Association marocaine des maladies auto-immunes et systémiques
‫الجمعية المغربية ألمراض المناعة الذاتية والجهازية‬
Moroccan Autoimmune and Systemic Diseases Association
Communiqué de presse
Le défi des maladies rares au Maroc
L’association marocaine des maladies auto-immunes et systémiques (AMMAIS), présidée par
le Dr Khadija Moussayer, a organisé le samedi 28 novembre 2015 à l’hôtel Novotel de
Casablanca, sa 5ème journée de l’auto-immunité sur le thème des "maladies rares et
maladies auto-immunes".
Des maladies rares mais de nombreux malades
Les maladies dites rares touchent chacune par définition un nombre restreint de personnes,
moins d’une personne sur 2 000. D’origine génétique, infectieuse, cancéreuse… ou autoimmune, elles deviennent massives lorsqu'on les cumule : elles sont en effet au nombre de
8 000 ! On estime que plus de 5 % de la population mondiale serait concernée soit environ
1.5 millions de personnes au Maroc. Un médecin rencontre dans sa pratique quotidienne, et
sans toujours bien le percevoir, plus ce type de maladies que de cas de cancer ou de diabète !
Lors de cette journée, l’attention a été portée sur une de ses catégories les plus significatives,
les maladies auto-immunes rares, c’est-à-dire celles où le système immunitaire censé nous
protéger des agressions extérieures (des bactéries, des virus…) se retourne contre
l’organisme. On citera ainsi les vascularites qui s’attaquent aux parois des vaisseaux sanguins,
la sclérodermie se manifestant notamment par un durcissement de la peau, les
cryoglobulinémies dues à des protéines anormales qui précipitent dans le sang au froid et
endommagent tous les organes…
Une information « fragmentaire » pour les patients comme pour les médecins
Bien que d’importants efforts aient été accomplis ces dernières années, le manque
d’information sur ces maladies est toujours patent aussi bien pour les patients que pour les
professionnels. Leur diagnostic est difficile car elles atteignent fréquemment plusieurs
organes ce qui multiplie le nombre de symptômes et rend leur présentation clinique
déroutante.
Il en résulte pour les malades et leurs familles un isolement insupportable dans un parcours
du combattant éprouvant. Il faut couramment de deux à dix ans pour qu'un diagnostic soit
établi et, le cas échéant, que les traitements appropriés puissent être administrés. Bien plus,
un grand nombre de patients, jamais diagnostiqués sont soignés seulement sur la base de
l'expression de leurs symptômes.
Des moyens à disposition limités
Des tests de diagnostic, notamment en matière génétique et biologique, ainsi que de nouveaux
traitements existent. Ces moyens sont toutefois difficiles à obtenir car parfois coûteux ou pas
bien connus, alors que leur bénéfice est significatif à long terme : une thérapeutique adéquate
sera toujours moins dispendieuse que des traitements inadaptés à vie ou que le nomadisme
médical des patients désorientés !
C’est pour toutes ces raisons que les maladies rares ont besoin d’être reconnues au Maroc
comme une priorité de santé publique s’inscrivant, à l’exemple de pays européens, dans un
plan national pour les maladies rares. Celui-ci formulerait les objectifs et les mesures à
prendre, notamment dans les domaines de la formation et de l’orientation des patients avec le
développement de centres de référence nationaux pour l’expertise et de centres de
compétences locaux pour les soins. C'est en créant des lieux et des outils qui rapprochent que
les malades pourront alors espérer un meilleur avenir.
Casablanca, le 24 novembre 2015
Dr MOUSSAYER KHADIJA ‫انذكخىرة خذيجت مىسيار‬
‫اخخصاصيت في األمزاض انباطىيت و أمزاض انشيخىخت‬
Spécialiste en médecine interne et en Gériatrie
Présidente de l’association marocaine des maladies auto-immunes et systémiques (AMMAIS)
‫رئيست انجمعيت انمغزبيت ألمزاض انمىاعت انذاحيت و وانجهاسيت‬
Chairwoman of the Moroccan Autoimmune and Systemic Diseases Association
Vice-présidente de l’association marocaine des intolérants et allergiques au gluten (AMIAG)
Secrétaire générale de l'association des médecins internistes du grand Casablanca (AMICA).
Vice-présidente de l'association marocaine de la fièvre méditerranéenne familiale (AMFMF)
Contact presse : Mail : Moussayerkhadija@gmail.com
Annexes
Un panorama très large et parfois déroutant de maladies rares
Extrêmement diverses, 3 maladies rares sur 4 se déclenchent dans l’enfance mais certaines
attendent 30, 40 ou 50 ans avant de se déclarer.
Elles empêchent de : voir (rétinites), respirer (mucoviscidose), résister aux infections (déficits
immunitaires), coaguler normalement le sang (hémophilie), grandir et développer une puberté
normale (syndrome de Turner : absence ou anomalie chez une fille d'un des 2 chromosomes
sexuels féminin X)…
D’autres provoquent : un vieillissement accéléré (progéria, 100 cas dans le monde) ; des
fractures à répétition (maladie des os de verre) ; une transformation des muscles en os
(maladie de l’homme de pierre, 2 500 cas dans le monde) ; une anémie par anomalie de
globules rouges (bêta-thalassémie) ; une sclérose cérébrale et une paralysie progressive de
toutes les fonctions (leucodystrophie) … ou encore des mouvements incontrôlables et un
affaiblissement intellectuel allant jusqu’à la démence (maladie de Huntington).
Les médicaments orphelins, un marché en plein essor
Les médicaments orphelins sont employés spécifiquement pour les maladies rares. Les
laboratoires pharmaceutiques s'y intéressent de plus en plus car les résultats des recherches
sur une maladie rare bénéficient aussi au traitement des maladies plus communes.
Cette recherche a été impulsée par le vote d’une loi (orphan drug act) aux Etats-Unis, en
1983. Appliqué ensuite en Europe, elle a donné un statut au médicament orphelin offrant un
accès plus rapide au marché, dispensant de certaines taxes et impôts et garantissant une
exclusivité commerciale de dix ans en Europe et sept ans aux États-Unis. Le marché, évalué
actuellement à 100 milliards de dollars, devrait passer à 175 milliards en 2020.
Cet essor a été permis notamment grâce à la simplification des essais cliniques entrepris pour
l’évaluation des bénéfices-risques de ces traitements : des études regroupant des milliers de
volontaires sont nécessaires pour la commercialisation d’un médicament classique alors que
pour les maladies rares, en revanche, de plus petites cohortes, comprenant une dizaine ou une
centaine de malades, suffisent à prouver l’efficacité du produit. Les délais d’une autorisation
de mise sur le marché (AMM) sont aussi raccourcis. Toutes ces mesures ont fait baisser les
coûts et encourager la recherche.
Un parcours thérapeutique souvent chaotique pour les malades même en France !
Une enquête effectuée en 2015 par l'Observatoire des maladies rares a mis en évidence de nombreuses
difficultés. Un malade sur cinq a eu une errance diagnostique égale ou supérieure à 6 ans. Les
hospitalisations ont eu lieu en urgence pour 45% d'entre eux. Des examens, des soins ou des
traitements se sont révélés inadaptés pour 57,5% des répondants. Enfin, 90% des patients estiment que
les professionnels de santé ont une connaissance insuffisante de ce type de pathologies.
Les maladies rares affectent par ailleurs considérablement le quotidien. 51% des personnes malades et
des parents d'enfants ont dû renoncer à travailler. Dans 62% des cas, elles déclenchent des troubles
psychologiques ou du comportement et, pour la moitié, un isolement amical ou familial.
http://www.maladiesraresinfo.org/assets/pdf/Rapport_Observatoire_maladies_rares_15_02_28_web.pdf
‫‪Association Marocaine des Maladies Auto-immunes et Systémiques‬‬
‫الجمعية المغربية ألمراض المناعة الذاتية والجهازية‬
‫انمؤحمز انطبي انخامس ألمزاض انمىاعت انذاحيت‬
‫األمراض النادرة في المغرب‬
‫ضرورة إعداد إستراتيجية وطنية لمرضى 'ثائهين'‬
‫رؼمذ اٌدّؼ‪١‬خ اٌّغشث‪١‬خ ألِشاع إٌّبػخ اٌزار‪١‬خ ‪ ٚ‬اٌد‪ٙ‬بص‪٠‬خ ثشئبعخ اٌذوز‪ٛ‬سح خذ‪٠‬دخ ِ‪ٛ‬ع‪١‬بس يىو انسبج ‪ 28‬وىوبز ‪ 2015‬ف‪ ٟ‬فىذق‬
‫وىفىحيم بانذار انبيضاء ِؤرّش٘ب انخامس نهمىاعت انذاحيت ‪ٚ‬داٌه رحذ ِ‪ٛ‬ػ‪ٛ‬ع ' األِشاع إٌبدسح ‪ ٚ‬أِشاع إٌّبػخ اٌزار‪١‬خ‬
‫‪.‬‬
‫‪ٚ‬اٌد‪ٙ‬بص‪٠‬خ '‬
‫امزاض وادرة‪:‬‬
‫نكه انمصابىن عذيذون‬
‫رؼشف األِشاع إٌبدسح ثأٔ‪ٙ‬ب رؤثش ػٍ‪ ٝ‬ألً ِٓ ‪ٚ‬احذ ِٓ ‪ 2000‬شخض ‪ ،‬حز‪ ٝ‬ا‪ ْ٢‬رُ رحذ‪٠‬ذ أوثش ِٓ ‪ِ 7000‬شع ٔبدس ‪ ٚ‬وً ػبَ‬
‫‪ٛ٠‬طف ‪200‬إٌ‪ِ 300 ٝ‬شع ٔبدس خذ‪٠‬ذ‪ .‬سغُ أْ وً ِشع ال ‪٠‬ؤثش إال ػٍ‪ ٝ‬ألٍ‪١‬خ ِٓ األفشاد‪ٌ ،‬ىٓ رٕ‪ٛ‬ػ‪ٙ‬ب ‪ ٚ‬وثشر‪ٙ‬ب ردؼً اٌؼذد‬
‫اإلخّبٌ‪ٌ ٟ‬ألشخبص اٌز‪٠ ٓ٠‬ؼبٔ‪ ِٓ ْٛ‬خشائ‪ٙ‬ب ‪٠‬زدب‪ٚ‬ص ػذد ِشػ‪ ٝ‬اٌغشؽبْ‪ .‬رؼٕ‪٘ ٟ‬برٗ األِشاع ِب ‪٠‬مبسة ‪ ِٓ 1‬وً ‪ 20‬شخض‬
‫أ‪ِ ٞ‬ب ‪٠‬ؼبدي ‪ ِٓ ٪ 5‬عىبْ اٌؼبٌُ ‪ ٚ‬ح‪ٛ‬اٌ‪ٔ ٚ ْٛ١ٍِ ٟ‬ظف ٍِ‪ِ ْٛ١‬غشث‪ٍ٠ ٚ .ٟ‬مب٘ب اٌطج‪١‬ت ف‪ِّ ٟ‬بسعبرٗ اٌ‪١ِٛ١‬خ‪ ،‬أح‪١‬بٔب د‪ْٚ‬‬
‫اإلدسان ثبألِش أوثش ِٓ حبالد أِشاع أخش‪ِ ٜ‬ثً اٌغشؽبْ ‪ٚ‬اٌغىش‪!ٞ‬‬
‫ف‪٘ ٟ‬ذا اٌ‪ َٛ١‬اٌذساع‪ ٟ‬ع‪١‬غٍؾ اٌؼ‪ٛ‬ء ػٍ‪ ٝ‬فئخ ِ‪ّٙ‬خ ِٓ األِشاع إٌبدسح ‪ ٟ٘ٚ‬األِشاع إٌّبػخ اٌزار‪١‬خ إٌبدسح رشىً أِشاع إٌّبػخ‬
‫اٌزار‪١‬خ ِدّ‪ٛ‬ػخ ِٓ أِشاع ‪٠‬شرىت ف‪ٙ١‬ب اٌد‪ٙ‬بص إٌّبػ‪ِ ٟ‬دًّ ِٓ األخطبء ‪ٙ٠ٚ‬بخُ ِى‪ٔٛ‬بد اٌدغُ اٌغٍ‪ّ١‬خ وأٔ‪ٙ‬ب أخغبَ غش‪٠‬جخ ‪٘ .‬زا‬
‫إٌ‪ٛ‬ع ِٓ األِشاع رزؼذ‪ ٜ‬اٌّبئخ‪ ٛ٘ ٚ ،‬اٌغجت اٌثبٌث ٌٍّشاػبح ثؼذ اٌغشؽبْ ‪ٚ‬أِشاع اٌمٍت ‪ٚ‬األ‪ٚ‬ػ‪١‬خ اٌذِ‪٠ٛ‬خ‪٠ٚ ،‬ظ‪١‬ت ِب ث‪-7 ٓ١‬‬
‫‪ ِٓ ٪10‬اٌّغبسثخ ‪ٔ ُِٕٙ ٪ 80‬غبء‪ .‬ػٍ‪ ٝ‬عج‪ ً١‬اٌّثبي ‪١ٌ ٚ‬ظ اٌحظش ٔزوش اٌز‪ٙ‬بة األ‪ٚ‬ػ‪١‬خ اٌذِ‪٠ٛ‬خ اٌز‪ ٟ‬ر‪ٙ‬بخُ ف‪ٙ١‬ب خذساْ األ‪ٚ‬ػ‪١‬خ‬
‫اٌذِ‪٠ٛ‬خ‪ِ ٚ ،‬شع رظٍت اٌدٍذ ‪ِ ٚ‬شع غٍ‪ٛ‬ث‪ ٓ١ٌٛ‬ثشد‪ ٞ‬اٌز‪ ٟ‬رغجج‪ٙ‬ب ثش‪ٚ‬ر‪ٕ١‬بد غ‪١‬ش ؽج‪١‬ؼ‪١‬خ رزشعت ف‪ ٟ‬اٌذَ أثٕبء اٌزؼشع ٌٍجشد‬
‫‪ّ٠ٚ‬ىٓ أْ رزٍف خّ‪١‬غ األخ‪ٙ‬ضح‬
‫معهىماث انمزضى واألطباء حىل األمزاض انىادرة" مجشأة "‬
‫ػٍ‪ ٝ‬اٌشغُ ِٓ أْ خ‪ٛٙ‬دا وج‪١‬شح ثزٌذ ف‪ ٟ‬اٌغٕ‪ٛ‬اد األخ‪١‬شح ف‪٘ ٟ‬ذا اٌّدبي‪ٌ ،‬ىٓ ٔمض اٌّؼٍ‪ِٛ‬بد ػٓ ٘زٖ األِشاع ال ‪٠‬ضاي ‪ٚ‬اػحب‬
‫ٌىً ِٓ اٌّشػ‪ٚ ٝ‬اٌّ‪٠ ٚ .ٓ١١ٕٙ‬شىً رشخ‪١‬ض األِشاع إٌبدسح وذاٌه طؼ‪ٛ‬ثخ لظ‪ ٜٛ‬ألْ ف‪ ٟ‬وث‪١‬ش ِٓ األح‪١‬بْ رظ‪١‬ت ػذح‬
‫أخ‪ٙ‬ضح ِّب ‪٠‬ؼبػف ِٓ ػذد األػشاع ‪ٚ‬اٌّظب٘ش اٌغش‪٠‬ش‪٠‬خ ‪ٚ‬ردؼٍ‪ٙ‬ب ِشثىخ‬
‫‪ٕ٠‬زح ػٓ داٌه ػضٌخ ال رطبق ٌٍّشػ‪ٚ ٝ‬أعشُ٘ ‪ِ ٚ‬غبس ػالج ِحف‪ٛ‬ف ثبٌّؼبٔبح ػبدح ِب ‪٠‬زطٍت رحذ‪٠‬ذ اٌزشخ‪١‬ض ِٓ عٕز‪ ٓ١‬إٌ‪ ٝ‬ػشش‬
‫عٕ‪ٛ‬اد ‪ٚ ،‬ح‪ٕٙ١‬ب‪ّ٠ ،‬ىٓ أْ ‪ٛ٠‬طف اٌؼالج إٌّبعت‪ٌ .‬ىٓ ػذد وج‪١‬ش ِٓ اٌّشػ‪٠ ٝ‬زُ اإلػزٕبء ث‪ ُٙ‬فمؾ ػٍ‪ ٝ‬أعبط ا أػشاػ‪ ٚ ُٙ‬ال‬
‫‪٠‬زُ أثذا رشخ‪١‬ض ِشػ‪ُٙ‬‬
‫محذوديت انمىارد انمخاحت نألمزاض انىادرة‬
‫ٔز‪ٛ‬فش ػٍ‪ ٝ‬اخزجبساد خ‪١ٕ١‬خ ‪ ٚ‬ث‪ٌٛٛ١‬خ‪١‬خ ٌزشخ‪١‬ض ػذد وج‪١‬ش ِٓ األِشاع إٌبدسح ‪ ،‬فؼال ػٓ ‪ٚ‬خ‪ٛ‬د ػالخبد خذ‪٠‬ذح‪ٌ .‬ىٓ ِٓ‬
‫اٌظؼت اٌحظ‪ٛ‬ي ػٍ‪٘ ٝ‬زٖ اٌ‪ٛ‬عبئً ألْ اٌزىٍفخ ثب٘ظخ أ‪ ٚ‬أٔ‪ٙ‬ب رى‪ ْٛ‬غ‪١‬ش ِؼش‪ٚ‬فخ أح‪١‬بٔب ِٓ ؽشف اٌّؼبٌد‪ ،ٓ١‬سغُ ٘ذٖ اٌزىٍفخ رظً‬
‫اٌّؼبدٌخ ِشثحخ ػٍ‪ ٝ‬اٌّذ‪ ٜ‬اٌط‪٠ ٚ :ً٠ٛ‬ظً اٌؼالج إٌّبعت دائّب ألً رىٍفخ ِٓ اٌؼالخبد اٌغ‪١‬ش اٌّالئّخ ‪ ٚ‬اٌّظبسف ‪ ٚ‬اإلٔفبلبد‬
‫إٌبردخ ػٓ اٌزٕمً اٌطج‪ٌّ ٟ‬شػ‪ ٝ‬ثبحث‪ ٓ١‬ػٓ رشخ‪١‬ض ‪ ٚ‬ػالج دل‪١‬م‪ٓ١‬‬
‫‪ٔ ٚ‬ظشا ٌىً ٘زٖ اٌّؼط‪١‬بد فال ثذ ِٓ االػزشاف ا‪ ْ٢‬ف‪ ٟ‬اٌّغشة ػٍ‪ ٝ‬غشاس اٌذ‪ٚ‬ي األ‪ٚ‬س‪ٚ‬ث‪١‬خ ثبألِشاع إٌبدسح ‪ٚ‬اػزجبس٘ب ِٓ‬
‫أ‪٠ٌٛٚ‬بد اٌظحخ اٌؼبِخ‪ٚ ٚ ،‬ػغ خطخ ‪ٚ‬ؽٕ‪١‬خ ٌ‪ٙ‬ب ِغ ط‪١‬بغخ األ٘ذاف اٌّشاد رحم‪١‬م‪ٙ‬ب ‪ٚ‬اٌزذاث‪١‬ش اٌّضِغ أخز٘ب ‪ٚ ،‬ال ع‪ّ١‬ب ف‪ِ ٟ‬دبالد‬
‫رى‪ ٓ٠ٛ‬اٌّؼبٌد‪ٚ ٓ١‬ر‪ٛ‬خ‪ ٗ١‬اٌّشػ‪ ٝ‬اٌز‪٠ ٓ٠‬ؼبٔ‪ ِٓ ْٛ‬األِشاع إٌبدسح ‪ ٚ‬إٔشبء ِشاوض ِشخؼ‪١‬خ ‪ٚ‬ؽٕ‪١‬خ ٌزط‪٠ٛ‬ش اٌخجشاد ‪ِ ٚ‬شاوض‬
‫وفبءاد ِحٍ‪١‬خ ٌزمذ‪ ُ٠‬اٌشػب‪٠‬خ‪ .‬اٌّمشثخ الثذ ِٓ ٘ذٖ اٌزذاث‪١‬ش ِغ خٍك أِبوٓ ‪ ٚ‬أد‪ٚ‬اد ردّغ شًّ اٌّشػ‪ ٝ‬ح‪ٕٙ١‬ب ‪ّ٠‬ىٓ األًِ‬
‫ف‪ِ ٟ‬غزمجً أفؼً‪.‬‬
‫اٌذاس اٌج‪١‬ؼبء ‪ٔٛٔ 24‬جش ‪2015‬‬
‫انمهحق‬
‫حىىع كبيز جذا نألمزاض‬
‫انىادرة و عالماث مزبكت‬
‫رزّ‪١‬ض األِشاع إٌبدسح ثغب‪٠‬خ رٕ‪ٛ‬ػ‪ٙ‬ب ث‪ ٓ١‬أشىبي ػظج‪١‬خ ػؼٍ‪١‬خ‪ ،‬أِشاع اعزمالث‪١‬خ‪ ،‬أِشاع رؼفٕ‪١‬خ‪ٚ ،‬ثؼغ أِشاعسزطاويت ‪ٌ -‬ىٓ‬
‫‪٘ ِٓ % 80‬زٖ األِشاع ٌ‪ٙ‬ب عجت ‪ٚ‬ساث‪ ٟ‬خ‪ِ 4 ِٓ3 ٚ ٟٕ١‬شع ٔبدس ‪٠‬جذأ ف‪ ٟ‬اٌظ‪ٛٙ‬س ف‪ِ ٟ‬شحٍخ اٌطف‪ٌٛ‬خ ‪ٌٚ‬ىٓ ِغ إِىبٔ‪١‬خ ثش‪ٚ‬صٖ‬
‫حز‪ ٝ‬عٓ اٌثالث‪،ٓ١‬أ‪ ٚ‬األسثؼ‪ ٓ١‬آ‪ِ ٚ‬ب ف‪ٛ‬ق عٓ اٌخّغ‪ ٓ١‬ثؼذ ِذح ؽ‪ٍ٠ٛ‬خ ِٓ االخزجبء‪.‬‬
‫٘برٗ األِشاع إٌبدسح لذ رفمذ اٌجظش آدا وبْ ٕ٘بٌه رذ٘‪ٛ‬س ٌشجىخ اٌؼ‪ ٓ١‬أ‪ ٚ‬ردؼً اٌزٕفظ ػغ‪١‬شا ِثً ف‪ ٟ‬حبٌخ اٌزٍ‪١‬ف اٌى‪١‬غ‪ ، ٟ‬أ‪ٚ‬‬
‫رؼؼف ِمب‪ِٚ‬خ اٌزؼفٓ وّب ف‪ ٟ‬ػدض إٌّبػخ األ‪ ٌٟٚ‬ا‪ ٚ‬رغجت ِشبوً ف‪ ٟ‬ردٍؾ اٌذَ وّب ٘‪ ٛ‬اٌحبي ف‪ ٟ‬اٌ‪ّٛ١ٙ‬ف‪١ٍ١‬ب (إٌبػ‪ٛ‬س) ‪ِٓ ،‬‬
‫اٌّّىٓ وذاٌه أْ رؼ‪١‬ك إٌّ‪ ٚ ٛ‬اٌجٍ‪ٛ‬ؽ وّب ٘‪ ٛ‬األِش ف‪ِ ٟ‬زالصِخ ر‪١‬شٔش اٌّشرجطخ ثغ‪١‬بة أ‪ ٚ‬خًٍ ف‪ٚ ٟ‬احذ ِٓ وٍزب اٌىش‪ِٛٚ‬ع‪ِٛ‬بد‬
‫اٌدٕغ‪١‬خ األٔث‪٠ٛ‬خ‪.‬‬
‫أِشاع ٔبدسح أخش‪ ٜ‬رغجت رغبسػب ف‪ ٟ‬اٌش‪١‬خ‪ٛ‬خخ أ‪ ٚ‬اٌش‪١‬بخ‪ ،‬اٌّشع اٌز‪ ٞ‬ال ‪٠‬ف‪ٛ‬ق ػذد حبٍِ‪ ٗ١‬اٌّبئخ ف‪ ٟ‬اٌؼبٌُ ثشِزٗ؛ أ‪ ٚ‬وغ‪ٛ‬سا‬
‫ِزىشسح (ِشع اٌؼظبَ اٌضخبخ‪١‬خ) ؛ أ‪ ٚ‬رح‪ٛ‬ال ٌٍؼؼالد إٌ‪ ٝ‬ػظبَ (ِشع اإلٔغبْ اٌّزحدش) اٌز‪٠ ٌُ ٞ‬حض ِٕٗ ف‪ِ ٟ‬دّ‪ٛ‬ع اٌؼبٌُ‬
‫إال ‪ِ2500‬ظبة‪ .‬ف‪ ٟ‬حبٌخ ‪ٚ‬خ‪ٛ‬د اػطشاثبد ف‪ ٟ‬اٌّش‪ِ ٟ‬غ راوشح ِزشددح‪ٚ ،‬عٍ‪ٛ‬ن أح‪١‬بٔب ‪٠‬ى‪ ْٛ‬غ‪١‬ش ِالئُ ِغ اٌزمبٌ‪١‬ذ االخزّبػ‪١‬خ‬
‫‪ٚ‬طؼ‪ٛ‬ثخ ف‪ ٟ‬اٌغ‪١‬طشح ػٍ‪ ٝ‬اٌّثبٔخ ‪٠‬دت اٌجحث ػٓ احزّبي ‪ٚ‬خ‪ٛ‬د اعزغمبء اٌشأط د‪ ٚ‬اٌؼغؾ اٌغ‪١‬ش اٌّشرفغ إٌبرح ػٓ رشاوُ اٌغبئً‬
‫إٌخبػ‪ ٟ‬ف‪ ٟ‬اٌذِبؽ‪ ،‬اٌّشع اٌز‪٠ ٞ‬ؤثش ػٍ‪ ٝ‬األشخبص ِب ف‪ٛ‬ق ‪ 60‬عٕخ‪ ِٓ .‬اٌّّىٓ أْ ‪٠‬ى‪ ْٛ‬فمش اٌذَ ٌٗ ػاللخ ثبألِشاع إٌبدسح‬
‫ثّب ‪٠‬ؼشف ثبٌثالع‪١ّ١‬ب اٌز‪٠ ٞ‬ىّٓ ف‪ ٟ‬خًٍ ف‪ ٟ‬شىً خال‪٠‬ب اٌذَ اٌحّشاء‪ ِٓ .‬ث‪ ٓ١‬األِشاع إٌبدسح خذا حثً اٌّبدح اٌج‪١‬ؼبء اٌز‪ٛ٠ ٞ‬د‪ٞ‬‬
‫إٌ‪ ٝ‬شًٍ رذس‪٠‬د‪ٌ ٟ‬دّ‪١‬غ ‪ٚ‬ظبئف اٌدغُ ‪ِ ٚ‬شع ٕ٘زٕغز‪ ْٛ‬اٌّغجت ٌحشوبد ال إساد‪٠‬خ ال ‪ّ٠‬ىٓ ٌٍّش‪٠‬غ اٌغ‪١‬طشح ػٍ‪ٙ١‬ب ِغ ػؼف‬
‫فىش‪ ٞ‬رذس‪٠‬د‪٠ ٟ‬ظً ف‪ ٟ‬إٌ‪ٙ‬ب‪٠‬خ إٌ‪ ٝ‬اٌخشف‪.‬‬
‫غبٌجب ِب رى‪ ْٛ‬األِشاع إٌبدسح أِشاػب ِضِٕخ‪ ٚ ،‬رمذِ‪١‬خ ‪ٚ‬ػبدح ِب رى‪ ْٛ‬أ‪٠‬ؼب شذ‪٠‬ذح ‪ ٚ‬خذ‪٠‬خ ‪ ٚ‬ر‪ٙ‬ذد ح‪١‬بح اٌّظبة ث‪ٙ‬ب‪ .‬أد أْ ‪٪ 80‬‬
‫ِٓ اإلِشاع إٌبدسح ٌذ‪ٙ٠‬ب رأث‪١‬ش ِجبشش ػٍ‪ِ ٝ‬ز‪ٛ‬عؾ اٌؼّش اٌّز‪ٛ‬لغ ‪ ٚ‬ف‪ ٟ‬أوثش ِٓ ‪ٕ٘ ٪ 65‬بٌه ِشمخ وج‪١‬شح ‪ٚ‬ػدض ف‪ ٟ‬اٌح‪١‬بح اٌ‪١ِٛ١‬خ‬
‫‪ٚ‬فمذاْ وبًِ ٌالعزمالٌ‪١‬خ ف‪ ِٓ ٪9 ٟ‬اٌحبالد‪.‬‬
Téléchargement

Le défi des maladies rares au Maroc (en français et en arabe)