
2
Groupe ad hoc chargé de la révision du chapitre du Code terrestre de l’OIE relatif à la FCM/mars 2004
2. Répartition mondiale du virus de la fièvre catarrhale du mouton
Il a été démontré que la répartition septentrionale du virus de la fièvre catarrhale du mouton en Asie et en
Europe est similaire à celle observée en Amérique du Nord et que le virus existe dans une zone qui s’étend
bien au-delà du 40e degré nord, limite traditionnellement proposée. On a ainsi constaté que la maladie avait
récemment migré jusqu'au 45e degré environ en Europe et que l’infection de ruminants par le virus de la
fièvre catarrhale du mouton a été constatée au 50e degré nord en Asie. De nombreux points restent à élucider
concernant ces épisystèmes du virus de la fièvre catarrhale du mouton au nord de l’Europe et de l’Asie, tant
en termes des espèces d’insectes qui sont vectrices que des souches spécifiques de virus de la fièvre
catarrhale du mouton qui sont présentes au sein de chaque épisystème. De même, les souches de virus de la
fièvre catarrhale du mouton et l’importance relative des espèces vectrices potentielles doivent encore être
caractérisées dans des portions variables des vastes épisystèmes du virus de la fièvre catarrhale du mouton
existant en Amérique du Sud, en Afrique, au Moyen-Orient et en Asie.
L’évolution de nos connaissances en matière de fièvre catarrhale du mouton est devenue évidente lors du
symposium quand nous avons appris que la répartition mondiale de la maladie avait changé. On pensait
encore lors de notre symposium précédent que l’aire de répartition géographique du virus se situait entre les
latitudes 40° nord et 35° sud. Depuis 2000, la maladie s’est étendue jusqu’au 45e-50e degré de latitude nord.
Ces nouvelles observations en matière de répartition géographique nous ont permis d’approfondir nos
connaissances sur la maladie.
3. Compétence vectorielle
La compétence vectorielle des espèces et des populations de culicoïdes doit être évaluée, si possible en
utilisant les virus circulants. Il est possible de hiérarchiser les espèces potentiellement vectrices d'après les
données épidémiologiques, la préférence alimentaire pour les hôtes et le degré d’abondance. L’analyse
épidémiologique (sérosurveillance, études vectorielles, analyse écologique, étude des foyers) peut orienter le
choix des espèces à inclure dans les études relatives à la compétence vectorielle et peut permettre d’évaluer
l’importance des résultats.
[L’OIE doit] reconsidérer l’usage général du terme « culicoïdes » pour désigner les insectes appartenant au
genre Culicoides spp. reconnus comme étant les vecteurs probables du virus de la fièvre catarrhale du
mouton ou suspectés de l'être, en d’autres termes, les vecteurs spécifiques de l’espèce concernée.
4. Surveillance
En ce qui concerne l’étendue du programme de surveillance appliqué dans les pays adjacents à un pays qui
n’a pas le statut indemne, une distance de 100 km est définie mais une profondeur moindre peut être
acceptable s'il existe des caractéristiques géographiques importantes qui interrompent la transmission du
virus de la fièvre catarrhale du mouton.
5. Vaccination
Lors de la prise en compte des transferts possibles d’animaux porteurs d’anticorps en provenance d’une zone
ou d’un pays infecté à destination d’une zone ou d’un pays indemne, le Groupe de travail a conclu que les
animaux peuvent se déplacer à tout moment sans engendrer un risque de propagation du virus s'ils ont été
vaccinés par un vaccin agréé ou autorisé atténué, inactivé, sous-unité ou génétiquement manipulé au moins
un mois avant le déplacement, à condition que le vaccin utilisé couvre tous les sérotypes dont la présence a
pu être identifiée à l’origine grâce à une surveillance adaptée et que les animaux soient marqués comme
étant vaccinés.
Les animaux recevant des vaccins produits par culture sur des oeufs embryonnés de poulet ne doivent pas
faire l’objet de déplacements internationaux.
6. Diagnotic
La méthode AGID, bien que peu coûteuse et facile à réaliser, manque de sensibilité et donne lieu à des
réactions croisées avec le virus de la maladie hémorragique épizootique (EHDV). La méthode ELISA de
compétition est actuellement la technique standard.
.../Annexes