Chapitre 1. Economie-Croissance, fluctuation et crises. 1.2

Chapitre 1. Economie-Croissance, fluctuation et crises.
1.2 Comment expliquer l’instabilité de la croissance ?
A] L’activité économique est soumise à d’importantes fluctuations
_ L’évolution du trend de croissance de l’économie française (taux de croissance annuel moyen en %)
L’économie est marquée par des tendances :
La tendance longue permet de refléter les tendances de long et court terme.
Les tendances de long terme se découpent en phase plus courte, cyclique. La croissance du PIB varie à
court terme avec des cycles.
_ Une croissance instable
La récession :
En France récession signifie le recul du PIB sur deux trimestres consécutifs (6 mois).
L’économie est marquée par des fluctuations. Ces fluctuations sont l’ensemble des mouvements de
ralentissement, d’accélération de la croissance.
_ Croissance potentielle, croissance effective
Croissance potentielle :
Croissance maximale que pourrait atteindre une économie si elle employait tous les facteurs de
Production. Sans générer de tension de l’économie.
Facteur travail : il dépend de la qté de travail*PAO (démographie+ taux d’emplois, âge d’entrée,
sortie dans le marché du travail).
Accumulation de capital : dépend de l’investissement – les amortissements.
Le progrès technique : Mesuré par la productivité globale des facteurs (PGF) qui dépend des
innovations.
Le facteur travail perd de sa valeur à un moment si on n’atteint pas la croissance potentielle sa valeur
va diminuer. Il en va de même pour le facteur capital, et le progrès technique.
La fluctuation de la demande globale et ses composantes. Si la demande étrangère diminue la
croissance diminue.
En France ce n’est pas le facteur travail qui tire la croissance, ni le facteur capital à cause des
rendements décroissants. C’est la PGF qui tire la croissance
Courbe de Philips (1958)
Lorsque :
Dilemme chômage-inflation.
On mesure l’écart entre la croissance effective et potentielle pour obtenir l’écart de Production ou
Output gap.
_ Ecart entre le PIB réel et le PIB potentiel de la France
_ NTIC et différence de croissance potentielle entre pays.
« Paradoxe de Solow » :
Pas de hausse de la Productivité, pas de croissance alors qu’il y a des investissements.
Le progrès technique peut dans un 1er temps faire diminuer ou stagner la croissance. Le capital humain
n’était pas assez formés d’où la baisse de la productivité.
Peu de financement de la recherche fondamentale taux de marge faible des entreprises → peu
d’investissement. Pas de renouvellement donc peu de progrès technique. Rigidité du marché du travail.
_ Evolution de l’écart de Production et évolution du taux de chômage aux Etats Unis
Relation inversée entre l’écart de Production et le taux de chômage.
Lorsque l’écart de Production = 0 → environs 6 % de chômage.
Il y a toujours des personnes qui sont au chômage à un moment chômage de transition + chômage
structurel+ chômage volontaire.
Si on veut soutenir la Demande → politique Keynésienne par le canal budgétaire et le canal monétaire.
Pour soutenir la croissance potentielle augmentation de la population, durée du travail, progrès
technique.
Synthèse n°1 :
L’économie est tout d'abord marqué par des tendances longues. Le trend de croissance correspond à la
tendance à long terme de la croissance. Il repose sur des mouvements quantitatifs et structurels.
On peut observer deux grandes tendances pour la croissance française que l'on retrouve dans la plupart
des pays avancés: la croissance diminue au cours du temps, et la croissance du PIB varie à court terme
de façon plus ou moins cyclique avec des phases. La croissance connaît ainsi des phases d’accélération
conjoncturelles par rapport au taux moyen de croissance de longue période (expansion), de diminution
de la production. La crise est le moment de retournement de la tendance de l'activité économique qui
met fin à l'expansion pour déboucher sur une récession. Enfin la reprise désigne le moment de
retournement de la tendance de l'activité économique qui met fin à la récession ou dépression pour
déboucher sur une phase d’expansion.
Des économistes déterminent la croissance potentielle de la production d'une économie. Il s’agit de la
croissance maximale que peut obtenir un pays lorsqu'il mobilise tous ces facteurs de production
(population active, équipement, productivité) sans déclencher de tension. Elle résulte de la
combinaison de l'offre des facteurs de production : capital (mesurée par la FBCF), travail (croissance de
la population active), et progrès technique (mesuré par la productivité globale des facteurs). Les
projections de croissance potentielle repose sur des hypothèses qui reflètent les tendances passées
observées, et ne constituent donc pas que des prévisions.
La croissance effective correspond à la croissance réellement obtenus par un pays. Elle dépend
essentiellement de la variation de la demande globale qui comprend la consommation finale des
ménages et des administrations, l'investissement en capital fixe des entreprises, des ménages et des
administrations publiques, les exportations, et la variation des prix.
L'écart de production (output gap) représente l'écart entre le niveau réel du prix et la production
potentielle. Lors d'une phase d’expansion, l'écart diminue et peut même s’inverser : la production est
temporairement supérieure à son niveau d’équilibre. Dans ce cas, l'inflation est en augmentation, car il
y aura des pressions à la hausse sur les couts de production (en particulier les coûts du travail) ce qui
augmente le prix des biens et des services. Inversement, dans les périodes de récession, le PIB croît
moins vite que la production potentielle et l'écart augmente, ce qui se traduit par une augmentation du
chômage. Une économie qui connaît une production effective durablement inférieure à la croissance
potentielle risque des dégradés à long terme son potentiel de croissance.
B] Comment explique-t-on les fluctuations économiques ?
Les crises modernes sont différents des crises d’avant les Révolutions industrielles. Avant les crises
étaient dues à des causes externes à l’économie. Le niveau de Production ne suffisait pas à nourrir tout
le monde. Ces crises étaient le plus souvent agricoles.
La crise moderne est une crise industrielle - financière. Elle résulte d’un excès d’offre alors que la
demande globale n’est pas assez importante. Les conséquences sont donc différentes, excès de la
production augmentation des stocks → baisse des prix → déflation
On pensait que toute offre crée naturellement la demande, loi des débouchés J.B Say (1767-1832).
Contrairement aux « classiques » on voit que la crise ne se résorbe pas tout seule. C’est une diminution
brutale de la Demande globale qui n’englobe pas l’offre des entreprises théories de Keynes qui
repose sur la demande.
L’exemple de la crise de 1929
_ Les années d’expansion et d’euphorie aux Etats Unis (1921-1929)
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