur un sentiment de familiarité ou sur une mémoire implicite au lieu d’être sous tendu
par le vécu subjectif de son passé.
Les souvenirs épisodiques ont un rôle fondamental dans la construction de l’identité
personnelle dont ils constituent une partie.
Mémoire autobiographique : le sentiment d’identité de l’individu dépend de la
remémoration de son propre passé. Evocation de souvenirs d’évènements personnels
(consciente). Notion de self (Conway). Ensemble complexe de souvenirs et d’informations que
l’individu accumule tout au long de sa vie. Pas forcément des souvenirs personnels. On
distingue deux composantes : épisodique et sémantique.
- Episodique : représentation perceptive, sensorielle, affective et cognitive d’une
expérience passée unique et de courte durée.
- Sémantique : connaissance abstraite de l’individu et de son passé (schéma de vie,
évènement généraux).
Riutort et al. (2003). Deux épreuves de mémoire autobiographique : fluence
autobiographique (évènements et amis) et questionnaire. Tranche de vie : avant la
scolarisation, la scolarisation, collège….etc.
De manière générale on constate que les schizo rappellent moins d’informations
autobiographiques que les sujets contrôles. Pour les sujets contrôles : meilleur rappel pour les
souvenirs récents, ce qui n’est pas le cas pour les schizo. Déficit plus marqué pour les périodes
de vie associées à la maladie.
Les souvenirs qui participent à la construction de l’identité vont créer un problème
d’identité chez ces patients.
Danion et al. (2005) : paradigme RK. Entretien semi structuré avec des questions sur des
périodes de vie. On détermine le type d’événement à rappeler (personne, voyage, famille).
Question sur le quoi, où, quand ?
Quid des réponses R ? On constate que quelle que soit la question (quoi, où, quand), les
périodes de vie, quand on compare les patients et les sujets contrôles, on remarque une
différence significative en termes de niveau de conscience de ces souvenirs autobiographiques.
Déficit de conscience autonoétique dans la récupération d’information en mémoire
autobiographique.
Les souvenirs épisodiques ont un rôle fondamental dans la construction de l’identité
personnelle dont ils constituent une partie.
III.
Théorie de l’esprit
Altération du comportement social avec une mauvaise compréhension de l’intention
d’autrui et du ressenti d’autrui. Notion d’intentionnalité : capacité à prédire et à expliquer ses
propres comportements et ceux des autres. Permet d’inférer des intentions, des désirs, des
croyances, respecter les mécanismes de communication, de comprendre son environnement
(métaphore, humour). Tout ceci est associé à des capacités cognitives complexes.
Tâche de suggestion comment inférer des intentions à partir de fragments d’histoire
présentant une interaction entre deux personnages. Bande dessinée de 3 images et choisir
parmi plusieurs la 4e selon une suite logique.
On constate des difficultés à choisir la fin la plus plausible en fonction du contexte de la
situation chez des schizo. Donc difficultés de se servir des informations contextuelles pour
décoder les intentions d’autrui. Mauvaise interprétation des sentiments d’autrui peut conduire
à des réactions inappropriées.
Reconnaissance de l’expression faciale émotionnelle
Surtout le visage qui est un marqueur d’identité personnelle et du statut social. Permet
d’identifier les informations épisodiques et sémantiques. Permet de catégoriser : sexe âge,
origine ethnique (interaction).
Le visage est aussi un moyen de communication, une communication non verbale :
complément de la communication, aide à la compréhension auditive de la parole, analyse du
regard aide.
La reconnaissance et l’interprétation des informations faciales interviennent dans la
régulation de nos comportements. Un trouble, sélectif ou diffus, de traitement de l’information
faciale entraînent des difficultés d’adaptation sociale (troubles autistiques, prosopagnosiques,
la schizo).
Mis en place de paradigmes variés incluant des tests de reconnaissance d’identité, d’âge
et d’émotion. On constate chez ces patients une incapacité à traiter et à intégrer les traits
caractéristiques du visage qui véhiculent une signification sociale ou qui impliquent une
évaluation affective. Déficit plus important pour l’émotion faciale ?
La perturbation de l’affect : trait de la schizo. Activité faciale spontanée et volontaire
moins importante chez les PS. Imiter l’expression d’un visage ou produire une expression
faciale. Les patients produisent des émotions moins intenses que les sujets contrôles (et les
sujets dépressifs). Contradiction entre l’expression corporelle et l’expérience émotionnelle
subjective des PS. Pauvreté affective : caractéristique majeure des symptômes négatifs.
Les patients S présentent un déficit de reconnaissance de l’expression faciale
émotionnelle et deux types de tâches : tâche de reconnaissance (association expression faciale
à un label) et tâche d’appariement (comparaison de deux expressions faciales et dire si elles
expriment la même émotion).
Baudouin et Franck (2006) : sur 13 études avec des tâches de reconnaissance, 11
montrent des différences significatives entre patients et sujets contrôles. Pour la tâche
d’appariement on observe la même chose.
Atteinte aux tâches impliquant l’émotion faciale, performances moins bonnes mais
supérieures au hasard. Les patients présentent un déficit de reconnaissance de l’expression
faciale émotionnelle. Plus que d’autres patients psychiatriques (dépressifs, anxieux). S’observe
pour les émotions négatives et les positives.
Conclusion : altération mais pas incapacité à traiter l’expression faciale et la
reconnaissance de l’expression émotionnelle = fiabilité du traitement qui est remis en cause.
Erreurs plus fréquentes => réponses comportementales, sociales et inappropriées.
Les patients sont atteints dans la reconnaissance de toutes les émotions mais la
difficulté est moins présente pour la joie, difficulté plus marquée pour le dégoût.
Les schizo font les mêmes erreurs que les sujets contrôles mais plus fréquentes. Plus de
confusions en fait : les patients perçoivent de la neutralité et de la tristesse pour la joie par
exemple.
Défaut dans informations contextuelles qui s’exprime aussi bien au niveau des tâches
cognitives, mais aussi au niveau de la mémoire et la construction de l’identité et enfin au niveau
de la cognition sociale.
Examen
Informations : résultats de recherche, présentation du contexte expérimental. Question :
après avoir situé le contexte théorique vous présenterez, interpréterez et discuterez les
résultats.
Il faut retrouver la pathologie, les études en lien avec celle donnée, les études qui peuvent
apporter des éléments pertinents pour comprendre pourquoi les chercheurs ont réalisé
l’expérience donnée. Traduire les effets significatifs donnés en termes de processus, de
troubles, de déficits… Proposer une critique et une ouverture.
Présentation de la pathologie -> Pourquoi fait on cette étude ?
Ici expérience sur la mémoire sémantique or dans le cours que sur la mémoire épisodique.
Doute pathologique dont il est question ici. Certains auteurs ont objectivé des déficits de
mémoire et d’autres ont dit qu’ils pouvaient être associés à des termes de métamémoire ou
défaut de confiance. Pourquoi le faire avec la mémoire sémantique ? Le doute est-il
généralisable au fonctionnement mnésique ?
Dissociation de fonctionnement mnésique : mémoire épisodique touchée et pas la
mémoire sémantique.