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L’Europe a besoin
d’une politique stratégique
sur les matres premières
Ulrich Grillo,
Président Directeur ral GRILLO WERKE AG,
Président de la Fédération allemande de lindustrie
des métaux non ferreux (WVM) et
Vice Président d’EUROMETAUX,
Président du Comité du BDI
(Fédération de l‘industrie allemande)
sur le sujet des matières premières
au
Colloque Annuel de la FEDEM
25 Octobre 2007, Paris
Durée de l’intervention : 15 minutes
Le texte prononcé fait foi.
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Cher Monsieur le Psident Rambaud,
cher Monsieur Vittori,
Mesdames et Messieurs,
Rupture ou cycle traditionnel ?
C’est une question centrale de cette table ronde.
En Allemagne, le sujet est vivement battu. Dans les médias, il se trouve sur les pre-
mières pages. Certains commentateurs nous voient au but de la «Deuxme
guerre froide celle de la lutte pour les matières premières ».
Les sciences et la politique abordent également ce sujet. La chancelre férale Ma-
dame Merkel a décla que l’approvisionnement en matières premres de l’Allemagne
était un question relevant de sa compétence.
S’agit-il d’une hysrie, ou sommes-nous confrontés à une question décisive sur
l’avenir ?
Il est clair que:
Le manque d’énergie et la pénurie de matières premières représentent deux côtés
de la même médaille. L’approvisionnement de l’Europe en matières premières à des con-
ditions concurrentielles est d’une importance stratégique et correspond aux intérêts na-
tionaux et européens.
Il est également clair que:
Le monde a changé. Des pays comme la Russie et la Chine exercent une politique éco-
nomique à orientation géostratégique qui vise clairement à assurer l’accès stratégique
vers les matières premières avec un soutien politique massif.
Le conflit de gaz russe-ukrainien en 2005 ainsi que les querelles avec la Biélorussie en
2006ont montré clairement la dépendance et la vulnérabilité de notre approvisionnement
en matières premières.
Ce n’est pas seulement le cas pour le pétrole et le gaz, mais également pour les matières
premières non énergétiques :
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Fin 2006, les entreprises russes d’aluminium Rusal et Sual ont fusionné avec Glencore
pour créer le groupe d’aluminium le plus important au monde. Cela s’est passé avec un
soutien politique explicite. Le Conseil de la Concurrence russe a autorila fusion en la
justifiant par un renforcement de la position de la Russie et une influence grandissante
sur les marchés internationaux.
La Chine pilote son essor économique par un « contrôle macroéconomique » ciblé sur
toute la chaîne de la création de valeur ajoutée. Cela signifie que l’Etat emploie beau-
coup d’instruments divers qui ne semblent probablement pas si problématiques si on les
considère de manière isolée.
Mais s’agissant d’un système flexible et concerté visant à soutenir leurs économies, cela
crée des effets de distorsion de la concurrence et il en résulte un déséquilibre stratégique
au détriment du marché.
De ce déséquilibre stratégique résultent donc des raréfactions, des étranglements
d’approvisionnement et des défaillances qui menacent notre compétitivité.
Non seulement le pétrole et le gaz, mais également les minerais et métaux non-
énergétiques sont importants pour l’industrie de l’Europe sur le plan stratégique. Si nous
n'avons plus d’essence, nos voitures ne roulent plus. Mais si nous n’avons plus de mé-
taux, nous ne produisons plus de voitures.
Car l’industrie de l’Europe dépend des matières premières en provenance de l’étranger.
Pour l’Allemagne, cela signifie concrètement que nous dépendons à 100 % des importa-
tions, concernant les métaux. De même, il nous faut couvrir une bonne partie de nos be-
soins en matières secondaires donc des ferrailles par des importations.
C’est pour cela que les marchés des matières premières ouverts et qui fonctionnent sont
d’une importance cisive pour notre industrie. Les étranglements et les distorsions sur les
marchés des matières premières ont provoqué, ces dernières années, des augmentations
massives des prix et de fortes volatilités. Il en résulte bien entendu des conquences sur
l’ensemble de l’économie.
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Des études actuelles montrent bien que ces augmentations de prix en Allemagne dans
toute la chaîne de la cation de valeur ajoue ont entraîné des coûts supplémentaires
à hauteur de presque 100 milliards d’euros et une perte de 148.000 emplois. Une
hausse des prix de 50 % des matières premières suffit à faire augmenter les coûts des
matériaux en Allemagne de 10 milliards d’euros. Le prix des métaux a augmenté ces der-
nières années, certains même de plus de 500%.
Il en résulte des effets de substitution et, au sein de la chaîne industrielle de création de
valeur ajoutée, des tensions sensibles allant jusqu’à la rupture de toute la chaîne.
En vue de maîtriser ces défis, l’industrie allemande a fondé en 2005 au sein de sa Fédéra-
tion de l’industrie allemande (BDI) le MEDEF allemand une Task Force qui vise à dé-
velopper des éléments pour une politique stratégique européenne sur les matières pre-
mières, par le biais d’un dialogue entre les entreprises de l’ensemble de la chaîne indus-
trielle de création de valeur ajoutée et le gouvernement fédéral.
Bien sûr, la gestion des prix élevés et très volatiles et l’achat des matières premières
sont tout d’abord l’affaire des entreprises elles-mêmes. Il nous incombe et incombera
en tant qu’entreprises et entrepreneurs d’assurer au mieux notre approvisionnement en
matières premières par une orientation stratégique et la perception des marges de ma-
nœuvres existantes. Nous sommes prêts à confronter la concurrence du marché.
Mais les règles du jeu de l’économie de marché doivent être les mêmes pour tous les acteurs.
L’augmentation des prix représente un probme, mais ce qui est décisif, c’est la dis-
ponibilité des matières premières ! Même en profitant intégralement de l’enjeu
d’optimisation et des marges de manœuvres de l’économie, le problème lui-même ne
serait pas solu. Suite aux distorsions commerciales et concurrentielles provoquées
par les organes des Etats ou des entreprises soutenues par l’Etat, il existe un déséqui-
libre stragique au triment du marc et de ses acteurs, donc à notre détriment à
nous, les entreprises agissant selon les gles du marc.
Ce déséquilibre ne peut être résolu que par la politique ! Elle est la seule à pouvoir
créer des conditions concurrentielles.
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Il incombe à la politique, de faire respecter les règles convenues sur le plan interna-
tional et d'imposer des sanctions en cas de violations.
Il incombe à la politique de créer des options pour les pays qui ne se sont pas encore
soumis aux règles du jeu internationales, mais qui sont actifs sur les marchés.
Il incombe à la politique de trouver des réponses aux problèmes les plus urgents qui
sultent du fait que les marchés internationaux des matières premières sont marqués
de plus en plus par des acteurs ayant des idées différentes sur le rôle de l’Etat et le sou-
tien de son économie et de son approvisionnement en matières premières.
Que faire si nos idées lirales et les approches politiques n’aboutissent pas ?
Mourir en beauté ? Ou faut-il peuttre consentir à une nouvelle approche vis-vis de
la politique industrielle ? Le marché essaie de réagir par rapport à ces fis par des
processus de concentration et des fusions par exemple dans le secteur sidérurgique,
ou comme le démontre la fusion entre Rio Tinto et Alcan.
Le bat politique, lui aussi, porte de plus en plus sur la politique industrielle en Alle-
magne comme en France. La création de champions nationaux, les « golden shares »,
ou encore les fonds de placements nationaux pour les industries stragiques sont dé-
battus dans ce contexte.
Qu’est-ce qu’il en résulte ?
Premièrement
l’approvisionnement en matières premières ne représente pas une fin en soi, mais il est
d’une importance stratégique en vue d’assurer durablement la compétitivité de
l’Allemagne, de la France et de l’Europe.
Deuxièmement
l’Europe a besoin d’un commerce libre, de règles du jeu qui fonctionnent.
Une stratégie ussie relative aux matières premières requiert donc un soutien politique
efficace en cas de violation des règles. Seule la politique peut faire en sorte que les
règles du jeu soient respectées et qu’un joueur qui commet une faute aura un carton
jaune ou rouge.
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