
fin à l’expansion pour déboucher sur une récession. Enfin, la reprise désigne le moment de
retournement de la tendance de l’activité économique qui met fin à la récession ou dépression pour
déboucher sur une phase d’expansion.
Les économistes déterminent la croissance potentielle de la production d’une économie. Il s’agit de
la croissance maximale que peut obtenir un pays lorsqu’il mobilise tous ses facteurs de production
(population active, équipement, productivité) sans déclencher de tensions. Elle résulte de la
combinaison de l’offre des facteurs de production : capital (mesuré par la FBCF), travail (croissance
de la population active) et de progrès technique (mesuré par la PGF). Les projections de croissance
potentielle reposent sur des hypothèses qui reflètent les tendances passées observées, et ne constituent
donc pas des prévisions.
La croissance effective correspond à la croissance réellement obtenue par le pays. Elle dépend
essentiellement des variations de la demande globale qui comprend la consommation finale des
ménages et des administrations, l’investissement en capital fixe des entreprises, des ménages et des
administrations publiques, les exportations, et la variation des stocks.
L’écart de production (output gap) représente l’écart entre le niveau réel du PIB et la production
potentielle. Lors d’une phase d’expansion, l’écart diminue, et peut même s’inverser : la production est
temporairement supérieur à son niveau d’équilibre. Dans ce cas, l’inflation est en augmentation, car il
y’aura des pressions à la hausse sur les coûts de production (en particulier les coûts du travail) ce qui
augmente les prix des biens et des services. Inversement, dans les périodes de récession, le PIB croît
moins vite que la production potentielle et l’écart augmente, ce qui se traduit par une augmentation du
chômage. Une économie qui connait une production effective durablement inférieur à la croissance
potentielle risque de dégrader à long terme son potentielle de croissance (diminution de
l’employabilité, fuite des capitaux,…).
B. Comment explique-t-on les fluctuations économiques ?
L’exemple de la crise de 1929
Avant la crise de 1929, aux USA, la croissance était de 50% du PIB, le taux de chômage était
inférieur à 5%, la bourse développait la consommation de masse, le fordisme et le taylorisme étaient
développés. Par définition, le taylorisme est l’organisation scientifique du travail, on divise la
production en une succession de gestes simples. La situation des USA était prospère à l’apparition
d’une crise. En effet, la valeur en bourse était surévaluée, le crédit était beaucoup trop développé, les
gens mettaient trop d’argent en bourse et tout cela a donc créé la bulle spéculative. La bulle a éclaté
car les investisseurs comparaient les taux d’intérêts et la banque centrale anglaise attirait les capitaux
par des taux d’intérêts plus élevés. Lorsque les investisseurs retirent leurs capitaux, l’offre va
augmenter et les prix vont baisser car l’offre deviendra supérieure à la demande : la mécanique de la
baisse va s’enclencher.
La théorie des cycles économiques
Les cycles économiques ont beaucoup intéressé et commencent à la fin du XIXème siècle jusqu’au
début du XXème siècle. Schumpeter va unifier ces cycles et publier son livre : le cycle des affaires. En
effet, 3 cycles se superposent :
- Les cycles courts : Joseph Kitchin (R-U, 1923). Ce sont des cycles qui durent de 3 à 4 ans et qui sont
dus aux variations des stocks d’une entreprise. En période de croissance, les entreprises constituent
des stocks pour faire face aux augmentations de la demande. La production est supérieure aux
besoins réels de l’entreprise donc cela tire la croissance et l’inverse se produit quand la croissance
diminue ; les entreprises produisent moins car elles ont déjà constitué leurs stocks et cela va donc
encore plus déprimer la croissance.
- Les cycles de l’investissement : Clément Juglar (France, 1862). Ce sont des cycles qui durent de 8 à
9 ans et qui montrent la variation de l’investissement. Selon cet économiste, « Les symptômes qui
précèdent les crises sont les signes d’une grande prospérité » ; cette citation résonne sur