Pitaya

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Pitaya
le 02/09/2010
Type de publication : Plante du mois
Nom scientifique : Hylocereus undatus (Haw.) Britt. & Rose. Famille : Cactaceae
Il arrive bien souvent que l'on se pique d'intérêt pour les cactus et pas seulement pour leur morphologie mais bien souvent aussi
pour leur floraison. Celle-ci est bien souvent spectaculaire et tout autant éphémère. Le pitaya n'a rien à envier à ses cousins, bien
au contraire.
Ce cactus est une "liane" semi épiphyte, c'est-à-dire que même s'il a des racines terrestres, il développe des racines aériennes qui
vont capter l'humidité de l'air. Dans son milieu naturel il pousse sur des arbres par exemple où il trouvera bien souvent un terreau
nourricier dans les fourches des branches. Cette plante est originaire de l'est du Mexique et Grandes Antilles. Néanmoins, elle est
aujourd'hui cultivée dans plusieurs zones tropicales. On la retrouve donc principalement sous la forme du fruit dans toute l'Asie,
surtout en Chine. Lorsqu'une graine germe au pied d'un arbre, la tige principale grimpe rapidement le long du tronc pour atteindre
un endroit suffisamment ensoleillé. C'est à ce moment que la plante forme une touffe ramifiée de tiges à 3 ailettes qui peuvent
atteindre plusieurs mètres de long. Une fois que l'on connaît cela on comprend mieux l'origine typologique du nom générique : cela
vient du grec hulos "forêt" et cereus "cierge" en référence à l'aspect cireux des tiges.
Une fois qu'elle est bien en place, le pitaya va pouvoir songer à fleurir. Préparez-vous à être ébloui elle ne fait pas dans la demimesure ! La fleur se développe aux extrémités des tiges et, lorsqu'elle est ouverte, elle peut faire 25 cm de diamètre tout en
exhalant un délicieux parfum de vanille. Au milieu de cette fleur blanc-crème se trouve tout d'abord une myriade d'étamines prêtes
à lâcher leur pollen. Le pistil est adapté pour capter un maximum de ces grains de fertilité : il est plus avancé que les étamines et
les stigmates sont disposés en étoile. Il faut savoir que ce végétal fleurit très bien sous notre climat (sous serre je vous l'accorde),
or nous n'avons jamais de fruits spontanés. Pourquoi ? La réponse est toute simple : tout d'abord la pollinisation doit forcément être
croisée (le pollen d'une fleur doit aller sur une autre fleur), ensuite, les pollinisateurs dans le milieu d'origine sont avant tout une
chauve souris ainsi qu'une espèce de sphinx. Il nous faut donc la polliniser artificiellement en se levant très tôt le matin. En effet, le
pitaya (ou pitahaya), ne fleurit que la nuit et seulement pour quelques heures.
De toute manière, ce "fruit du dragon" se mérite ! Il ressemble à une petite orange écailleuse (pitaya veut dire "fruit écailleux" en
amerindiens) de couleur rose foncé. L'intérieur est composé d'une pulpe blanche juteuse, d'un goût sucré, dans laquelle sont
noyées plusieurs dizaines de petites graines noires. Son goût est doux et fin et s'avère très rafraîchissant lorsque l'on sort le fruit du
frigo. Coupé en deux, le pitaya se déguste avec une petite cuillère, mais il est aussi très joli dans une salade de fruit. Autre intérêt
de son fruit : il est pauvre en calories, riche en vitamine C, minéraux, fibres et antioxydants. La consommation de cette chair
diminue le taux d'acide urique dans le sang et baisse les risques de gouttes. Mais prenez garde à la gourmandise car les graines,
ingérées en grande quantité s'avèrent laxatives ! Malheureusement, on trouve encore assez peu ce fruit, principalement du fait de
sa fragilité durant les transports.
Si vous avez la chance d'en voir sur les étals de vos marchands favoris, n'hésitez pas à en prendre pour goûter. Et pour faire "d'une
pierre deux coups", faites un petit semis. Il est vrai que les lianes ne sont pas particulièrement attirantes, mais la floraison vaut bien
des trésors.
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