
Synthèse n°1 :
L’économie est tout d'abord marqué par des tendances longues. Le trend de croissance correspond à la
tendance à long terme de la croissance. Il repose sur des mouvements quantitatifs et structurels.
On peut observer deux grandes tendances pour la croissance française que l'on retrouve dans la plupart
des pays avancés: la croissance diminue au cours du temps, et la croissance du PIB varie à court terme
de façon plus ou moins cyclique avec des phases. La croissance connaît ainsi des phases d’accélération
conjoncturelles par rapport au taux moyen de croissance de longue période (expansion), de diminution
de la production. La crise est le moment de retournement de la tendance de l'activité économique qui
met fin à l'expansion pour déboucher sur une récession. Enfin la reprise désigne le moment de
retournement de la tendance de l'activité économique qui met fin à la récession ou dépression pour
déboucher sur une phase d’expansion.
Des économistes déterminent la croissance potentielle de la production d'une économie. Il s’agit de la
croissance maximale que peut obtenir un pays lorsqu'il mobilise tous ces facteurs de production
(population active, équipement, productivité) sans déclencher de tension. Elle résulte de la
combinaison de l'offre des facteurs de production : capital (mesurée par la FBCF), travail (croissance de
la population active), et progrès technique (mesuré par la productivité globale des facteurs). Les
projections de croissance potentielle repose sur des hypothèses qui reflètent les tendances passées
observées, et ne constituent donc pas que des prévisions.
La croissance effective correspond à la croissance réellement obtenus par un pays. Elle dépend
essentiellement de la variation de la demande globale qui comprend la consommation finale des
ménages et des administrations, l'investissement en capital fixe des entreprises, des ménages et des
administrations publiques, les exportations, et la variation des prix.
L'écart de production (output gap) représente l'écart entre le niveau réel du prix et la production
potentielle. Lors d'une phase d’expansion, l'écart diminue et peut même s’inverser : la production est
temporairement supérieure à son niveau d’équilibre. Dans ce cas, l'inflation est en augmentation, car il
y aura des pressions à la hausse sur les couts de production (en particulier les coûts du travail) ce qui
augmente le prix des biens et des services. Inversement, dans les périodes de récession, le PIB croît
moins vite que la production potentielle et l'écart augmente, ce qui se traduit par une augmentation du
chômage. Une économie qui connaît une production effective durablement inférieure à la croissance
potentielle risque des dégradés à long terme son potentiel de croissance.
B] Comment explique-t-on les fluctuations économiques ?
Les crises modernes sont différents des crises d’avant les Révolutions industrielles. Avant les crises
étaient dues à des causes externes à l’économie. Le niveau de Production ne suffisait pas à nourrir tout
le monde. Ces crises étaient le plus souvent agricoles.
La crise moderne est une crise industrielle - financière. Elle résulte d’un excès d’offre alors que la
demande globale n’est pas assez importante. Les conséquences sont donc différentes, excès de la
production → augmentation des stocks → baisse des prix → déflation
On pensait que toute offre crée naturellement la demande, loi des débouchés J.B Say (1767-1832).
Contrairement aux « classiques » on voit que la crise ne se résorbe pas tout seule. C’est une diminution
brutale de la Demande globale qui n’englobe pas l’offre des entreprises → théories de Keynes qui
repose sur la demande.
L’exemple de la crise de 1929
_ Les années d’expansion et d’euphorie aux Etats Unis (1921-1929)