
SÉNAT - SÉANCE DU 11 OCTOBRE 1990
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30 Proposition de loi, adoptée par l'Assemblée nationale,
portant dispositions relatives à l'exploitation de la chasse
dans les bois, forêts et terrains appartenant à l'Etat (no 13,
1990-1991) ;
La conférence des présidents a fixé au mercredi
17 octobre 1990, à dix-sept heures, le délai limite pour le
dépôt des amendements à ces deux textes.
E.
-
Mardi 23 octobre 1990 :
A dix heures :
10 Trois questions orales avec débat à M. le ministre de
l'industrie et de l'aménagement du territoire :
No 99 de M. Maurice Schumann sur l'industrie textile ;
No 116 de M. Christian Poncelet sur les difficultés de l'in-
dustrie textile ;
No 97 de M. Louis Brives sur la situation de l'industrie
textile de la région Midi-Pyrénées ;
Le Sénat a décidé de joindre ces questions, ainsi que celles
qui pourraient ultérieurement être déposées sur le même
sujet.
A seize heures et, éventuellement, le soir.
Ordre du jour prioritaire
20 Projet de loi, adopté par l'Assemblée nationale, après
déclaration d'urgence, modifiant les dispositions du code de
la sécurité sociale relatives aux conseils d'administration des
organismes du régime général de sécurité sociale et à l'agence
centrale des organismes de sécurité sociale et portant disposi-
tions transitoires (no 19, 1990-1991) ;
La conférence des présidents a fixé au lundi 22 octobre, à
douze heures, le délai limite pour le dépôt des amendements
à ce projet de loi.
30 Projet de loi, adopté par l'Assemblée nationale, portant
diverses dispositions en matière de sécurité routière
(no 2, 1990-1991) ;
La conférence des présidents a fixé au lundi 22 octobre, à
dix-sept heures, le délai limite pour le dépôt des amende-
ments à ce projet de loi.
F.
-
Mercredi 24 octobre 1990,
à quinze heures et, éventuel-
lement, le soir :
Ordre du jour prioritaire
10 Projet de loi, adopté par l'Assemblée nationale, après
déclaration d'urgence, organisant la concomitance des renou-
vellements des conseils généraux et des conseils régionaux
(no 10, 1990-1991) ;
. 20 Projet de loi, adopté par l'Assemblée nationale, après
déclaration d'urgence, relatif à la fonction publique territo-
riale et portant modification de certains articles du code des
communes (no 22, 1990-1991) ;
La conférence des présidents a fixé au mardi 23 octobre, à
dix-sept heures, le délai limite pour le dépôt des amende-
ments à ces deux projets de loi.
Y a-t-il des observations en ce qui concerne les proposi-
tions de la conférence des présidents qui ont été faites sous
réserve de l'application de l'article 32, alinéa 4, du règlement
pour les jours de séance autres que mardi, jeudi et ven-
dredi ?...
Y a-t-il des observations à l'égard des propositions de la
conférence des présidents concernant la discussion et la jonc-
tion des questions orales avec débat ?...
M. Jean
-
Pierre Fourcade,
président de la commission des
affaires sociales.
Je demande la parole.
M. le président.
La parole est à M. le président de la
commission des affaires sociales.
M. Jean
-
Pierre Fourcade,
président de la commission des
affaires sociales.
Monsieur le président, c'est en réponse à
votre première question que je veux intervenir. Je tiens, en
effet, au nom de la commission des affaires sociales, à élever
une protestation contre l'organisation de nos débats.
Le débat sur la lutte contre le tabagisme et l'alcoolisme,
que nous allons commencer dans quelques minutes, en pré-
sence de deux membres du Gouvernement, sera long et diffi-
cile. Ce débat, nous serons obligés de l'interrompre demain
après-midi du fait des questions orales, avec et sans débat.
Nous le reprendrons mardi matin, après quoi nous serons
obligés de l'interrompre de nouveau mardi après-midi, le
Sénat devant examiner deux textes, sans doute essentiels, sur
la pêche et la conchyliculture, pour le poursuivre mardi en
fin d'après-midi, en soirée et sans doute pendant une bonne
partie de la nuit.
Monsieur le président, voilà un an que, dans cette
enceinte, nous parlons, sur tous les bancs, de la réforme de
nos méthodes de travail, de la modernisation de nos tech-
niques et de notre souci de faire mieux participer l'opinion
publique à nos débats. Or, nous allons discuter d'un texte
important essentiellement la nuit. Ce n'est pas une bonne
chose.
Je tenais donc, monsieur le président, à ce que cette pro-
testation ferme soit enregistrée par la présidence et transmise
au Gouvernement, en espérant que MM. les ministres ici pré-
sents s'associeront à moi dans cette protestation.
(Très bien !
et applaudissements.)
M. Louis Minetti.
Vous avez raison !
M. Maurice Schumann,
président de la commission des
affaires culturelles.
Je demande la parole.
M. le président.
La parole est à M. le président de la
commission des affaires culturelles.
M. Maurice Schumann,
président de la commission des
affaires. culturelles.
Monsieur le président, mes chers col-
lègues, en tant que président d'une des commissions saisies
pour avis, je tiens à m'associer aux paroles que vient de pro-
noncer, avec une juste fermeté, M. le président Fourcade.
En revanche, pour ce qui concerne la jonction des deux
questions orales à celle que j'ai déposée sur la situation de
l'industrie textile, je tiens à dire que je n'y vois aucun incon-
vénient.
(Applaudissements.)
M. Guy Penne.
Bravo !
M. Paul Souffrin.
Je demande la parole.
M. le président.
La parole est à M. Souffrin.
M. Paul Souffrin.
Une fois n'est pas coutume, je tiens à
souligner mon accord avec M. le président de la commission
des affaires sociales.
Pour combattre l'absentéisme, nous faisons des efforts, les
uns et les autres, pour être présents dans l'hémicycle. Mais
nous ne sommes pas majoritairement parisiens, et nombre
d'entre nous sont maires, voire responsables de conseils géné-
raux ou régionaux.
Un tel « saucissonnage » des débats nous met donc dans
l'impossibilité de travailler sérieusement. C'est pourquoi,
monsieur le ministre, je joins la protestation de mon groupe
à celle qui vient d'être émise par M. le président de la com-
mission des affaires sociales.
(Très bien ! Et applaudissements.)
M. Claude Evin,
ministre des affaires sociales et de la soli-
darité.
Je demande la parole.
M. le président.
La parole est à M. le ministre.
M. Claude Evin,
ministre des affaires sociales et de la soli-
darité.
Monsieur le président, mesdames, messieurs les séna-
teurs, M. Durieux et moi-même...
Mme Hélène Luc.
Oh ! M. Durieux !...
M. Claude Evin,
ministre des affaires sociales et de la soli-
darité. ... sommes
tout à fait désireux que le débat sur ce
projet de loi important concernant la lutte contre le taba-
gisme et l'alcoolisme puisse se dérouler sans être « saucis-
sonné », comme l'a dit l'un d'entre vous.
Telle est la raison pour laquelle, mesdames, messieurs les
sénateurs, si vous en êtes d'accord, nous sommes tout à fait
disposés, l'un et l'autre, à ce que ce débat se poursuive
demain soir en séance de nuit.
(Protestations.)
M. Jean Chérioux.
C'est de la provocation, monsieur le
président !
Mme Marie
-
Claude Beaudeau.
Oui, c'est de la provoca-
tion !
M. le président.
Monsieur le ministre, je ne puis consulter
le Sénat que sur la partie des propositions de la conférence
des présidents qui ne dépend pas de l'ordre du jour priori-
taire et je donne acte, bien entendu, à chacun des interve-
nants de leur déclaration.
Cela étant, le Gouvernement peut me faire une autre pro-
position, mais vous
y
renoncerez sans doute, monsieur le
ministre, quand vous saurez que votre collègue chargé des